À Lévis, le crime ne paie pas

«Lévis est une des plus grandes villes-dortoirs du Québec. Sa population part chaque jour travailler ailleurs, ce qui diminue le nombre de crimes potentiels.»

La municipalité de Lévis, en banlieue de Québec: parmi les municipalités les moins dangereuses au Canada. (Photo: Constance Lamoureux)
La municipalité de Lévis, en banlieue de Québec: parmi les villes les moins dangereuses au Canada. (Photo: Constance Lamoureux)

Lévis est l’une des villes les plus sûres au Canada, révèle le plus récent palmarès annuel sur la criminalité du magazine Maclean’s. Cette banlieue de Québec figure au 97e rang de ce palmarès, qui classe les 100 grandes agglomérations canadiennes de la plus dangereuse à la plus sûre. C’est Grande-Prairie, en Alberta, qui occupe la première — et peu enviable — position.

D’autres villes québécoises, dont Rimouski, Châteauguay et Mirabel, font bonne figure dans ce classement, élaboré en fonction de l’indice de gravité de la criminalité de chaque région. Cet indicateur mesure les crimes signalés à la police en fonction de leur volume et de leur degré de gravité.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, attribue les bons résultats de sa ville à plusieurs facteurs, dont un taux de chômage inférieur à 4 %, une forte croissance économique et un service de police efficace. Mais le facteur dominant reste, selon lui, la solidarité de sa collectivité, qui compterait 12 000 bénévoles parmi ses 144 000 habitants.

Rémi Boivin, professeur de criminologie à l’Université de Montréal, avance une autre explication. « Lévis est une des plus grandes villes-dortoirs du Québec, dit-il. Sa population part chaque jour travailler ailleurs, ce qui diminue le nombre de crimes potentiels. »

Le Québec tout entier s’en tire bien. La criminalité y est en baisse, à l’inverse de ce qui se produit dans le reste du Canada. Mais il est trop tôt, selon Rémi Boivin, pour en conclure quoi que ce soit, puisque c’est la première fois en au moins 20 ans que le Québec se distingue du Canada sur le plan de la criminalité.

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« C’est Grande-Prairie, en Alberta, qui occupe la première — et peu enviable — position. ».

Comme quoi l’approche « tough on crime » ne donne pas beaucoup de résultats

Lévis une des plus grande ville dortoir du Québec ? C’est n’importe quoi. Sur quelle étude ce monsieur de Montréal se base t-il ? Avec ses grands employeurs tels Desjardins, le centre hospitalier, la commission scolaire, Pepsico, le chantier maritime, etc., Lévis importe au moins autant de travailleurs qu’elle n’en exporte. Le flot migratoire quotidien est équivalent dans les deux sens et même en voie de devenir pire en faveur de Lévis. En effet, les automobilistes coincent davantage vers Lévis le matin et Québec le soir que l’inverse. Monsieur Boivin colporte des croyances de l’extérieur qui datent d’une vision datant de dizaines d’années.

Et même si c’était le cas, il me semble que son argument ne tient pas la route: La majorité des crimes ne se déroulent-ils pas la nuit ?

Bravo aux Lévisiens pour leur civisme.

Tellement d’accord avec vous. Il suffit de voir l’importance des centres industriels répartis sur le grand territoire de notre ville pour constater le contraire. Les voitures qui transitent par la 20 sont aussi nombreuses en direction est qu’en direction ouest chaque matin et chaque soir. Et ce n’est pas parce que la circulations est lentes en direction ouest qu’elle se dirige vers d’autres villes. Lévis est étalé sur une vingtaine de km cher monsieur de Montréal.

M. Poisson, vous avez parfaitement raison dans vos commentaires, en lisant l’article, je me suis dit, qu’est-ce que ce Monsieur connaît de notre réalité lévisienne. As-t-il déjà mis les pieds ici? Cela m’enrage d’entendre de tels inepties .

Le commentaire de M. Poisson est vrai : loin d’être une ville-dortoir, il y a beaucoup d’employeurs en territoire lévisien, tant au niveau du secteur public que du secteur privé. Je ne peux que déplorer qu’un professeur d’université s’adonne à de telles remarques non-fondées. Les chiffres des enquêtes origines-destination, le nombre d’emploi par municipalité… toutes ces statistiques sont disponibles sur Internet à quelques clics de souris et auraient démontré que le ratio population/emploi à Lévis est loin d’en faire une ville-dortoir. Quel manque de rigueur. Seul excuse possible : M. Boivin s’est fait mettre de la pression pour commenter avant le « deadline » de la publication et a dit un peu n’importe quoi!

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