Et si on coupait les vivres à l'école privée ?
SociétéÉlections 2018

Et si on coupait les vivres à l’école privée ?

Le débat sur le financement de l’école privée refait surface à l’approche des élections. Parmi les arguments et la flopée de chiffres avancés, qui croire ?

Quatre mille sept cents dollars par an, par enfant : c’est ce que débourse Véronique Guénette pour envoyer ses deux ados dans une école privée, le Collège Letendre, à Laval. Une dépense que cette famille de la classe moyenne peut se permettre en comprimant ailleurs, dans les voyages par exemple. Si les subventions aux écoles privées étaient abolies, comme le proposent entre autres Québec solidaire et le mouvement citoyen L’école ensemble, ce serait une autre histoire. « Si les frais augmentaient de 10 % ou 15 %, on pourrait peut-être continuer. Mais s’ils doublaient, on ne pourrait plus, c’est sûr », dit Véronique Guénette. Elle enverrait alors ses enfants dans une école publique. Celles de son quartier sont bonnes, dit-elle, mais elles n’offrent pas autant d’encadrement que le privé.