Beyond toute

Notre temps est celui du faux plus vrai que vrai, de la rectitude politique qui propulse une vérité reconstruite de part en part. L’époque entière est beyond. Au-delà de la viande et de la vérité.

Photo : Daphné Caron

Il est de ces phénomènes de société qui dépassent ce qu’ils sont. Il en est ainsi pour les boulettes de fausse viande de Beyond Meat. À peu près inconnues il y a deux ans à peine, elles sont devenues la galette fédératrice d’un culte planétaire, l’hostie d’une nouvelle religion ; mieux : le symbole de notre temps.

Beyond Meat : au-delà, plus loin que la viande. Bien au-delà des masses masticatrices dans l’ignorance, le gras, la bêtise et la lourde empreinte écologique. On ne mange pas, ici ; on nourrit sa conscience.

Avant d’être un mouvement, Beyond Meat est une société fondée en 2009 par Ethan Brown, un végétalien visionnaire et entrepreneur, à partir du désir de ne pas infliger de souffrances aux animaux de boucherie. Les similiviandes qu’elle produit sont hyper-complexes et surtransformées, mais laissent en bouche un délicieux goût de vertu. L’idée est d’imiter à s’y méprendre la texture du bœuf haché et des saucisses. Aujourd’hui, Beyond Meat est cotée en Bourse et ses produits sont présents dans les supermarchés et dans certaines chaînes de restauration rapide, desquelles ils contribuent à redorer l’image. Beyond Meat n’est plus une gamme de produits ; c’est une aspiration.

En fait, on ne mange pas un hamburger Beyond Meat ; on participe à un changement de paradigme. Les consommateurs de fast-food 3.0 sont touchés par la grâce. En dégustant leur sandwich, ils sont automatiquement certifiés préoccupés par la souffrance animale, puis par la diminution des ressources sur la planète. Beyond Meat est un mouvement légèrement sectaire et ostensiblement branché, qui a réussi le miracle de rendre la malbouffe politiquement correcte.

Ce mouvement est donc devenu une allégorie de l’époque. Comment ?

D’abord, en exploitant l’idée de la diabolisation de la viande. Il ne suffit plus de réduire sa consommation de viande rouge ou de ne pas manger de viande le lundi. On devient, souvent sous l’œil dégoûté et sermonneur de l’ado de la maison, végétarien. Voire végétalien ; le passage le plus direct vers la rectitude alimentaire.

Ensuite, en étant une source intarissable de publications Instagram aussi appétissantes que moralisatrices. Le burger « et » la santé donnés en pâture aux abonnés, dans le respect de l’animal. Ces photos joyeuses et décomplexées de doigts pourléchés ont quelque chose de passif-agressif…

L’effet de mode y est pour beaucoup dans le succès du mouvement, mais surtout, Beyond Meat symbolise son temps en ce qu’il joue sur le terrain du vrai et du faux.

Fausse viande pour vraies valeurs. Protéines végétales sciemment déguisées en bœuf haché. Il y a quelque chose de troublant dans ce simulacre réussi à la goutte de sang près. Le bœuf nous révulse, mais son substitut sera saignant et goûtera pareil ! Le vrai bœuf, lui, a tout faux. Il conduit la planète à sa perte.

La vérité est dans le faux. L’authenticité est au-delà du vrai. La nourriture est résolument passée en mode fake news, où tout se confond sur fond de désinformation, de publicité et de propagande. Le faux a l’air du vrai, il sent et goûte comme tel. Le vrai est conspué, mais l’authenticité est vénérée. Ça tombe bien : on la produit en usine ! On la cote en Bourse ! Fake news, fake food ; c’est pour notre bien et on en redemande, on n’y voit que du feu…

Le nom même de la bête est un coup de génie : Beyond. Au-delà. Le paradis. Au-delà de la viande et de la vérité. L’époque entière est beyond. Dans tous les champs d’action, les limites habituelles sont repoussées, non plus à gauche ni à droite, mais carrément beyond. Nos voisins du Sud ont élu un président qui gère au-delà du réalisme et de la vérité. Nous, un premier ministre fédéral qui se positionne au-delà du nationalisme avec son multiculturalisme extrême. En ce qui a trait aux questions de l’intime, le discours sur le décloisonnement des genres est au-delà des sexes. Les réseaux sociaux nous permettent d’être au-delà de notre stricte identité ; avatars et anonymat nous lancent au-delà de notre ancrage matériel.

On pourrait continuer ainsi longtemps. Notre temps est celui du faux plus vrai que vrai, de la rectitude politique qui propulse une vérité reconstruite de part en part. Fake news et beyond facts. Le virage moralisateur inédit qui sévit dans tous les domaines de la vie impose ses combats et ses censures jusque dans notre assiette. Après, on s’étonnera que la viande que tous veulent essayer n’en soit pas…

Le faux. C’est exactement ce que goûte l’époque beyond.

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26 commentaires
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Ridiculement surprise de lire cet article. Comme un prêtre qui prêche sa paroisse. On accuse les «jeunes ados » et on met sur un pied d’estale la viande. Il a un grand manque de connaissances sur le sujet et sur l’impact des viandes sur la santé des gens. Pour des raisons de santé, plusieurs doivent se tourner vers d’autres options que de la viande. Cet article est vraiment conservateur dans l’âme.

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Voici quelques décennies que je suis végétarien… pas végétalien… je n’ai aucun mérite, je ne me suis jamais trouvé « beyond » quoique ce soit… je dirai tout bêtement que je n’ai jamais été un gros amateur de viande… je suis devenu végétarien tout naturellement, par goût.

Quoique végétarien, je suis amateur de cuisine en général. Ainsi pour moi la préparation des aliments fait partie du rituel, quelle que soit sa diète, préparer c’est aussi remercier, alors il faut remercier pour ce qu’on mange, que ce soit de la viande ou bien pas.

Il faut remercier celles ou ceux qui avec affection préparent un repas pour vous.

Faire la cuisine, c’est d’abord un plaisir. Il faut apprendre à préparer.

J’établis une distinction entre les produits manufacturés et industrialisés et les produits du terroir. Cette variable dans l’alimentation est selon moi aussi importante si non plus que la diète spécifique que nous suivons.

Si jusqu’à présent je ne me suis pas précipité sur ces fausses viandes, c’est parce que ce sont des produits trop sophistiqués pour répondre à une alimentation saine et équilibrée. J’aimerais plutôt découvrir des choses nouvelles que de trouver des imitations de barbaque.

Dans le parcours de l’humanité, peut-être que ce genre d’étapes sont nécessaires. Et qui sait ? Cela nous fera peut-être un jour retrouver le bon goût du vrai.

J’aimerais ajouter finalement, que pour l’essentiel, je suis entièrement en accord avec les propos de Marie-France Bazzo.

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Premièrement, » ostie » s’écrit avec un H comme dans « hostie ».
Deuxièmement, c’est bien beau cette fausse viande végétale qui donne bonne conscience aux puristes naturalistes écologistes, mais j’aimerais être là dans dix ou quinze ans quand on réalisera que ces produits de sur-transformation commenceront sans aucun doute à révéler leurs facettes négative pour la santé de chacun.
Déjà aujourd’hui, nos produits les plus naturels possible s’avèrent souvent dangereux pour la santé, alors, imaginez ces mêmes produits transformés à tel point qu’on puisse les confondre avec le réel.
J’aimerais pouvoir dire que je me suis trompé, mais on verra dans de temps là.

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Je comprends le fait d’etre inquiet pour la santé, mais quand on commande un sandwich chez Tim Horton, A&W ou autres resto de fast food, ce n’est habituellement pour manger santé de toute façcon… C’est soit pour dépanner parce qu’on est pas à la maison ou pour se gâter parce qu’on aime le goût.

Je trouve en tant que végétarien que d’avoir de nouveaux choix sur les menus, meme s’ils ne sont peut-etre pas fantastique niveau alimentation pour X raison, c’est toujours mieux que d’etre pogné pour commander juste une patate frite parce que c’est la seule chose qui n’a pas de viande dans le menu.

Perso, je pense que d’avoir des resto de fastfood à tout les 2 coins de rue ça a l’air pas mal plus dangereux que le fait que ceux-ci offrent maintenant de la fausse viande trop salée? On mange vraiment comme des idiots en amérique du nord … 🙂

Bonne Jounée C. !

Et moi j’aimerais ça être là dans quinze ans quand on va se rendre compte de toute l’ampleur de ce qu’on aurait pu éviter si on avait accepté de réduire de moitié notre consommation de viande de boucherie.

Je peux comprendre que MFB tienne à son steak haché, mais un moment donné, si la boulette lui revient pas, personne la force à la manger.

C. D’anjou Tu oublis un détail. Être vegan c’est pas vouloir que des animaux souffrent. Toi tu nous parles d’écologie, de santé tout sauf le sujet principal. Quand je mange des saucisses hot dogs vegan c’est pour qu’un animal soit pas en cage toute sa vie et se fasse découper dans un abattoir. Peut être que tu en parles pas parce que c’est pas défendable. MFB aussi en parle pas.

@ mark boucher,

En faits de détails :

Si vous vous imaginez qu’en mangeant un « hot dog vegan » donc à base de tofu, vous préservez la vie d’un cochon. Vous êtes malheureusement complètement « hors de la track » et vous ne comprenez carrément rien à l’économie.

Bon an mal an, la production porcine au Canada génère quelques 3 milliards de dollars de revenus par an. Elle représente à elle seule 30% des revenus d’élevage au pays. Au cours de ces 25 dernières années le poids moyen d’un porc a pratiquement doublé. Le nombre de têtes est passé de 1996 à 2017 de près de 18000 à plus de 27000.

Le Québec est de loin le premier producteur de porcs du Canada (je vous épargne le nombre de tonnes). De toute façon, même si les Québécois décidaient de ne plus manger de cochon, ces produits très prisés ailleurs dans le monde seraient quoiqu’il en soit exportés pour le grand bonheur des politiciens populistes et nationalistes qui gouvernent la province.

Puisque la croissance de nos exportations permet de réduire notre déficit commercial.

Alors votre pain à la saucisse vegan ne pèse pas bien lourd dans le bienêtre animal. Vous illustrez parfaitement les propos de MFB puisque votre démarche consiste à culpabiliser les autres pour préserver votre « bonne conscience » qui selon moi n’est ni plus ni moins qu’une forme travestie de la fausseté ou peut-être de votre ignorance.

Et p’t’être pour conclure un p’tit joint fumé légalement…, mais acheté encore sur le marché noir comme toujours, car entre vous et moi, il est hors de question d’enrichir la SQDC… et l’État par le truchement de nos taxes.

@ mark boucher:
Et selon toi, le sujet principal c’est le ¨véganisme¨ ? Se pourrait-il qu’on puisse aller plus loin que le carré de sable dans lequel on joue enfant. Le ¨végan¨ date d’à peine quelques années, et vous voudriez que toute la terre y soit convertie demain matin. Allez donc convertir les innus avec vos ¨beyond-meat¨. L’écologie et la santé font partie intégrale du sujet, ne t’en déplaise; il y sont même inséparables.
Tout cela ne veut pas dire que je suis indifférent à la souffrance des animaux, loin de là. J’ai toujours eu des animaux domestiques que j’ai aimés et bien traités. On ne changera pas la nature humaine multi-millénaire comme ça en criant ¨ciseau¨.

Que dit la science?

Dans un monde du « beyond » et du « fake », c’est à la science qu’il faut demander des réponses.

C’est une preuve scientifique qu’il nous faut, pas un discours cynique sur la soi-disant « religion écolo », le sens du mot « beyond » et des déchaînements émotifs contre les messagers de la crise environnementale dont la jeune Greta Thunberg fait les frais.

D’autres questions, que je n’aborderai pas ici faute d’espace et de temps, seraient de comparer la valeur nutritive, l’impact sur la santé et la souffrance animale. Concentrons-nous sur l’impact environnemental.

Pour le moment, la seule étude scientifique sérieuse (le résumé, http://bit.ly/2KNeDUN, l’article complet http://bit.ly/2Z5XGxV) conclut qu’un burger Beyond Meat génère 90% moins de gaz à effet de serre, nécessite 46% moins d’énergie, utilise 99% moins d’eau, et a 93% moins d’impact sur l’utilisation des sols qu’un burger quart de livre de bœuf américain « naturel ».

Un malaise subsiste avec cette étude, car elle est commanditée par la compagnie Beyond Meat, qui ne s’en cache pas d’ailleurs. A priori, je fais confiance aux scientifiques de bonne réputation qui travaillent à découvert. A ceux qui doutent de cette étude de prouver scientifiquement que l’étude a des failles méthodologiques, des données erronées, fait des raccourcis, ou que les chercheurs du « Center for Sustainable Systems » de l’Université du Michigan sont des mercenaires à la solde de la compagnie Beyond Meat.

La critique et le doute sont le sel de la science. Pour me convaincre « durablement », il manque une étude indépendante non commanditée par Beyond Meat, ni par les producteurs de boeuf.

Malgré les preuves scientifiques sur l’impact environnemental de la consommation de viande qui s’accumulent, demander aux gens de diminuer leur consommation de viande ne fonctionne pas. L’idée de leur proposer un substitut acceptable, ayant un impact environnemental fortement réduit, bon pour la santé et pourquoi pas moins cher et délicieux apparaît une solution proprement géniale. Pour en apprendre davantage, je recommande la lecture de l’article « Ce burger ne contient pas de viande (et il est délicieux) » publié par L’Actualité en janvier dernier (http://bit.ly/305ZofX). Ce n’est qu’une question de temps avant que les substitut de viande ne rattrapent les viandes animales, surtout celles qu’on nous sert tous les jours.

Tôt ou tard la science finira par faire triompher la vérité, car au delà (« beyond ») les discours, les opinions et les émotions, il y a les faits et c’est bien connu « les faits sont têtus ». La science est notre meilleure alliée dans la recherche de la vérité, une vérité prouvée, pas révélée…

Scientifiquement vôtre

Claude Coulombe

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@ Claude Coulombe,

Merci de nous avoir donné le lien sur l’étude complète du produit et ainsi alimenter le débat.

Ce qui fait défaut dans cette étude, c’est le volet strictement diététique.

Nous disposons certes d’une part des composantes du produit. Mais rien qui ne soit réellement rassurant d’un point de vue santé. Aucune mention n’est faite de la teneur en sodium notamment. 30% des gras est composé d’huile de coco combinée avec 70% de canola. Aucun de ces gras n’est garanti de culture biologique. Rien n’indique que la combinaison de ces gras soit bonne pour la santé. La fibre de bambou qui est un ingrédient du « Beyond Burger » (et un agent de texture important pour imiter la viande) a été délibérément exclue de l’étude.

Nota : Plusieurs études sur les bienfaits (ou l’inverse) de l’huile de coco sont contradictoires.

Une telle galette qui plus est, n’est qu’une petite portion d’une diète complète. Dans un repas équilibré, ce qu’on regarde usuellement c’est comment et de quelle manière l’ensemble des groupes alimentaires sont combinés. Ainsi tout dépendant de votre repas ou simplement la manière dont il est préparé, l’impact environnemental sera différent et la qualité de votre alimentation variera grandement. Cette étude exclue ce genre de considérations.

Ce qui n’est pas étudié, c’est l’impact sur la santé dans le temps. Si je décide de ne plus manger que du « Beyond Burger » matin, midi et soir et rien d’autre, est-ce qu’une telle diète est soutenable dans le temps ? S’agit-il vraiment d’un produit bon pour la santé et qui fait du bien ?

Ce type de produit peut-il se substituer à toutes formes de consommation de protéines animales ou bien est-ce plutôt un leurre ?

Finalement, nous ne savons pas exactement quelle est la clientèle cible pour ce type d’objet. Cela me surprendrait que les consommateurs de « Beyond Burger » soient tous sans exception des nouveaux défenseurs de la cause environnementale tous gagnés au végétalisme.

Alors, je ne suis pas vraiment certains que le « Beyond Burger » prouve ou démontre scientifiquement quoique ce soit, si non un indéniable talent pour le marketing tendance. En sorte qu’il est plus simple de se donner « bonne conscience » que de changer du tout au tout ses mauvaises habitudes de vie.

En conclusion : Cette étude fait surtout le procès des méthodes d’élevage extensives du bœuf aux États-Unis. Ces problématiques étaient connues de longue date. Devrions-nous considérer que Beyond Burger soit à la viande ce que la vapotage est à la cigarette ? Et pourquoi pas un p’tit joint légal en plus de d’ça !

Cher Monsieur Drouginsky,

Vos questions set objections sont légitimes et intéressantes. Comme indiqué, je m’attachais seulement à l’impact environnemental comme l’étude que j’ai citée. Ce qui, j’en conviens, est insuffisant. Je vois aussi les motivations marketing de Beyond Meat, mais je crois aussi que certains entrepreneurs / inventeurs veulent changer et pourquoi pas sauver le monde.

Il est aussi vrai que les nouveaux substituts de viande, pour ne pas dire les « viandes synthétiques » sont des produits ultra-transformés, de la biochimie alimentaire de haute volée. Certains comme les burgers d’«Impossible Foods » utilisent même des levures génétiquement modifiées, ce qui déplaît aux anti-OGM dont je ne suis pas, car pour moi la preuve de leur nocivité n’est pas démontrée. Cela dit je suis favorable au principe de précaution et personnellement presque végétarien.

Honnêtement, ce que je cherche, c’est des solutions à la crise environnementale qui sévit et qui s’aggrave à un rythme exponentiel. La viande synthétique est une piste, rien de plus. Mais j’ai le devoir moral comme scientifique et comme père de famille, de poser des gestes concrets (les fameux 5R: refuser, réduire, réutiliser, recycler, réinventer) et d’éveiller les consciences modestement par mes commentaires dans l’Actualité.

Scientifiquement et humainement vôtre

Claude COULOMBE

Mais se peut-il que, malgré ces vices apparents, l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de production des nouveaux substituts de la viande soit beaucoup plus faible que pour la production de viande « naturelle »?

@ Claude Coulombe,

Merci pour votre opinion tout-à-fait respectable.

Vous terminez par une question pertinente. Que je suis tenté de vous renvoyer : Se peut-il que l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de toute forme de production industrielle mondialisée, de sa distribution, son conditionnement, puis de son éventuelle récupération soit beaucoup plus « forte » (toutes activités confondues) que ne le serait une production locale, écologique, vernaculaire et artisanale ?

Question accessoire : Faut-il prendre pour référence en termes d’empreinte écologique, la filière viande de bœuf des États-Unis, les quantités de viandes consommées par les Nord-américains en général et pour se faire ; priver les pays émergents lorsque sont considérées comme nanties, les familles qui possèdent une chèvre qu’elles utiliseront pour le lait, puis occasionnellement pour leur viande dans le plus propice des cas : une fois l’an (dans quelques autres pays c’est un cochon) ?

Finalement, avez-vous la moindre idée de la manière dont il faudrait s’y prendre pour démanteler une industrie alimentaire — dont la filière viande -, des délais prescrits et des coûts afférents ?

Ainsi, il est toujours amusant de parler de façon péremptoire de toutes choses lorsqu’on ne connait à peu près rien de tous les tenants et des aboutissants…. Manger autrement est un choix personnel (ou familial), ce n’est pas une tendance, singulièrement soutenue par le truchement d’un marketing puissant, d’influenceurs qui font leurs « choux gras » sur les réseaux sociaux, etc… et cetera, et cetera… et cetera….

Et la beyond actualité I guess c’est une vieille pseudo intello qui fait un article qui essaie semi-adroitement de retourner subtilement aux vegans qui meat bash une dose de la culpabilité qu’ils ont semé. J’ai personnellement eu l’impression de lire un article inutilement poétique et émotif dont le style a servi plus à divertir et faire vivre des sensations aux lecteurs qu’à l’informer. Still s’tait réussi j’pense, je me suis senti vivre.

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C’est bien beau de diminuer notre consommation de viandes. Mais cela va libérer des champs et des plantations, qui retourneront à l’état sauvage (et je n’ai rien contre). Le hic, c’est que ces champs et forêts vont être repeuplés d’animaux, et que ces animaux, surtout les gros herbivores, vont émettre du CO2 et du méthane, et ils vont aussi souffrir de prédation et de maladies.

Donc, si on veut vraiment avoir un impact sur le réchauffement climatique, il faudra limiter ce nouveau cheptel d’animaux. De plus, pour éviter qu’ils souffrent autant que dans les élevages, on devra empêcher la prédation et, ultimement, contrôler les naissances chez ces animaux.

Bref, remplacer les bœufs de boucherie par des bisons ou des orignaux n’aura pas d’impact sur le réchauffement, et aura peu d’impact sur les souffrances animales.

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Ou bien on récupère cette superficie pour faire de la culture alimentaire végétale, des fermes solaires ou de la captation de CO2 (simplement planter des arbres serait déjà un gros gain) pour compenser cette nouvelle biomasse.

Bingo.

Bravo! Merci! Un texte qui a du cran. Écrit avec aplomb, transparence et porteur de réflexions… mieux informée je suis! Beau message social, tellement « Beyon » +++

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Bravo! Merci! Un texte qui a du cran! Écrit avec aplomb, transparence et porteur de réflexions… Beau message social tellement « Beyond » +++ !

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Je suis d’accord que d’adopter une attitude moralisatrice ne soit pas la meilleure façon de se créer des alliés. Toutefois, je ne vois pas de mal à ce qu’une mode comme celle de Beyond Meat aide à changer nos habitudes alimentaires au bénéfice de l’environnement et des animaux. La publicité en général invoque souvent différentes valeurs telles la famille, la santé et l’environnement pour interpeler les consommateurs. Le fait que Beyond Meat fasse appel à la vertu est selon moi un coup de marketing bien réussi. Cela dit, je crois que si cette marque a autant de succès c’est aussi parce que les gens désirent intégrer plus de repas végétariens goûteux et faciles à préparer à leur alimentation. Considérons la fausse viande comme la réponse à un réel besoin plutôt que comme une tentative de diaboliser la viande animale. Ce n’est pas parce que c’est faux que c’est mauvais. L’effet positif sur l’environnement et le bien-être des animaux, lui, est vrai. Je serais contrariée moi aussi s’il en était autrement.

Répondre

Au-delà de l’analyse critique de la vertu, de l’embourgeoisement
et de la résistance intellectuel, un constat scientifique s’impose les
changements climatiques et cela ce n’est pas du faux.
Beyone meat n’est qu’une alternative imparfaite aux protéines animales
pour les intéressées.

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Marie-France Bazzo a écrit un texte intitulé Beyond toute sur le site de l’Actualité. On y accuse le nouveau ‘’culte vegan’’ de vivre dans le ‘’faux’’. Le texte est très bien écrit avec beaucoup de style et de phrases punchées pour pas dire grand chose sauf pour parler d’un sujet qu’elle ne semble pas bien comprendre. Son texte me rappelait un peu le récent statut de Roméo Bouchard qui décide de critiquer Greta Thunberg (en parlant aussi de la nouvelle religion) au lieu de s’attaquer aux méga-corporations comme il a su le faire par le passé, Marie-France décide d’attaquer une entreprise végétalienne et un mouvement social.

Pourquoi Mme Bazzo s’attaque à une entreprise qui gagne en popularité? Pour être cool en la critiquant. Cela devient de plus en plus difficile de justifier notre consommation d’animaux pour se nourrir, surtout le boeuf, sachant les dommages environnementaux qui sont causés par ceux-ci. Mme Bazzo devrait aller voir la définition de la dissonance cognitive.

En écrivant ce texte, elle ne semble pas avoir de compassion pour les enfants qui vivront avec les causes des changements climatiques. Je trouvais justement le texte de Patrick Lagacé beaucoup plus intéressant et nuancé sur le sujet. Si elle veut parler du faux, elle aurait pu parler de l’image qu’on se fait des fermes versus la réalité qui s’y passe. Est-ce vrai de dire d’un côté : ‘’je suis contre la cruauté animale’’ et ensuite d’acheter des bébés animaux qui ont fini à l’abattoir.

Mme Bazzo critique la génération du faux, quand sa génération a inventé les chips aux bacon sans bacon, les jus de fruits sans fruits, le simili poulet, les sapins de noêl en plastique et la margarine…

Si ma génération est celle du faux, sa génération est celle de l’aveuglement volontaire.

Pour s’être fermé les yeux sur les problèmes de santé les plus dommageable de sa génération (problèmes cardiaques, cancer, diabète) reliés à la consommation de viande.

Pour, encore une fois, se fermer les yeux sur les problèmes environnementaux (un kilo de boeuf prend près de 15 000 litres d’eau, 7 kilos de céréales et émet 11 tonnes de GES).

Pour avoir fermé les yeux sur la formation d’une des industries les plus puissantes et riches de la planète soit l’industrie agro-alimentaire qui dépense des fortunes en lobbyisme (pour modifier les lois), en publicité mensongère (des animaux souriants..) et en pseudo-science qui sont ensuite répétés dans les médias.

Pour avoir fermé les yeux sur les nutritionnistes de l’industrie qui vont d’école en école pour expliquer aux enfants des mensonges effrontés comme quoi le lait est essentiel pour être en santé.

Elle parle de ‘‘diaboliser la viande’’, ‘‘d’ado moralisateur’’. Elle a fermé les yeux volontairement sur le fait que manger de la viande consiste à exploiter et tuer un animal sensible, intelligent pour le simple plaisir gustatif. J’ai montré à mon père à recycler, et c’est une bonne chose que les ados ‘‘moralisateurs’’ fassent la connection entre la pièce de viande à l’animal sensible et abusé qu’il fut.

Mme Bazzo critique un produit ultra-transformé, quand les épiceries en sont remplis à ras bord.
Mme Bazzo critique un produit nouvellement à la bourse quand les épiceries débordent des produits de ces entreprises cotées en bourse.

Elle choisit l’angle du faux, au lieu de choisir l’angle de la compassion et de l’environnement. Honte à elle.

Le GIEC dit qu’il faut devenir végétarien:

https://www.ledevoir.com/…/environne…/560238/rapport-du-giec

L’ONU le dit aussi :

https://www.985fm.ca/…/il-faut-passer-a-un-regime-largement…

La plus grosse association de professionnels de la nutrition le dit aussi:

http://plus.lapresse.ca/…/1ddfe795-953f-489d-bbf5-3e31bd360…

Défendre l’environnement, c’est la nouvelle religion??!
Défendre les animaux, c’est le nouveau culte?!!
Je le répète, honte à vous et votre aveuglement volontaire et votre manque d’empathie.

Merci de partager si vous aimez.

https://lactualite.com/societe/beyond-toute/

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Bravo! Réflexion très juste. Il y a 2 ans j’ai participé à un voyage organisé de kayak-camping au nord de la Baie-Géorgienne et notre guide était un végétalien. Hors au menu il y avait du boeuf stroganoff et des saucissons. Alors je me suis demander le pourquoi de ces imitations. Est-ce qu’ils n’assument pas leur végétalisme.

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Toi qui est différent de moi;
loin de me léser, tu m’enrichis.

La différence fait réagir plus que l’indifférence, pourquoi paraître tous semblables avec ces échanges puérils sur le choix de l ‘individu et son environnement dégradable.

Doit-on maintenir la consommation effreinée du pétrole au nom de l’économie.