Économiser en voyage solo

Voyage solo rime parfois avec frais supplémentaires, certains atteignant 50 % du prix du forfait. Voici comment s’envoler sans se ruiner.

(Photo: Unsplash/Pixabay)
(Photo: Unsplash/Pixabay)

On connaît bien les publicités des agences de voyages: un jeune couple se balade tout sourire sur une plage ensoleillée. Mais tous ne choisissent pas de voyager de cette manière; par nécessité ou par choix, nombre d’entre nous voyagent seuls. L’ennui, ce sont les frais supplémentaires. Pour combler un éventuel manque à gagner, les forfaitistes et les croisiéristes facturent souvent un supplément aux voyageurs occupant seuls une chambre.

Malheureusement, ces frais ne sont soumis à aucune norme dans l’industrie. Bien que la plupart soient peu élevés, ils peuvent faire grimper la facture de 50 % à 100 % du prix du forfait, d’après Janice Waugh, auteure du petit guide du voyage en solitaire The Solo Traveler’s Handbook. «Pour les circuits de grande randonnée pédestre ou encore les excursions de luxe à pied ou à vélo, ils avoisinent 25 % du prix de base», écrit-elle.

C’est une pratique punitive que beaucoup estiment injuste. C’est le cas de la Vancouvéroise Judith Doyle, qui voyage en groupe à l’occasion, sans son conjoint. Au cours d’un périple en couple il y a quelques années, raconte-t-elle, «deux femmes seules se sont retrouvées dans des chambres bas de gamme minuscules, avec des lits à une place qui auraient mieux convenu à des enfants», ajoutant avec indignation qu’on les a envoyées balader quand elles se sont plaintes. Elle refuse maintenant de faire affaire avec des voyagistes qui imposent un supplément aux voyageurs solitaires: «Cette pratique est discriminatoire. Il est temps que l’industrie comprenne que les gens n’attendent pas leurs proches pour s’évader.»


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Janice Waugh partage son avis, mais précise que les voyageurs solos ne sont pas sans ressources pour planifier leur prochaine escapade. Son site, Solo Traveler, regorge de trucs et astuces pour contourner les frais dénoncés et met régulièrement à jour une liste d’offres de voyages comportant peu ou pas de suppléments.

«Il faut réclamer d’emblée que ces frais soient retirés, explique l’auteure. On ne sait jamais ce que l’agence de voyages va répondre; elle pourrait bien accepter.» Le moment du départ est aussi déterminant. En saison intermédiaire ou en basse saison, il reste souvent des places libres: vous pourriez donc être exempté de ces frais. De même, vous y prendre longtemps d’avance, voire à la dernière minute, peut augmenter vos chances de dénicher un forfait sans supplément. Si vous avez une destination précise en tête, Janice Waugh suggère de créer une alerte Google avec les mots «aucun supplément pour personne seule».

Par chance, certains voyagistes se montrent plus favorables aux voyageurs solos. L’agence de Boston Overseas Adventure Travel, par exemple, offre des voyages partout dans le monde sans supplément pour les personnes occupant seules une chambre. Il s’agit là d’une tendance qui émerge dans l’industrie, remarque Janice Waugh. La montréalaise Vacances Transat a récemment emboîté le pas en annonçant sa Collection Solo. La sélection de voyages sans supplément de l’agence comprend la plupart des destinations soleil populaires, comme Cuba, le Costa Rica et la République dominicaine. «C’est excitant, parce qu’il était difficile de trouver des hôtels qui ne facturent pas de supplément pour personne seule», dit-elle.


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D’autres voyagistes, dont Intrepid Travel, établi à Toronto, préconisent une approche différente. «On tente de vous jumeler avec quelqu’un du même sexe pour que vous n’ayez pas à payer le supplément pour personne seule, explique Janice Waugh. Et si cela est impossible, vous n’aurez pas à assumer ces frais.»

On trouve de plus en plus d’agences de voyages en ligne, mais Judith Doyle préfère l’option de réserver sa propre chambre sans crainte de se faire flouer. Après de longues recherches, elle a découvert l’entreprise Serendipity Traveler, du Massachusetts, qui se spécialise dans les voyages en petits groupes pour femmes. «C’est le meilleur des deux mondes, dit-elle. J’ai la liberté de faire ce que je veux pendant mon voyage sans avoir le souci de planifier mon itinéraire. Les circuits sont flexibles et concilient les activités inscrites au programme avec des périodes de temps libre.» Grâce à ce service, Judith Doyle s’est envolée depuis au Royaume-Uni et en Nouvelle-Angleterre.

Peggy Coonley, fondatrice de Serendipity Traveler, dit avoir adapté son entreprise pour répondre aux besoins particuliers des voyageurs solos comme Judith Doyle: «Au début, nous offrions à nos clientes soit une chambre individuelle avec un coût additionnel, soit une chambre partagée sans supplément. Mais j’ai compris que la plupart des femmes, sinon toutes, préfèrent avoir une chambre à elles seules sans devoir payer de supplément.» Judith Doyle souhaite par ailleurs que davantage de voyagistes s’intéressent à cette catégorie de gens, sous-représentée certes, mais désireuse de voyager comme les autres. «J’ai horreur du terme “supplément pour chambre individuelle”. Ça me fait penser à un médicament ou à une vieille fille. Si les voyagistes veulent élargir leurs horizons d’affaires, il y a tout un marché de voyageurs solos qui les attend.»

Cet article a été adapté de MoneySense.

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Qu »est ce que c’est que cet article?,N’y a -t-il que des femmes qui voyagent seules?

Pour votre réaction a l’article je crois que c’est important pour vous que l’on mentionne le masculin et le féminin dans ces articles , alors faites comme lorsque je lis des articles sur la pêche , la chasse etc…et que l’on ne mentionne que le masculin : soit je passe sur l’article ou soit je continue de le lire en le faisant comme s’il s’adressait a moi en tant que femme !!!!

p.s. M. Laroche cet article a été écrit par un certain John Lee et a la fin vous voyez que c’est indiqué ** adapté de **