Comment on fabrique les petits garçons

Les enfants sont traités différemment selon leur sexe. Et ce, dès le premier jour de leur vie.

Photo © CULTURA CREATIVE / ALAMY
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Les réactions suscitées par ma première chronique en témoignent : l’idée que les différences entre les hommes et les femmes sont le produit de notre environnement social demeure radicale aux yeux de certains. Pourtant, des recherches scientifiques ont établi depuis longtemps que les enfants sont traités différemment selon leur sexe. Et ce, dès le premier jour de leur vie.

À peine sont-ils sortis du ventre de leur mère qu’on décourage les petits garçons d’exprimer leurs émotions. On joue moins affectueusement avec eux. On leur fait moins la conversation. On les laisse davantage à eux-mêmes que leurs sœurs au même âge.

Le modèle masculin de type « homme Marlboro », héros imperturbable et solitaire, a fait son temps. Mais on a beau être intimement convaincu que les garçons aussi devraient pouvoir montrer leur vulnérabilité et se reposer sur les autres, on a beau savoir que l’isolement social et le mutisme des hommes les rendent (littéralement) malades, ce stéréotype transmis de génération en génération continue de teinter nos attitudes envers nos petits gars. Et ça commence au berceau.

À l’âge de six mois, les garçons sont déjà moins couvés que les filles, ont découvert Melissa Clearfield et Naree Nelson, du Département de psychologie du collège Whitman, dans l’État de Washington. En observant attentivement 36 duos maman-poupon jouer en laboratoire (comme elles l’ont rapporté en 2006 dans la revue Sex Roles), les chercheuses ont remarqué que les mères de bébés filles participaient plus activement à leurs jeux et passaient plus de temps à les réconforter et à les câliner que les mères de garçons. Ces dernières sont plutôt enclines à laisser leurs tout-petits explorer, seuls, sans interagir avec eux. Les paroles adressées à un nourrisson varient aussi en fonction de son sexe. Lorsqu’elles parlent à une fille, les mères sont portées à lui poser des questions et à mettre des mots sur ses sentiments et ses besoins (« on dirait que tu aimes ce toutou », « tu as l’air fatiguée »). Avec un garçon, elles ont davantage tendance à décrire et à diriger, sans attendre de réponse (« viens ici ! », « regarde ! »).

Et pourtant, constatent les auteures, rien n’indique que les garçons ont moins besoin d’être chouchoutés : pendant la séance de jeux, ils ont passé autant de temps que les filles accrochés aux jupes de leur mère et ont réclamé aussi souvent son attention.

S’il y a un sexe plus fragile que l’autre à la naissance, ce n’est pas celui qu’on pense. Les nouveau-nés masculins sont légèrement moins matures physiologiquement que les bébés naissants féminins et, pendant les premiers mois, ils sont plus vulnérables aux maladies, plus irritables, pleurnichards et difficiles à consoler, selon certaines études.

Ainsi, dès le jour 1, les parents travaillent plus fort pour contenir les débordements de leurs petits garçons. C’est la conclusion à laquelle sont arrivées Jeanette Haviland et Carol Malatesta, de l’Université Rutgers, au New Jersey, au terme de travaux menés au début des années 1980. Lorsqu’ils se trouvent face à face avec leur poupon, les parents leur renvoient volontiers leurs sourires, mais ils évitent de répondre à leurs expressions faciales négatives, et particulièrement à celles de leurs garçons. Quand les petites filles manifestent de la douleur, leurs mères réagissent seulement une fois sur cinq. Pour les petits garçons, c’est pire : leurs mamans font fi systématiquement de leurs expressions douloureuses. Ils ne rampent pas encore que déjà, sans s’en apercevoir, on les prépare à grandir dans un monde qui exigera d’eux qu’ils ravalent leurs larmes.

Les filles aussi, on commence à les faire entrer dans le moule avant qu’elles soufflent leur première bougie. En les traitant dès le berceau comme de petits êtres fragiles et en limitant leur liberté de mouvement, on finit malgré nous par engendrer chez elles la fragilité qu’on leur avait imaginée, dans un désespérant cercle vicieux. Car c’est bien d’imagination qu’il s’agit. Placez des bébés de 11 mois en haut d’une passerelle inclinée et augmentez la pente jusqu’à ce qu’ils n’arrivent plus à descendre à quatre pattes ou refusent de s’y hasarder. C’est ce qu’a fait une équipe de psychologues de l’Université de New York lors d’une expérience relatée en 2000 dans la revue Journal of Experimental Child Psychology. À cet âge tendre, les deux sexes sont tout aussi téméraires et pareillement adroits : ils s’aventurent sur des rampes tout aussi abruptes et maîtrisent sans aide les mêmes inclinaisons. Or, quand on a demandé aux mères d’estimer la pente maximale que leurs bébés réussiraient à franchir, elles ont correctement évalué ou surestimé les capacités de leurs garçons… mais elles ont sous-estimé celles des filles. (Soupir)

Certains, constatant que les enfants tendent vers des activités et des tempéraments typiques de leur sexe avant d’avoir mis le pied à l’école, se rabattront sur la biologie comme seule explication possible, tels des Pygmalion qui se demanderaient d’où peuvent bien venir les traits de leur propre création. Dès qu’il est question de genre, on oublie facilement que les bébés sont des éponges ultraperméables aux signaux de leur environnement, des créatures plastiques qui se moulent en fonction des expériences qu’on leur procure. Quelles que soient leurs prédispositions.

D’ailleurs, nos lunettes teintées par le genre sont si tenaces qu’elles colorent nos perceptions avant même que bébé vienne au monde ! La sociologue américaine Barbara Rothman rapporte que les femmes enceintes qui connaissent le sexe de leur enfant décrivent l’agitation de leur fœtus de manière stéréotypée : lui est jugé « vigoureux » et « fort », elle est qualifiée de « pas tellement violente, pas extrêmement énergique, pas particulièrement active ». Pourtant, quand on les observe par échographie, on voit bien que les deux sexes sont tout aussi turbulents dans le ventre de leur mère.

La différence, c’est dans l’esprit des parents qu’elle se loge.

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31 commentaires
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Je me demande si c’est votre condescendance ou votre manque de logique qui m’indispose le plus.
Nous ne serions donc, lorsqu’on défend la thèse d’une certaine différence biologique entre les sexes que des Pygmalion observant le produit de leurs attentes.
Vous souffrez vous-mêmes du biais de confirmation. Vous pensez qu’en ayant trouvé des exemples de traitement inégal entre les enfants, vous avez démontré que TOUTES les différences hommes femmes sont culturelles et que le cerveau est « ultrapermétable ». Ne voyez-vous pas l’immense gouffre logique qui se trouve entre « certaines différences sont culturelles » et « toutes les différences sont culturelles »?
Voici pourquoi vous faites probablement erreur. Tout ce qu’on connaît du cerveau et de l’évolution va contre vous.
1. Le cerveau n’est pas une éponge, c’est un organe hyper structuré. Il y a bien une relative plasticité du cerveau, mais votre cervelet ne fera jamais de syllogisme. Cela est très bien démontré: des personnes subissant des traumatismes ou des maladies perdent des facultés bien précises: reconnaissance des visages, inhibition (voir le cas Philéas Cage), création de souvenirs. C’est également valide chez les enfants: certains enfants ayant des lésions à certaines parties bien précises du cerveau auront toujours certaines inaptitudes: les autres parties du cerveau ne pourront jamais faire le travail d’une partie qui a été faite pour.
2. Notre cerveau est influencé par des hormones: ocytocine, dopamine, sérotonine, testostérone. Pensez-vous vraiment que la différence de production de certaines hormones chez les sexes n’a AUCUNE influence comportementale? Le fait que l’homme produise plus de testostérone et que celle-ci soit associé à divers comportements dont l’agressivité territoriale chez d’autres animaux ne vous fait pas pensez que cela pourrait avoir un petit impact sur les différents taux de criminalité homme femme ou encore sur la prise de risque des hommes par rapport aux femmes (vous pensez peut-être que la testostérone n’a aucun aucun aucun impact sur les conducteurs mâles de moins de 25 ans qui aiment leur voiture sport).
3. Enfin, tout le cadre théorique, soit la théorie de l’évolution, supporte la thèse selon laquelle il y a des différences comportementales génétiques entre les hommes et les femmes. Cela repose sur la distinction entre les stratégie K et R. L’homme étant moins K que la femme, cela amène des stratégies gagnantes de reproduction différentes. Par rapport à la théorie de l’évolution, votre thèse est EXTRÊMEMENT radicale. Comme si l’humain avait atteint un niveau d’évolution où toute culture l’emporte sur toute génétique. Comme si l’être humain n’était en bout de ligne pas un animal, pas un être biologique, pas fait de molécules, pas d’ADN, rien.
Et là, vous allez me dire: mais vous vous pensez que tout est biologique? Non. Il y a également un immense gouffre logique entre « certains comportements sont influencés biologiquement » et » tout est génétique ». En fait, il y a fort probablement des différences innées ET des différences culturelles entre les hommes et les femmes.

Je pense que vous poussez un peu loin, ce sont des exemples véridiques et il n’est nommé nulle part qu’il n’y a AUCUNE différence physiologique entre les deux sexes. Le texte contenait déjà des nuances et vous avez présumé que l’auteure n’en voyait aucune…mais je pense qu’elle sait très bien elle aussi les points que vous avez nommé. Comme quoi on est toujours plus à l’offensive sur internet…dommage.

« La différence, c’est dans l’esprit des parents qu’elle se loge »

La formulation de la phrase laisse peu de place à votre interprétation. L’auteure veut clairement dire que toute différence entre les sexes est une invention qui réside dans la tête des parents qui éduquent leurs enfants. C’est l’éducation différente des enfants qui moule la différence entre les sexes.

Citons encore l’article :
« Dès qu’il est question de genre, on oublie facilement que les bébés sont des éponges ultraperméables aux signaux de leur environnement, des créatures plastiques qui se moulent en fonction des expériences qu’on leur procure. Quelles que soient leurs prédispositions. »

Je ne vois pas la place à la nuance que vous voyez Sheila T. Ce qui est dit, me semble-t-il c’est que l’expérience module complètement l’esprit des enfants, qu’elle « écrase » les prédispositions de celui-ci.
Le cerveau est « ultraperméable », les enfants sont comme du plastique qui se fait mouler. Franchement, je vois difficilement comment toutes ces formulations laissent place à une réflexion bien nuancée sur le rôle de l’éducation et des expériences versus le rôle des prédispositions génétiques.

Je ne sais pas pourquoi vous réagissez aussi vivement, pour ne pas dire agressivement… Vous soulevez le vieux débat sur l’inné et l’acquis. Au cours des dernières années, on fait de plus en plus la différence entre ce qui est lié au sexe (biologie ) et ce qui est lié au genre (appelé aussi sexe social). Quand vient le temps de parler de différence de comportement entre les filles et les garçons, on convient qu’il y a une part de biologique, notamemnt à l’adolescence quand les hormones jouent davantage (elles jouent beaucoup moins dans l’enfance). Il y a aussi des traits héréditaires qui jouent. Mais, il n’en reste pas moins que les aspects sociaux demeurent très influents, notamment le rôle des parents, du milieu social, de la culture. Si vous vous promenez le moindrement à travers le monde, il est amusant de noter les différences de pratiques de masculinités selon l’endroit où on se trouve. Le président de l’association internationale sur la santé des hommes, un urologue (pas un sociologue, mais bien un urologue), très sensible à se baser sur des données probantes, disait dans une présentation à laquelle j’ai assistée, que les données indiquent que dans l’écart de longévité entre les hommes et les femmes (4 à 7 ans dans la plupart des pays industrialisés), on ne peut expliquer qu’environ une seule année par des causes biologiques, les autres années étant liées à des facteurs socioculturels.
La recherche de William Pollack auprès de 1 000 garçons et hommes (Real Boys) montre bien comment on apprend très vite aux garçons`, plus qu’aux filles, à se débrouiller seuls. Comme il l’explique, l’éducation des parents, souvent – certes pas toujours ni dans tous les cas, mais la tendance générale – tend à favoriser l’attachement chez les filles et l’autonomie chez les garçons, avec tous les avantages et les inconvénients que cela signifie pour l’un et pour l’autre.

« vous soulevez le vieux débat sur l’inné et l’acquis »

Permettez-moi de vous corriger bien amicalement: l’article soulève le vieux débat sur l’inné et l’acquis.

On m’a reproché plus haut de nier les nuances de l’article. Comme j’ai répondu, je ne pense pas avoir mal interprété l’esprit de l’article. Selon moi, l’auteure donne TOUT le rôle à l’éducation.Si j’ai mal interprété l’article, eh bien je prie l’auteure de bien vouloir me pardonner! Si l’article voulait « simplement » dire « arrêtez de voir trop rapidement la biologie là où il y a seulement la reproduction de stéréotypes culturels », j’appuie pleinement!

Pour terminer, voici la raison de ma protestation. J’ai réagi si vivement parce que j’ai cru qu’on voulait remplacer une idéologie par une autre idéologie. L’idéologie du 100% biologique est bien sûr dangereuse. Elle a été trop souvent utilisée pour justifier la distinction inéluctable des rôles sociaux. Mais à l’inverse, l’idéologie du 100% culturel pourrait aussi être nuisible à sa manière. Elle pourrait nous inciter à une forme d’excès dans la recherche du traitement identique pour tout le monde. Mais comme nous sommes encore bien loin de cet excès, je me tais.

Tout à fait d’accord. Mon fils (ainée) a été très malade à la naissance et son père et moi l’avons « couvé », caliné… Nous nous sommes toujours occupé beaucoup de lui. Quand sa soeur est née, il avait 2 ans et 4 mois et n’a manifestéaucune jalousie. Au contraire, il prenait « soin » du bébé et avait une attitude protectrice. Ce qui ne l’a pas empêché de partager avec sa soeur les mêmes jeux poupée, petites voitures. A l’école par contre, il jouait aux jeux de « garçons ». Je dois dire que mon fils a un comportement d’homme mais, d’homme responsable qui respecte ses semblables et les femmes ! L’éducation intervient sûrement mais le biologique aussi et beaucoup. Le panel étudié me semble peu représentatif.

Effectivement, les recherches démontrent très bien qu’un garçon dont le père est impliqué dans les soins et qui porte attention et amour à son fils amène ce fils à avoir plus de change de développer des comportements prosociaux, à moins se batailler, à être moins agressif et plus relationnel.

Tout à fait en désaccord. Sûrement que certains éduquent leurs enfants différemment selon le sexe (selon les valeurs et la nationalité aussi), mais pas pour moi et mon environnement proche. Même approche pour mes 2 enfants. Je crois aussi beaucoup aux gênes.

Heu… avez-vous des enfants Mme. Mercier??? Fréquentez-vous des parents??? J’ai 2 filles et un garçon, ni moi , ni mon mari n’avons agis différemment avec nos filles pensant qu’elles étaient fragiles, pas plus que nous avons moins chouchouter notre fils et bientôt une autre fille va se joindre au clan et pourra suivre son frère ou pas comme bon lui semble. Mon fils joue au camion, trippe sur Flash Mc Queen et sur la Reine des neiges et adore s’occuper de sa poupée tandis que sa sœur adore les princesses et son atelier d’outil et rêve d’être pompier. Je travaille dans un milieu ou je fréquente de nombreuses jeunes familles, ainsi que dans ma vie personnelle, et j’ai très rarement vu des cas de »discrimination » selon le sexe. Oui cela arrive mais de la à en faire une majorité votre article est dans le champ. En plus de ne prouver rien de très scientifique… Réagir différemment à chaque enfant selon son caractère, sa personnalité et sa capacité d’adaptation voilà plutôt de quoi on devrait parler. Arrivons en 2014 svp.

Tellement d’accord avec vous Mme Diane!
J’ai peine à concevoir que l’écriture de ce texte fut faite cette année…

Vous sembler vouloir PROUVER, dans cet article et dans d’autres auparavant, que notre façon de traiter nos poupons et nos jeunes enfants serait la seule chose qui explique les différences de caractères entre les garçons et les filles, et plus tard entre les femmes et les hommes. Est-ce réellement ce que vous pensez ? Si oui, vos articles sont probantes. Sinon, peut-être devriez-vous avoir un propos plus nuancé et dire que cela n’explique pas tout. Car voyez-vous, même si je suis tout à fait en accord avec vos propos à l’effet que notre façon de câliner ou pas nos bébés, de les pousser à être plus ou moins téméraires, influencent grandement leurs caractères, indépendamment de leur sexe. Mais d’autres recherches que celles que vous citez tendent aussi à démontrer que certaines différences entre les filles et les garçons sont de nature héréditaires et biologiques. Bref, je ne pense pas qu’il faille croire que tout est blanc ou que tout est noir dans ce débat. Comme je l’ai dis, je suis tout de même d’accord avec le fait que nos gestes et nos paroles comme parents, éducateurs ou autres auront un impact sur le caractère des adultes de demain, hommes ou femmes, et que nous devrions en tenir compte dans nos interactions avec les bébés et les enfants d’aujourd’hui.

Il y a 37 ans, lorsque je suis sorti de l’université, tout relevait de la culture ou de l’éducation : la skizophrénie, l’autisme, le développement différencié entre les sexes, la psychologie sociale, etc.
Aujourd’hui, on a compris que les maladies mentales relèvent régulièrement d’un dysfonctionnement hormonale du cerveau, l’autisme d’un développement particulier du cerveau, etc.
J’ai grandi, j’ai observé et j’ai vu. Il m’apparaît maintenant clairement qu’il y a des différences entre les sexes qui sont naturelles avec des varances qui

Oups, une erreur de frappe. Donc, je continue.

Avec des variances entre les individus. La culture sociale met une certaine emphase mais la nature, avec son jeu d’hormone, différencie les garçons des filles autant au plan psychologique que physique.

L’enfant qui nait arrive déjà avec plus d’un chapitre de sa vie d’écrit dans son livre.

Je demeure sceptique un tout petit peu quand même, car qui nous dit que deux mères différentes ont les mêmes comportements. Il faudrait être capable de comparer la même mère avec ses propres enfants de sexe différent pour être parfaitement convaincu de ces arguments. Pour ma part, j’ai élevé deux filles et j’aurais bien aimé pouvoir me comparer sur vidéo, si j’avais eu un garçon et une fille.

Biaisée ou non, j’ai rarement entendu « Beau » comme qualité donné à un garçon (où il se trouvera dans le bas de la liste. A mon grand désespoir, c’est un qualificatif que l’on utilise comme « qualité » pour une fille… et il est souvent un des premiers.

Suite à cette lecture, je suis surtout tenté de m’esclaffer. mes préjugés sont plus fort que les tiens, là-là-là-lère….

Il n’y a rien de plus fragile qu’une petite fille, et rien de plus fort qu’un petit garçon… Faites les tomber du même niveau et vous verrez la différence! Rien que la peu des hommes, déjà quand ils sont bébés, est de 14 a 18 fois plus forte, (et déjà plus épaisse), que celle des petites filles et femmes… et j’en passe.

La plasiticié du cerveau a été plus que démontrée ces dernières années et cette dame qui a analysé durant des années les différences entre les sexes (et les études qui les étudients) confirme ces faits : les moyennes des différences entre les hommes et les femmes d’un même groupe sont moins grandes qu’entre 2 individus de même sexe mais de groupes différents. Autrement dit, l’environnement est bien plus important que le sexe, la race, etc. http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20131121.OBS6576/notre-cerveau-a-t-il-un-sexe.html

Il est vrai qu’entre le corps d’une femme et celui d’un homme, il y a de très grandes similarités… Et d’aussi grandes différences. Ça se voit à l’oeil nu! Dire qu’une femme et un homme est pareil sur la base des composantes communes, c’est comme dire que comme une orange est un fruit et qu’une pomme est un fruit, alors une orange et une pomme sont la même chose.
Être égal n’est pas synonyme d’être pareil et ne pas être pareil n’est pas synonyme de ne pas être égal. À vouloir absoluement prouver que les garçons et les filles n’ont pas de différences sauf par ce qui est inculqué par la culture sociale, c’est entrer dans le monde ses incohérences cognitives !

Je suis complètement en désaccord avec votre article. J’ai eu un garçon et une fille, je les ai élevé de la même façon. C’est bien plus leur caractère, leurs émotions qui m’ont guidé dans la façon de les éduquer. En 2014, on devrait cesser de véhiculer ces stéréotypes.

Peu importe les opinion tranchee de chacun. La nature nous demontre toujours qu’à tout résultats il y a plusieurs causes. Point à la ligne. Je n’ai qu’une fille pour le moment mais j’ai suivi de près l’éducation des enfants de mon frère et ma soeur. Dès leur naissance on pouvais voir des traits de personnalité propre. Et j’ai bien vue ce qu’une education mole ou rigide peu faire comme difference… Alors si chaque personne nait déjà avec un fond de personnalité bien à elle il n’y a pas de raison qu’il y est des difference entre homme et femme par la naissance. De la meme maniere que personne ne nira que l’education influe sur le character. Ce debat est inutile. Vous avez tous raison.

PS pardonnez les fautes de punctuation je tape sur un clavier anglais

L’article nous fait part de certaines recherches. L’auteure explique un point précis soit le comportement de l’adulte dans un contexte précis et ne tente pas de livrer une étude exhaustive sur la différence entre le masculin et le féminin. Effectivement, il existe une certaine différence dans le comportement des adultes eu regard le genre.
Il y a de multiples exemples au quotidien. Même les termes utilisés vont se modifier avec une fillette qui s’érafle un genou dans la cour d’école versus un garçon qui vit le même incident. Non seulement le surveillant dans la cour d’école va réagir différemment mais les pairs aussi. Les amies de la fillette vont l’entourer, la cajoler, ce sera bien différent auprès de copains du jeune homme. N’est-ce-pas ?
Comme parent, on s’indigne de faire une différence, mais dans les faits, inconsciemment nous adoptons un comportement différent.

Absolument en désaccord avec vos conclusions ! Les garçons sont tout à fait différents des filles sur tous les plans. Une fille ne construit pas d’édifices en hauteur et un gars ne passe pas son temps à se crèmer le visage et à se regarder dans un miroir. À ce que je sache, ce sont les hommes qui réparent tous les ppareils qu’utilisent leurs princesses au quotidien. Je sais, je sais, vous me direz qu’il n’y a pas de différence entre les gars et les filles : ce ne sont que des variantes culturelles…

L’étude de Clearfield et Nelson ne montre qu’une chose : les mères interagissent différemment avec une fille qu’avec un garçon. Elles semblent donc avoir une idées préconçue ou conception différente de ce que sont ou de ce que doivent être un garçon et une fille. «La différence est dans l’esprit des parents», conclut d’ailleurs Mme Mercier.
Mais d’où vient cette image différente? Elle provient de la culture, disent les théories sociales culturalistes. Et d’où vient cette culture? Elle semble être tombée du ciel ou s’être auto-créée. Les théories sociales non raccrochées à des fondements matériels tels la biologie tournent en rond et tombent dans le «créationnisme culturel».
En supposant que les attitudes éducatives parentales différenciés selon le sexe de l’enfant ne soient que des produits culturels, rien ne démontre, dans les travaux de ce genre, que les attitudes en question déterminent le comportement sexuellement différencié de l’enfant. Bien au contraire, la pratique et les recherches nous montrent qu’un environnement éducatif identique conduit tout de même à des différences comportementales liées au sexe. À l’inverse, vouloir faire des filles avec des garçons castrés à la naissance à conduit à des échecs tragiques qui nous montrent que l’éducation ne peut inverser ni effacer ce qui est profondément inscrit dans nos configurations reproductives prénatales.
Dans son autre blogue traitant du même sujet, Mme Mercier présente des études, dont celle de Catherine Good, montrant que les performances des hommes et des femmes en mathématiques peuvent être modulées selon des consignes positives ou négatives liées aux résultats attendus. Bien sûr. Mais il s’agit ici de conditionnement affectant les performances.
La même chose est observable dans d’autres types de tests psychométriques. Si, par exemple, on conditionne positivement ou négativement le comportement altruiste lors de testes portant sur cette habileté, les résultats seront différents. Cela ne signifie pas que l’altruisme n’est pas mu par l’empathie qui, elle, est une émotion biologiquement générée. Et cette mécanique biologique n’exclut pas la modulation culturelle. Mais sans infrastructure permettant un comportement donné, le comportement n’existerait tout simplement pas et ne pourrait être influencé par la culture.
Noémie souligne, dans cet autre blogue, que «en matière de genre, rien n’est jamais qu’une histoire de biologie». En effet. Une affirmation que l’on peut compléter par la suivante : en matière de genre, rien n’est jamais qu’une histoire de culture.

Sujet intéressant. Mais quand on parle de vieux débat entre inné et acquis, je ne suis pas tout à fait d’accord. La nouvelle et fameuse théorie du genre qui fait son chemin présentement semble bien vouloir tenter de prouver à tous et toutes que c’est l’acquis (le conditionnement et l’éducation) qui domine largement sur l’inné, dans le but d’expliquer la différence entre les hommes et les femmes. C’est un discours politique et féministe qui ne tient pas la route. Permettez-moi de m’objecter fortement.

D’abord, regardons du côté des espèces animales proches de nous. Les chimpanzés et les bonobos sont nos plus proches parents. Les chimpanzés sont carrément patriarcaux, avec des mâles dominants beaucoup plus gros et agressifs que les femelles, et une sexualité de type hétérosexuelle et polygame. Par contre, leurs cousins proche, les bonobos, sont matriarcaux, avec les femelles seulement 10% plus petites que les mâles. De plus, ils ont une sexualité complètement débridé, de type orgiaque et bisexuelle (l’homosexualité semble préférée chez les femelles). On a ici deux espèces très proches, avec des comportements sexuels et sociaux très différents. Mais on devrait probablement plutôt dire deux races, puisqu’elles peuvent se reproduire ensemble, et donner des métis qui peuvent se reproduire à leur tour. La différence génétique entre ces deux espèces n’est pas très grande, mais elle a des conséquences énormes.

Il y a aussi une espèce de hyène où la femelle domine littéralement. Ces femelles ont aussi un taux très élevé de testostérone, beaucoup plus que les mâles, et elles sont très agressives.

Ces exemples montrent que la génétique est très importante pour expliquer le comportement. On doit s’attendre à la même chose chez l’homme. Pour ceux qui maintiendront que nous sommes intelligents et que nous sommes capables de passer par-dessus nos instincts primaires, je répondrai: »Regardez ces prêtres et ces jeunes filles qui ont juré de rester abstinents… Le naturel revient vite au galop. »

L’éducation et le conditionnement ont une importance, mais elle sera souvent difficile à évaluer.

Cet article s’est révélé fort intéressant, bien que j’aie eu à maintes l’occasion d’observer cette différence dans les relations interpersonnelles que les parents vivent avec leurs enfants de sexe différent.

En effet, ayant enseigné plusieurs années au primaire, davantage avec les petits, j’ai très souvent observé que les parents avaient beaucoup plus d’exigences envers leur fillette. Par exemple, les travaux scolaires des fillettes étaient réalisés avec nettement plus de soin, ce qui n’était souvent pas le cas pour les garçons. Lorsque je traitais du sujet parfois avec des parents, il leur semblait normal qu’il en soit ainsi. On pourrait argumenter sur le fait que la motricité fine est moins grande chez les garçons, mais encore faudrait-il connaître s’intéresser à d’autres causes que l’aspect biologique! J’imagine fort bien que cette différence dans les attentes des parents à l’égard de leur fille et de leur garçon s’étendent sur plusieurs aspects de leur éducation. Je n’en doute plus un seul instant!

Depuis que le monde est monde , et dans toutes les classes de la société , les enfants males à venir étaient la préférence
des males dominants .