De la cocaïne dans la sueur

Une entreprise québécoise vient de lancer un timbre cutané qui détecte la présence de drogue dans la sueur.

Conçu par Alco Prévention Canada, de Laval, ce timbre de la taille d’une pochette d’allumettes est appliqué sur le bras et peut absorber la sueur pendant plusieurs jours. Il décèle entre autres les traces de cocaïne, de marijuana et d’amphétamines.

Ill : Marie Mainguy
Ill : Marie Mainguy

Le marché cible : les entreprises. Selon les autorités américaines, un employé qui consomme de la drogue coûte environ 10 000 dollars par année à son employeur, notamment en raison de la rotation de personnel, de l’absentéisme et du vol. Pour Alco Prévention Canada, c’est surtout la sécurité des travailleurs qui est en jeu. L’entreprise soutient que le tiers des 90 000 accidents de travail qui surviennent chaque année au Québec sont liés à la consommation de drogue ou d’alcool. Une donnée que la Commission de la santé et de la sécurité du travail ne confirme pas.

Les syndicats s’inquiètent des sanctions qui seront imposées aux employés dont le test est positif. La FTQ met en doute la fiabilité des résultats et préfère miser sur la prévention. «La consommation de drogue est une problématique sociale contre laquelle les travailleurs ne sont pas immunisés», plaide Michel Dupont, conseiller régional de la FTQ pour le Centre-du-Québec.