Blessés, mais toujours appréciés

Le patron des Forces canadiennes tente d’instaurer une réforme afin que les militaires blessés soient affectés à de nouvelles tâches plutôt que chassés de l’armée, comme c’est le cas présentement.

(Photo : Getty Images)

S’il n’en tenait qu’au chef d’état-major des Forces canadiennes, Jonathan Vance, les militaires blessés pendant les missions de combat ou lors d’un entraînement ne seraient plus expulsés de l’armée, comme le veut la règle. En moyenne, 1 460 militaires ont ainsi été chassés de l’armée chaque année depuis 2012.

En ce moment, l’armée exige que tous les militaires puissent être déployés au combat en tout temps. Or, si cette règle n’est pas modifiée, « nous ne serons pas capables d’attirer les meilleurs talents », dit Jonathan Vance. Selon lui, les militaires blessés ou qui souffrent de troubles psychologiques pourraient être affectés à de nouvelles tâches et continuer à faire profiter l’armée de leurs talents. Cette possibilité pourrait être évaluée au cas par cas, en s’assurant que l’armée dispose toujours d’une capacité de déploiement suffisante.

Le patron des Forces canadiennes estime également qu’il aurait plus de facilité à recruter des spécialistes dans leur domaine, notamment pour contrer les cybermenaces, si cela ne venait pas avec l’obligation d’être apte au déploiement en tout temps.

Cette réforme, encore au stade de réflexion préliminaire, pourrait mettre des années avant d’être mise en œuvre.

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Enfin il est temps que le Canada se réveille en la matière. Nombreux de ceux-ci aimeraient retourner aux études et continuer à travailler au sein des Forces Armées.

Le gouvernement préfère les « tasser » pour reprendre une expression de ceux-ci, pour leur faire vivre et leur famille, une sentence à vie d’individu qui ne sont plus à la hauteur.

Ce processus ne fait que causer que des préjudices supplémentaires, surtout de niveau psychologique à des individus qui en ont déjà beaucoup à porter sur leurs épaules pour finir par être rejeté comme s’ils étaient des déchets.

Au-delà de l’aspect psychologique, il y a l’aspect physique qui y gagnerait et l’aspect économique où les millions dépensés pour les soutenir comme s’ils étaient des légumes à pourvoir de façon équitable leur personne et famille.

Pour le gouvernement c’est l’échange de 4 x 25 sous pour un dollar, pour le militaire c’est de lui remettre ce dont il a besoin et ce qu’il mérite.