Des questions sans réponses

Le taux de décrochage scolaire stagne au Québec depuis 10 ans. Que pouvons-nous faire pour renverser la situation ?

Photo : Daphné Caron

C’est l’été. La saison politique des épluchettes bat son plein. Les candidats aux élections du 1er octobre font leurs smattes. Un grain de maïs entre les dents, ils serrent des mains, tentent d’engranger les votes. Tout va bien. Pourtant, c’est dans la rue qu’on devrait être, à manifester. Bruyants. Excédés.

À quelques semaines de la rentrée scolaire et des élections, le plus grand scandale de notre société continue à sévir. Tous le disaient, pourtant : cette campagne aurait dû porter sur l’éducation. La question du décrochage scolaire aurait dû être au cœur des réflexions. On nous ment en pleine gueule quand on nous dit que l’éducation est importante au Québec.

Début mai, l’Institut du Québec lançait une dévastatrice étude sur le décrochage scolaire, qui stagne depuis 10 ans au Québec. À la fin du secondaire, 85 % des jeunes Ontariens ont un diplôme, contre 64 % ici (51 % chez les gars ; un sur deux !). C’est un désastre qui hypothèque notre avenir. Certes, quelques voix, dont celle du chroniqueur Francis Vailles, de La Presse+, ont tempéré ce sombre portrait de l’éducation dans la Belle Province. Mais malgré ces nuances, cette vision globale nous oblige à un changement d’échelle, habitués que nous sommes à envisager les problèmes de façon morcelée.

Beaucoup de questions qui concernent la lutte contre le décrochage scolaire sont toujours sans réponses.

D’abord, peut-on remettre en cause le sacro-saint dogme de l’intégration à tout prix des cas problèmes dans les écoles ordinaires du secteur public ? Peut-on reconnaître que ça taxe un groupe, quand 30 % de la classe est à problèmes ? Que les professeurs ne sont pas assez outillés, que les cas sont trop lourds, trop nombreux, que ça ouvre la voie au décrochage ?

L’écart entre le décrochage des garçons et celui des filles est trois fois plus élevé au Québec que dans les autres provinces. Se pourrait-il que les gars aient des besoins particuliers, ce que répète le spécialiste de l’éducation Égide Royer depuis des années ? Les programmes et la pédagogie devraient en tenir compte.

Seuls 50 % des Québécois francophones obtiennent leur diplôme en cinq ans, contre 82 % chez le voisin, écart qui fut multiplié par trois en 10 ans. Le jeune homme québécois va mal. Comme son grand-père, il n’aime pas l’école. Ça aura des conséquences sociales et économiques pendant toute son existence. Il y a 15 ans, les masculinistes instrumentalisaient ce type de constat avec une rage idéologique. Peut-être devrait-on y réfléchir calmement aujourd’hui.

Nous sommes, au Québec, les champions du rattrapage scolaire. À 20 ans, près de 80 % des jeunes auront repris et terminé leur secondaire. Mais sommes-nous à ce point aveugles ? On se régale de cette « victoire », qui est au fond un échec. Nous banalisons le fait d’étirer le parcours, nous normalisons la faillite des garçons. Cette diplomation tardive les fragilise pour toujours, elle est coûteuse pour tous, pour eux au premier chef, qui traînent leur vie durant un manque à gagner salarial.

Se pourrait-il aussi que la pression du marché du travail en situation de plein emploi, dans une société qui n’aime pas l’instruction, soit énorme ? Trop ?

Se pourrait-il que le dogme du privé, de l’écrémage qu’il provoque, soit préjudiciable au système public d’éducation ? La fréquentation du secondaire privé est de 20 % ici, contre 5 % en Ontario. Les élèves en difficulté sont désormais concentrés dans le secteur public normal, où les classes s’alourdissent de 30 % d’élèves qui ont des difficultés d’apprentissage ou de comportement. Ça te tire un système vers le bas…

Pourra-t-on admettre que la concurrence du privé a fini par fragiliser le système public québécois ? Puisque nous finançons lourdement le privé, on devrait l’obliger à accepter un nombre appréciable d’élèves en difficulté, de potentiels décrocheurs.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a parlé de « décrochage parental » pour expliquer une part de l’échec de l’école québécoise. Il y a certes une responsabilité parentale et familiale, mais surtout pas que cela. C’est encore une fois privatiser la responsabilité du problème. Car à des hauteurs statistiques pareilles, c’est un problème de société !

L’école obligatoire devait donner des chances égales à tous. Nous connaissons une partie des solutions pour contrer le décrochage, de la maternelle 4 ans à l’obligation d’étudier jusqu’à 18 ans, et faire de l’éducation le cœur de notre engagement collectif. Mais il faut cesser de se bercer de fausses réalités déprimantes qui nous paralysent. Les politiciens les premiers.

Alors, si vous en croisez un dans une épluchette ces jours-ci, demandez-lui ce qu’il ferait, lui, contre le décrochage. Ça fera un beau sujet de conversation…

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36 commentaires
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La fréquentation au privé est de 20% + au Québec comparativement à 5% en Ontario, un écrémage, comme vois dites, dommageable et qui pousse plusieurs familles vers le privé. Faut rapidement revenir à 5%, réduire graduellement, mais rapidement, les subventions du privé. Autre facteur, les sondages parents et l’imputabilité, voir la non-imputabilité, des dirigeants scolaires. Et que dire du maintien de commissions scolaires obsolètes.

Vous avez omis les multiples changements d’orientation, les changements de méthodes d’enseignement, le transversal … Réinventer l’école à tous les 5-10 ans n’aide sûrement pas.

L’oeuf ou la poule? Pour une éducation publique de qualité.
Tu laisses ton enfant doué pour les études dans une école où tout le monde s’en fout et où il risque d’être « contaminé » par l’indolence générale ou tu l’inscris au privé pour qu’il reçoive une éducation qui lui offre un certain défi intellectuel?
Évidemment, ça « écrème » le système.
Les cas problèmes ne sont pas un fardeau supplémentaire que pour les professeurs.
Toute la classe en souffre car ils ralentissent l’apprentissage. Pour que tout le monde arrive à suivre, on nivelle vers le bas. Les meilleurs pètent des scores et s’assoient sur leurs lauriers tandis que les élèves en difficulté en arrachent un tout petit peu moins.
Si on ne veut pas d’une société née pour un petit pain, il faut cesser de diluer le talent dans une mer d’apathie où le simple fait de terminer son secondaire devient un exploit.

Parfaitement d’accord avec Mme Trottier. Et financez-la, l’éducation publique quand même. Abolir les commissions scolaires (avec lesquelles on fait fi, en Ontario) et mettez ces $ au public. Bien appuyé financièrement, le réseau public redorera son blason et nous y gagnerons tous. L’option du privé doit rester, si seulement pour concurrencer l’inertie de la bête étatique…

J’ajoute : Ne pourrait-on pas cesser de croire que l’obtention d’un diplôme de secondaire 5 est accessible à tous ? Quand un élève s’intéresse au traitement des eaux (DEP) et que ce parcours exige un quatrième secondaire , pourquoi fait-on peser sur sa tête ce DES dans lequel il ne se reconnait pas ? Pourquoi avons-nous cette obsession de l’uniformisation ? Est-on mauvais menuisier ou plombier parce qu’on peine en math ou en français ? Est-on, ayant lu 1984 , meilleur citoyen ? L’école manque de vision , n’a qu’une paire de lunettes à proposer et se veut être indicateur de chemin à suivre !

Vous êtes sociologue? Du l’UQAM faut dire…
Faudrait pousser plus loin votre recherche. Fouiller dans les sous-groupes…
Voir pourquoi la CSDM est l’une des plus faibles au Québec…

Jack2 :
Votre PS:¨ J’ai de la difficulté à passer le test « je ne suis pas un robot ». Est-ce parce que…¨ ???
Pour ne pas éprouver de difficulté à passer ce test, il faut d’abord avoir étudié à l’UQAM. C’est LE prérequis.

Pourtant l’évidence de notre malaise au Québec autant en éducation, en santé, et en construction c’est le fiasco cependant nous refusons de voir la réalité. Aussi longtemps que nous serons administrés et gérés par les syndicats où rien ne se fait sans l’approbation des syndicats nous devrons s’attendre à vivre cette situation. Puisque tout nos gouvernements ont préférer rien faire face aux syndicats de peur de perdre des votes. Ainsi avec leurs pouvoir ils règnent en maîtres au Québec. Nous en avons la preuve avec les grutiers et leur syndicats.

Je suis loin de partager cette vision catastrophique de madame Bazzo. Je pense que nous devrions plutôt observer les aspects positifs.

Bien que le terme de « décrochage » soit aussi employé dans l’étude de l’IdQ, je trouve que l’emploi de ce mot est réducteur et disgracieux. On pourrait parler tout aussi bien « d’interruption » scolaire encore de « discontinuité ».

D’ailleurs la terminologie exacte pour « décrochage scolaire » c’est : « Taux de sorties sans diplôme ni qualification parmi les sortants en formation générale des jeunes ».

C’est donc le contenu de la formation générale qu’il faudrait bien définir.

Ce dont on s’aperçoit — une chose précisée par l’étude -, c’est que 89% des Québécoises et des Québécois âgés de 25 à 34 ans sont titulaires d’un diplôme d’études de secondaire. C’est sur cette capacité des gens de pouvoir acquérir des connaissances tout au long de leur vie qu’il faut construire et non sur des modèles qui sont peut-être en grande partie dépassés.

Ce que l’étude de l’IdQ démontre sur la base des chiffres de 2015 (les plus récents) c’est que le taux de sorties est en baisse constante depuis 1990, il dépassait en moyenne les 20%, il n’était plus que de 13,5% en 2015. De plus, l’écart entre les filles et les garçons se réduit. Donc les garçons décrochent moins qu’avant.

Ce qu’il faut aussi souligner, c’est que les résultats des tests : Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) démontrent que parmi les pays membres de l’OCDE, les élèves Québécois sont au nombre des meilleurs au Canada, leurs résultats les placent parmi les meilleurs des pays membres de l’OCDE.

Ce qui signifie que les jeunes Québécois ont une excellente capacité d’acquérir des connaissances.

Dans un échange de courriels récents que j’avais avec le journaliste Michel Thibault (Le Soleil de Chateauguay) sur le même sujet, voici ce que j’écrivais, extraits : « C’est donc selon moi au niveau des articulations (scolaire, secondaire, postsecondaire et universitaire) qu’il faut travailler (..). Il faudrait peut-être considérer de rendre la scolarité (secondaire et postsecondaire) obligatoire jusqu’à 18 ou même 19 ans quitte à offrir autant que faire se peut, plus de flexibilité entre les études et l’emploi. »

Ce ne sont donc pas les avenues qui manquent pour améliorer à tous points de vue l’ensemble de nos résultats.

Contrairement à ce qu’écrit madame Bazzo, le cursus secondaire des jeunes Canadiens est généralement basé sur 6 ans et non sur 5 comme au Québec. Il est possible justement que cette différenciation soit une source de distorsion au niveau de la statistique. Elle est d’autant plus marquée lorsqu’on s’aperçoit que plusieurs pays membres de l’OCDE ont un diplôme secondaire basé sur 7 ans. Ce dont on s’aperçoit c’est tout simplement que plus les jeunes restent longtemps scolarisés et plus ils apprennent de choses au fil du temps.

Mme Bazzo est souvent dans les patates. Qu’on pense à sa campagne hystérique sur l’analphabétisme au Québec où elle ne cesse de répéter, sur toutes les tribunes (comme Lise Ravary d’ailleurs), que la moitié des Québécois ne savent pas lire alors que les données internationales montrent que les Québécois sont tout à fait normaux lorsqu’on les compare aux autres peuples de l’OCDE, voire au-dessus de la moyenne.
Mais bon, sa maîtrise est de l’UQAM…. années Bourgeault…
PS: J’ai de la difficulté à passer le test « je ne suis pas un robot ». Est-ce parce que
1) Je ne sais pas lire
2) Je vois mal
3) Y’a plein d’attrapes qui m’échappent

@ Jack2,

Bien que nous ne soyons usuellement pas toujours d’accord sur tout…. Votre opinion rejoint tout-à-fait mes arguments et mon opinion rejoint tout-à-fait la vôtre. Qui plus est, il faut prendre le temps de lire l’étude de l’Institut du Québec pour comprendre que les Québécoises et les Québécois n’ont jamais été aussi bien instruits, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.

Bien sûr qu’il y a place encore à des améliorations, mais ce n’est pas en nous flagellant collectivement que nous arriverons à de bien meilleurs résultat.

Là où je ne vous suis pas, c’est sur les diplômés de l’UQAM, moi j’ai entre autre un diplôme de l’Université de Montréal, je ne dirai pas de mal des personnes qui sont diplômés d’autres universités. Pour obtenir un diplôme universitaire, il faut travailler dur quelle que soit l’université. Il faut d’ailleurs pousser nos jeunes à continuer après le secondaire.

— Pour ce qui est du test : « je ne suis pas un robot », je peux vous répondre : Google vous plante systématiquement. Que vous sachiez lire ou pas : il vous plante. Les photos sont pour la plupart dégueulasses et en très basse définition. Quand vous donnez la bonne réponse, Google vous plante également parce qu’il se trompe avec leur système de traduction automatisé qui est toujours déficient. Exemple : « street signs » traduit par « noms de rue ». En plus si vous répondez trop vite, Google vous plante encore lorsque leur serveur est si surchargé qu’ils ne peuvent pas répondre à tous les tests en même temps.

Enfin Google ne reconnaitra jamais que ses algorithmes sont sexistes, racistes et insuffisants. Alors si vous êtes planté de temps en temps, ne vous en faites pas trop, vous êtres comme tout le monde (mais tout le monde ne vous le dira pas)…. Recommencez le test jusqu’à ce que leurs robots prennent finalement votre demande en commisération.

@Serge Drouginsky

C’était une blague évidemment sur l’UQAM. Madame Bazzo a de l’humour.
Pour l’histoire des robots, c’est vraiment l’enfer cette patente à gosses. On ne sait jamais si on doit cocher le petit bout recherché (l’auto, l’affiche) qui est dans l’image ou pas?

« Puisque nous finançons lourdement le privé… » Misère!

Le privé Madame est financé par les parents qui envoient leurs enfants là-bas car EN PUS de payer pour l’école privée, ils continuent malgré tout à PAYER LEURS TAXES SCOLAIRES et ce, sans en retirer aucun bénéfice. Un enfant au privé coûte en moyenne $5,000.00 par année DE MOINS que s’il était au public preuve par 4 de ce que j’avance.

Au lieu d’attaquer le privé, demandez-vous vraiment ce qui pousse les milliers parents québécois à y envoyer leurs enfants. Se pourrait-il que la qualité de l’enseignement y soit beaucoup meilleure? Qu’il y ait moins de niaisage et de taponnage syndical? Que la qualité des profs y soit mieux contrôlée? Que les élèves y soient plus motivés? Etc…?

Pourquoi, Madame, absolument vouloir détruire l’une des rares choses qui fonctionne au Québec (i.e.: l’éducation privée)? Ne trouvez-vous pas que le nivellement par le bas a suffisamment gangrené notre société partout ailleurs?

La vraie question à laquelle la sociologue ne répond pas: pourquoi autant de Montréalais envoient leur enfant au privé plutot qu’au public de Madame Harel Jr?

Misère ! Certainement, vous ne savez pas compter. Les parents qui ont des enfants qui fréquentent l’école publique paient également des impôts et ils concourent aussi au financement de l’école privée. Comme ils sont nettement plus nombreux, ils contribuent davantage aux dépenses de l’école privée que les parents du privé le font pour l’école publique et j’oublie ici tous les contribuables qui n’ont pas d’enfants ou que ceux-ci sont devenus trop vieux pour fréquenter l’école et qui participent au financement de tout le monde « sans en retirer aucun bénéfice » (citation d’une déclaration ridicule à mon avis).

Quant à votre affirmation selon laquelle « [u]n enfant au privé coûte en moyenne $5,000.00 par année DE MOINS que s’il était au public », elle est fausse. Par exemple, les dépenses par élève ETP (Équivalent à Temps Plein) pour l’année 2012 étaient plus élevées au privé, 8 563 $ (en dollar constant de 2011), contre 8 385 $ (toujours en dollar constant de 2011), au secteur public. Le privé ayant des dépenses administratives deux fois et demie plus élevées qu’au public en plus d’avoir des dépenses pour l’entretien des biens meubles et immeubles près de 2 fois supérieures à celles des commissions scolaires.

J’ai eu quatre enfants, et mon aîné avait besoin de plus d’attention que les autres, alors, ce fut l’école privée avec plus de frais et de suivi, plus d’implications physiques (entretien, peinture, de façon bénévole) etc. Et comme le gouvernement subventionne au niveau de 60% environ l’école privée, alors le reste est assumé par les parents.
Je ne connais pas les montants annuels actuels pour un enfant, mais je demeure convaincu que le besoin est là contre toute revendication à l’égalité, que j’appelle ¨nivellement par le bas¨, pas plus que je ne crois à l’insertion des enfants ¨malchanceux et poqués de la vie¨ qui nécessitent une autre façon d’atteindre leur place dans la société, que d’être mêlés au milieu des autres qui nécessitent la possibilité de pouvoir avancer plus vite sans toujours être arrêtés ou ralentis. Désolé pour les bien-pensants d’une société qui accepte tout et rien, mais c’est ce que je pense politiquement-correcte maintenant !

En ce sens, je rejoins un peu la pensée de François 1, chose rare dans certains domaines.

@ Marc sauvageau:

Misère! Vous êtes dans les patates (encore une autre fois…).

Je ne vais pas vous ennuyer à vous donner les centaines de liens qui contredisent vos affirmations mais je vais tout de même vous fournir celui-ci (ça vient tout droit du journal de PKP, donc ça doit être vrai non?):

https://www.journaldemontreal.com/2014/06/09/lecole-privee—un-rabais-pour-letat

Au-delà des « hénaurmes » économies pour l’État, ces écoles privées offrent une liberté de choix aux parents, surtout à ceux ayant des revenus plus modestes.

Aussi, ces écoles insufflent un élément de concurrence dans le système d’éducation, qui hausse la qualité du service. La plupart des parents choisissent d’ailleurs ces écoles parce qu’ils jugent que leur enfant obtiendra une éducation et un encadrement de meilleure qualité.

De plus, l’excellente performance des écoles privées peut s’expliquer par une série de facteurs mesurés lors des tests PISA. Trois ressortent du lot. Premièrement, il y a l’autonomie plus grande des écoles privées. Deuxièmement, les analystes notent le degré plus grand de responsabilité (et donc de reddition de comptes) du privé dans l’allocation des ressources (embauche et congédiement des profs, répartition des budgets, etc.). Troisièmement, il est question de l’impact du meilleur climat scolaire (moins de retards aux cours, plus grand respect des profs, moins d’intimidation, etc.). L’effet de la concurrence du privé force les écoles publiques à se surpasser, ce qui bénéficierait à tous.

Etc…etc…etc… bref, tout penche en faveur de mon argumentation. Encore une fois!

Bon…je vous laisse sur ce car ça commence à devenir gênant pour vous.

Tourlou.

Ce qu’a écrit Girard dans le Journal de Montréal est faux. Contrairement à ce qu’il a écrit et ce qu’affirme C. d’Anjou, les écoles et collèges privés reçoivent environ 28 % de leurs revenus en droits de scolarité (c’était le cas de 2000 à 2012). Le reste vient en grande partie du MELS (42 % en 2012), en dons (autour de 5 %) et autres revenus généraux tels les revenus de placements (3,2 M$ en 2012), location (8,7 M$ en 2012) et autres produits (18,8 M$) qui forment en pourcentage, près de 22 % des revenus du privé.

À propos de l’épargne que procurerait le privé, il n’y en a pas. Ceux qui avancent cette idée partent d’une fausse prémisse que si on arrêtait de subventionner le privé, la majorité des élèves iraient au public et il en coûterait alors plus cher à l’état. En fait, le scénario le plus probable est qu’environ 40 000 élèves en ETP du privé feraient le transfert au public. Laissant autour de 8 %, l’effectif des élèves au privé. Ce scénario a été calculé et il ressort que l’estimation des économies potentielles totales pour l’État serait de 185,8 M$.

Je me considère comme un modèle hybride, puisque j’ai fréquenté le public et le privé du primaire jusqu’au CEGEP, et je suis bien placé pour vous dire que la qualité de l’enseignement n’est pas meilleure au privé. D’ailleurs, si ce que vous dites était vrai, pourquoi les parents qui envoient leurs enfants au privé ne le font en majorité qu’au secondaire ? Pourquoi ne le font-ils pas au primaire, où c’est là que se joue les fondements d’une bonne éducation, plus important même que le secondaire ?

En conclusion, ce ne sont pas les écoles, ni les collèges qui font les bons élèves, ce sont les bons élèves (à cause de la sélection au privé) qui font les bons collèges et les bonnes écoles.

@ François 1,

Les chiffres avancés par Michel Girard dans le Journal de Montréal sont effectivement difficiles à valider. Bien qu’il me soit difficile aussi de valider les chiffres qui nous sont proposés par Marc Sauvageau : ses sources seraient bienvenues. Il est assez peu probable que la quote-part revenant aux parents soit de 52%. Pour se faire Michel Girard amalgame les droits de scolarité qui sont plafonnés pour tous les établissements subventionnés par le MELS avec entre autre les frais de transport scolaire.

Il est indubitable que les frais de transport scolaire ont augmenté considérablement, cette augmentation affecte tous les élèves publiques ou privés. Même en ajoutant cette facture additionnelle. On est loin en moyenne d’arriver à 52% de financement réservé aux parents.

La Loi sur l’enseignement privé définit les obligations de l’État envers ces établissements et réciproquement. Elle encadre la part de subventions qui sont accordées aux élèves ; d’une manière générale l’État soutien pour un minimum de 60% les montants alloués par élèves sur le secteur d’une commission scolaire donnée.

À ce titre, le montant moyen attribué par élève des commissions scolaires suivant les estimations de l’IEDM pour l’année 2015-16 était de 13162$/an en dollars constants. Ce qui veut dire que la subvention annuelle allouée à un élève d’un établissement privé ne devrait pas être inférieure à 7887$. Comme les droits maximums payables par les parents sont plafonnés par la loi et comme toutes les écoles privées ne réclament pas pour tous les élèves le maximum des droits. D’où d’ailleurs (je suppose) le chiffre moyen de 28% avancé par Marc Sauvageau.

Le coût d’un élève au privé est sensiblement moindre que le coût d’un élève au public. Ce que d’ailleurs vous faisiez valoir dans votre argumentation.

Si on décidait de rendre public 100% du système, pour conserver un même niveau de financement public, l’État devrait dépenser obligatoirement bien plus pour assurer le service de l’éducation. Sans pour autant pouvoir garantir un meilleur taux de diplomation.

@ Marc Sauvageau 25 juillet 2018, 14 h 41 min:

Bon…je m’étais promis de ne pas poursuivre notre petit échange sur ce sujet mais je voudrais répondre quand à votre question sur le fait que les parents désirent plus fréquemment envoyer leurs enfants au privé lorsqu’ils atteignent le secondaire.

Ayant moi-même agi de la sorte avec mes enfants et contribuant financièrement également à ce que mes petits-enfants profitent du privé au secondaire, la raison en est fort simple. rendus au secondaires, les enfants entrent dans l’adolescence et deviennent par la fait même beaucoup plus influençables. C’est l`époque où les enfants s’identifient plus à leur environnement, à leur culture scolaire, à ses couleurs, à ses équipes sportives, à sa réussite à laquelle ils sont fiers de contribuer, etc…; voilà ce qu’on appelle communément le «sentiment d’appartenance» et qui est si flou quand on fréquente une polyvalente qui rassemble quelques milliers d’élèves. L’école privée, c’est bien plus qu’une question de sélection des élèves, c’est une implication des parents dans la vie de leur enfant, car avant l’école, il y a la famille.

Au sujet de la qualité de l’enseignement dans le privé, je puis personnellement vous certifier que selon mon expérience personnelle, lorsque je vois mes enfants interagir avec d’autres individus, je note très rapidement des différences notables au niveau du langage, de la syntaxe utilisée et de la qualité du raisonnement, etc…en leur faveur. Je sais…je sais…vous allez m’écrire que l’héritage génétique que je leur ai transmis y est pour beaucoup <;o))) mais il n'en demeure pas moins que la formation qu'ils ont reçu du privé joue grandement en leur faveur. Et ça se voit!

Libre à vous de prendre la chance de mettre en danger l'avenir de vos enfants ou de vos petits-enfants mais moi, je ne me permet pas ce genre de chose.

Je dois dire que les arguments développés par messieurs François 1 et par Marc Sauvageau sur les dépenses réellement engagées pour les enfants scolarisés, qu’ils ne reposent à mon humble avis sur aucunes données absolument vérifiables. Ce pour la raison très simple que les données officielles compilées sur le financement scolaire le sont par nombre d’habitants et non par nombre d’élèves.

Il est donc difficile de savoir si ce qui est dépensé par l’État par élèves (pour les éduquer et non dans le financement des infrastructures) l’emporte au privé sur ce qui est dépensé par l’État au public. L’étude de l’IdQ mentionnée dans la chronique de madame Bazzo, consacre une quinzaine de pages à la question du financement.

S’ils ont choisi de publier des données globales (public-privé) c’est je pense à dessein et pour de bonnes raisons. D’ailleurs, les problèmes observés ne sont pas selon l’IdQ directement liés au financement. C’est pour cette raison aussi que dans mes commentaires, je me suis abstenu de me lancer dans des comparaisons enseignement public-privé qui selon moi ne servent pas de façon très pertinente les pistes de solutions.

Il faut considérer la diversité des enseignements comme un atout pour la société et non comme un inconvénient dans le cursus menant à la réussite scolaire de tous les élèves. Tout cela n’est pas seulement lié à l’argent.

De plus après vérification — d’après des extrapolations consultées sur le net -, les dépenses moyennes par élèves dans les établissements publics du primaire et du secondaire seraient plutôt de l’ordre de 13828$/an (année de référence 2011-12 en dollars constants). Ce qui se compare allègrement en PPA (Parité de Pouvoir d’Achat) avec ce qui se fait dans la plupart des communautés développées.

L’IEDM parle plutôt d’un montant de 13162$ pour l’année 2015-16. Faute de détails dans le calcul, il faut prendre tous ces chiffres avec précaution.

On peut estimer d’ailleurs à la lumière de ces chiffres et bien que je ne saurais prendre parti faute d’informations complètes vérifiées à 360º, que l’assertion de François 1 à l’effet qu’un élève du privé pourrait coûter à l’État québécois en moyenne environ 5000$ de moins, qu’elle ne serait pas totalement dénouée de fondement puisque le chiffre de 8385$ avancé par Marc Sauvageau semble ne pas refléter les estimations au niveau public faites par d’autres.

— Nota Bene : Mes chiffres issus de recherches sur le Web sont communiqués à titre indicatifs seulement, ils ne sauraient en toute occurrence m’engager personnellement.

Ce n’est pas parce que vous êtes nul dans vos recherches que ce que j’ai écrit était faux. Allez donc voir du côté du MELS (Indicateur Statistique, Rapport du comité d’experts sur le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires), des commissions scolaires et de leur fédération – notamment cette étude : Le financement public de l’enseignement privé. Conséquences sur le réseau des écoles publiques – si vous voulez connaître les bonnes données.

@ Marc Sauvageau,

Merci pour vos sources. J’ai téléchargé ce rapport qui est assez volumineux, je vous reviendrai éventuellement plus tard lorsque j’aurai pris le temps de le consulter plus exhaustivement.

Je vous recommande sur le sujet, toujours au MELS : LE FINANCEMENT PUBLIC DE L’ENSEIGNEMENT PRIVÉ AU QUÉBEC par Bernard Vermot-Desroches Professeur à L’Université de Québec à Trois-Rivières – Étude menée pour le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport Février 2007 ; cela apporte aussi réponse à quelques questions.

@ Marc Sauvageau,
Pour donner suite à mes commentaires du 26 juillet 2018, 13 h 59 min :

J’ai consulté effectivement le Rapport d’experts dont vous m’aviez fait mention. Je comprends mieux ainsi votre argumentation.

Il appert cependant que les chiffres que J’aie relevés, sont sensiblement différents de ceux que vous soumettiez dans vos commentaires adressés à François 1 notamment. Cela ne change peut-être rien quant à votre raisonnement, j’aimerais cependant faire état précisément de ces différences :

1— L’ÉVOLUTION DES DÉPENSES PAR ÉLÈVE DES COMMISSIONS SCOLAIRES EN DOLLARS CONSTANTS (page64) était de 10802$ en moyenne pour l’année scolaire 2012-13.

2— L’ÉVOLUTION DES DÉPENSES PAR ÉLÈVE DES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVÉS EN DOLLARS CONSTANTS (page 121) était de 10055$ en moyenne pour l’année scolaire 2012-13.

3— Je n’ai pu valider sur l’ensemble de la base de données, ce montant de 8563$ alloué aux élèves du privé que vous mentionniez.

4— Il semblerait que vous ayez confondu les dépenses au niveau du secteur public avec : le COÛTS PAR ÉLÈVE PAR STRATES DE TAILLE DES COMMISSIONS SCOLAIRES LINGUISTIQUES 2011-2012 (page 105) qui s’élevait en moyenne à 8385$, avec le montant alloué en moyenne aux élèves du réseau public qui s’élève bien à 10802$ tel que précisé en 1.

5— J’ai relevé aussi quelques petits détails (sans grande importance) relatifs à : l’ÉVOLUTION DES SOURCES DE FINANCEMENT DES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVÉS SUBVENTIONNÉS pour l’année scolaire 2012-13 (page 24).
La proportion de la contribution des parents était plutôt de 29% et non 28 pour l’année, la somme des autres produits de revenus (hors subventions de l’État) serait plutôt en moyenne aux alentours de 29% et non de 22% comme vous le mentionniez.

Merci néanmoins pour ces sources qui m’aident définitivement à parfaire toute ma compréhension du cas.

*** Nota : Si une partie de ce texte est en majuscules c’est parce que l’intitulé des documents de référence originaux est en majuscules. Il ne s’agit pas d’un choix délibéré de ma part ou de toute forme d’expression écrite de mauvaise humeur….

Si vous voulez aller à fond sur le sujet, vous faudra obtenir d’autres données qui malheureusement ne sont plus disponible sur le site du MELS, mais qu’on peut retrouver en googlant ces titres : indicateurs de gestion des établissements d’enseignement privés, 2011-2012, 2013-2014. Indicateurs de gestion des commissions scolaires, 2011-2012, 2013-2014. Ainsi que sur le site du MELS : Statistiques de l’éducation, Éducation préscolaire, enseignement primaire et secondaire édition 2014 et années antérieures.

Remarque 1 et 2 : toutes mes données concernent les années 2011-2012 uniquement. À des fins de comparaison entre le secteur public et le secteur privé, seulement les activités de dépenses communes sont considérés, il est en est ainsi de même pour les comparaisons entre différentes commissions scolaires. Le chiffre de 10 802 $ s’applique à toutes les dépenses. Pour des fins de comparaison, les « activités de services d’appoint » ainsi les « activités connexes et autres dépenses » ne sont pas considérés sans le calcul comparatif, tant pour les commissions scolaires entre elles (critères établis par le MELS) que pour les comparaisons des commissions scolaires et les établissements privés.

Remarque 3 : pour les années 2011-2012, les dépenses se calculent ainsi :

Activités d’enseignement et de formation (code 10000) 492 211 546 $ +
Activités de soutien à l’enseignement et à la formation (code 20000) 194 516 426 $ +
Activités administratives (code 50000) 151 805 988 $ +
Activités relatives aux biens meubles et immeubles (code 60000) 164 073 931 $ =
Total des activités 1 002 607 891 $ divisé par le nombre d’élèves ETP 117 092 = 8 563 $

Remarque 4 : même explication que 1 et 2.

Remarque 5 : J’ai écrit environ 28 %, une approximation, puisque comme je le mentionnait en 1998-1999, il était à 28 %, en 1999-2000 à 28,1 % et en 2011-12 il était à 28,8 % et 2013-14, il était à 28,7 %. Le chiffre de 29 % est arrondi.

@ Marc Sauvageau,

Merci pour ces informations supplémentaires.

J’ai remarqué que ce n’était pas aisé de trouver des données exactes. Il y a tellement de postes de financements différents que c’est un véritable dédale pour s’y retrouver. J’avais déjà procédé à une recherche sur le site du MELS qui a expurgé nombre de données publiques. Il y a des disparités entre les Commissions scolaires, comme il s’en trouve pour les établissements privés dont certains parviennent à capter plus de subventions. Les effectifs suivant les régions y sont aussi probablement pour quelque chose. Tout comme les types d’établissements d’enseignements.

Aussi des ordres de grandeur me suffisaient encore assez bien pour me faire une idée sur le sujet…. Je ne prévois pour le moment pas d’écrire une thèse sur ce thème…. Un jour viendra peut-être, qui sait ?

— Mais peut-être est-ce vous qui devriez, vous y attabler ?

Nota : je n’utilise plus Google dans mes recherches. Quoiqu’on fasse, il ne respecte pas notre vie privée.

« Le jeune homme québécois va mal. Comme son grand-père, il n’aime pas l’école. Ça aura des conséquences sociales et économiques pendant toute son existence. Il y a 15 ans, les masculinistes instrumentalisaient ce type de constat avec une rage idéologique. Peut-être devrait-on y réfléchir calmement aujourd’hui.»

Entre les deux générations mentionné ci-haut, il y a les X. Ceuzes-là même qui sont dans les instances décisionnelles de la société.

Se pourrait-il que nos champions de l’individualisme soit un peut responsable du virage sociétale présent.

Bien voyons-donc pas les X car eux seront toujours des victimes devant l’éternel et le reste du monde, pôvre eux, se pourrait-il, se pourrait-il, se pourrait-il qu’ils continuent à se plaindre jusque dans leur tombe au lieu de prendre le manche à balai et faire le nécessaire pour la société au complet si elle leur tient vraiment à coeur. Une grosse job devant et pas grand volontaire pour la faire. Ça vas-tu prendre encore plus d’immigrants pour combler ces lacunes-là aussi.

Mme Bazzo,
Se pourrait-il que les champions du développement personnel fassent impasse sur l’empreinte positive qu’elle laissera en héritage sur la société et que celle-ci doivent s’en remettre sur l’arrivé de certains Y et des milléniaux au pouvoir pour reprendre une progression sociale après cette longue disette. Ça se pourrait et je l’espère pour le plus grand bien de mes petits enfants et ceux qui suivront. Sans rancune, juste une déception de ne pas avoir réussi cette partie de l’éducation transmise, mea-culpa, mea-culpa, mea-culpa. Peut-être que ce sera votre héritage laisser finalement.

Les politiciens n’ont pas encore suffisamment pris en compte l’importance de « l’agir tôt ». Les dossiers de l’Observatoire des tout-petits, dont celui sur la qualité des services éducatifs fournissent beaucoup de matériel pertinent pour réfléchir. https://tout-petits.org/publications/dossiers/qualite-services-educatifs/
Aussi, avons-nous le devoir d’élire des politiciens et politiciennes prêts à faire un tour d’horizon sérieux des données et des connaissances à jour sur le sujet. Au Québec, les mères sont de plus en plus nombreuses à rester sur le marché du travail et nous avons besoin qu’elles y soient (rareté de la main-d’œuvre oblige). Servons-nous de ce levier pour offrir aux enfants des environnements qui favorisent et soutiennent leur développement global, ce qui aura pour conséquence que les enfants arriveront mieux « préparés » pour l’école. Mais prenons garde, les environnements dont il est question doivent être de très haute qualité si on veut qu’ils aient les résultats escomptés. Or, que ce soit en garderies, en CPE, en maternelle 4 ans, des efforts sont à consentir. Entre autres, la qualification du personnel est au coeur de cette qualité. Un accompagnement doit être offert. On sait que la qualification doit être augmentée, aussi bien en enseignement préscolaire où trop peu d’enseignantes ont la formation et l’expertise pour travailler avec les tout-petits que dans nos services de garde éducatifs. Attirer du personnel qualifié est certainement lié en partie aux conditions de travail. Valorise-t-on suffisamment le personnel qui intervient auprès de nos tout-petits ? Enfin, comme il y a beaucoup à faire, nous aurions avantage de partir du réseau où l’accès, la qualité et l’expertise sont les plus développés: le réseau des CPE. Ce réseau qui s’est donné le moyen d’avancer en se dotant d’associations nationales et régionales offre actuellement l’accès le plus étendu (partout au Québec-dans toutes les régions), le plus grand nombre de places et on y trouve la plus grande qualité. Étendons l’accessibilité de ces services tout en soutenant leur qualité et nous assurerons à plus d’enfants un meilleur départ.

De loin, cette longue tirade est amusante malgré que le sujet en soit grave. Les 30 commentaires dont une certaine concentration de mast… gargarisme mental ne permettent en rien de cibler des solutions. Ces solutions pouvant être simpliste mais tout de même…

Obligeons l’école jusqu’à 18 ans. Stratifions les talents et aptitudes. Dirigeons les plus « forts » vers des études supérieures et les plus « pratiques » vers des métiers techniques et associons l’obtention d’un diplôme de formation secondaire, technique ou général à celui du permis de conduire… Vous verrez le taux de diplômation augmenter à 90%.

C’est pas grave, on vient de nous dire que ce dont le Québec a besoin, ce sont des manœuvres, des vendeurs, des caissiers, des hommes a tout faire, Nos décrocheurs vont être surs de trouver du boulot… a 14$ de l’heure.

Madame Bazzo a dit que la moitié des Québecois ne savent pas lire C’est une expression très réductrice. Il aurait fallu lire ;la moitié des Québecois savent lire, ce qui prend une toute autre allure. Mais le lecteur perspicace aura rectifiè de lui même.

Que le gardien du zoo nourrisse le tigre, l’éléphant, et le pingouin avec le mème plat, ça part d’un bon sentiment qui l’honore, mais je ne suis pas sur que ses pensionnaires en disent du bien entre eux. Qu’il y ait dans une mème classe, mêmes programmes, mêmes examens pour celui qui a un QI de 90, de 100, de 120 et de 130 c’est exactement la même chose. Quelque chose d’aussi simple et d’aussi difficile a comprendre depuis qu’existe l’école c’est complétement abherant. C’est quelqu’un qui a travaillè 23 ans dans l’éducation qui dit ça.