Aider le Québec, une assiette à la fois

La Tablée des Chefs fait la preuve qu’une bonne idée en temps normal peut se transformer en idée de génie en pleine pandémie. 

Illustration : Sébastien Thibault

Présenté parLogo partenaire

L’histoire qui suit est celle d’un lauréat de la deuxième édition des Prix de l’impact social, qui récompensent des entreprises et des organismes québécois qui travaillent de façon méthodique à changer le monde. L’organisme La Tablée des chefs a reçu le prix dans la catégorie Innovation dans les capacités d’impact. Pour lire tous les récits inspirants, c’est ici.

Enseigner la cuisine aux jeunes du Québec — et par ricochet l’autonomie alimentaire —, lutter contre le gaspillage alimentaire et nourrir les personnes dans le besoin. Grosse commande, direz-vous. C’est pourtant ce qu’accomplissent au quotidien depuis presque 20 ans Jean-François Archambault et ses équipes de La Tablée des Chefs, avec l’aide de partenaires comme la Fondation Marcelle et Jean Coutu, la SAQ, Saputo et la Banque Nationale, entre autres.

Avec ses camps culinaires estivaux destinés aux jeunes de 10 à 15 ans, son programme de récupération de surplus d’aliments et ses brigades culinaires qui font le tour des écoles, La Tablée des Chefs méritait déjà la reconnaissance du jury des Prix de l’impact social.

Puis est arrivée la pandémie, et La Tablée en a ajouté dans le panier.

À la mi-mars, Jean-François Archambault lance un défi fou à ses équipes : mobiliser les chefs québécois en vue de préparer 800 000 repas pour les banques alimentaires du Québec, afin de soutenir les personnes dans le besoin pendant la crise. Un projet fou parce qu’il fallait des chefs et leurs brigades, mais aussi des cuisines, du matériel et des aliments. « C’est là que tu commences à appeler tous tes contacts », explique l’entrepreneur de 44 ans.

L’initiative, baptisée Les Cuisines Solidaires, est même victime de son succès : le formulaire destiné aux établissements désireux d’ouvrir leurs cuisines doit être retiré au bout de deux jours ! « Un chef, ça a besoin de cuisiner ! C’était impressionnant, tous les restaurants voulaient se rendre utiles », raconte Jean-François Archambault, citant la participation des hôtels de luxe Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal et Fairmont Le Château Frontenac à Québec, des restaurants du Centre Bell et des Taverne 1909. D’autres ont donné leurs produits et, partout au Québec, des producteurs ont fourni les aliments nécessaires à cette grande aventure culinaire. 

Grâce au soutien de partenaires financiers comme Québecor, IGA et Centraide, l’organisme peut soutenir les restaurateurs et les employés qui participent aux Cuisines Solidaires en leur versant un dollar par portion concoctée. À ce jour, deux millions de repas ont été préparés par plus de 150 cuisiniers !

« Les gens du milieu de la restauration nous ont tout de suite fait confiance pour Les Cuisines Solidaires parce qu’ils nous connaissent bien, ils savent qu’on maîtrise notre sujet. Sur tous les plans, j’ai vu les gens donner le meilleur d’eux-mêmes », résume Jean-François Archambault.

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