Après ISO 2000, ISO-Actif !

Les écoles ont leur norme ISO ! Il y a sept ans, l’Association régionale du sport étudiant de Québec et de Chaudière-Appalaches a lancé la certification ISO-Actif, destinée aux écoles primaires et secondaires faisant la promotion de saines habitudes de vie auprès de leurs élèves. La Fédération québécoise du sport étudiant (FQSE) a étendu ce projet-pilote à l’ensemble de la province en 2004.


Photo: Martin Laprise

Sur les quelque 600 écoles secondaires du Québec, 189 ont participé à ISO-Actif en 2007-2008. Ces établissements sont indiqués dans les fiches du Bulletin de l’Institut économique de Montréal (IEDM) — mais la certification n’a pas été prise en compte dans le calcul de la note finale. « Cette information donne une meilleure vue d’ensemble aux parents, dit Mathieu Laberge, économiste à l’IEDM. Ils pourront poser davantage de questions à la direction. »

Pour obtenir la norme ISO-Actif, les écoles ont dû remplir un questionnaire mesurant trois critères : la pratique du sport (ex. : nombre d’heures d’éducation physique, option sportive, activités interscolaires, etc.), la promotion d’une alimentation saine (ex. : cafétéria sans malbouffe) et la lutte contre le tabagisme (ex. : programmes de prévention). Selon leur résultat, la FQSE leur a accordé la certification excellence, or, argent, bronze ou participation (le Bulletin n’indique pas le type de certification).

Difficile d’évaluer les effets d’un tel programme. ISO-Actif ou pas, plus le taux de participation aux activités parascolaires est élevé dans une école, plus le taux de persévérance scolaire des élèves l’est aussi, selon François Trudeau, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Trois-Rivières. « Ces activités créent un sentiment d’appartenance envers l’école, dit-il. Les jeunes sont plus motivés à y aller. »