Des courses sur le lac et le règne du « char »
Société

Des courses sur le lac et le règne du « char »

Le Québec s’en tire plutôt bien quant à l’Indice de gravité de la criminalité. Malgré la prise de conscience environnementale, le nombre de véhicules de promenade croît constamment. Et une course de 32 km en pleine nuit sur un lac gelé vous donnera des frissons. 

Courir sur le lac Saint-Jean, la nuit

La fondation Sur la pointe des pieds lance aux coureurs un défi unique au monde : traverser à la course un lac gelé sur une distance de 32 km… dans le noir.

Le départ se fera de Péribonka le 23 février en fin de journée, alors que les coureurs parcourront les premiers kilomètres en admirant le coucher du soleil sur les glaces du lac Saint-Jean. Une fois la noirceur tombée, ils allumeront leur lampe frontale et suivront un chemin balisé par plusieurs feux et des postes de ravitaillement pour se rendre jusqu’à Roberval, 32 km plus loin.

Pour cette première édition des Courses CRYO, les organisateurs limitent à 100 le nombre de participants pour la course de 32 km, et à 50 pour l’autre course de 10 km. D’ici quelques années, ils comptent accueillir 500 coureurs.

En plus des frais de participation de 100 dollars, chaque coureur devra faire une collecte de fonds de 1 000 dollars. Ces sommes permettront d’accueillir plus de jeunes survivants du cancer dans les expéditions thérapeutiques offertes par la fondation. (Guillaume Roy)

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Votre ville est-elle sûre ?

Les 27 villes québécoises qui figurent au classement 2019 des « villes les plus dangereuses au Canada », publié par le magazine Maclean’s, s’en tirent plutôt bien : sur les 237 collectivités canadiennes étudiées, la « pire » québécoise arrive au 89e rang.

Cette enquête se base sur l’Indice de gravité de la criminalité (IGC), une mesure de Statistique Canada reflétant tous les crimes signalés à la police, qui prend en compte à la fois le volume et la gravité des infractions (voies de fait, agressions sexuelles, meurtres, vols, infractions liées à la drogue, conduite avec facultés affaiblies…). Une bonne nouvelle : une seule ville du Québec, Thetford Mines, a vu son IGC augmenter ces cinq dernières années (2012-2017).

Dans l’ensemble du pays, l’Indice a augmenté pour la troisième année consécutive après 11 années de baisse. (Annick Poitras)

Les agglomérations québécoises…

… où la criminalité est la plus élevée

Saint-Jérôme
Montréal
Thetford Mines
Gatineau
Québec
Saguenay et Larouche
Saint-Eustache
Trois-Rivières
Sherbrooke
Longueuil

… où la criminalité est la plus basse

MRC des Collines-de-l’Outaouais
Repentigny et Charlemagne
Lévis
Territoire de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (comprend Chambly, Mont-Saint-Hilaire, Belœil, Sainte-Julie et Varennes, entre autres)
Blainville
Terrebonne
L’Assomption
Châteauguay
MRC de Roussillon
Mirabel et Saint-Colomban

(Source : Canada’s most dangerous places 2019, Maclean’s.)

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(Photo : Chris Archnet / Getty Images)

Le règne du « char » n’est pas fini

Malgré la croissance de l’autopartage à Montréal, le nombre de véhicules de promenade — notamment les VUS, gourmands en essence et donc plus polluants — y croît constamment depuis 10 ans : 12 % de plus qu’en 2008, alors que la population, elle, a augmenté de 8,6 %. La seule bonne nouvelle est que le nombre de voitures électriques y est maintenant huit fois plus élevé qu’en 2014. Valérie Plante, qui se veut la « mairesse de la mobilité », n’a pas fini de lutter contre le CO2 émanant du trafic routier dans sa ville. (Annick Poitras)