Aviation : un dialogue de sourds

L’industrie québécoise de l’aviation est sur le qui-vive. Un nombre grandissant de petits aéroports, dont ceux de Saint-Hubert, Belœil, Bromont et Joliette, doivent affronter la grogne des personnes vivant près des pistes.

Aviation : un dialogue de sourds
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Celles-ci exigent des mesures pour atténuer le bruit, entre autres une restriction des heures d’activité. À Mascouche, l’aéroport est carrément menacé de fermeture.

À Longueuil, la « bataille du bruit » se transportera devant les tribunaux à la mi-janvier. Des écoles de pilotage contestent certaines restrictions qui leur ont été imposées par la direction de l’aéroport de Saint-Hubert-Longueuil. De son côté, la Ville a mis sur pied un comité de gestion du bruit. « L’aéro­port est beaucoup plus bruyant qu’il y a 30 ou 40 ans, dit le président de ce comité, Éric Beaulieu. Il faut améliorer la qualité de vie des riverains. »

« Les avions font du bruit, c’est vrai, rétorque Stéphan Schneider, vice-président de l’association Aviateurs et pilotes de brousse du Québec. Mais le problème, c’est l’étalement urbain, pas les aéroports. Les gens se construisent des maisons tout près des pistes, avec l’accord des élus municipaux. C’est comme si j’achetais une propriété près d’une autoroute et que je me plaignais du bruit des voitures ! »