Un Québec aux cheveux blancs

En 2066, les Québécois seront plus nombreux… mais surtout plus vieux. C’est ce qui ressort des projections démographiques de l’Institut de la statistique du Québec publiées en juillet dernier. Voici quatre facettes du phénomène.

Photo : iStockPhoto

1. Plus de papis que de bébés

Dès 2022, le nombre d’aînés dépassera celui des jeunes, pour ensuite le laisser loin derrière : en 2066, les 65 ans et plus devraient être 2,7 millions, comparativement à 1,9 million de 0 à 19 ans. Et ils vivront longtemps. Le groupe des 85 ans et plus quadruplera dans les 50 prochaines années, et celui des centenaires sera multiplié par 20 : on prévoit qu’ils seront 45 000 dans la province en 2066, alors qu’ils étaient environ 2 000 en 2016.

2. Une pression accrue sur les travailleurs

La population en âge de travailler (les 20 à 64 ans) soutient financièrement les enfants et les aînés, et son fardeau s’alourdira dans les décennies à venir. Alors qu’en 2016, on comptait 64 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans, le rapport sera de 89 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2066.

3. Les immigrants en renfort

À partir du début des années 2030, le nombre de décès dans la province surpassera celui des naissances. L’augmentation de la population dépendra alors principalement des nouveaux arrivants.

4. L’espérance de vie près de la parité

En 1980, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes était de 7,7 ans. En 2066, il sera de seulement 1,5 an (88,1 ans pour les hommes et 89,6 ans pour les femmes).

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« 2. Une pression accrue sur les travailleurs

La population en âge de travailler (les 20 à 64 ans) soutient financièrement les enfants et les aînés, et son fardeau s’alourdira dans les décennies à venir. Alors qu’en 2016, on comptait 64 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans, le rapport sera de 89 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2066. »

Si on veut connaître la pression réelle sur les travailleurs, ce n’est pas le rapport de dépendance démographique qu’il faut étudier, mais le rapport de dépendance économique ((inactifs/actifs) * 100).

Par exemple, alors que le rapport de dépendance économique était autour de 70 en 1976, il était de 55 en 2016. Dit autrement, pour 100 travailleurs (plus précisément personnes actives) en 1976, ceux-ci soutenaient 70 personnes dépendantes, tandis que ces mêmes 100 travailleurs soutenaient en 2016, 55 personnes dépendantes.

En considérant la croissance de la population active projetée pour 2061, on arriverait à un rapport de dépendance économique légèrement supérieur à celui de 1976 soit approximativement 74. Si la population active des femmes atteignaient celle des hommes, on se trouverait dans la même situation qu’au début des années 90 soit un rapport d’à peu près 66.

Source : Voici pourquoi il ne faut pas craindre plus qu’il ne le faut le vieillissement de la population, Guillaume Marois, Journal de Montréal.