Du centre de tri… à l’autoroute

Ajouter du verre au bitume serait bon tant pour la chaussée que pour l’environnement.

(Photo: B. Altay/Alamy)
(Photo: B. Altay/Alamy)

Des chercheurs de l’École de technologie supérieure, à Montréal, étudient en ce moment la possibilité d’intégrer du verre recyclé dans la fabrication de l’asphalte. Cela pourrait donner une nouvelle vie aux 192 000 tonnes de contenants de verre utilisés chaque année au Québec, dont 72 % sont recyclés.

Selon Michel Vaillancourt, chercheur principal, les routes couvertes de cet asphalte plus durable et plus écologique résisteraient mieux aux cycles gel-dégel en plus d’offrir une adhérence et une solidité similaires à celles du bitume traditionnel.

Il ne s’agit pas d’un matériau miracle, prévient-il. « Je pense que nous allons régler le problème de l’accumulation du verre dans les centres de tri, mais nos recherches montreront peut-être des inconvénients. Une chose est sûre, utiliser moins de bitume dans la fabrication de l’asphalte en fera baisser le coût. »

Des projets-pilotes pourraient être lancés à compter de 2018, au terme de la phase de recherche.

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Le Québec n’a toujours pas compris que le béton est le meilleur type de surface pour les routes. Il s’agit de construire sur une assise plus forte. Les américains et l’Alberta ont compris depuis longtemps et ne sont pas en constante réparation des surface et le re-surfacage des routes au cinq ans.

La durée de vie d’une surface de roulement dans les États situé au Nord des États unis démontre que les autoroutes entre les grands centres ont une durée de vie au delà de trente, voire quarante années.

J’ai toujours pensé que l’utilisation du verre recyclé faisait déjà partie de la composition de l’asphalte, car on en parlait déjà il y a plus de trente ans. Serions-nous contaminés par une procrastination chronique ? J’ai habité en Ontario en 1971-72 et j’ai vu la reconstruction d’un chemin de campagne entre Noëlville et St-Charles dix fois mieux faite que nos autoroutes ici au Québec. C’est peut-être un peu plus dispendieux sur le coup, mais à la longue, c’est bigrement plus rentable. Cette route là est encore très belle aujourd’hui.