Chasseur F-35 : il coûte cher… et il rouille !

Les chasseurs furtifs expérimentaux F-35, qu’Ottawa s’apprête à acheter pour remplacer la flotte vieillissante des CF-18, pourraient présenter — en plus d’une potentielle explosion des coûts — de graves problèmes de corrosion et des risques pour la sécurité des pilotes.

Chasseur F-35 : il coûte cher... et il rouille !
Photo : T. Reynolds / Lockheed Martin Fort Worth

Selon un rapport du Government Accountability Office, équivalent américain du Bureau du vérificateur général, le revêtement appliqué sur cet appareil pour le rendre indétectable par les radars détériore son fuselage.

Ce problème a été noté en décembre dernier sur le chasseur F-22 Raptor, prédécesseur du F-35, aussi construit par l’américaine Lockheed Martin. Les avions canadiens seront enduits du même revêtement.

Pour régler la question, Lockheed Martin a ajouté un apprêt sous la peinture du fuselage. Mais cet apprêt n’a pas été testé contre la corrosion et pourrait aussi représenter un risque lors des opérations menées par le chasseur.

Le F-35, en plus d’être furtif, peut décoller et atterrir à la verticale. Le gouvernement Harper veut acquérir 65 de ces chasseurs, une dépense évaluée entre 16 et 30 milliards de dollars.

Du côté américain, le département de la Défense assure que la gestion du risque est prise au sérieux et qu’on s’affaire en ce moment à corriger le problème. Les Forces canadiennes n’ont pas commenté.