Le Québec après #moiaussi
Société

Le Québec après #moiaussi

Un an après #moiaussi, un grand sondage SOM-L’actualité-98,5 montre que cette déferlante de dénonciations publiques a provoqué une remise en question chez les Québécois, et qu’un véritable changement social est en cours.

Un an depuis que la planète a tremblé. Un an depuis qu’ont éclaté au grand jour les allégations d’agressions sexuelles visant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein. Dans l’intervalle, d’autres géants qu’on croyait intouchables sont tombés de leur piédestal, et des femmes de tous les milieux ont raconté les violences sexuelles qu’elles avaient subies, sous les mots-clics #metoo et #moiaussi.

Nous avons voulu savoir ce que les Québécois avaient retenu de cette déferlante de dénonciations. En collaboration avec la maison SOM et le 98,5, nous avons conçu un grand sondage afin de brosser un portrait de l’évolution des mentalités et des comportements engendrée par le mouvement.

Un an après le séisme, les secousses se poursuivent. Les hommes et les femmes sont encore en train de redéfinir leurs rapports, et ils ne voient pas toujours les choses du même œil. De là à dire qu’une tranchée s’est ouverte entre les deux ? Non. Mais ça brasse. Et c’est peut-être fort bien ainsi. C’est le signe qu’un véritable changement social est en cours.

 

Un élan légitime et nécessaire

Plus de 80 % des Québécois ont entendu parler du mouvement #moiaussi et savent très bien de quoi il s’agit. La mobilisation a donc eu un retentissement considérable, et a sans doute ouvert les yeux de gens qui n’étaient pas sensibilisés aux violences sexuelles. D’ailleurs, les deux tiers des répondants disent avoir été étonnés de constater l’ampleur du fléau.

Autre bonne nouvelle, l’écrasante majorité ne remet en question ni la nécessité du mouvement ni sa légitimité. Du moins à première vue.