Des entreprises qui créent (vraiment) un monde meilleur

Les Prix de l’impact social récompensent les organisations et entreprises qui se préoccupent du bien-être des gens et de l’environnement.

Photo : Olivier Samson Arcand

L’ancienne dirigeante du Mouvement Desjardins Monique Leroux n’a pas hésité lorsque L’actualité lui a proposé de présider le jury des Prix de l’impact social, qui récompenseront des entreprises et des organisations qui se préoccupent réellement du bien-être des gens et de l’environnement. À ses yeux, l’impact social est la clé pour créer une société plus juste et plus prospère.

C’est aussi pour cette raison que L’actualité présente la toute première édition des Prix de l’impact social, en collaboration avec la société de consultants Credo. Près de 130 entreprises, coopératives et organismes sans but lucratif ont posé leur candidature. Le jury, composé aussi de Bertrand Badré, fondateur et PDG de Blue like an Orange, Andrée-Lise Méthot, fondatrice et associée directeure de Cycle Capital Management, et Lili-Anna Pereša, présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, a retenu 11 gagnants dans 9 catégories, qui seront dévoilés lors de la remise des prix, le 22 mai prochain.

L’actualité s’est entretenu avec Monique Leroux au sujet de l’importance grandissante de l’impact social au Québec et ailleurs dans le monde.

* * *

Pourquoi avez-vous accepté de présider le jury des Prix de l’impact social ?
L’impact social touche une corde sensible chez moi. Au cours de ma carrière, j’ai été impliquée dans toutes sortes d’organisations — que ce soit Desjardins, des entreprises privées ou des organismes sans but lucratif — où je me suis retrouvée au cœur d’importantes décisions économiques. Or, j’ai toujours eu la conviction profonde que ces décisions devaient non seulement être prises en tenant compte de leurs répercussions sur l’organisation, mais aussi sur la société.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Prenez les entreprises cotées en Bourse. Le premier réflexe est de considérer l’impact sur les actionnaires — ce qui est important. Mais les dirigeants doivent aussi regarder l’effet sur les clients, sur les employés, sur la collectivité. Je suis d’avis que les meilleures entreprises, celles qui durent dans le temps, sont celles qui considèrent l’ensemble de cet écosystème complexe et qui réfléchissent à long terme. Ce sont elles qui ont les modèles d’affaires les plus robustes et ce sont elles qui contribuent à la création d’une société meilleure. Plus il y aura d’organisations qui se soucient de l’impact social, plus notre système économique sera robuste, plus les écarts de richesse seront atténués.

De plus en plus d’organisations disent se préoccuper de l’impact social. Est-ce une mode ou le début d’un véritable changement ?
Je pense que c’est un véritable changement. On le voit même au sein des investisseurs institutionnels, tels les grands fonds de pension, qui se soucient de plus en plus des aspects éthiques et environnementaux de leurs investissements. Or, à partir du moment où les fournisseurs de capital s’intéressent à ces questions, cela force les organisations qui cherchent du financement à s’en préoccuper à leur tour.

L’éthique, l’environnement… N’est-ce pas le rôle de l’État de s’occuper de ces questions-là ?
Bien sûr. Mais c’est aussi l’affaire des organisations et, j’irais même plus loin, des citoyens. Il ne faut pas attendre que quelqu’un d’autre — que l’autre soit le gouvernement ou une entreprise — agisse à notre place. La responsabilité citoyenne permet d’ajouter à l’écosystème d’impact social.

 

 

 

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1 commentaire
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Oui très bonne idée il faut faire la lumière sur ceux qui font les choses pour les bonnes raisons et qui améliorent le sort de l’humanité.

Surtout faire comprendre à ceux qui se peignent en vert quand tout le monde regarde mais qui aussitôt le dos tourné continuent à investir massivement dans des projets qui tuent;
– Caisse de Dépôt du Québec qui investit dans un gazoduc au Brésil (imaginez en 2019) annoncé sans vergogne et avec sourire par les promoteurs du statu quo et adorateur du baril de pétrole chez RDI économie, à l’heure où l’économie du futur se définit de plus en plus par le kWh
– Desjardins qui investit encore dans les énergies sales de l’AB,
– Gaz Métro qui se peint en bleu en cachant bien derrière un coeur de pomme l’origine du gaz par fracturation qui nécessite des millions de litres d’eau potable pour les transformer en millions de litres de poison en décantation ou encore pire, injecté dans les nappes phréatiques et la destruction massive de l’environnement. Ça augure mal de voir que c’est présenté en autres par Énergir!!
Quelle hypocrisie, je me demande si ces dirigeants sans scrupule disent à leurs enfants de ne pas trop faire couler l’eau du robinet quand ils se brossent les dents.

Nous savons maintenant que les projets fossiles vont à l’encontre de l’intérêt de l’humanité en polluant l’air qu’on respire, en contaminant notre eau potable et en intoxiquant l’humus la faune et la flore nécessaire à la vie, alors au dernière nouvelles le Canada fait encore partie de l’humanité, comment peut-on laisser dire qu’un projet fossile au Canada serait dans l’intérêt général?

Ça prend une liste noire aussi.