Quelle place pour nos aînés dans le Québec d’après ?

Comme d’autres crises d’envergure — et on qualifie l’actuelle de plus grave depuis la Deuxième Guerre —, la pandémie de COVID-19 révèle les meilleures et les pires facettes de notre civilisation.

Photo : Elien Dumon / Unsplash

Jusqu’à présent, le beau et le génie l’emportent encore sur la laideur et la stupidité. On l’a vu dans les appuis du public aux soignants, dans l’accélération de la recherche scientifique, dans la mise en ligne gratuite de milliers d’œuvres artistiques, dans les textes inspirants qui font le tour du monde, dans l’incroyable explosion d’humour covidien qui déride le confinement, dans ces apéros et ces retrouvailles électroniques, dans l’affluence des offres de bénévolat, dans ces espoirs d’un monde meilleur que la crise fait naître, ou renaître.

La laideur existe aussi, bien sûr. Chez ceux qui cherchent à profiter de la crise pour faire avancer leurs intérêts économiques ou politiques étroits. Chez ceux qui plaident ouvertement (ou en coulisses) pour un retour rapide au business as usual. Chez ceux qui sont incapables de renoncer à une part de leur liberté pour protéger la vie d’autrui. La vie des vieux, surtout.

Parce que ce sont eux qui sont à risque. Pas uniquement, bien sûr : les médias ont fait grand cas des victimes plus jeunes, et si le réseau de la santé est submergé par la crise, ce sont les patients de tous les âges qui souffriront. Reste que les aînés sont particulièrement vulnérables à cette maladie. Il y a 15 jours, la COVID-19 a même été surnommée « boomer remover » (éliminateur de boomers) dans une série de mèmes sur les médias sociaux.

Les ravages les plus dramatiques surviennent quand le virus fait irruption dans les résidences de personnes âgées. La maladie semble alors se répandre comme une traînée de poudre, laissant de nombreuses victimes dans son sillage. C’est le triste scénario qu’on a vu à Seattle. En Colombie-Britannique. Et qui se répète au Québec, de façon particulièrement aiguë.

Pour protéger les aînés, la direction de la santé publique a rapidement limité ou interdit les visites dans les résidences pour personnes âgées, peu après l’éclosion des premiers cas de COVID-19 au Québec. C’était une décision logique, que je ne remets aucunement en question. Mais le résultat est que des milliers de personnes âgées sont désormais privées de visites (pour celles qui en avaient), alors même qu’elles traversent une période hautement anxiogène. Les familles s’inquiètent à distance et n’arrivent pas toujours à communiquer avec ces parents et grands-parents qui ne maîtrisent pas FaceTime, Zoom et WhatsApp. Celles et ceux qui tomberont malades vivront probablement ces moments, parfois leurs derniers, dans la solitude.

Les résidences pour personnes âgées existent un peu partout sur la planète. Certains résidants y sont heureux, d’autres moins. Ces établissements proposent une solution en apparence optimale aux enjeux liés au vieillissement : on décharge les familles en créant des grands centres spécialisés de soins et d’hébergement des personnes âgées. Tout le monde peut ainsi continuer à fonctionner normalement, et les aînés ne manquent de rien.

Sauf de compagnie. Et de proximité quotidienne et familière avec leurs enfants et leurs petits-enfants, ou avec leurs amis et leur parenté plus éloignée. Les vieux se retrouvent tous ensemble dans de grands bâtiments bien équipés, mais ils sont seuls. Avec la télé, souvent.

À ce chapitre, faut-il le rappeler, le Québec est premier au Canada, et de loin. C’est ici que la proportion de personnes âgées en résidence est la plus forte au pays. Le Québec arrive également en tête pour plusieurs indicateurs de solitude et d’isolement, y compris le nombre de morts non réclamés. (À ce sujet, la journaliste Noémi Mercier avait fait un reportage remarquable, qui mérite d’être relu et médité.)

Cette triste situation semble être la faute de tout le monde et de personne. On ne peut pas l’imputer au gouvernement actuel ni aux précédents. Le système s’est construit comme ça et la norme s’est imposée. Je ne cherche pas à culpabiliser qui que ce soit. Divers facteurs familiaux, personnels, démographiques, économiques et culturels expliquent le remplacement du modèle traditionnel, où les aînés étaient hébergés par leurs familles, par le modèle moderne, où ils se retrouvent en résidence. Les gens vivent plus vieux. Les deux conjoints travaillent. Les couples se séparent. Les familles déménagent, pour des raisons professionnelles ou autres. Les personnes malades auront toujours besoin de soins hospitaliers. Certains aînés font le choix de leur résidence et sont ravis de leur décision. Et le modèle traditionnel n’était pas parfait non plus.

Reste que les réseaux familiaux d’antan se sont étiolés, et qu’aujourd’hui chacun se retrouve plus libre et autonome, mais dans une sphère plus petite, parfois déserte. Le chroniqueur américain David Brooks a récemment publié un essai important sur l’« erreur » de la famille nucléaire aux États-Unis. En 2018, l’Angleterre a créé un poste de ministre de la Solitude. Le Québec n’est pas seul à affronter le fléau de l’isolement et du vieillissement.

Je ne sais pas quel mode de vie les experts en santé publique considèrent comme plus sécuritaire pour les personnes âgées. Risquent-elles plus de tomber malades si elles sont en résidence, en appartement (seules ou avec d’autres) ou si elles ont un arrangement multigénérationnel avec leur famille ? Aucune idée. Certains scénarios semblent toutefois moins propices à la solitude.

Quand la pandémie sera terminée et que le Québec s’attellera à sa reconstruction sociale et économique, il faudra dresser une liste des chantiers prioritaires. On voudra bien sûr (re)créer des emplois et redémarrer les entreprises paralysées. Espérons qu’on mettra les enjeux sociaux et environnementaux au cœur d’une relance durable. Espérons aussi que, parmi les propositions de réformes qui seront étudiées, on s’attardera aux besoins des aînés, en particulier dans une perspective de lutte contre l’isolement. Différentes choses — certaines simples, d’autres plus complexes — pourraient être faites pour favoriser davantage les arrangements multigénérationnels et d’autres formes de cohabitation à échelle humaine. Le gouvernement aura son rôle à jouer, mais la question dépasse son seul pouvoir d’action.

Si, pour paraphraser Gandhi, on peut juger de la grandeur et du progrès moral d’une nation par la manière dont elle traite les plus vulnérables, le temps sera peut-être venu, dans quelques mois, de procéder à un examen de conscience collectif.

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« La laideur existe aussi, bien sûr. … Chez ceux qui plaident ouvertement (ou en coulisses) pour un retour rapide au business as usual. »
Est-ce que vous êtes conscient que l’économie ce n’est pas qu’une affaire de gros sous. L’économie c’est ce qui permet à M. et Mme tout le monde vivre. Actuellement aux U.S.A. il y a 6,000,000 de demandes d’assurance emplois à cause du COVID-19 et les banques alimentaires sont débordées. On dit que c’est pire que la crise de 1929. C’est aussi ça l’écomomie.

Bonjour Jacques. Oui, je comprends ce qu’est l’économie. Par contre, je pense aussi qu’on peut imaginer une économie durable, qui crée des emplois et qui permet aux gens de vivre décemment, dans le respect des limites sociales et environnementales. Le « business as usual » n’est pas la seule option.

@ Jacques,

Vous n’êtes pas « à jour », les demandes d’assurance emploi aux USA dépassent les 10 millions et personne ne sait quand la croissance des demandes va encore s’arrêter. J’ai une petite question pour vous : est-ce que c’est vous qui allez payer les chômeurs ?

Dans une économie capitaliste bien faite, il est d’usage de mutualiser les pertes pour ainsi mieux magnifier les profits. Vouloir renoncer à indemniser les chômeurs serait une regrettable erreur que ne saurait même faire le président Trump. Une pareille chose pourrait ouvrir la porte à cet ineffable socialiste qu’est Bernie Sanders.

— J’espère que vous n’y songez pas !

La solitude n’est pas seulement un fait objectif, mais aussi un sentiment subjectif découlant d’un sentiment de vide intérieur et d’une coupure de relation authentique. Certains se sentent seuls même s’ils sont entourés de centaines de personnes. Se brancher sur son intériorité et celle des autres ne semble pas être une habileté donné à tous.

La question est beaucoup plus complexe. Contrairement à ce que prétend le triumvirat Arruda-Legault-McCann, on ne peut pas mettre tous les aînés dans le même panier du 70 ans et plus. Les autres provinces et les autres pays n’ont pas fait ça et le Québec se distingue à cet égard.

Les aînés en résidence se divisent en 3 catégories, autonomes, semi-autonomes et non-autonomes, ces derniers en CHSLD. Les autres sont dans des résidences autonomes (peu de services, appartements équipés de cuisine etc.) ou semi-autonomes (beaucoup de services, repas fournis, surveillance constante etc.) mais TOUTES les résidences sont en confinement. Certaines résidences poussent l’isolement jusqu’à priver les résidents de contacts entre eux et ils doivent manger dans leurs chambres. Les conséquences de cet isolement des aînés sont sévères et il faudra évaluer si elles sont justifiées en comparaison des risques que continuent de courir ces aînés car il n’y a pas de doute que l’infection peut s’y trouver, le personnel devant évidemment retourner chez eux après leurs quarts de travail – on est quand même pas pour les confiner eux-aussi !

Les autres aînés sont chez eux mais les autorités québécoises les ont stigmatisés au point où malgré qu’ils ne soient ni infectés ni malades, ils ne peuvent souvent même pas faire leur épicerie car on les bloque à l’entrée s’ils ont 70 ans ou plus. Ça c’est sans parler des insultes que les jeunes leur crient quand ils en voient un qui ose sortir de sa maison (mon épouse de 70 ans s’est fait crier après alors qu’elle prenait une marche sur notre rue). Les mèmes sur les Boomer sont le résultat d’un ostracisme encouragé par l’état et qui aura aussi des répercussions importantes, même après que la pandémie sera chose du passé.

C’est vrai aussi que certains aînés ne se sont pas aidés au retour de voyage, en particulier les Snowbirds, mais là encore, le gouvernement a failli à son rôle de protéger la communauté en n’établissant pas de lieux sécurisés pour leur quarantaine – on leur a tout simplement dit de se mettre en quarantaine pour 14 jours, sans plus. On a mis les premiers voyageurs en quarantaine sur une base militaire près d’Ottawa, donc on savait que c’était la chose à faire, mais par après, on a virtuellement rien fait pour s’assurer que les voyageurs se mettaient effectivement en quarantaine. Ce sont ces gens que le gouvernement aurait dû cibler mais il a choisi de ne rien faire sauf stigmatiser tous les gens âgés de 70 ans ou plus.

Aujourd’hui, on agit en moutons de Panurge et on encense les autorités parce qu’on a peur et qu’ils nous font peur, à tort ou à raison. Mais il faudra aussi constater que nous, en tant que société, n’étions pas prêts à faire face à cette pandémie tout à fait prévisible. On a choisi de couper dans la santé pour réduire le fardeau fiscal des contribuables. Alors, maintenant on passe au « cash » avec notre santé et les travailleurs de la santé doivent, eux, essayer de nous soigner sans avoir les équipements nécessaires. Ça s’appelle se faire prendre les culottes à terre et c’est inexcusable.

Votre réflexion est juste et bien documentée.
Il faudra aussi se poser la question de la grande vulnérabilité des personnes hébergées. Elle ne découle peut-être pas seulement de leur âge et leur état de santé, mais aussi du milieu de vie protégé dans lequel ils vivent. La sécurité de ces milieux de vie, souvent plaidée, est mise à mal dans le contexte et fera partie des défis à relever au sortir de la crise.

Suite aux directives du gouvernement, la résidence (située à Varennes) du beau-père de ma fille (nous l’appellerons André) a évicté tous les résidents de leur chambre individuelle du rez-de-chaussé et les ont transférés sur un autre étage en les mettant deux par chambre. Leurs effets n’ont par contre pas suivis ! André a subi un AVC il y a 10 ans et est paralysé sur tout un côté de son corps, son seul désennui est son ordinateur, le personnel l’a laissé dans son ancienne chambre et ne prévoie pas de le lui amener. Cela fait une semaine qu’il est transféré et déjà il dit qu’il veut juste mourir au plus vite pour que cette vie sans intérêt finisse. Quelques fois les consignes gouvernementales sont appliquées sans tenir compte du bien-être des résidents! Oui, il faut les protéger mais pour l’instant ils vivent comme s’ils étaient en prison et au trou ! Il n’y a pas de cas de Covid 19 à cette résidence et les résidents sont quand même assignés à leur chambre (Ce ne sont pas des logements) sans possibilité d’en sortir et sans rien pour les divertir! Leur moral est au plus bas! C’est d’une tristesse sans nom.

@ Mme Carmen Groulx :

Vous avez tout à fait raison. J’habite en résidence pour personnes âgées à Montréal et on nous interdit également de sortir de notre appartement en dépit du fait qu’il n’y ait aucun cas déclaré et que toute visite extérieure sans exception est proscrite depuis la mi-mars. Absolument abusif !

Je me contenterai de ne relever qu’une seule phrase du texte de monsieur Lussier, elle résume parfaitement la situation : « Le système s’est construit comme ça et la norme s’est imposée ».

S’il nous fallait transporter ce débat dans un domaine comme celui de la psychanalyse, ce qui probablement susciterait notre intérêt, c’est le « ça » ; le « ça » pourrait se traduite dans le langage courant par : « c’est pas moi ! », « j’sais pas qui c’est ! », « j’suis pas responsable ! », « pas dans ma cours »…. Tout ça c’est ça !

À ma connaissance, un système quel qu’il soit, ne se construit pas spontanément, les normes adoptées sont écrites par des personnes en charges.

Je ne critique pas monsieur Lussier, il met le doigt sur une vérité de souffrance, celle de nos ainés. Je ne critique pas le Québec pour s’être engagé à l’instar d’autres communautés sur une voie qui leur semblait conforme à certains paradigmes qui se sont développés au fur et à mesure au passage des années soixante (en proportion d’impératifs technocratiques : emploi, formation, démographie, croissance du PIB, etc.).

Ce que je relève, c’est que nous sommes pris avec un système, qu’il y a des coûts afférents à tous systèmes, que plus le temps passe et plus les coûts sont élevés. La question est assez élémentaire pourtant : Qui devra payer et comment ? Quelles coupures accessoirement (les Québécois n’aiment pas l’austérité) ?

Étant donné que je suis plus favorable à des environnements favorisant la mixité sociale, il va sans dire que je suis en faveur de la mixité intergénérationnelle comme le propose incidemment Jérôme Lussier lorsqu’il parle : d’ « arrangements multigénérationnels et d’autres formes de cohabitation à échelle humaine ».

Mais… objectivement (mon horizon est peut-être bouché), je conçois mal comment ce système « fait comme ça » pourra avant longtemps répondre de façon congruente à cette belle idée du « vivre ensemble », promue dans d’autres circonstances dans le Rapport Bouchard-Taylor.

Nous aurions pu commencer à mettre ce chantier en branle voici près de 13 ans. Or depuis, qu’est-ce qui fut fait ? Je ne saurais comprendre de quelle façon « ça » pourrait se faire au lendemain d’une catastrophe qui ne fait à peine que commencer.

Il faudra encore du sang, de la sueur et des larmes avant que les choses ne bougent d’un iota et pendant ce temps, nous serons finalement parvenus à nos fins : sacrifier sur l’autel du progrès, toute une génération (devenue inutile) pour ainsi mieux enchaîner les générations suivantes.

Consultez, pour de plus amples informations le Livre VII de : La République de Platon.

Juste une précision : les baby-boomers sont les personnes nées entre 1946 et 1966. Les plus vieux d’entre eux ont donc 74 ans et les plus jeunes, 56 ans. Or, ce sont les 80 ans et plus qui meurent de la Covid-19, pas tant les 56-74. Pas vraiment donc un éliminateur de baby-boomers que ce coronavirus, plutôt de la génération d’avant.

Voilà quelqu’un d’éveillé! C’est pourtant facile à compter… Et pourtant on nous traîne ces chiffres depuis des années, les boomers ne sont pas la clientèle des résidences privées, pour la grande majorité et encore moins des CHSLD, sauf pour de rares exceptions ayant des incapacités importantes. Dans toutes cette saga de pandémie, bien qu’il y ait des actes très pertinents mis de l’avant par les gouvernements, surtout celui du Québec, on en a pris d’autres beaucoup moins pertinents et réfléchis et les prochains le seront de moins en moins, à partir des amendes salées proposées par ce dernier.
Attention, on tend souvent à exagérer à vouloir trop bien faire! Et les journalistes sont souvent ceux qui, n’ayant aucune connaissance dans les domaines concernés attisent le plus la mise en place de ces excès.
Respirons par le nez, prenons notre gaz égal et évitons les débordements qui sont souvent pire que le problème lui-même… Parti comme cela, non seulement nous aurons à en payer le prix financièrement pendant des années, mais plusieurs personnes paieront de leur santé mentale tous ces excès!

Voici un peu de précision: Les personnes au Québec qui ont plus de 74 ans ne sont pas dans le groupe d’âge des baby boomer.
Les parents des baby-boomers sont nés entre 1919 à 1940.
Les parents des baby boomers ont donc entre 80 et 101 ans en 2020.
Les baby-boomers sont nés entre 1946 à 1965. Les babyboomers ont entre 55 ans et 74 ans en 2020.
Le baby-boom au Canada s’est donc étalé sur une période de 20 ans, entre 1946 et 1965. Pendant cette période, plus de 8,2 millions de bébés sont nés.

Au moins y aura-t-il eu hier cette sage*, humaine** et sensée décision du gouvernement de laisser loisible aux familles le désirant de « rapatrier » chez elles un.e proche.

Il y a risque ? Oui, risque. Risque ‘seulement’. Alors qu’en en laissant vieillir se… mourant d’esseulement, injustifiablement, là peut-on être sûr.e.s d’avoir mal agi ou d’avoir omis d’agir bienveillamment.** ÇA n’est pas risque. C’est certitude.

Telle avisée décision mérite d’autant plus d’être soulignée que le Québec n’a guère réputation d’être bien disposé à l’endroit de ses aîné.e.s, seul.e.s, «décroché.e.s», «retiré.e.s», «placé.e.s», délaissé.e.s ou oublié.e.s. C’y serait pire qu’où que ce soit ailleurs au pays (comme bien démontré en ce reportage [‘Mourir seul’] auquel vous référez).

Il y a quelques années, on aurait collectivement choisi d’améliorer les soins pour personnes en fin de vie désirant pouvoir, sereinement ou dignement, dire adieu à celle-ci, n’est-ce pas? Reste maintenant à améliorer, et ce significativement, l’environnement (matériel, physique, socio-familial ou socio-affectif et humain) de personnes âgées, souhaitant, elles, non pas qu’une vie rendue insupportable et irrémédiablement telle ‘finisse’, mais bien que celle encore leur en ce moment et qu’elles souhaitent, encore, …vivre, le demeure – vivante, vivable, viable, voire agréable, si possible, jusqu’à la fin.

* En la sagesse, il y a coeur. L’être humain censé avoir été le plus sage de tous les temps…, en effet, aurait été doté, pour discernement optimal, d’un « coeur intelligent ».
** L’un des plus grands génies humains de tous les temps, dont on fête cette année le 250e anniversaire de naissance, a dit que l’unique marque de supériorité humaine serait la bonté…

Référence du jour ?
https://www.journaldequebec.com/2020/04/04/mourir-seul