Des robots au front

Pourront-ils un jour combattre seuls?

Le QinetiQ MAARS est équipé d’armes diverses. (Photo: Getty Images)

Ils peuvent attaquer du haut des airs, surveiller l’ennemi, déminer les routes et porter secours aux soldats… Les robots font de plus en plus partie intégrante de l’arsenal des États. L’armée américaine en possède 12 000, dont une nouvelle génération pourrait bientôt ouvrir le feu sur l’ennemi.

Les marines, aux États-Unis, testent le M240B, un robot sur chenilles de 160 kilos surmonté d’une mitraillette capable de tirer 400 balles en quelques secondes. Téléguidé, il peut rester des heures sur un champ de bataille, sans avoir besoin d’être ravitaillé en eau et en nourriture. Et s’il est abattu, l’opinion publique ne s’en émeut guère.

« L’avancement de la robotique et son utilisation sur les champs de bataille se font si rapidement que ça coupe le souffle », dit Peter W. Singer, directeur du Centre pour la sécurité et le renseignement au XXIe siècle, de la Brookings Institution.

Les robots pourront-ils un jour combattre seuls ? Ce n’est pas impossible. Des juristes et des organismes internationaux s’en inquiètent. Regroupés au sein de la Campaign to Stop Killer Robots (campagne pour arrêter les robots tueurs), ils plaident pour un traité international qui interdirait la mise au point de robots militaires semi-autonomes ou autonomes, une percée plausible. La plus récente conférence sur le sujet, organisée par l’ONU en avril 2016, a réuni 94 pays. Ceux-ci ont mandaté un groupe d’experts qui leur fera rapport d’ici la fin de 2018. Quatorze nations se sont déjà engagées à ne pas concevoir ou utiliser de robots autonomes, mais il s’agit de petits pays. Les grandes puissances militaires, notamment le Canada, ne leur ont pas emboîté le pas.

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Le Canada n’est pas une grande puissance militaire. Aucun capacité de projection, aucun porte avion, encore moins nucléaire, pas de siège au conseil de sécurité ni industrie de l’armement nationale.

Le robot se nomme MAARS (Modular Advanced Armed Robotic System) et non pas le M240B qui désigne le type de mitraillette qui peut le surmonter. D’ailleurs on peut y mettre autre choses lance grenade , poivre de Cayenne, haut parleurs…) Ce robot n’est pas autonome, il est opéré a distance, un peu comme les robots utilisés pour désamorcer les bombes.

Pourquoi pas des robots? Laissons les robots se battre entre eux et assoyons-nous avec un pop-corn pour les regarder…. Ah oui, j’oubliais, c’est rarement les 2 cotés qui ont ce type de « jouait ».
L’humain, surtout ceux avec le pouvoir/budget ont toujours préférée faire le sale travail par d’autre: à une époque c’était des esclaves aujourd’hui c’est des robots. Ça n’a rien de surprenant qu’on l’applique aujourd’hui à la guerre, puisque que c’est le rêve de tous: être capable de toucher la cible, sans rien risquer en retour.