3 agressions sexuelles sur 1 000 se soldent par une condamnation. Pourquoi?

À quelle étape du processus judiciaire le système laisse-t-il tomber les victimes d’agression sexuelle?

Jian Ghomeshi a toutes les raisons de croire qu’il sera acquitté à son procès pour agressions sexuelles, le 24 mars prochain. Nombreux sont les avocats qui prédisent un tel verdict, comme ceux consultés par Toronto Life ou par nos collègues de Maclean’s.

Mais inutile d’être un expert du droit pour en arriver à cette conclusion. Les données sur les agressions sexuelles parlent d’elles-mêmes.

En analysant froidement l’Enquête sociale générale sur la victimisation menée par Statistique Canada, on constate qu’un abîme sépare le nombre d’agressions sexuelles et le nombre de condamnations liées à ce crime.

En 2014, 633 000 agressions sexuelles ont été déclarées par les Canadiens de 15 ans et plus. De ce nombre, à peine 1 814 accusations ont mené à une condamnation. On répète: 1 814.


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Ces données confirment la croyance selon laquelle les agressions sexuelles sont difficiles à prouver «hors de tout doute raisonnable». Dans de nombreux cas, c’est la parole de la plaignante contre celle de l’accusé, dit-on. Aucun témoin ne peut corroborer les faits.

Résultat: la Couronne abandonne plus fréquemment les poursuites pour agressions sexuelles que toute autre infraction au Code criminel (41 % contre 37 %). Le taux d’acquittement pour agression sexuelle (9 %) est en outre deux fois plus élevé que pour les autres crimes (4 %).

Une injustice qui fait dire à Blair Crew, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, qu’il est plus probable qu’un accusé d’agression sexuelle soit acquitté lorsqu’il plaide non coupable. «La défense pour agression sexuelle permet de mettre en question le consentement de la victime, ce qui n’est tout simplement pas possible dans n’importe quel autre cas. Lorsqu’une personne signale le vol de son auto, personne ne lui demande si c’est elle qui s’est débarrassée de sa voiture ou ce qu’elle portait lorsque l’auto a été volée», compare le professeur spécialisé en droit pénal et dans les cas d’agressions sexuelles.

Que se passe-t-il donc entre l’agression présumée et le verdict pour en arriver à un taux de culpabilité aussi faible? À quelle étape les victimes sont-elles évacuées du processus judiciaire, et pour quelles raisons?

Reprenons. 633 000 agressions sexuelles ont été déclarées en 2014, comme l’illustre la pyramide ci-dessus. Fait intéressant: l’agression sexuelle — dont la très grande majorité des victimes sont des femmes — est le seul crime violent dont le taux n’a pas diminué depuis 1999. En 15 ans, homicides, tentatives de meurtre, voies de fait, menaces et vols qualifiés ont tous reculé. Les agressions sexuelles, elles, sont restées relativement stables.

Le bât blesse particulièrement au moment de déposer une plainte. Sur ces 633 000 agressions sexuelles, à peine 20 735 incidents ont été rapportés à la police, soit une agression sexuelle sur 20. Il s’agit du crime le moins susceptible d’être signalé à la police. Pourquoi? L’enquête de Statistique Canada révèle que les victimes ont peu confiance envers le système de justice: 43 % estimaient que la police n’aurait pas jugé l’incident assez important, 26 % croyaient que la police n’aurait pas été assez efficace et 40 % déclaraient que le contrevenant n’aurait pas été puni de façon adéquate.


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Le fait que les femmes connaissent souvent leur agresseur explique aussi leur silence. Par exemple, bon nombre de victimes considéraient qu’il s’agissait d’une affaire personnelle (67 %), ne voulaient pas que le contrevenant ait des démêlés avec la justice (30 %) ou avaient peur de représailles de la part de celui-ci (22 %).

Arrive l’étape la plus problématique du processus judiciaire, selon le professeur Blair Crew: les agressions sexuelles déclarées par la police. Toujours en 2014, 12 663 incidents ont été enregistrés comme un crime par le service policier. Autrement dit, 40 % des plaintes n’ont pas été retenues par la police.

Qu’advient-il des 8 072 autres plaintes? En se basant sur ses études menées en Ontario, M. Crew soutient que «dans beaucoup de cas, la police ne croit pas les plaignantes». Autres raisons: les présumées victimes préfèrent qu’aucune accusation ne soit déposée ou elles ne peuvent identifier leur agresseur. Dans d’autres cas, les plaignantes souhaitent déposer une accusation, mais ne veulent pas aller de l’avant avec la poursuite.

De fait, sur les 12 663 incidents d’agression sexuelle déclarés par la police, seulement 9 088 atterrissent entre les mains de la Couronne (le Directeur des poursuites criminelles et pénales [DPCP] au Québec). Ce dernier doit s’assurer que la preuve est suffisante pour aller de l’avant avec une poursuite judiciaire.

Au final, environ le tiers (3 752) des cas sont portés devant les tribunaux (pour adultes et de la jeunesse). Statistique Canada ne comptabilise pas le nombre d’accusés qui plaident coupables lors de leur comparution. Mais en se fiant à des échantillons juridiques plus petits, Blair Crew estime qu’environ le tiers des accusés plaident coupables. «C’est probablement les cas où la preuve est accablante», dit-il.

Sur les 3 752 accusations, à peine la moitié (48 %) se soldent par un verdict de culpabilité. À titre de comparaison, le taux de verdict de condamnation dans les tribunaux canadiens pour adultes est de 53 % pour les homicides, 52 % pour les menaces et 59 % pour les vols qualifiés.

On remarque qu’en Alberta et en Ontario, le taux de condamnation pour agression sexuelle (38 %) est plus faible que la moyenne nationale. À l’inverse, les accusés sont plus susceptibles d’être trouvés coupables en Saskatchewan (67 %) et au Québec (65 %).

Selon Blair Crew, les pratiques policières et les politiques de la Couronne, qui diffèrent d’une région à l’autre, pourraient expliquer ces variations. Une autre raison plausible: la tendance d’une province comme le Québec à moins inculper les présumés agresseurs sur son territoire. Au Canada, les trois quarts des agressions sexuelles enregistrées par la police sont traitées par la Couronne contre la moitié des cas au Québec.

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31 commentaires
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J’aimerais connaître vos sources car sur le site du ministère on parle plutôt de 90% non signalé, ce qui implique environ 200 000 agressions. Aussi, faudrait-il être en mesure de voir la question qui a été posée car avec la définition actuelle le simple fait de caresser les parties intimes de sa partenaire au réveil peut constituer une agression car le consentement n’aurait pas été renouvelé depuis la perte de conscience (sommeil). D’ailleurs, petite anecdote, ayant déjà été réveillé par une fellation non désirée (car cela me gêne) j’ai moi aussi été victime d’une agression sexuelle et je n’ai jamais jugé bon d’intenter une poursuite. Peut-être que ces femmes font preuves du même gros bon sens!

Donc vous,ce que vous trouvez important de retenir ici, c’est que c’est pas + de 600 000, c’est plus 200 000!!!! Wow. Merci.

La situation que vous décrivez, ça ressemble à la situation d’un parent qui ne dénonce pas son ado qui lui vole un 20 sans son porte-feuille… C’est un vol pareil. Et oui, vous avez été agressé selon la loi. Que vous ne vouliez pas poursuivre pour ça, c’est votre droit.

Si vous pensez que 600 000 (ou 200 000) agressions non-dénoncés, c’est une question de « gros bon sens », vous êtes de mauvaise foi.

Bonjour,

Toutes les données sont issues de l’Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation menée en 2014 par Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2015001/article/14241-fra.htm

Dans cette enquête, l’agression sexuelle est définie comme suit : «Activité sexuelle forcée, tentative d’activité sexuelle forcée, attouchements sexuels, agrippement, baisers ou caresses non désirés, relation sexuelle sans être en mesure de consentir.» Statistique Canada précise que, depuis 2014, l’agression sexuelle comprend les activités sexuelles pour lesquelles la victime n’était pas en mesure de consentir parce qu’elle avait été droguée, manipulée, ou contrainte par d’autres moyens que la force physique.

Bien à vous,
Mathilde Roy

Et voilà la réponse à la définition d’agression sexuelle demandée par François 1. Remarquez qu’on met dans le même bateau activité sexuelle forcée, viol, et… agrippement, baisers ou caresses non-désirées. Devant une définition qui inclut le pire avec le moins pire, l’expression « agression sexuelle » perd son sens. Je pense qu’on devrait être beaucoup plus restrictif, ou du moins séparer les agressions graves de celles qui le sont beaucoup moins.

Je ne vois pas comment une agression moins grave, comme un baiser forcé, peut aller en cour… Je ne vois pas un juge condamner à la prison un jeune de 16 -20 ans qui aurait volé un baiser. Dans ce cas précis, une bonne claque sur la gueule par la jeune femme agressée est beaucoup plus efficace. Pas besoin de cours d’auto-défense pour ça.

On donne aussi comme exemple d’agression sexuelle (ci-dessous) une femme qui a été touchée à l’épaule ou à l’avant-bras par un homme. Alors, devant une description d’agression sexuelle aussi large, comment voulez-vous qu’on prenne au sérieux les chiffres avancés dans cet article? Surtout les 633 000 agressions déclarées par sondage?

@Monique Desjardins
Vous écrivez « Vous tentez de prendre mon portefeuille dans les poches de mon pantalon, est-ce une tentative de vol? » Comme vous êtes une femme, la réponse à votre question est la suivante. Ce n’est pas qu’une tentative de vol. Comme on a touché à vos fesses, il y a agression sexuelle.

Moi, ce que j’aimerais connaître c’est la chose suivante: définition d’agression sexuelle…

Je me souviens des féministes enragées de la FFQ qui déclaraient sans rire qu’il y avait 300,000 femmes battues par année au Québec. Trois-cent mille!!!

Y avez-vous cru???

C’est ce que je pensais.

Idem pour les « agressions » sexuelles.

De tous les commentaires et opinions que vous avez écrits, tout sujet confondus, voilà bien le plus révoltant.
Je parierais que pour vous, s’il y a agression sexuelle, c’est sûrement à cause de la femme.
Donc, les agressions sexuelles n’existeraient pas ?
Vous êtes d’un humanisme pitoyable.

Je n’ai JAMAIS écrit qu’il n’y avait pas d’agression sexuelle.

Je n’ai JAMAIS écrit que ces agressions sexuelles étaient la faute de la femme.

Ce que je veux savoir, c’est ce qu’est la définition d’agression sexuelle. POINT.

Le cas Ghomeshi est très révélateur à ce sujet. Il a premièrement été condamné et lynché AVANT même son procès comme c’est l’habitude chez les biens pensants de la gogoche, et soudainement, lorsque les VRAIS détails de ses « agressions » ont été révélés, presque plus rien sauf quelques soubresauts de cette même gogoche bien pensante qui s’en prennent maintenant à son advocate (une femme soit dit en passant…) qui défend son client de façon admirable.

On devrait d’ailleurs la féliciter car elle représente tout ce que les féministes voudraient que les femmes deviennent: éduquée, volubile, professionnelle, etc…

Vous blessez inutilement et gratuitement beaucoup de personnes aujourd’hui. Je vous demande des excuses.

Mon intention n’est pas de blesser qui que ce soit et si je l’ai fait, je m’en excuse.

Mon intention est de savoir ce qu’est la définition exacte d’une agression sexuelle parce qu’en lisant les différents forums de discussion, il y a presqu’autant de définitions que d’intervenants.

Ça va du flirt anodin et sans conséquence (souvent non désiré) jusqu’au viol.

Allez relire l’ajout de l’auteur M.1 (toujours commode de se camoufler derrière un pseudo). Vous n’en manquez jamais une quand vient le temps de cracher votre fiel, et ce depuis tellement longtemps. On se demande qui se cache derrière cette kyrielle de commentaires subjectifs et de mauvaises foi. Aujourd’hui, je pense que que vous auriez pu, exceptionnellement vous garder un petite gêne. Pourquoi ajouter la dimension mysoginique à un palmarès d’approches d’extrême droite déjà plus que complet. Un peu d’équilibre et de pondération ne ferait que du bien, à vous et surtout à nous.

Merci d’appuyer monsieur. J’ai fait une plainte au webmestre aujourd’hui. Assez c’est assez. Ras le bol.

Où puisez vous toute l’énergie nécessaire pour être aussi acrimonieux monsieur François1?

Lorsque je m’arrête un instant et que je regarde les gens autour de moi, je me dis que nous avons beaucoup évolués depuis les dernières décennies…mais, tout d’un coup votre commentaire ( toujours le vôtre) François 1 m’amène à voir qu’il y a beaucoup de chemin à faire.
Je souhaite de tout coeur que vos commentaires sont plus dédiés à animer la foule que provenant d’une opinion réelle, enfin pour votre entourage.

Rassurez-vous Madame Desjardins, mon entourage se porte à merveille. Je n’ai battu et/ou agressé sexuellement personne de ma vie.

Si vous relisez bien mon commentaire, je ne fais que poser une QUESTION: la définition d’agression sexuelle…

Depuis le temps que je fréquente les sites de discussion, j’ai vu des définitions qui vont d’un simple flirt plus ou moins désiré jusqu’au viol. La perception d’une agression sexuelle dépend des gens à qui l’on s’adresse..

Le récent procès de Ghomeshi, défendu par une FEMME d’ailleurs, a été très révélateur sur ce sujet ne trouvez-vous pas?

Le point où je veux en venir est qu’en voulant aller trop loin dans un sens est que l’on peut tomber dans les travers inverses.

Votre questionnement est tout à fait légitime! Qu’ est -ce qu’ une agression sexuelle? La loi est trop large la-dessus et la difficulté d’ en faire la preuve hors de tout doute raisonnable est la raison principale pour laquelle de nombreuses personnes agressées ne dénoncent pas!! Donc pour ceux qui condamnent françoi1 relisez ces commentaires une deuxième fois et vous allez vous appercevoir qu’ il n’ y a rien pour chiquer la guenille comme vous le faites!! Si vous ne supportez la pas la critique cessez de lire ce blogue!!!

C’est que François1 se demande ce qu’est une agression sexuelle, sans point d’interrogation. Il mets trois petits points ( les trois petits points qui suggère dans notre société le « Tsé veux dire ».

C’est en français, c’est une affirmation indirecte.
Ensuite, pour être bien compris, il argumente en décrivant les membres de la FFQ
être de féministes enragées. N’accordant aucune crédibilité à leur travail.
Il nous le déclare « Y avez-vous cru??? » à ces enragées
Alors quand François1 se défend de ne poser qu’une question, ce n’est pas la lecture que plusieurs en font.
Si vous n’y voyez un peu de misogynie, qu’est-ce que ça vous prend ?

Soit! Mais pour ce qui est de la Fédération des femmes du Québec; pourquoi c’ est le silence radio pour ce qui est du traitement des femmes dans les communautés immigrantes qui nous parviennent de différents pays qui pratique une des trois grandes religions monothéistes de ce monde et qui ferme les yeux sur des actes d’ agression de toutes sortes vis à vis les femmes?

Merci.

Moi également, j’en ai soupé de la gauche « ta yeule » qui dit pudiquement être pour la pluralité des idées et ouverte aux discussions, MAIS à la condition qu’elles soient à sens unique.

@ Pierre Grégoire le 22 mars 2016 à 12 h 26 min:

Misère…il en est rendu à parlementer et à épiloguer sur la profonde signification de…3 petits points…

Déjà à court d’arguments Pierre?

Je suis déçu…

Pour ce qui est de la FFQ, je vous signale que très…très peu de québécoises, sondage après sondage, se reconnaissent dans ce groupe d’activistes et lorsqu’elles déclarent sans rire qu’il y a plus de 300,000 femmes battues PAR ANNÉE au Québec, soit l’équivalant d’environ 4 stades olympiques rempli à pleine capacité, je suis…disons…dubitatif…pour dire le moins.

Pas vous?

Je vous propose de tenter de définir un vol ( ben oui, un vol)

J’ai donné mon sac à main sous la menace, est-un vol selon vous?

Et, si je vous dit que j’ai laissé mon portefeuille sur la table d’un café et qu’il n’y est plus, est-un vol?

Je vous dis de prendre 10 dollards dans mon sac et que bous en prenniez 20, là?

Je vous donne 20 dollards mais votre ami qui m’a vu faire en veux un , je ne veux pas et il me le prends de force? Doit-il considérer que parce ce que à vous j’avais accepté, ce n’est pas un vol?

Vous tentez de prendre mon portefeuille dans les poches de mon pantalon, est-ce une tentative de vol? À partir de quand?

Si vous prenez un objet dans un magasin, le fait qu’il soit en étalage peut-on prétendre que c’était de la provocation?

Certains vous diront que çà dépend des gens à qui on s’adresse…

Pourtant, il me semble que c’est ben clair.

Quel serait selon vous M. François 1 la bonne définition?

Le sujet de la discussion est l’agression sexuelle et vous me parlez de vol…

Là où je me questionne n’est pas la fait qu’il y ait des agressions sexuelles MAIS plutôt sur la définition d’une agression sexuelle.

Le simple fait qu’il y en ait 633,000 de signalées mais seulement 1,814 condamnations allume une lumière dans mon esprit et devrait en allumer une dans le vôtre également.

Se pourrait-il par exemple que plusieurs de ces « agressions » signalées n’en soient PAS au sens de la loi ou même au sens du gros bon sens?

Dans le passé, j’ai déjà été témoin des résultats d’une de ces agressions où un collègue avait mis sa main délicatement sur l’épaule ou l’avant-bras d’une collègue (je ne me souviens pas trop bien) lors d’une discussion mais ce dont je me souviens, c’est que cette dernière avait signalé la chose aux RH et elle avait dit être victime d’une agression… Rien de moins!

La société pour laquelle je travaillais à l’époque, pour faire bonne figure, avait réuni tout le personnel pour nous faire savoir combien ce genre de chose était répréhensible etc… Je ne peux vous décrire toutes les réactions du personnel mais nous nous regardions tous, éberlués, femmes comprises, devant l’ampleur qu’avait prise cette « agression » et nous nous prenions la tête à deux mains. L’atmosphère a été froide et sèche pendant plusieurs mois ce qui ne favorisait pas beaucoup les échanges entre collègues qui sont parfois sinon souvent vitales à la bonne marche des affaires.

C’est dire combien la signification « d’agression » est importante si l’on veut VRAIMENT régler le problème. S’il y a exagération, personne, PERSONNE ne prendra la chose au sérieux et les solutions ne seront tout simplement jamais appliquées avec sévérité car il subsistera toujours un doute dans l’esprit des gens.

Dans certaines provinces et dans les territoires les plaintes pénales sont déposées directement par la police, avant d’être évaluées par les procureurs du ministère public alors que dans d’autres ce sont les procureurs qui autorisent les poursuites – ça fait une différence dans le nombre de plaintes portées par rapport au nombre de condamnations car souvent la police intente des poursuites sur la base de critères moins élevés que ceux de la couronne.

Ensuite, les procureurs ont des politiques de poursuites différentes selon les provinces: dans certaines le procureur doit être satisfait qu’il y a une probablité raisonnable de condamnation (reasonable prospect of conviction) alors que dans d’autres on doit avoir une très grande probabilité de condamnation (significant likelihood of conviction). Ce sont les Procureurs généraux ou les Directeurs des poursuites pénales qui déterminent les politiques de poursuite des procureurs, pas le Code criminel d’où les différences entre provinces et territoires (ou les poursuites pénales sont menées par les procureurs fédéraux).

Toutes les victimes n’ont pas les mêmes perspectives sur les poursuites pénales selon leurs cultures et pour certaines il est beaucoup plus difficile d’aller à procès (par exemple les victimes autochtones) que pour d’autres car le système judiciaire canadien est très « culturel », c’est-à-dire basé sur le concept judéo-chrétien de punition (d’où son nom de système pénal) et sur la contradiction (des adversaires s’opposent devant le juge et le jury) alors que pour plusieurs victimes, cette approche ne répond pas à leurs besoins et elles ne veulent pas se retrouver au « banc des accusées », comme c’est le cas dans notre système lors du contre-interrogatoire.

En d’autres mots, cette question est extrêmement complexe et des statistiques ne sont pas à la hauteur pour bien comprendre la situation.

En matière de sondage, la norme s’appuie sur au plus 10,000 personnes et ce nombre s’applique que pour des sujets très pointus et concernent la totalité de la population. Comment a t’on pu trouver 633,000 personnes ayant été sujettes d’une agression sexuelle ? Il faudrait que ce soit une étude sur deux à trois années dont les rechercheurs universitaires se seraient concertés pour l’effectuer et cela s’aurait su.

Je me questionne sur les raisons invoquées par les personnes qui ne portent pas plainte ! Pas de plainte, pas d’enquête, pas de poursuite.

Je viens tout juste de consulter le site de Statistiques Canada et constate que votre 633,000 ne proviennnet pas d’un sondage mais sont des données fournies par le système judiciaire des dix provinces et trois territoires pour toutes les infractions contre la personne et les biens. Les ministères de la justices du Canada a toujours employé 5% comme BARRÈME pour le nombre d’infractions reportées à la police, il ne s’agit conséquemment pas d’une donnée viable mais d’un barème.

Le nombre d’agressions sexuelles représente 10% des infractions (par victimisation) du nombre d’infractions rapportées aux services de police.

Votre article est biaisée, ne correspond pas du tout à la réalité des statistiques fournies par Statistiques Canada et sont seulement le fruit de vos appréhensions personnelles, rien de plus.

« Je me questionne sur les raisons invoquées par les personnes qui ne portent pas plainte ! Pas de plainte, pas d’enquête, pas de poursuite »

Est-ce que ça vous tenterait de raconter 1000 fois votre agression alors que vous peinez à vous remettre du choc et que vous tentez de reprendre le cour normal de votre vie et de plus garder ça en mémoire pendant plusieurs années..

Peut-être bien que les statistiques ne sont pas utilisées de la bonne façon ici, mais je me serais bien passée du dernier segment de votre dernière phrase. À mon tour… puis-je me laisser penser que vous n’aimez pas les femmes, rien de plus.
.
Je suis très en colère envers les misogynes aujourd’hui.

Wentworth Roger a parfaitement raison de se poser la question.

Et dire que la victime aura à raconter « 1,000 fois son agression » est nettement exagéré.

Je remets en question le nombre « d’agressions » déclarées. Je suis presque certain que plusieurs d’entre-elles n’en sont tout simplement pas. De plus, on a vu à plusieurs reprises des « agressions » se rendre jusqu’en Cour et qui ont vu « l’accusé(e) » être innocenté(e). D’autres ont même été libérés après avoir été emprisonnés INJUSTEMENT pendant plusieurs années.

Comment au juste voudriez-vous que notre système de justice fonctionne? Qu’il suffise qu’une personne en accuse une autre en ne racontant que SON histoire, et UNE seule fois, pour que cette dernière soit automatiquement reconnue coupable et emprisonnée sans possibilité de se défendre? C’est ça que vous voulez?

Il est pas facile, pour celles qui ont été agressée de lire ce genre de publicité négative sur les agressions sexuelles. Il faut avoir du culot pour se baser sur des chiffres qui correspondent à un ensemble de crime, dont les agressions… Et en faire des agressions. Il est facile de dire que les hommes en général sont des agresseurs sexuelles potentiels, pi en déduire que nous le sommes tous… Pouvez vous me dire durant cette période de temps combien de rencontre sexuelle ont bien tournée? Là on pourra relire les statistiques avec plus de rigueurs…

Tout chiffre sur le nombre d’agressions sexuelles non dénoncés est pure spéculation. Par définition n’étant pas dénoncées on ne peut les dénombrer. On peut lancer le chiffre de 1 million tant qu’à y être. Pourquoi se gêner tant qu’à aller dans l’inflation verbale.

Aussi bien dire que vous ne croyez pas aux enquêtes de Statistique Canada puisque les données (agressions sexuelles non dénoncées à la police) viennent d’une de leurs enquêtes (Enquête sociale générale sur la victimisation).

Alors, expliquez-nous Marc, comment vous pouvez dénombrer quelque chose qui n’est pas comptabilisé.

Nous attendons vox explications avec une certaine curiosité…

Mesdames et Mesdemoiselles,il faut bien sûr faire attention à certaines choses.On a plus de risques de se faire violer en faisant du stop sur l’autoroute à minuit qu’en lisant un Jules Verne a 19h dans le fauteuil chez soi.Sans vouloir décourager qui que ce soit de vivre et de faire confiance aux autres, il y a une 2eme chose que j’ai apprise dans la vie.Que la confiance cela se gagne, comme quand le Petit Prince cherche à apprivoiser le Renard.Une chose utile à savoir aussi, c’est que les Hommes interprètent vite votre façon de vous vétir ou non comme ça les arrange.A nous de jongler avec tout ça et à pas être naïve! Lisez sur la culture de l’autre si vous voulez savoir comment il pense/ à vos tenues, maquillages ,langage,façon de rire en société etc. Ainsi vous saurez ce qui est le propre de votre culture et pourrez le défendre ou le renier si cela ne vous plaît plus.Evitez de partir seule avec un ou des mecs que vous ne connaissez pas! Cela est très important comme principe de base.N’allez pas seule dans des quartiers déserts ,mal famés, ou dans des bars ou des arrières-boutiques de boutiques.Au 1er doute, faire demi-tour en prétextant n’importe quoi de personnel.Surtout ne laissez pas votre verre seul quand vous partez aux toilettes. Surveillez l’origine des boissons qu’on vous sert si vous ne connaissez pas la ou les personnes. Pourquoi? Parce que des tonnes de drogues circulent dans ce monde et certains viols sont même oubliés (sauf traces) par des filles ou femmes à qui on a donné certaines poudres.Certaines se sont retrouvées enceintes sans savoir de qui!! Et à d’autres, on a volé un organe pour le revendre .Elles se retrouvent dans une baignoire et les chirurgiens véreux les ont deja recousues après leur avoir prélevėes rein,poumon,ou raté. Oui il s’en passent des choses qu’ils vaut mieux éviter:marcher à 21 h le long de la chaussée d’un grand boulevard à Paris et vous pouvez vous faire enlever! Ne donnez jamais un vrai téléphone fixe et si vous n’avez pas assez confiance préférez donner un faux numéro. Ainsi on aura du mal de vous retrouver.Moi, je mets mes verrous en voiture et ferment les carreaux .Je préfère mettre la ventilation que de me faire arracher mon sac à main posé sur le sol (jamais sur le siège arrière .Un motard a prestement arraché le sac et récupére vos papiers d’identité pour en faire des faux.Ça c’est pour le vol.Il y a encore beaucoup de choses à dire.Pour le viol, le vol. C’est toujours un acte violent qui lèse et choque profondément la personne! Donc prenons un maximum de précautions pour prendre le temps de bien choisir un partenaire. Quand l’ami plaît,, apprendre d’abord à le connaître dans son milieu pour voir comment il se comporte et se laisser du temps,le temps de vraies ou fausses fiançailles pour découvrir l’autre sour toutes ses coutures Après, on peut se laisser séduire avec moins de risques de se faire souffrir grâce à cette attente. Un gars qui vous aime comprendra cette attente.Je vous souhaite plein de bonheur et surtout, , Apres tous ces conseils, si vous êtes victime d’un viol, retenez le plus possible de détails et courez vous faire examiner par une gynécologue qui vous conseillera et vous aiguillera dans vos besoins et démarches.Et ne lâchez plus cette plainte!!!! Du tout du tout! Il est hors de question que l’on vous force physiquement et sexuellement! Votre corps et votre intimité sont le temple de votre âme. Cette image peut vous aider à vous dire: » Help, là,doucement, on ne rentre pas dans un sanctuaire sans respect! Véro