5 innovations qui vont changer nos loisirs
SociétéLes 25 innovations qui vont changer nos vies

5 innovations qui vont changer nos loisirs

Peu importe le domaine, nos loisirs ne se pratiqueront plus de la même façon d’ici quelques années. Voici un aperçu d’innovations qui les changeront… pour le meilleur ou pour le pire.

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1. Quand la ville devient un jeu vidéo

Réalité augmentée et virtuelle, vidéoprojection architecturale, expérience multisensorielle… Les nouvelles technologies, qui ne cessent de se perfectionner, transformeront les espaces urbains en jeux vidéos, une tendance que l’industrie du divertissement désigne comme la «ludification de la ville». Le but est de créer, en exploitant tout le potentiel de la ville intelligente (capteurs, échanges d’informations, traitement des données, etc.), des interactions entre le milieu urbain et ses habitants. « La ville de demain sera un vaste terrain de jeux », affirme Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

2. La démocratisation du vélo

« Qu’est-ce que tu as fait en fin de semaine ?

— Rien de bien forçant. J’ai pédalé 300 km pour prendre un peu d’air. »

Pfft ! rien de plus facile avec l’arrivée des vélos à assistance électrique, la vague qui déferle sur le monde du cyclisme. À chaque coup de pédale, un moteur décuple votre puissance. Déjà, ce vélo qui carbure aux électrons et dont l’autonomie dépasse les 100 km fait sensation en Europe pour les trajets entre la maison et le boulot. Bientôt, prédisent des experts, ils métamorphoseront les balades du dimanche, car avec une telle bécane, on ne craint plus les côtes, le vent de face et la fatigue du retour ! « Les prochaines générations de vélos auront une plus grande autonomie, intégreront encore mieux le moteur à la monture, ce qui améliorera l’expérience, et se vendront à meilleur prix », affirme Jacques Sennéchael, rédacteur en chef du magazine Vélo Mag. Actuellement, un cycliste doit investir plus de 2 000 dollars pour un tel engin. Cependant, des municipalités comme Laval offrent désormais des subventions. D’autres pourront suivre. La démocratisation du Tour de France, ça commence maintenant.

Photo : iStock

3. Des musées aussi cool que le cinéma

Visiter un musée, c’est pour beaucoup de gens le summum de l’ennui, mais ça devrait changer. Le numérique fera revivre comme jamais le patrimoine et l’histoire. Dans les musées de demain, on visitera les salles en compagnie de guides virtuels animés capables de répondre à nos questions, on plongera dans un univers parallèle où il sera possible d’interagir avec les œuvres, on vivra des expériences immersives qui nous transporteront à d’autres époques… Les possibilités sont illimitées. L’expérience muséale se transforme déjà. Un exemple : le Musée de la civilisation de Québec présentera cet automne Mon sosie a 2 000 ans, une exposition de photos de nos contemporains qui présentent une ressemblance troublante avec des bustes antiques, ce qui crée un rapport personnalisé et inédit avec l’art. Résultat : le visiteur ne sera plus passif dans les longs corridors des musées, mais partie prenante de l’exposition. Cette révolution, estiment certains muséologues, rendra les collections et les expositions plus accessibles à un public qui ne possède pas nécessairement tous les codes pour comprendre l’art, l’histoire ou l’archéologie.

4. Jouer par la pensée

L’ère de la manette de jeu tire à sa fin. Dans un avenir pas si lointain, on commandera les jeux électroniques ou les applications uniquement par la pensée. Fini les tendinites, bonjour les maux de tête (peut-être) ! Une jeune entreprise Internet américaine, Neurable, a déjà inventé l’interface cerveau-machine associée à un casque de réalité virtuelle. Nul besoin d’injecter une puce dans le cerveau, cet outil utilise des capteurs qui détectent et interprètent les ondes cérébrales. Ces jeux vidéos vont-ils ramollir ou muscler le cerveau ? Matière à débats.

Un joueur teste l’interface cerveau-machine de Neurable (Photo : Youtube)

5. À chacun son coach

L’entraîneur du club de hockey Canadien, Claude Julien, aura de la concurrence. Dans un proche horizon, les athlètes récréatifs qui pratiquent la course à pied, le soccer, le yoga ou toute autre discipline pourront bénéficier des conseils personnalisés de plus en plus poussés d’un entraîneur virtuel. Des capteurs insérés dans le t-shirt, les chaussures ou encore dans la raquette de tennis ainsi que l’inévitable montre au poignet recueilleront les indicateurs biométriques de l’athlète et analyseront sa technique. « Nous explorons la possibilité de recueillir de nouvelles données, comme le taux de glycémie, le degré d’hydratation et l’accumulation d’acide lactique, avec des méthodes non invasives. Ensuite, des applications interpréteront l’ensemble des données pour proposer des programmes d’entraînement sur mesure », explique Mark Pavsek, vice-président et directeur général de Polar, un fabricant d’origine finlandaise qui se spécialise dans les montres d’entraînement.