Dream Factory

Rêvez-vous de diriger un grand studio de cinéma ? Voilà ce que vous propose le jeu allemand Fabrik der Träume, rebaptisé Dream Factory dans la langue de Truffaut ! — peut-être parce qu’on y investit en millions de dollars et qu’on s’y réfère au modèle hollywoodien.

Divisé en quatre manches, ce jeu tactique est conçu pour de deux à cinq joueurs. Ils auront entre les mains des projets de films qui pourraient leur valoir, à la fin de la partie (environ une heure), le prix du meilleur film ou celui, moins convoité, du navet. Les risques du métier…

Les titres des films et les noms des acteurs ou réalisateurs ont été parodiés. Vous pourriez ainsi confier le tournage de Chirac des Caraïbes à Woody Alien et faire appel à Brave Pitre pour défendre le rôle-titre. Ou vous lancer dans la production d’Il faut sauver l’estomac de Ryan. Imaginez le film que Steven Iceberg pourrait tourner avec Juliette Cinoche et Antonio Bon Débarras ! Ces références n’ont aucune influence sur le déroulement du jeu, mais elles y ajoutent une touche d’humour. Que celui qui cite la meilleure réplique d’un film connu commence !

Dream Factory est un astucieux jeu d’enchères où l’argent dépensé est redistribué aux autres joueurs. Il suffit de quelques minutes pour se familiariser avec le déroulement d’une partie. Contrairement aux jeux de connaissances sur le cinéma, celui-ci ne vous demandera pas de nommer le pianiste de Casablanca ou le réalisateur des Bidasses aux grandes manœuvres.

Qui sait, s’il y a un jour une adaptation québécoise, vous pourrez produire Bon coq, bad coq, comédie de Patrick Hué, avec Louis-José Boude et Benoît Bréviaire. C’est fou comme le cinéma fait rêver !