Comment les échanges d’étudiants contribuent à la démographie

Sans le savoir, Cédric Klapisch a vu juste avec son film L’auberge espagnole et ses suites.

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FouineurSans le savoir, Cédric Klapisch a vu juste avec son film L’auberge espagnole et ses suites, qui ont fait connaître Erasmus, le programme d’échanges d’étudiants de l’Union européenne, aux spectateurs du monde entier.

Dans un rapport publié le 22 septembre, la Commission européenne explique qu’Erasmus favorise l’employabilité et la mobilité professionnelle. Mais c’est un tout autre élément qui a attiré l’attention des lecteurs et des médias.

Selon les résultats d’une enquête menée dans 34 pays et ayant produit 80 000 réponses, un étudiant Erasmus sur quatre (27 %) a rencontré son conjoint ou partenaire de vie pendant son échange à l’étranger. « Il en résulte, selon les estimations de la Commission, qu’environ un million de bébés sont vraisemblablement nés de couples Erasmus depuis 1987. »

Plus exactement, cela fait un million de chérubins pour un peu plus de trois millions d’étudiants ayant bénéficié du programme Erasmus depuis ses débuts !

De manière générale, Erasmus favorise la formation de couples transnationaux, puisque 33 % des anciens étudiants de ce programme partagent leur vie avec une personne de nationalité différente, alors que cette proportion tombe à 13 % pour ceux qui ont fait leurs études dans leur pays d’origine.

Une trajectoire de vie qu’illustre bien la trilogie du réalisateur français : c’est à Barcelone que Xavier, le personnage principal de l’histoire, fera la connaissance de la Britannique Wendy, future mère de ses deux enfants.

© Commission européenne
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