Apprendre à dire non

De nombreuses personnes ont tendance à dire oui pour la simple et bonne raison que répondre l’inverse les rendrait encore plus mal à l’aise.

« Pouvez-vous me prêter votre téléphone ? » « Avez-vous un peu d’argent à me donner ? » « Peux-tu me faire une faveur ?» « S’il vous plaît, signez ici cette pétition contre Barack “Adolf” Obama. »

Non. Non ? Non… Non !

Pas facile de dire non, mais il le faut, parfois. Cependant, ce mot a tendance à mettre ceux qui le prononce dans l’embarras. Qu’importe, il est nécessaire afin de fixer des limites, explique le Wall Street Journal.

De nombreuses personnes vont avoir tendance à dire oui pour la simple et bonne raison que répondre l’inverse les rendrait encore plus mal à l’aise. Mais, même lorsque les gens disent non, ils ne sont pas tirés d’affaires, puisqu’ils deviennent plus susceptibles de répondre oui aux demandes subséquentes.

« Ils se sentent tellement coupables qu’ils estiment devoir sauver la relation », note Vanessa Bohns, professeur adjoint de sciences de gestion de l’Université de Waterloo, en Ontario.

Dire non déclenche une crainte que l’autre personne, déçue, ne nous voie plus de la même manière. Malheureusement, cela arrive, car « non » est la manifestation d’un rejet, et la recherche en neurosciences a montré que les souvenirs négatifs sont plus forts que les souvenirs positifs – afin de se protéger, on retient davantage ce qui nous blesse afin d’éviter que cela se reproduise.

Cependant, les psychologues affirment que la plupart des gens ne prennent pas le « non » aussi négativement que ce que l’on pense. Notre penchant pour la sévérité nous pousse à croire que les autres nous jugeront plus durement qu’ils ne le font en réalité.

« Selon toute vraisemblance, les conséquences du « non » sont bien pires dans nos têtes qu’elles ne le sont vraiment », indique le Dr. Bohns.

Il faut donc apprendre à dire non.

« Je ne peux protéger mon agenda, mes priorités et mon travail que si j’ai la capacité de parfois dire non. Autrement, je ne fais que satisfaire l’emploi du temps des autres », explique Judith Sills, psychologue à Philadelphie.

Selon le Dr Bohns, le meilleur moyen de refuser une demande et de s’assurer que le message soit entendu est d’adopter un ton de voix apaisant. Pour soulager la culpabilité et la gêne ressentie, blâmer des circonstances externes peut s’avérer utile, tout comme le fait d’avoir toujours prête une version de « Je vais vous revenir à ce sujet ».

Réfléchir avant de donner une réponse polie est sensé, pourvu que celle-ci ne soit pas : « Peut-être la prochaine fois ?»

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OHHHHHHH Bonjour la subtilité !!!! Un article pour nous apprendre à dire NON sans se sentir fautif…. justement à ce moment-ci, le 12 mars en campagne électoral !!!!

C’est qui le messager aide-soignant ? Vincent Destouches… En plus, c’est le WALL STREET JOURNAL, la source… donc ça doit être du sérieux….

Moi, cela me touche qu’on s’occupe de moi comme cela…

Moi aussi ,j’aurais aimé devenir un bon jounaliste. C’est important de bien informer les citoyens.