Brèves: les bienfaits de l’université

Comment gagner la moitié plus que tout le monde ? En ayant un diplôme universitaire. Aussi, la France voudrait interdire les violences dites « éducatives ».

Photo : Kentaroo Tryman / Getty Images

L’université, c’est payant

Le revenu médian des Québécois titulaires d’un diplôme universitaire (79 700 dollars) est 58% plus élevé que celui des diplômés de la formation professionnelle et collégiale, révèle l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) à la lumière du dernier recensement, mené en 2016. Les femmes, peu importe leur niveau de scolarité, demeurent toutefois sous-payées par rapport à leurs collègues masculins. Le revenu médian des diplômées de l’université est de 58 900 dollars, soit 52 % plus élevé que celui des autres diplômées.

Un diplôme universitaire est particulièrement lucratif pour les hommes en fin de carrière qui travaillent dans le secteur privé et qui occupent un poste de gestion, constate l’ISQ.

(Illustration : Stéphanie Aubin)

* * *

Pour en finir avec la fessée

Depuis la fin de 2018, l’Assemblée nationale française étudie un projet de loi visant à interdire les violences dites « éducatives », soit l’usage de la correction physique sur un enfant, y compris la fessée. À titre « personnel », la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, se dit favorable au projet, qui poursuit un objectif pédagogique et ne prévoit donc pas de sanction pénale. En 2015, le Conseil de l’Europe — l’organisme européen de défense des droits de l’homme — avait critiqué le droit français du fait qu’il « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels ».

Plus près de nous, le Sénat canadien se penche aussi sur le projet de loi S-206, visant à abroger l’article 43 du Code criminel, qui stipule que tout instituteur ou parent « est fondé à employer la force pour corriger un élève ou un enfant, […] pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances ». Il est à noter qu’en 1994 le Québec a retiré toute mention du « droit de correction » de son Code civil.

Dans le monde, 54 États interdisent déjà la fessée et autres punitions corporelles à la maison, indique l’Initiative mondiale pour mettre fin à tous les châtiments corporels des enfants, une ONG londonienne. En 1979, la Suède a été le premier pays à légiférer en cette matière, suivie depuis par une majorité de pays européens et bon nombre d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.

Malgré ces avancées, seulement 10 % des enfants dans le monde sont pleinement protégés par la loi contre tout châtiment corporel, affirme l’ONG.

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6 commentaires
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Désolée de vous contredire…mais sur mes 3 fils… les 2 qui ont un emploi en construction ( donc un diplome professionnel) gagnent BEAUCOUP plus que l’autre qui a un certificat en toxicomanie et un BAC en enseignement de l’éducation physique… Faut dire que la profession de professeur n’est pas tellement valorisée et rémunérée au Québec … même si ce sont eux qui forment les générations à venir!

Et j’imagine que les tapes sur la main, tout comme serrer un bras, vont être considérées comme abusives de la part des parents… Et mordre un enfant qui mord, pour lui montrer ce que cela fait, sera passible de prison.
La prochaine loi sera contre les parents qui enlèvent l’accès au cellulaire ou à l’ordinateur à leur enfant? Ce sera considéré comme de la violence psychologique…

L’article 43 du Code criminel me semblait suffisant: il est stipulé « que tout instituteur ou parent « est fondé à employer la force pour corriger un élève ou un enfant, […] pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances ». Ceux qui veulent abroger cela n’ont probablement pas eu beaucoup d’enfants, et certainement pas des garçons chahuteurs. Pour que l’enfant comprenne, il faut parfois réagir avec une punition corporelle suffisante (mais pas abusive).

Ma mère a eu six enfants, et a été enseignante au primaire toute sa vie; elle à toujours été formellement contre toute forme de correction physique, qui selon elle font plus de tort que de bien.

L’université, c’est payant … pourvu d’être à la bonne position. À lire :

« Lorsque les économistes définissent le capital humain de manière large, comme par exemple l’accumulation d’investissements dans les gens, c’est trop vague pour pouvoir donner lieu à quelque chose de mesurable. Ils finissent généralement par en revenir au nombre d’années d’éducation. Et là, on trouve un lien avec les rémunérations des salariés, statistiquement fort. Mais est-ce le lien le plus important ou d’autres variables ont-elles un lien plus fort ? […]

En fait, l’auteur [Blair Fix] suggère à partir de la synthèse de six études réalisées dans de grandes entreprises situées aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, au Portugal et au Royaume-Uni, que le rang hiérarchique dans une entreprise – défini simplement comme le nombre de personnes sous les ordres de quelqu’un – joue un rôle bien plus important que le niveau d’éducation dans la détermination des rémunérations au sein des entreprises. La position sociale explique bien plus que le nombre d’années de formation individuelle. » (Christian Chavaneux, Alternatives-Economiques. La théorie du capital humain, c’est du baratin !)

Au début des années 60, j’étais instituteur primaire (sic) dans une difficile banlieue de Paris. J’ai souvent eu recours à la «vivacité» corporelle et je puis vous assurer que j’ai sauvé – oui sauvé – un bon nombre de gamins (je me souviens même du nom de certains). Les parents à cette époque bénie renouvelaient le châtiment à la maison et étaient totalement de notre bord. Les gamins apprenaient vite à se tenir à carreau. Attention, il était absolument nécessaire que la punition soit juste et immédiate.
Pour tout l’or du monde je ne voudrais plus enseigner à l’école «moderne» et faire face à des parents qui sont tellement paumés que la seule solution qu’il trouvent à leur frustration c’est de blâmer l’autre et en particulier l’instit’!