Des drones aux portes du Québec

Les drones américains patrouilleront bientôt à la frontière entre le Québec et les États-Unis pour traquer les individus qui voudraient échapper aux contrôles douaniers, comme les trafiquants de drogue et les immigrants clandestins.

Des drones aux portes du Québec
Photo : Gerald L. Nino

Ces avions sans pilote sont déjà utilisés avec succès à la frontière du Manitoba et du Dakota du Nord. « Nous voulons étendre nos opérations de surveillance aérienne aux 6 414 km de frontière qui séparent le Canada et les États-Unis », dit Juan Muñoz-Torres, du Customs and Border Protection (CBP), organisme américain qui surveille la frontière.

Les États-Unis utilisent les Predator B (voir photo), drones qui volent à 6 000 m d’altitude et dont l’autonomie est de 20 heures. L’armée américaine se sert des mêmes avions en Afghanistan. Ceux qui patrouillent à la frontière canado-américaine ne sont pas armés, mais plutôt munis d’appareils photo, de caméras vidéo et de détecteurs infrarouges, qui leur permettent de déceler la moindre trace de pas au sol !

Les drones, qui patrouillent uniquement du côté américain de la frontière, décollent dès que les autorités ont des raisons de croire qu’un passage illégal se prépare. John Priddy, directeur du programme dans le Dakota du Nord, convient que surveiller étroitement plus de 6 000 km est impossible. « Mais les drones rendront les deux pays plus sûrs », dit-il.

En 2010, les appareils ont volé pendant 500 heures au-dessus de la frontière du Manitoba et du Dakota du Nord. Ils ont ainsi permis d’étoffer des dossiers d’enquête et d’arrêter des criminels.

 

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