5 innovations qui vont changer notre maison
SociétéLes 25 innovations qui vont changer nos vies

5 innovations qui vont changer notre maison

De nouveaux matériaux, des concepts architecturaux novateurs, des promesses de confort accru… Jamais notre nid n’aura été aussi techno.

DE NOTRE PARTENAIRE

1. La maison encore plus intelligente

« Votre maison vous appelle. » Grâce aux progrès de la domotique — la commande des appareils domestiques grâce à l’informatique et à la téléphonie —, votre demeure vous prévient que vous avez oublié d’éteindre le chauffage au sous-sol ou la lumière de la chambre — à moins que vous ne lui ayez communiqué de s’en occuper elle-même ! Si la domotique permet de gérer à distance les électroménagers et l’ouverture des portes, les plus belles promesses viendront de la gestion de l’énergie, encore peu répandue au Québec. Car il y a de belles économies à faire si, par exemple, on peut programmer l’ouverture ou la fermeture des rideaux selon l’ensoleillement ou si un thermostat à géolocalisation vous suit d’une pièce à l’autre.

2. Écomatériaux dans les chaumières

Les briques de champignon et les murs de chanvre apparus ces dernières années n’en sont qu’un avant-goût : les matériaux de construction de demain seront écoresponsables et carboneutres. Dans les facultés de génie, les concours se multiplient pour mettre au point des matériaux nouveaux à base de ressources renouvelables ou recyclées, et qui satisfont aux critères du développement durable. On n’a pas encore trouvé le béton miracle qui absorbe le CO2, mais il est déjà possible de commander des isolants thermiques ou acoustiques à base de laine de bois ou d’algues, des tubes creux de construction en carton, des planches en plastique recyclé, du béton avec poudre de verre recyclé, des panneaux en paille compressée. En attendant les bioplastiques à base de carotte, sur lesquels travaille un étudiant de l’Université de Sherbrooke.

Parmi les écomatériaux utilisés dans la construction, le chanvre reste un excellent isolant (photo : Degraeve04).

3. Ciao, Hydro !

Vous rêvez d’indépendance énergétique ? Au Québec, l’OSBL Écohabitation offre depuis peu une certification « net zéro ». Les maisons qui l’obtiendront, hyper-efficaces sur le plan de la consommation et munies de panneaux solaires, produiront assez d’énergie pour pouvoir écouler les surplus dans le réseau électrique. Outre les panneaux solaires, l’autre tendance derrière le « net zéro » s’appelle « solaire passif ». Ce nouveau concept architectural applique des solutions simples : doubler l’isolant, bien orienter sa maison et les fenêtres pour y faire entrer le maximum de soleil en hiver, allonger les corniches pour produire de l’ombre en été, lorsque le soleil est haut dans le ciel. Quand la technologie se combine avec le gros bon sens.

4. Des demeures où l’on va bien vieillir

La population québécoise vieillit très vite et la technologie s’invite dans les soins à domicile. En Montérégie et à Rivière-du-Loup, trois CSSS introduisent une tablette numérique pour infirmières itinérantes, qui facilite la collecte de données, la création de plans de soins et les échanges entre professionnels. L’Université de Sherbrooke met en œuvre un système de téléréadaptation : le professionnel peut suivre à distance son patient qui fait ses exercices chez lui. Et demain, les patients sherbrookois profiteront de la cuisinière intelligente, qui s’éteint si elle est sans surveillance ; de l’agenda portable synchronisé avec la télé, qui rappelle les heures de rendez-vous et de prise de médicaments. Et pour prévenir les dégâts, des capteurs sous les tapis, sur les portes, et jusque dans la robinetterie !

Séance de téléréadaptation (photo : Centre de recherche sur le vieillissement)

5. Le bois prend de la hauteur

Depuis quelques années, on voit s’élever des constructions en bois de plus en plus impressionnantes : amphithéâtres, stades et même immeubles de 15 étages. Des centres de recherche aux États-Unis et au Québec « planchent » sur des super-bois hyper-résistants, dont certains sont même translucides. Selon la recette, ils peuvent avoir été « cuits » dans une soupe chimique ou injectés de polymères. Les bois deviennent alors aussi durs que la brique et aussi forts que l’acier, tout en conservant leur légèreté. Reste à voir si le marché les adoptera. En perspective, de nouveaux usages pour le bâtiment, mais aussi pour l’armement, l’automobile et l’aviation.