Au secours ! Les policiers de la langue débarquent !

Dans les médias anglophones, beaucoup de personnes semblent inquiètes parce que 69 inspecteurs ont été ajoutés aux 246 déjà à l’emploi de l’Office québécois de la langue française.

Ils représentent maintenant une force de plus de 300 personnes, qui coûte plus de 5 millions de dollars.

Pour beaucoup de francophones, le travail de ces gens sert simplement à protéger le patrimoine francophone et à préserver le visage français de Montréal, en vertu de la Loi 101.

Alors pourquoi est-ce que ça dérange les anglos ?

Pour la plupart des anglophones, la bataille des affiches commerciales des années 1980 a été une période épuisante. Elle a été symbolisée par la «guerre des apostrophes», qui a fait disparaître les apostrophes de nombreuses affiches en anglais, bien connues dans la communauté, comme Ben’s et Eaton’s (des établissements qui sont disparus peu de temps après.)

Mais la loi a aussi frappé de nombreux petits établissements comme le Irv’s Place, un restaurant-comptoir devenu Place Irv.

Ce qui a rendu la chose plus difficile à avaler pour beaucoup d’anglos, c’est le fait que les grandes entreprises internationales comme McDonald’s n’ont pas eu à se conformer à la loi. Et ce, malgré le fait que ces grandes chaînes américaines soient la principale cause de l’anglicisation visuelle du Montréal – et de l’anglicisation du monde entier, qui crée une «géographie du nulle part» où toutes les villes commencent à se ressembler.

Personnellement, j’aime que Montréal ait un visage français. Ça lui donne un certain je-ne-sais-quoi qui la distingue du reste du continent.

Par le passé, je suis même entré dans certains magasins affichant des noms anglais pour  essayer de convaincre gentiment les propriétaires d’ajouter du français (comme si j’étais l’inspecteur anglo de la langue française).

Mais les longues batailles linguistiques au Québec ont fini par créer des tensions entre les anglos et ces inspecteurs de la langue.

Alors que de nombreux anglophones ont volontairement appris le français, la guerre de l’affichage a été vue comme quelque chose qui leur était imposé par une bureaucratie rigide.

Ces inspecteurs ont également donné naissance à un humour noir dans la communauté anglophone.

Ils ont été présentés dans les médias comme les language cops ou les tongue troopers qui voulaient faire disparaître les apostrophes emprisonnées dans des goulags linguistiques, quelque part au Québec.

«Qui va parler pour elles ? Qui va sauver les apostrophes ?», raillait-on.

Par la suite, la plupart des anglos se sont lassés de la guerre des apostrophes et se sont adaptés à l’affichage en français. Et la tension a été dissipée.

Mais depuis quelques années,  j’ai l’impression que les affiches en anglais se multiplient de nouveau au centre-ville, avec des noms comme Forever 212, Buns, et d’autres que je ne nommerai pas pour éviter à ces magasins une visite soudaine des language cops.

Mais qui est responsable ? Les gens qui permettent leur implantation forme un groupe hétérogène : anglophones, allophones et même francophones, tous à la recherche de noms pouvant les faire paraître cool. Des noms comme KissKitchen, Le Club de Fitness ou Le Café Coffeeshop.

C’est un phénomène que vous retrouvez partout le monde, que ce soit en Inde, en Russie, ou même à Paris.

Maintenant, la brigade des inspecteurs de la langue est en expansion et sera probablement sévère à nouveau. Je peux vivre avec ça, mais j’espère que les inspecteurs seront raisonnables et humains dans leur  application des règles pour éviter de raviver des tensions linguistiques.

Franchement, il y a quelque chose d’ennuyeux dans le fait de voir la loi appliquée à des petits commerces, mais pas aux gros, qui demeurent protégés.

Alors, voici ma suggestion.

Si nous nous apprêtons vraiment à reprendre le combat contre les affiches en anglais, nous devrions le faire de façon équitable.

Le gouvernement doit se doter d’un camion rempli de mots comme «chez», «café» et «magasin» et les livrer aux grandes chaînes aussi.  Et je suis même prêt à aller plus loin.

Je me réjouirais de voir Future Shop devenir «Le Magasin du Futur», Burger King se transformer en «Roi du Hamburger», Subway en «Métro», alors que Costco pourrait s’appeler «Coût-Co».

Si nous effectuons ces changements, je vais personnellement mettre le «é» dans «Étoilebucks» ou, au moins, le mot «café» sur l’enseigne de «Café Dunkin Donuts».

***

Ceci est mon dernier billet de blogue pour L’actualité, édition «Spécial anglo». J’ai beaucoup apprécié vos lettres et vos commentaires qui m’ont fait réfléchir (et j’espère que j’ai pu aussi vous faire réfléchir).

Pour cette raison, j’ai décidé de poursuivre ma collaboration avec L’actualité, ici même, mais plutôt une fois par mois. Je continuerai de tenter de donner aux francophones un aperçu de l’intérieur du cerveau mystérieux d’un anglo.

Alors, ce n’est pas adieu, mais un see you soon.

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«Personnellement, j’aime que Montréal ait un visage français (…) Mais les longues batailles linguistiques au Québec ont fini par créer des tensions entre les anglos et ces inspecteurs de la langue»

Vous me faites penser à ceux qui disent: «Moi, je ne suis pas raciste, MAIS….

Quand René (c’est comme ça que mes amis Anglos appellent le plus grand Québécois du 20e siècle) a voté la Loi 101 en 1977, il a dit que c’était humiliant pour une majorité de devoir imposer sa langue à la minorité. Trente-cinq plus tard, c’est toujours vrai.

Au pays de Maria, rien n’a changé. Rien ne changera jamais (si vous ne comprenez pas la référence littéraire,demandez à votre ami Johnson. Y’é callé en littérature le Pitbill!)

Je suis de votre avis. Une règle qui ne devrait pas souffrir d’exception ne doit pas en souffrir. Donc, appliquons les mêmes règles aux grosse compagnies!

See ya!

Oh Josh don’t go! 🙂
En tant que bilingue je sais bien de quoi vous parler. Les gens oublient souvent de voir les anglos-montréalais comme une communauté de Montréal plutôt que comme un tentacule envahissante venant de Toronto (chose absurde mais qui semble bien encré dans le collectif francophone). Pour les anglophones, ils ont gardé cette image de l’agent zellé de l’OQLF qui viens harceler un vieux cordonnier de quartier ou une famille propriétaire d’un petit resto du coin. Personellement, bien que je n’ai pas vécu ses années, je ressens une certaine nostalgie quand je vois des films montrant Montréal avec ses affichages bilingues. Les apostrophes étaient les mêmes que l’on trouve dans lez vieux « diners » à New York ou Boston. Aujoutd’hui, la présence anglophone dans l’affichage à Montréal ne viens plus du petit restaurateur Italien ou du tailleur Juif mais de sociétés globales ou de commerces qui s’efforcent de paraître cool avec un anglais hyper-globalisé qui existe en France comme au Japon. C’est triste. Je suis d’accord avec l’affichage Français mais je ressentais de l’affection pour les apostrophes, bien plus qu’avec cet anglais hyper-global et générique qui ne veux rien dire. Ça donnait un petit côté New York, Chicago, Boston… (et avec raison car fut un temps Montréal était une grande ville Nord-Américaine) mais avec en plus l’élégante présence Française.

Merci beaucoup monsieur Freed pour vos articles très intéressants. Vous représentez ce type d’anglophone que l’on retrouve de plus en plus au Québec, mais aussi à l’extérieur du Québec. Eh que ça fait du bien de voir que les mentalités ont évolué! Je suis une franco-ontarienne qui vit à Ottawa, mais qui a eu l’occasion de travailler avec des anglophones et des francophones partout à travers le Canada. Quelle richesse! C’était la partie la plus intéressante de mon travail (je suis nouvellement retraitée). Espérons que les anglophones et francophones qui n’ont pas encore eu l’occasion de tisser de tels liens avec « l’autre solitude » conserveront assez d’ouverture d’esprit pour être en mesure de tirer le meilleur de ce que ce nouveau monde a à offrir.

J’aurais dû ajouter que, de mon point de vue, je trouve plutôt bizarre l’approche du gouvernement du Québec par rapport aux policiers de la langue. D’une part, je comprends qu’il fallait faire quelque chose pour redonner au français sa juste place au Québec. D’autre part, je me questionne à savoir s’il était nécessaire de le faire avec une approche aussi négative. Il serait peut-être temps de revoir les politiques du gouvernement en la matière.

J’aime bien vos commentaires. Je suis comme la vieille dame de 83 ans(je crois), je suis poche en anglais. J’aimerais bien l’apprendre mais sa rentre pas. Misère, je me décourage moi-même. Le pire, c’est adolescent, je suis sortie avec une angaise, elle ne voulait parler qu’en français. Elle a appris le français et je suis resté poche en anglais. Vive les anglaises. Très plaisant de vous lire.

@Carole:
« D’une part, je comprends qu’il fallait faire quelque chose pour redonner au français sa juste place au Québec. D’autre part, je me questionne à savoir s’il était nécessaire de le faire avec une approche aussi négative ».

Dans les derniers 10 ans, l’OLF a adopté un profil ultra-bas. Les moyens utilisé pour remplir son mandat fut la cajolerie et les $$$. On offrait du financement aux entreprises anglophones qui acceptaient de franciser un peu leur image. Peut-on être plus positif que cela?

Vous dites qu’il est nécessaire de faire quelque chose, mais moins radical que de faire la chasse aux apostrophes. J’attends vos suggestions.

Rétrospectivement, peut-on dire que les méthodes « diaboliques » du Dr. Laurin ont produits des résultats positifs, tandis que les méthodes du gouvernement Charest nous ont ramené au point de départ?

Le dilemme est de faire quelque chose, tout en ne dérangeant aucunement la communauté anglophone. On aimerait bien que Josh nous explique comment.

@Carole : Cette approche qui semble tant vous mettre mal à l’aise, sachez qu’elle est devenue nécessaire. Les encouragements, les incitstifs, les suggestions, les recommendations… tout ça a été fait, en vain. Naître à Montréal, y vivre jusqu’à sa mort sans jamais maîtriser le français est clairement la preuve qu’on ne se sent pas partie prenante de cette société et qu’on se fiche carrément d’elle. Tentez de vivre exclusivement en français dans les grandes villes État-Uniennes… vous comprendrez vite que c’est impossible. En occident, il n’y a qu’ici au Québec où la minorité a autant de services dans sa langue, a ses médias, ses institutions au point de pouvoir vivre sans jamais apprendre la langue nationale de la majorité.

C’esr fini les approches « fines » Le temps est venu d’utiliser l’approche rigoureuse pour les plus récalcitrants. S’ils ne sont pas contents qu’ils se consolent en se comparant aux francophones d’Ontario ou du Manitoba.

Ça va faire le niaisage!

Merci Josh, vos articles ont été excellent. Ils représentent quelque chose de neuf dans les médias francophones qu’on aurait toujours voulu avoir: Le point de vue des anglos. Une pointe qui perce le mur du silence entre deux solitudes.

On vit un à coté de l’autre. Il y a des interractions et ingégrations à tout les jours à montréal, c’est une réalité concrète. Mais pas dans les médias. Les franco lisent en français et les anglos, en anglais. La réalité montréalaise ne se rend pas jusqu’à québec, capitale nationale, centre des décisions. Ça ne se rend pas non plus à l’extérieur de montréal où cette ville est perçu comme l’avant poste de défense du français. Cette ville est victime de ce que les autres voudraient en faire et manque de cohésion pour s’affirmer fièrement.

Il faut que le vrai montréal s’affirme et se fasse connaître.
Merci

@ Doc:

Votre remarque est un peu condescendante: Je suis sûr que monsieur Freed connaît le roman « Maria Chapdelaine ». Peut-être même l’a-t-il lu, ce qui n’est pas mon cas.

Et vous, Doc, l’avez-vous lu, ce roman ?

Bien content de vous avoir parmi nous de façon plus permanente! Il y a bien des choses à discuter, tous l’ont convenu.

N’oublier pas de nous parler également de vous, anglo-montréalais, et de tous ces autres choses que vous faites quand vous n’êtes pas préoccupé par nos statuts culturo-linguistiques respectifs de majorités minoritaires. C’est bien de parler de nos problèmes, mais on peut parler pour parler aussi.

En fin de semaine, long portrait d’Antonine Maillet à RDI. Parmi les invités, Noah Richler, fils de l’autre. Ben, croyez-le ou pas, le Noah ne parle pas français! Comme son père!

Pas une journée où je ne vois pas à la télé un Anglo ou un Allo qui ne parle pas français.

@Richard Sauvé
Dans mon temps, on lisait Maria en Secondaire 1V

Né à Montréal, et ayant vécu des années durant lesquelles mes amis et amies ont décidé qu’il vaut pas la peine de rester ici, dans une place où nous sommes traités comme les personnes de deuxième classe, je trouve l’annonce de l’engagement de 69 « tongue troopers » ou « language police » dégoutant.

L’anglais est une langue official du Québec, depuis1759, et la loi 101 est discrininatoire. Chacune des Québeçois et Québeçoises doivent être capable de parler les deux langues officiels.

C’est triste, mais il semble que nous (les personnes qui n’ont pas français comme langue maternelle) seront toujours ciblé par les gens qui pensent que « the only good Anglo is one who is leaving Quebec »

Quel pharisaïsme de la part de ces pauvres petits anglos se sentant citoyens de seconde zone alors que ce sont plutôt les francophones qui sont en train rapidement de le redevenir avec le déclin marqué du français à Montréal qui nous fait revenir aux années 1950. Cette ville est encore la deuxième ville francophone au monde après Paris et la seule métropole des Québécois. Pourquoi n’acceptez-vous pas enfin que la langue française puisse y être comme pour l’autre ville, la langue commune d’expression dans le travail et au quotidien? Est-ce que nous nous plaignons d’être traités à Toronto ou dans les autres capitales du ROC comme des « personnes de deuxième classe »? La farce a assez duré.

Je pense que s’il y a de respect des deux bords, nous se tenions bien ensemble!
Je suis d’accord avec le commentaire de Pierre Tremblay – « Cette ville est victime de ce que les autres voudraient en faire et manque de cohésion pour s’affirmer fièrement. »

Quand les Anglos et allos méprisent notre langue et nos lois linguistiques qui ne sont là que pour protèger notre culture noyée dans un bassin de 350,000,000 d’anglophones, je crois qu’il faut remettre, mais hélas à répétition, les pendules à l’heure, parce que nos amis de langue anglaise ne comprennent pas nos objectifs de vie et d’avenir. Ils se croient encore les mnaîtres d’un petit peuple de porteur d’eau.
Tant et aussi longtemps que nous serons méprisés et abusés dans nos droits linguistiques, il faudra encore et toujouyrs rappeler que la majotité de notre société à choisi la langue Française comme langue commune. Maintenant si vous croyez que vous ne pouvez pas vivre dans ces conditions, je vous invite à regarder ailleurs si vous ne pourriez pas trouver un endroit plus agréable pour vous. L’Amérique du Nord offre de belles perspective d’avenir dans la langue de Shakespeare, sans contrainte. Il vous reste à choisir où vous désirez poursuivre votre vie , avec nous ou sans nous.

Excellent article (post !)

Cependant pour aller plus encore : quand tu dis te réjouir de voir Future Shop devenir «Le Magasin du Futur», réjouis toi que Burger King se transforme en «Roi du Hambourgeois»… 🙂

La loi 101 est devenue une loi injuste et discriminatoire en vertue de nos propres lois. Non seulement pour nos anglophones mais aussi pour nos francophones.

Nous remarquons que pour certains francophones radicaux, il est plus facile pour eux de blâmer nos anglosphones pour le manquement, la paresse des autres d’utiliser un dictionnaire.

@Nevetsenrol: Je suis désolé mais la seule langue officielle au Québec est le français depuis 1974 par la loi 22 puis ensuite par la Charte de la langue française en 1977.

Voici quelques références
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/C_11/C11.html:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_la_langue_officielle_%28Qu%C3%A9bec%29

Cela étant dit, je suis bilingue et je ne crois pas que au “the only good Anglo is one who is leaving Quebec”.
Je trouve par contre très désolant de constater que certains anglophones ignorent la réalité francophone et s’entêtent à isoler leurs familles du français.
Je ne demande pas à un francophone de devenir anglophone ni à un anglophone de devenir francophone mais plutôt de s’ouvrir à son entourage.

@Nevetsenrol

Vous dites que l’anglais est la langue officielle du Québec depuis 1759.

Y’a 600,000 Anglos au Québec. Combien avaient des ancêtres au Québec en 1759? Aucun, ou presque.

Y’a combien d’Anglos qui avaient des ancêtres au Québec en 1800? Et de ce nombre, combien?
Y’a combien d’Anglophones qui avait des ancêtres au Québec en 1867? Et de ce nombre, combien?

Le gros des Anglos au Québec sont comme M. Freed. Leurs ancêtres sont ici depuis moins d’un siècle.
Le gros des Anglos sont des Juifs, des Italiens, des Grecs, des Allemands, des Scandinaves, des gens donc qui n’ont pas de droits historiques au Québec.

Espérons qu’avec l’influx de ces nouveaux affectifs l’OQLF saura « éduquer » le nombre effarant de québécois francophones qui affichent dans leur commerces et ailleurs de nombreuses fautes flagrantes et offensantes de français.

Ceux et celles qui connaissent les articles de M. Freed savent qu’il ne passe surtout pas pour un penseur ou un analyste! Il n’est qu’un amuseur publique qui ne peut rallier qui que ce soit à quelque « cause » que ce soit.

Bon billet. Il reste à espérer que ces agents feront preuve de gros bon sens (ce qui manque souvent aux fonctionnaires) et qu’on n’assistera pas à un dérapage. Je suis d’accord avec l’application de la règle à tous, surtout aux multinationales. Enfin, pour mettre de l’huile sur le feu, j’ajoute que, proportionnellement, il y a beaucoup plus de francophones qui parlent anglais que d’anglophones qui parlent français, alors nous avons raison de vouloir protéger notre langue. Surtout quand je constate la « qualité » du français écrit des personnes qui laissent des commentaires…

Excellent billet de mon satiriste montréalais multiculturel préféré.

Monsieur Freed, libérez-nous des bigots !

@Doc : Renier le droit de parole à quelqu’un sous prétexte que ses ailleux ne sont pas ici depuis assez longtemps est du pur racisme. Les autochtones pourraient vous montrer le chemin de l’aéroport PET assez vite si on continue avec cet argumentaire si peu rigoureux.Retournez à l’école et revisez votre histoire.

L’anglais n’est devenu langue officielle au Québec (ou Canada comme on le nommait alors) qu’à la suite du traité de Paris de 1763 alors que la France cédait le Canada à l’Angleterre. Avant, c’était la Nouvelle-France ou Canada soit sous administration française, soit, après la capitulation de Montréal en 1760, sous occupation britannique mais la langue commune du peuple «canadien» demeurait le français.

Quant aux multinationales qui ne sont pas forcées d’afficher leurs noms en français c’est parce qu’elles sont d’incorporation fédérale et donc, non sujettes aux dispositions de la Charte de la langue française sur les noms des corporations.

Un gouvernement a le devoir de faire respecter ses lois et quand on voit que bien des gens en violent une impunément, alors ce devoir se transforme en obligation d’enquête et de poursuites sinon la loi n’a aucune sens et devient inapplicable, ce qui est un accroc important à la démocratie. C’est au peuple québécois de décider, au cours d’élections libres et démocratiques, si la langue de la majorité mérite d’être protégée… ou non.

Attention! Selon Starbucks, son nom est tiré du roman Moby Dick, ce qui demanderait la traduction « Café Starbuck ».

Peut-être qu’il s’agit de chinoiser au lieu de franciser, mais comme traducteur, je n’ai pas pu résister!

Nevetsenrol dit que «L’anglais est une langue official du Québec, depuis1759, et la loi 101 est discrininatoire. Chacune des Québeçois et Québeçoises doivent être capable de parler les deux langues officiels.»

Sur un plan juridique politique et historique c’est inexact. Il serait bien surpris de l’apprendre, (et encore le peut-il?)que même aujourd’hui encore, la Reine d’Angleterre est obligée d’approuver les textes de loi de son Parlement en français…

Mais l’idée que l’anglais est la langue officielle du Québec est bien ancrée dans la tête de certains qui ne se voient pas autrement que dans une dynamique de conquérant.

C’est une des formes du mépris ordinaire qui se perpétue. Mais c’est surtout la marque du refus de s’identifier au peuple québécois, qui est fondamentalement francophone. Et c’est pour ça justement qu’il y a des polices de la langue.

Enfin, la vérité. En refusant « de s’identifier au peuple québécois qui est fondamentalement francophone », nous sommes condamnés d’être harceler par législation discriminatoir. Comme on dit « if you ain’t with us, you’re against us »! Et les Péquistes, s’ils gagnent la prochaine élection, seront pret à faire la vie des non-francophones plus difficile. Pour la PQ, leur motto est clair, « nuire, interdire et fuir »!

Quant on confond les choses on induit tout le monde en erreur. Starbucks, CycleWorld, Macdonald’s, ce sont des marques de commerce. Ces marques sont partout au monde, ce n’est pas de l’anglais. Je répète, ce n’est pas de l’anglais. Ca, seuls les esprits bornés ne comprennent pas. En ajoutant le substantif qui convient on rend la boutique parfaitement québécoise: Vélos Cycleworld, Café Starbucks, Restaurant MacDo (mais là on préfère Chez Macdonald). Pour le reste, s’il y a de la Police de la Langue c’est qu’on préfère harceller.

Si j’étais anglophone ce qui m’inquiéterais ce n’est pas 69 inspecteurs a l’OLF de plus. Non.

Ce serait la dizaine d’études réalisées sur la situation du français a Montréal et en régions que la ministre Saint-Pierre tient actuellement en secret sous de faux prétextes. En chambre elle a refusé de les divulguer. Hum, hum, ça ne sent pas bon.

Il n’y a nul doute dans mon esprit que leur publication provoquera un grand émoi partout au Québec. Surtout a Montréal.

Eh bien, Monsieur Freed, ça ne fait pas longtemps que je suis de retour de l’Extrême-Orient, où, parmi mes dernières décisions, j’ai conseillé à mes étudiants japonais et mes étudiantes japonaises de lire un de vos recueils. Je me souviens de votre histoire du complet acheté en voyage chez un tailleur. Et vos ventes maintenant au Japon? Vous n’avez pas besoin de me remercier. Il me fait toujours plaisir de rendre service aux Canadiens et aux Canadiennes quand je suis à l’étranger.

Votre blogue, heureuse découverte que je me suis faite aujourd’hui. Je tiens toujours à vous remercier de nous expliquer aux Canadiens-français et aux Canadiennes-françaises. C’est du bon travail que vous entreprenez, et je vous encourage à continuer dans cette veine!

C’est vrai que ça a un côté dingue la police de la langue. C’est exclusif à certains coins de l’ile de Montréal pas plus. 99.9999% du territoire Québécois dans lequel rentre la France 7 fois est pure laine et français enracinné et floirissant. C’est un manque de confiance d’avoir peur que le français disparaisse « icitte » 🙂

Moi j’préfère la promotion du français à la répression de l’anglais. J’pense que tous les anglophones aimes parler français quand on les force pas à le faire.