Comment la Charte des valeurs risque de favoriser l’intégrisme au lieu de le combattre

Selon le sociologue David Koussens, le projet de Charte de la laïcité du Parti québécois mettrait de l’huile sur le feu en «désignant comme intégrisme ce qui n’en est pas».

Photo : Fred Ernst / AP / PC
Photo : Fred Ernst / AP / PC

Combattre l’intégrisme, oui. Mais pas avec la charte !

En s’attaquant aux symboles religieux, incluant le niqab et le tchador, on risque plutôt de mettre de l’huile sur le feu, estime le sociologue David Koussens. Titulaire de la Chaire de recherche sur les religions en modernité avancée de l’Université de Sherbrooke, il a dirigé l’ouvrage collectif Quand la burqa passe à l’Ouest (Presses universitaires de Rennes, 2014) qui vient de paraître.

Faut-il combattre l’intégrisme religieux ?

Absolument ! Car l’intégrisme constitue un recul par rapport aux avancées laïques faites au Québec et au Canada, grâce auxquelles la gouvernance de l’État n’est plus guidée par des normes religieuses. Il ne faut cependant pas désigner comme intégrisme ce qui n’en est pas.

Le voile est-il un symbole d’intégrisme ?

Une fille portant le voile qui fréquente une école québécoise n’est pas une intégriste. Une femme portant le voile qui travaille dans une institution publique québécoise non plus ; on peut supposer qu’elle partage au minimum les valeurs communes de la société.

La majorité des femmes qui portent le voile au Québec adoptent des comportements orthodoxes, comme manger halal, mais elles ne respectent pas les normes religieuses en tout temps — surtout les jeunes. On n’est pas du tout dans des logiques intégristes.

Qu’est-ce que l’intégrisme ?

Il désigne un individu ou un groupe religieux qui adopte des comportements orthodoxes, intégrés à tous les aspects de sa vie privée et sociale et, surtout, qui veut les imposer à l’ensemble de la société.

L’intégriste a une volonté politique. Cela s’incarne à travers certaines formes d’islam politique, comme le salafisme (ndlr : mouvement sunnite revendiquant le retour à l’islam des origines, basé sur le Coran) présent en Arabie saoudite, mais très peu ici, il faut le souligner. À ce titre, le niqab est un symbole qui renvoie à des pratiques intégristes.

Il faudrait donc interdire le port du niqab ?

Je ne crois pas. En interdisant l’accès aux services de l’État aux femmes qui portent le voile intégral, tel que le prévoit le projet de Charte de la laïcité, on coupe de la société les personnes qui le portent. On sape les points de contact qui peuvent justement aider à rencontrer la culture de la société d’accueil. En faisant cela, on renforce des possibilités d’intégrisme.

Comment faut-il lutter contre l’intégrisme, alors ?

Une chose à laquelle le gouvernement aurait dû s’attaquer en priorité, ce sont les écoles religieuses illégales, en rupture complète avec la société, dans lesquelles des enfants sont endoctrinés.

Mais c’est surtout par des politiques d’intégration qu’on lutte contre l’intégrisme. Il faut absolument continuer de faciliter l’inclusion pour éviter de radicaliser des gens, qui tombent ensuite dans des courants intégristes.

En interdisant les symboles religieux, on cible le mauvais problème. À la lumière des expériences étrangères, je suis convaincu que l’on favoriserait ainsi l’intégrisme. En adoptant une politique restrictive, on risque de voir des milieux intégristes prendre forme dans les années à venir, notamment chez ceux qui auront été le plus stigmatisés, c’est-à-dire les musulmans.

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Ici l’usage du mot « orthodoxe » est inapproprié comme l’est le terme d’intégrisme d’ailleurs. Cela montre seulement que nous faisons usage de mots — comme le mot « laïc » notamment — autant de mots dont nous nous gargarisons et dont nous ne comprenons pas entièrement le sens. Ou du moins dont nous appréhendons un sens tronqué.

Si vous souhaitez imposer vos valeurs à une société ; vous n’êtes pas orthodoxe ou intégriste, vous êtes simplement « autoritariste » ; hors l’autoritariste n’est-il pas seulement de l’apanage de la sphère religieuse et d’une religion en particulier. Cela existe aussi dans certaines familles, dans diverses organisations sociales, y compris à l’école, dans le sport, la politique, la sexualité, les sectes et aussi au travail.

La question est de savoir pourquoi certaines personnes sont bienveillantes envers leurs semblables, lorsque d’autres ont soif d’autorités de toutes sortes, imposer leur vision, leur façon d’être et leur façon de voir au groupe par tous les moyens qui leurs semblent appropriés.

C’est donc la question de savoir comment se forme le pouvoir qu’il faut appréhender ; ce qui introduit cette autre question : Pourquoi les groupes sont-ils malléables et pourquoi l’être humain peut-il se soumettre relativement facilement à l’autorité de quelques autres ?

Une esquisse de réponse à ces questions se trouve dans une observation très simple, en l’occurrence que nous sommes tous mortels. Bien que nous soyons tous mortels et que nous devrons tous expérimenter la mort, comme nous avons expérimenté la naissance, nous sommes par notre nature grégaire (eh oui ! Nous ressemblons au mouton) enclins à suivre des gens, des croyances ou encore des idéologies qui finalement nous privent de notre libre arbitre.

Ainsi, pour se libérer du pouvoir ou de la puissance imposés par d’autres, faudrait-il se métamorphoser en loups. C’est ce que firent Romulus et Remus. La différence vient du fait que le mouton accepte le caractère inéluctable de son état en échange d’une vie paisible quitte à devenir l’ami soumis de celui ou celle qui lui donnera le « doux » trépas. Lorsque le loup sait précisément de quoi se compose la finalité. C’est pour cette raison qu’il luttera jusqu’à l’ultime instant pour survivre malgré l’adversité.

D’autre part, je constate qu’ici on confond trois mots (comme s’ils avaient la même signification) : intégrisme, orthodoxie et fondamentalisme. Le Salafisme s’inscrit plutôt dans ce qu’on appelle les fondamentalismes, c’est une référence aux : « pieux ancêtres ». L’Islam est plus à proprement parler une religion hétérodoxe, c’est une religion fondée sur la connaissance. La question alors est de savoir sur quoi se fonde la connaissance. Puis d’établir s’il est une autorité séculaire ou religieuse qui soit plus en droit de détenir l’arbitrage ?

— Enfin, je suis néanmoins d’accord avec David Koussens sur ses conclusions, puisque dans une société bien faite, la meilleure façon d’intégrer nos concitoyens est bien de leur permettre de travailler, étudier, se distraire, échanger, profiter du bienêtre et de la vie ; ce qui signifie évidemment que la fonction publique ou les fonctions parapubliques doivent être libres d’accès à toutes et à tous sans discrimination.

Évidemment en rejetant l’autre, ne serait-ce qu’en apparence celui ou celle qui sont différents, on offre un bel avenir aux autoritaristes, aux fondamentalistes et plus encore aux obscurantistes de toutes obédiences en plaçant les projecteurs sur eux au lieu de procéder à la promotion somme toute légitime de nos propres lumières.

Serieusement je suis tu tanne des experts a 2$ …. on dirait qu’ils ont une bourse de maitrise de FQRNT, et pas une chaire de recherche ….

J’ai un sociologue ici devant moi ….

A-t-il deja fait des recherché sur la maniere dont les confession religieuse se transmettent ?

A la base … le mode de transmission principal ( au dela du monde marginal qui font des conversion a 40 ans en burnout) c’est l’endoctrinement et le conditionnement des enfants.

J’aimerais qu’il m’explique comment en regard de ca comment ca respecte la liberte de conscience des enfants.

Ensuite sans liberte de choix comment on peut parler de liberte d’expression …

Pour ma part … pas de liberte de choix … pas de liberte d’expression religieuse …

That is that all.

—-

Le spin de l’integrisme ….

Ce que je constate c’est qu’on a tente plusieurs apprche pour s’en prendre au projet de loi 60 et a la laicite.

Les niaerie de laicite ouverte ,,,, puis laicite inclusive … puis le spin oui mais l’integrisme …

Sur le fond ce monde la propose de rien faire ….

Mais si je reviens au propos de « l’expert » ….

« Le voile est-il un symbole d’intégrisme ? » ….

Comme si on devait se baser que la dessus et que le voile venait pas avec d’autre chose.

Si on laissait les generalites de cote m.l’expert ….

Le voile pour des fillettes de 8-10 ans c’est tu integrsites ?

la segregation dans une conference a l’universite c’est tu integriste ?

Les discours du type …. le hidjab est un rappel au homme ou sert a cacher la femme ( ce qu’une femme a dit dernierement dans une entrevue ) c’est tu integriste ?

Les discours de pudeur dans les communautes c’est tu integristes ?

les histoire de c’est un pecher encore plus grand de porter et enlever le voile ou qu’on doit porter le voile a la puberte ?

Ca veut dire quoi puberte pour une femme m.l’expert ?

Ca va faire les generalites on peut tu au moins aller sur ce que sont les disocurs dans la communaute, les dogmes et ce qui se dit dans les preches dans les mosques.

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Et puis sur le fond l’argument du ca favorise l’integrisme est un bon gros sophisme …. les integristes veulent etre visible dans l’espace publique, civique et au sein des institutions ….

C’est clair que les integristes tirent un pouvoir du fait que le voile soit au sein des garderies, au sein des ecoles … ca lui donne une legitimite …

Le voile deviant un rappel aux autre femmes de la communaute qui le porte pas …

chaque voile porte dans nos institution dit aux femmes de la communaute c’est ca etre pur, c’est ca faire prevue de pudeur …

Comment recoit une fillette de la communaute musulmane affliger de discours de pudeur quand son educatrice et enseignante porte le hidjab …ca lui met tellement une pression supplementaire.

La charte qui s’adresse avant tout a la laicite …. va diminuer l’influence du religieux dans nos institutions.

—–

@ Ian,

Veuillez prendre note que les corrections de vos fautes d’orthographes sont écrites entre parenthèses.

— Vous écrivez entre autre : « Et puis sur le fond l’argument du (« du » quoi au juste ?) ca (ça) favorise l’integrisme (intégrisme) est un bon gros sophisme »

Donc si je comprends bien, nous devons établir une distinction entre le fait que le sophisme est bon ou mauvais, établir une distinction entre le fait que le sophisme soit gros ou de poids normal ou encore mince. De telle sorte qu’un mauvais sophisme mince a toutes les chances de ne pas favoriser l’intégrisme.

Ainsi, si je vous comprends toujours bien : un « intégriste » qui travaille dans l’ombre et dans la clandestinité — et il y en a — est beaucoup moins dangereux pour la société qu’un foulard porté parfois avec beauté, avec grâce et avec esthétisme par une musulmane.

— Vous écrivez, parlant du sociologue David Koussens : « A-t-il deja (déjà) fait des recherché (recherches) sur la maniere (manière) dont les confession (confessions) religieuse (religieuses) se transmettent ?

J’ai une mauvaise nouvelle pour vous : il n’y a que dans la religion catholique qu’existe la confession. Donc hormis le catholicisme, les autres religions se transmettraient sur la base de vos mots, tout autrement. Aussi, ce que vous nous expliquez, c’est que la religion catholique se transmettrait par l’endoctrinement des enfants, mais que ce ne serait pas le cas pour les autres religions. — Sauf erreur de ma part, la transmission des préceptes de la religion catholique, se fait pas la lecture de la bible, ce qui requière en principe de savoir lire et écrire ; et par l’observance de certains préceptes et de certaines traditions. Ce que font dans les grandes lignes également les autres religions.

Les gens qui sont laissés dans l’ignorance sont souvent celles et ceux qui sont le plus faciles à endoctriner, usuellement ceux qui sont le plus ignorants ne le savent même pas.

— Vous écrivez en conclusion : « La charte qui s’adresse avant tout a (à) la laicite (laïcité) …. va diminuer l’influence du religieux dans nos institutions. »

Le projet de loi 60 ne s’adresse pas à la laïcité qui n’est pas une personne, mais aux citoyennes et au citoyens québécois, donc à vous et à moi. Si vous choisissez de faire la promotion de votre religion peu importe que les signes religieux soient limités quelque part, vous ne diminuerez pas l’influence religieuse dans la société civile. Au contraire vous donnez des armes à vos adversaires qui trouveront toujours un moyen de vous soumettre si telle est leur volonté quel que soit la place où vous trouvez et qui que vous soyez.

— Franchement monsieur Ian pensez-vous que vous soyez vraiment le plus qualifié pour nous assurer que l’opinion que vous exprimez soit plus juste et plus inspirée ici que celle de qui que ce soit ? De plus, je remarque que vous n’aimez pas les religions en général et que vous n’appréciez pas plus les universitaires que vous prenez manifestement pour des sophistes ignorants. Bref qui aimez-vous en dehors de vous-même ?

J’espère que vous avez soumis un mémoire à la commission. Votre leçon de vocabulaire semble suggérer que vous êtes le seul dans ce débat à maîtriser la langue française et que votre opinion fait autorité. Pour se livrer à l’exercice douteux de corriger les fautes d’une personne, il faut sur d’être, soi-même, irréprochable. Or vous n’êtes pas Bernard Pivot, je vous l’annonce.

Voici un exemple au hasard: » nous devrons tous expérimenter la mort, comme nous avons expérimenté la naissance ».

On n’expérimente pas la mort ni la naissance d’ailleurs, on en fait l’expérience, ce qui ‘est pas la même chose.

Il y en a bien d’autres mais je n’ai pas que cela à faire …

Quand on emploie un ton déplaisant dans un forum, il faut s’attendre à se faire répondre sur le même ton.
Bonne journée

@ jean marie Galliot,

Je trouve votre français presque impeccable (vous avez oublié l’accent circonflexe pour sûr) et parfaitement compréhensible. Toutefois, je réfute que votre exemple ait été de quelque façon que ce soit pris au hasard, comme vous l’affirmez. Au contraire, je pense qu’il était intentionnellement choisi. Je ne vois cependant pas en quoi le fait d’écrire qu’on expérimente une chose versus « faire » l’expérience d’une chose, soit une quelconque faute de composition française.

L’usage à tous bouts de champs du verbe « faire » qui est considéré comme un verbe « faible », n’est pas conseillé par les amateurs de belles lettres. Il faudrait donc que vous nous expliquiez sur quoi vous vous basez pour voir ici une quelconque faute de langage.

Je comprends que votre temps est beaucoup plus précieux que le mien (heureux homme que vous êtes, je vous admire et je vous envie !), j’aimerais pourtant que vous me fassiez l’honneur de reprendre toutes mes fautes qui basées sur la foi de votre morgue seraient en très grand nombre.

Cela dit, monsieur, je sais par expérience que la critique est aisée et l’art difficile, aussi il m’arrive quelquefois par inattention de commettre des fautes d’accord et de français. Vous-même avez omis de mettre des majuscules à votre prénom. Pourtant votre prénom les mérite bien ! Non ?

La teneur de mes propos n’avait pas pour fin, celle de critiquer le l’écriture de monsieur Ian, chacun après tout a le droit d’avoir son style. La correction ici était accessoire. L’objectif recherché était plutôt d’exprimer mon incompréhension de certains aspects de son argumentation.

Pour clore ce propos, je terminerais par deux simples questions : Ne trouvez-vous pas que c’est un peu facile d’être « tellement d’accord » avec des mots que vous n’avez manifestement pas lus attentivement dans leur intégralité ? Vos éclats avaient-ils seulement pour fin ultime de me « faire » ployer sous le joug de vote propre humiliation ou bien pour manifester votre humeur et votre frustration ?

(1)

vous dites:

@Serge Drouginsky

« Donc si je comprends bien, nous devons établir une distinction entre le fait que le sophisme est bon ou mauvais »

J’ai dit :

@Ian

« Et puis sur le fond l’argument du ca favorise l’integrisme est un bon gros sophisme …. »

Moi il me semble que c’est tres courant dans le langage courant d’utiliser « un bon gros » … pour decrire quelque chose qui est manifeste.

Ca ne denote pas que je fais une distinction entre bon et mauvais sophismes ce qui serait innovateur … mais que je qualifie simplement que le sophisme a sa face meme est manifeste et grossier.

——————-

(2)

Encore plus etrange …

vous dites :

@Serge Drouginsky

« Aussi, ce que vous nous expliquez, c’est que la religion catholique se transmettrait par l’endoctrinement des enfants, mais que ce ne serait pas le cas pour les autres religions. »

alors que j’ai clairement dit

@Ian

»

A-t-il deja fait des recherché sur la maniere dont les confession religieuse se transmettent ?

A la base … le mode de transmission principal ( au dela du monde marginal qui font des conversion a 40 ans en burnout) c’est l’endoctrinement et le conditionnement des enfants. »

Savez vous lire … il est clair de mon propos que je dis « dont les » …

A quel moment je dis que seulement la religion catholique ?

—–

En tout respect :

@Serge Drouginsky

Avant de corriger les fautes de pierrejeanjacques les internautes pourraient acquerir des competences de lecture.

Je vais pas perdre mon temps a reecrire a tous les internautes qui reinventent les propos des autres.

Ca serait tout simplement absurde.

Merci.

@ Ian,

Je vais prendre en considération le fait que je ne vous aurais pas lu convenablement. Quoiqu’il en soit je ne suis pas d’accord avec vous quant au fait que le sociologue David Koussens s’exprime par sophismes. Lorsque vous-même vous adonnez essentiellement au paralogisme.

Je suis tellement d’accord avec vous! On vit dans une société où de soi-disant experts viennent nous dire quoi penser. En France, il y a BHL, le philosophe auto-proclamé. La philosophie et la sociologie, ce ne sont pas des sciences exactes. Pour un sociologue qui pense ceci, on en trouvera un autre qui pense cela. Alors qu’il nous donne son opinion, il en a le droit mais inutile de faire précéder son discours par son diplôme encadré. Ça n’impressionne que les imbéciles. Au Québec, on a vécu récemment la libération d’un criminel qui avait tué ses deux enfants. Il y avait là aussi des experts pour nous dire « Vous n’y comprenez rien, c’est une affaire de spécialistes, nous on sait ». Résultat, il va subir un autre procès car heureusement il y a des « experts » dont l’avis diverge!

Pourriez-vous nous dire quelles sont les sciences exactes versus celles qui ne sont pas exactes ? Ou se peut-il que l’exactitude relève de conventions admises ? Avez-vous peur de vous pousser dans vos retranchements ? Et accessoirement en quoi le crime commis par Guy Turcotte est-il en rapport avec le sujet ?

« Chacun appelle « idées claires » celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres. » — Marcel Proust.

Vous ne connaissez pas la différence qu’il y a entre «sciences exactes» (mathématiques, physique, etc) et sciences humaines telles que sociologie, psychologie etc? Vous voyez les sciences humaines sont dites « non exactes » et ce n’est pas péjoratif, c’est simplement la constatation que les problèmes abordés en sciences humaines, sont trop complexes pour être enfermés dans quelques formules mathématiques irréfutables et leur solution est toujours discutable et perfectible… Je ne pensais pas devoir donner cette explication mais il faut croire que, si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant , comme disait Talleyrand (moi aussi j’aime les citations)

@ jean marie Galliot,

Vous écrivez : « les problèmes abordés en sciences humaines, sont trop complexes pour être enfermés dans quelques formules mathématiques irréfutables et leur solution est toujours discutable et perfectible »

Je ne voudrais pas vous contredire pour le seul plaisir, si ce n’est que les mathématiques définissent un ensemble de disciplines. Le caractère irréfutable de toutes formules est une vision de l’esprit. C’est la raison pour laquelle on parle de sciences dures pour les mathématiques et le cas échéant de sciences molles (par opposition) ou plutôt de sciences douces.

Les sciences peu importe qu’elles soient dures ou molles reposent sur des modèles. Tous les modèles sont évolutifs dans le temps et perfectibles, y compris pour les mathématiques. Par exemple l’invention de l’ordinateur a révolutionnée la manière de calculer. Ce qui semblait exact il y a cent ans ne l’est plus tout-à-fait maintenant.

Un autre inclusif égaré. Accepter le voile – et encore davantage un niqab – chez les agents de l’État, c’est faire le jeu des intégristes justement. Faut être décroché de la réalité pour croire que toutes celles qui portent le voile le font par pure conviction religieuse et que ce sera par des mesures d’intégration que l’intégrisme va disparaitre.

On pouvait lire dans une chronique de Christian Rioux dans le Devoir : « Récemment, plusieurs études, dont celles du politologue Gilles Kepel et du sociologue Hugues Lagrange, ont montré que les jeunes musulmans de France (et d’Europe) vivaient un véritable «revival» religieux alors même que leurs parents s’accommodaient d’une foi aussi discrète que celle des catholiques et des protestants.
A la lumière de ces données nouvelles, il apparaît aujourd’hui évident que ce regain de religiosité ne pouvait manquer de provoquer un choc sur un continent aussi sécularisé que l’Europe. D’autant plus que ces mêmes enquêtes démontrent, chiffres à l’appui, l’existence d’un fort bloc de musulmans intégristes qui représenteraient entre le tiers et le quart des musulmans français. Même s’ils sont la plupart du temps nés en France, ceux-ci se considèrent d’abord comme musulmans. Dans toutes les enquêtes d’opinion, ils revendiquent l’application de la charia, refusent la séparation de la religion et de l’État, condamnent le mariage exogame, l’homosexualité et réclament même l’autorisation de la polygamie. (…) Les premiers à payer le prix de cet égarement seraient justement ces musulmans modérés et discrets qui, eux, font l’effort de s’intégrer. »

Dans une autre chronique C. Rioux ajoutait ceci : « En 2004, lors du débat sur le projet de loi français interdisant aux élèves de porter des signes religieux à l’école, Abdelwahab Meddeb s’était offusqué de voir défiler des intégristes dans les rues de Paris. Les mêmes qui ont récemment défilé à Montréal. Voici ce qu’écrivait alors cet amoureux de la culture arabo-musulmane :
« Telle est la contradiction flagrante entre ceux qui se réclament d’abord d’une loi divine et le pays qui les accueille, dont l’identité est bâtie sur un droit fabriqué par la raison humaine. Un vieil émigré marocain, bon et pieux musulman, me dit combien il est outré par cette manifestation agressive qui, selon lui, déshonore le pacte de l’hospitalité, lequel répartit les devoirs entre deux pôles : celui qui accueille doit vous ouvrir ses portes sans condition, sans savoir qui vous êtes; et celui qui vient et entre doit respecter le code et la loi instaurés par celui qui reçoit. »
Comme quoi la sagesse est aussi musulmane. »

Bravo! La laïcité va introduire plus de respect mutuel entre la société d’accueil et les nouveaux arrivants. C’est cela que les tenants du multi-culturalisme (aussi appelé communautarisme) ne veulent pas comprendre.

— Vous écrivez ceci : « Bravo! La laïcité va introduire plus de respect mutuel entre la société d’accueil et les nouveaux arrivants » (sic)

Voudriez-vous dire que nous ne serions toujours pas au Québec dans une société laïque ? En quoi la laïcité est-elle garante d’un plus grand respect mutuel ? Et en quoi le fait d’être croyant et de pratiquer une religion serait un manque de respect envers la société dans laquelle nous vivons ?

Oui, la laïcité et l’apparence de laïcité (ce qui n’est pas l’athéisme, mais simplement la neutralité) sont des facteurs de respect et de cohésion sociale en ce sens qu’elles permettent aux personnes de se retrouver sur un ensemble de valeurs communes et partagées tout en laissant à la sphère privée l’expression des croyances religieuses qui peuvent dans certains cas être antagonistes.

@ jean marie Galliot,

D’accord avec vous sur le principe. Ces principes existent déjà au Québec comme partout au Canada. Pourquoi vouloir les changer ?

Supposons que je sois en désaccord avec une partie de ces « nouvelles » valeurs sensément partagées qui me sont imposées par le Parti Québécois, à l’instant même où la loi serait adoptée, je deviens par mon opposition automatiquement « hors-la-loi ».

— Que me reste-t-il faire dans ce cas ? Me prévaloir de mon droit d’asile ailleurs au Canada !

Tanné d’entendre tout ces journalistes soit disant experts des civilisations , l’islamiste avec tout ses règles datant du moyen âge n’a pas de place dans notre société. La position du parti Libéral qui compte les ethnies parmi sa clientèle est bien connue te ne date pas d’aujourd’hui.Regarder ce qui se passe dans le monde la ou l’Islamisme est présent en nombre important ,Faut tu est naif a ce point

S’attaquer à quelques femmes voilées est simplement une lâcheté. Il faudrait plutôt, avant même de penser interdire, s’intéresser aux imams dont certains ne parlent même pas français, aux vendeurs de camelote de l’Église de Scientologie, aux curés rétrogrades, aux pasteurs évangélistes, aux rabbins ultra-orthodoxes. On s’apercevra sans doute que la plupart d’entre eux ne sont que des « pauvres types » inoffensifs, que l’on devra laisser tranquille, mais on dénichera peut-être quelques vrais prosélytes, hargneux et menaçants. Ceux-là, le ministre Drainville n’en a cure, car ils sont « invisibles », donc, inutiles. De plus il ne les saura jamais, puisqu’il se contente de tendre l’oreille à ceux qui lui disent ce qu’il veut bien entendre. Chasser quelques femmes sans défense pour sorcellerie appréhendée est beaucoup plus rentable électoralement.

Vous avez parfaitement raison, Monsieur Koussens. Les salafistes, commandités par l’Arabie Saoudite, et les Frères musulmans, commandités par le Qatar, s’alimentent des humiliations perçues ou réelles dans les populations musulmanes, pour étendre leur emprise sur les esprits. C’est en combattant ces filières que l’on combattra l’intégrisme, qui se trouve chez certains imams, bien plus que chez les priants sincères et pieux du vendredi. Le musulmanes voilées sont elles-mêmes des victimes de ce prosélytisme, car en pensant se soumettre à Dieu, elles se soumettent à la volonté de l’imam ou parfois, de leur petit potentat de mari. C’est une erreur de s’attaquer ces humbles croyantes, car elles se raidiront et seront incitées au repli puis au fanatisme. Nous faisons ainsi le jeu des clergés intégristes.
De plus, je trouve scandaleux que l’effet net de cette campagne électoraliste odieuse se concentre sur la femme sous prétexte de combattre certaines formes de prosélytisme, alors que les intégristes de tout poil se cachent dans leurs lieux de prières, libres d’impôt, en se frottant les mains.

Le voile n’est peut-être pas symbole d’intégrisme mais refusé de l’enlever pour son travail ou autre raison ressemble beaucoup à de l’intégrisme.

La thèse de David Koussens me semble tout à fait défendable et le commentaire de Serge Drouginsky assez approprié. Mais presque tous les autres commentaires sont d’un niveau intellectuel nettement plus bas. Certains aiment s’entendre parler ou se voir écrire. Je remarque que personne n’a rendu à Pauline Marois l’hommage qu’elle mérite. En effet, elle a réussi le tour de force de fixer l’attention des Québécois sur un problème qui ne concerne que quelques centaines de personnes, d’après ce que j’ai lu et entendu. De plus, les juristes en général nous assurent que cette charte devenue loi serait désavouée par la cour suprême. Et pendant ce temps, le nombre d’emplois à temps plein diminue, les sièges sociaux continuent à quitter le Québec, les élèves fuient l’école en nombre croissant, le niveau culturel de l’éducation s’abaisse constamment, y compris à l’Université. On le voit, l’exploitation des préjugés xénophobes et de toutes les phobies est une arme efficace entre les mains des démagogues, d’autant que s’abaisse le niveau intellectuel des masses.

Grosso modo, si l’on traduit l’argumentaire en termes simples:
on favorise un développement de l’intégrisme quand:
A) La société d’accueil rend difficile l’intégration ou le dialogue entre les cultures
B) La société d’accueil favorise l’emplois auprès de la culture majoritaire/défavorise l’emplois auprès de la culture minoritaire
car,
1) il génère du ressentiment ou un sentiment d’injustice
2) qui favorise un repli identitaire associé à la culture minoritaire, terrain idéal de tout intégrisme

Au contraire, on défavorise l’intégrisme quand
A) Le dialogue entre les cultures est sain et constructif
B) Il n’y a pas de discrimination basé sur la culture minoritaire

car,
1) il génère un sentiment d’ouverture, d’entente au-delà des différences et des préjugés
2) ce qui contribue à un esprit critique, ennemi mortel de l’intégrisme

Si on fait l’effort de se considérer soi-même comme un non-intégriste soit,
1) aller au delà de nos différences et de nos préjugés et
2) faire preuve d’esprit critique
je vois mal la faille logique la dedans. On récolte ce que l’on sème après tout.
Si un groupe est désavantagé par une loi de type « répressive », sans qu’on arrive à lui convaincre rationnellement que c’est nécessaire, il a toutes les raisons légitimes de se « radicaliser » contre ceux qui l’on créé et ceux à qui cela profite. (i.e. les athées/catho/agnostiques)

Avez vous etudie l histoire des civilisations? Les elephants rose ca a jamais fonctionne! La religion la cause de tous les miseres!

C est bien beau tous ces grand textes et philosophie, mais nous avons juste a regarder dans l histoire des civilisations. Le melting pot des cultures n a jamais fonctionne , c est pas aujourd hui que ca changera. Faites vous a l idee, les guerres ont toujours ete religieuse. OUI A LA CHARTE, c est un debut……………..