L'école privée : au-delà des mythes
SociétéDe notre partenaire

L’école privée : au-delà des mythes

Contrairement à certaines croyances populaires, ce ne sont pas que les meilleurs élèves qui fréquentent les écoles privées primaires et secondaires du Québec. Les jeunes ayant des difficultés d’apprentissage y trouvent aussi des programmes qui permettent de développer leur plein potentiel.

DE NOTRE PARTENAIRE

Au Québec, « ce sont les écoles privées qui se font choisir par les jeunes ou leurs parents plutôt que l’inverse », affirme David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) et directeur général du collège Charles-Lemoyne, qui a deux campus sur la Rive-Sud, près de Montréal. Sur les 193 écoles membres de la FEEP, 90 % acceptent tous les élèves, y compris ceux qui ont des difficultés d’apprentissage.

Parallèlement aux 12 écoles privées membres de la FEEP spécialisées en adaptation scolaire, certains établissements privés généraux accueillent plus de 30 % d’élèves en situation de retard scolaire, précise l’organisme.

Photo : Paola De Angelis / École : Académie Sainte-Anne

« L’accès à l’école privée n’est donc pas limité par la moyenne scolaire des élèves. Pour ce qui est des limites économiques, les écoles mettent en place des programmes de bourses pour les familles qui n’auraient pas les moyens de les choisir, et elles tentent de limiter les droits de scolarité », indique David Bowles, qui évalue les droits de scolarité annuels à 4 000 dollars à Montréal et à 3 000 dollars dans une région comme l’Estrie, par exemple. « Il est important de souligner que les écoles privées sont des OSBL et qu’elles ne font pas de profits. Les droits de scolarité leur permettent de couvrir leurs dépenses et d’investir dans le développement pédagogique des élèves, qui est nécessaire à leur réussite et à leur bien-être.»

À chacun son rythme

C’est bien connu : beaucoup d’écoles privées offrent des programmes d’éducation internationale ou des programmes variés de sports, d’arts, de langues, de plein air, d’entrepreneuriat ou de robotique. La majorité de ces programmes sont ouverts à tous. Toutefois, pour favoriser la réussite des élèves qui seront admis dans certains programmes plus exigeants sur le plan scolaire, des écoles privées leur font passer un test de classement à la suite de leur demande d’admission.

« C’est pourquoi une famille qui cherche une école privée pour son enfant qui a des difficultés scolaires en trouvera une sur son territoire », dit-il.

Photo : Collège d’Anjou

D’ailleurs, dans les établissements d’enseignement privés généraux, 15 % des élèves tirent profit d’un « plan d’intervention » pour les soutenir dans leur apprentissage. « En fonction de leur diagnostic — dyslexie, hyperactivité ou trouble du spectre de l’autisme, par exemple —, ces élèves peuvent avoir droit à 33 % plus de temps pour terminer certaines évaluations, avoir accès à des logiciels de soutien à l’écriture ou à la lecture, bénéficier de rencontres avec des professionnels en éducation spécialisée et d’autres professionnels », détaille David Bowles.

Une des particularités des écoles privées au secondaire est justement d’offrir aux jeunes un accès à un programme d’études intéressant, et ce, même s’ils ne sont pas premiers de classe. « L’important est que tous les jeunes, peu importe qu’ils aient une moyenne de 65 % ou de 90 %, trouvent un programme qui les allume et les motive à réussir leur scolarité », conclut David Bowles.

Consulter l’annuaire de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP)