Éloge de la prison

La prison contribue parfois vraiment à la réhabilitation. Témoignage d’un homme qui a tué sa conjointe en 1989 et qui a mis des années à comprendre ce qui lui était arrivé…

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Photo : Getty Images

Ex-bagnard : c’est souvent ainsi que se présente Gaston Bourdages, convaincu que la prison lui a sauvé la vie. Il a séjourné sept ans derrière les barreaux après avoir tué sa conjointe, en 1989.

«Le milieu carcéral a été extrêmement bénéfique pour moi», dit l’homme, aujourd’hui âgé de 70 ans.

J’ai rencontré Gaston Bourdages l’hiver dernier, à Québec. Cet homme frêle à la chevelure grisonnante, l’allure digne dans son tricot marine, m’attendait à la Fraternité Saint-Alphonse, un grand bâtiment de briques au bord du fleuve qui accueille les alcooliques et les «poqués» de la vie. Il revient souvent y visiter les gens qui l’ont guidé dans sa réinsertion sociale.

Gaston Bourdages a mis des années à comprendre pourquoi il avait commis cet acte insensé, le 18 février 1989.

Ce jour-là, cet homme d’affaires, qui avait fait fortune dans le domaine des assurances, a sombré. Il a décroché un crucifix du mur de son appartement et l’a lancé avec force sur Lorraine, sa conjointe, suivi d’une pluie d’objets, d’un couvercle de chaudron, d’une lampe… Il l’a ensuite rouée de coups de pied avec une «sauvagerie indescriptible», relate-t-il. Elle en est morte.

187464-gfDans le livre J’ai mal à ma liberté… j’ai tué (éditions La Plume d’oie), paru en 2001, et dans Examens de conscience… Autopsie de l’injustifiable, publié l’an dernier, il raconte le récit du drame, ses années en prison et sa longue réhabilitation.

S’il parle aujourd’hui, c’est pour tenter d’éviter d’autres drames. Et pour aider ceux qui ont commis le pire à prendre le chemin de la réparation.

*       *       *

Vous souvenez-vous de ce qui s’est passé le 18 février 1989 ? 

Le dernier souvenir, c’est lorsque je dis, en regardant le crucifix dans ma main droite : «Toi, mon tabarnak, tu vas servir à quelque chose aujourd’hui». Après, c’est le gouffre. C’était de la détresse à l’état pur. Je revois ce gouffre… C’était moi qui tombais dedans, ou bien c’était quelqu’un d’autre.

J’ai ensuite le vague souvenir de déambuler dans la rue sans manteau, alors qu’on était en février. Les policiers m’ont arrêté peu après.

On vous a par la suite diagnostiqué une psychose réactionnelle brève. Vous auriez pu plaider la non-responsabilité criminelle… Pourquoi vous ne l’avez pas fait ?

Ça m’a effleuré l’esprit. Mon avocat aussi. Il disait qu’on avait la matière pour demander un internement à Robert-Giffard (un hôpital psychiatrique de Québec). Mais il m’a aussi dit : «Je t’avertis, on sait quand tu vas rentrer, mais on sait pas quand tu vas sortir».

J’ai décidé de faire face. D’arrêter de me sauver et de me trahir. Me mentir à moi-même, cela m’aurait mené au suicide…

J’ai plaidé coupable.

Que s’était-il passé dans les jours précédents pour que vous en arriviez à poser ce geste tragique ? 

En l’espace de quelques jours, j’ai vécu trois trahisons. Mon associé m’a évincé de l’entreprise ; le lendemain, Lorraine m’a annoncé qu’elle fréquentait un autre homme, et deux jours plus tard, j’ai appris que la personne que je considérais comme mon mentor avait participé à mon éviction de l’entreprise.

Cela s’ajoutait à toutes les autotrahisons que je portais en moi, avec lesquelles mon associé et Lorraine n’avaient rien à voir.

Quelles sont-elles, ces autotrahisons ?

Ce sont toutes les fois où je me suis trahi moi-même, en comprimant les émotions négatives, en accumulant sans dire un mot. En refusant de questionner la façon dont je vivais ma propre vie. Et ça, ça n’a rien à voir avec les autres. J’ai construit ma propre criminalité.

J’ai fait une liste de 32 constats, qui, mis tous ensemble, peuvent expliquer le drame, sans le justifier, évidemment. Parmi ces constats, il y a des blessures intérieures, un abandon maternel, du narcissisme, des transactions financières immorales, une relation amoureuse pourrie… Un jour, la conscience n’en peut plus. J’ai «sauté». Je ne pouvais plus vivre, au fond.

Au début, vous avez accusé votre associé d’être responsable de ce gâchis…

Je souffrais de la fameuse maladie qu’on diagnostique en milieu carcéral, la «stacause». C’est une agente correctionnelle, Francine, qui m’a remis sur le droit chemin.

Pendant des semaines, elle m’a écouté. Et un jour, elle m’a dit : «Ça fait longtemps que je vous entends dire “stacause de ci”, “stacause de ça”… Mais vous, qu’avez-vous fait pour vous retrouver ici ?» Elle avait raison !

Le milieu carcéral a été extrêmement bénéfique pour moi. C’est le but, d’ailleurs : mettre quelqu’un à l’écart, dans un contexte où il prend conscience des raisons qui l’ont mené là.

Est-ce que tout le monde y parvient ?  

On a le choix. En milieu carcéral, il y a ceux qui ne veulent pas s’en sortir, ceux qui ne savent pas s’ils veulent s’en sortir, et ceux qui veulent s’en sortir.

Pour moi, le séjour carcéral, il était fondamental. Il l’était aussi pour la société en général. J’étais un être fautif, qui devait faire le ménage des squelettes dans son placard. J’ai été chanceux d’avoir des intervenants qui m’ont constamment questionné — pas dans un esprit de confrontation, mais par rapport à mes comportements.

Un autre agent correctionnel m’a déjà dit : «Gaston, réalises-tu que dans l’état où tu étais, c’était toi ou c’était l’autre ?». C’était un suicide ou un meurtre. Et il a ajouté : «tu as choisi l’autre». Cette journée-là, j’ai commencé à questionner la liberté de l’être humain. Ouf, ça a été dur…

Le chemin semble long et difficile, même si on veut s’en sortir…

Dans mon cas, cela a pris 23 ans pour tout comprendre. Après la prison, il y a eu la maison de transition. Et j’ai fait une maîtrise en études psychosociales pour comprendre les comportements comme les miens. Quand les gens apprennent que je suis sorti de prison après sept ans, certains disent : «T’es donc bien sorti vite !». Oui, je suis sorti du béton, de l’acier et des barbelés. Mais je suis un «sentencé» à vie. Parce que je suis conscient que des gens souffrent encore en raison de mon geste. Cette pensée me visite tous les jours.

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18 commentaires
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7 ans pour meutre. Absolument incroyable. Un système judiciaire vraiement malade. Pas vraiment d’interet pour l’histoire de Gaston, qui a pris la désicion de prendre 40, 50 ou 60 ans à Mme Lorraine. Moi, juge et/ou juré, je l’aurais sentencé à vie sans libération conditionnelle avant longtemps et cela, parce que la peine de mort ici au Canada, n’est pas applicable. J’espère qu’une autre justice, plus grande que celle que l’on connait, va lui faire payer le prix. Le vrai prix. Sa belle petite prise de conscience, ses états d’âme et son beau petit parcours afin de se retrouver me passent 40 000 pieds au dessus de la tête. Pathétique. N’achetez pas ses manuscrits. Non seulement doivent t-il être aussi pathétique que lui, mais le Gaston en question, en plus d’avoir décider que la vie de Lorraine était terminée, veux maintenant passer à « GO » et se faire payer ! Pathétique et c’a me rend malade.

votre commentaire relève de la pensée du parti républicain, dieu merci ici on a d’autres valeurs, si la peine de mort existait vous seriez probablement aux premières loges pour y assister, triste vraiment triste. comment gérez-vous cette hargne?

Vous semblez être quelqu’un à la vision assez limitée et républicaine comme mentionnée précédemment par un autre intervenant. Le geste n’étant pas excusable, mais il faut un minimum de retenu dans son jugement et essayer de se mettre dans les culottes de l’autre pour comprendre ce qui l’avait amené à perdre les pédales. Il est aussi fort probable que ce monsieur avait déjà des problèmes émotionnels et relationnels bien avant de poser son geste irréparable. Pendre quelqu’un ou l’enfermer à vie ne ramènera pas la personne décédée, mais faire prendre conscience à quelqu’un la gravité de son geste et le parcours qui l’y a mené fera qu’il devra vivre avec ça le reste de ses jours et l’empêchera de récidiver, car il saura reconnaître les signaux d’alarme.

ouf….quel beau et puissant témoignage qui je l’espère sera lu par Monsieur Turcotte afin de l’aider à faire face à lui-même.

Ah comme la folie passagère est pratique de nos jours! Entièrement d’accord avec Mike, combien d’année a t-il prit à sa conjointe ? Encore un autre cas de violence conjugale extrême déguisée en maladie mentale temporaire. Pareil comme le meurtrier Turcotte. Un homme jaloux et trompé, tue pour se venger. Ni plus, ni moins. Et bien sûr, il étudie à nos frais pour rentabiliser son temps en prison, savoir quoi dire pour expliquer son état mental et publier un livre pour faire de l’argent sur le cadavre de sa femme.

Votre commentaire, ainsi que celui de M. Bélanger, sent beaucoup la vengeance. Enfermé quelqu’un pour le reste de sa vie ne ramène pas la personne tuée. On ne tue pas par folie passagère. On tue parce qu’on a accumulé trop de blessures, trop de souffrances dans sa vie. La seule façon de s’en sortir est par un cheminement intérieur. Il est beaucoup plus difficile de faire face à ses démons que de rester bêtement enfermé en prison. Ça prend beaucoup de courage! Peu de personnes en dedans ont ce courage. Et je dirais aussi que peu de personnes en dehors de la prison ont ce courage. Et vous?

Je vous remercie de votre témoignage M. Bourdages. J’ai une pensée spéciale pour vous et aussi pour votre conjointe, Lorraine, que vous avez assassinée. Pensées aussi pour vos familles respectives.

Vous ne pouvez plus revenir en arrière. Que les jours qui viendront vous permettent de retrouver un peu d’apaisement, voilà mon souhait.

Ce témoignage mène à la compassion après l’interrogation sur le titre du texte et la situation exposée. C’est toute une aventure que cette responsabilité de punir des meurtriers et de comprendre la misère humaine d’où résulte une violence indescriptible et une escalade de la souffrance qui rejoint les proches de la victime et un réseau de condamnations qui paralysent sans doute le coupable ou le malade fautif. Comment un être humain peut-il parvenir à une telle barbarie? Bien des éléments y ont contribué. Nous sommes rapides à condamner mais lents à comprendre. Je n’approuve pas cette violence éhontée, loin de là. Si j’étais une victime, quelle serait ma réaction ??? Si c’était mon frère qui avait été en cause dans ce drame, quel serait mon comportement ??? J’en serais fort affligée et je ne saurais que faire pour l’aider: une telle cruauté est affligeante au point de faire perdre tous les moyens. Parlez-en aux personnes qui vivent avec des schizophrènes… Que des spécialistes, avec soins appropriés, puissent intervenir pour faire cheminer ces loques humaines qui réussissent à voir clair dans leurs gestes barbares, c’est heureux. J’ai une grande admiration pour ceux et celles qui ont les compétence., les moyens et la générosité de s’investir auprès des malades mentaux dangereux ou des marginaux éclopés qui végètent et constituent des dangers privés ou publics, qui sortis de leur « enfer » seront peut-être des éclaireurs et des aidants à leur tour, pour soigner une société malade qui l’ignore. Il est impossible de prévoir ce que devient une personne réhabilitée et quel sera son comportement pour réparer les ravages causés… Nous sommes tellement tolérants pour nos propres faiblesses et si durs pour les faiblesses des autres; l’indulgence pour nous et la condamnation pour les autres. Je ne donne de leçons à personne et je suis fort dépourvue pour accomplir les démarches héroïques que j’admire chez les autres dans des situations si pénibles à traiter. C’est le cas dont il est ici question qui me touche et m’incite à m’exprimer. C’est la première fois que je réponds à l’invitation d’exprimer un commentaire alors qu’il m’est revenu une interrogation d’une grande éducatrice d’hier: « Que faire pour bien faire ? » Il ne fallait surtout pas répondre: « Ne rien faire ! »

à Claude… Merci de m’avoir lu. J’apprecie votre opinion. Par contre, ma vision est loin d’être limitée Claude. J’ai perdu un peu de temps dans le passé, comme vous, et à maintes reprise me suis laisser prendre au piège par certains cas de prédateurs accusés de meurtre PRÉMEDITÉ sur enfants et femmes (Sans défense) et qui se décrivent comme des victimes ..ayant, pauvres petits, traversé de multiples épisodes difficiles et misères de toutes sorte. (Ce sont les seuls à vivre avec de grosses difficultés dans la vie). Ma vision mon chèr Claude, s’est élargie et a atteint son plein potentiel avec le nombre croissant de ces cas ..(J’avoue, beaucoup plus publicisé aujourd’hui). J’ai tenté d’être polie dans l’histoire de Gaston .. et m’abstient de parler du tout nouveau membre du club select des « pauvres victimes » en la personne de G Turcotte mais vais te dire une bonne chose .. ce sont des libertains comme toi qui aide les societé d’aujourd’hui à banaliser les actes criminelles graves et sur des personnes sasn aucines défense. (Enfants, femmes et personne du 3ieme age)

Guy, ce nouveau martyre, va bientôt nous prouver que notre ligne de défence envers ces manipulateurs professionnles, n’est que bien mince. Trop mince.

PS: Je n’ai aucune hargne Claude.. que de désolations pour les victimes et leurs familles .. qui n’ont plus la chance d’être entendu et beaucoup d’admiration pour les Mr Boisvenu .. et co. qui se battent sans cesse pour qu’un beau jour, on se soucie d’avantage des victimes que des délinquant manipulateurs dangereux.

Merci Claude de votre clairvoyance et de remettre les pendules à l’heure !

Il y a beaucoup de victimes qui sont laissés pour compte et qui elles aussi ont vécu de durs moment sans, par contre, faire souffrir les autres par vengeance ou défoulement.

Article qui donne à réfléchir. Je suis content pour Gaston Bourdages parce qu’il est sorti de la maladie du stacause et qu’il a été capable de réfléchir sur sa situation et de travailler pour en sortir.
Il y a bien des humains qui n’en seront jamais capables. Bien des humains ne sont pas assez intelligents pour pouvoir sortir du stacause et de leur victimisation. C’est le cas de bien des personnes dépressives: il est très difficile de changer sa façon de voir les choses pour sortir de son statut de victime. On veut se faire prendre en pitié parce que stacause de… Je pense que bien des prisonniers ne peuvent pas faire ce type de démarche, à cause des limitations de leur cerveau.
L’empathie est une fonction du lobe frontal du cerveau, et elle n’est souvent pas complètement développée avant l’âge de 25 ans. Je dirais que certains ne la développeront que très tard dans leur vie. Ça semble être le cas de Gaston.
Autre point. Imaginez si Gaston s’était suicidé au lieu de tuer sa femme. Dans ce cas, il serait passé de criminel à victime des autres. Sa femme serait aussi passé de victime à »coupable d’avoir aider à provoquer un suicide », avec les anciens collègues de travail de Gaston.
Dernier point. Certains voient presque toujours les femmes violentées comme des victimes. Mais on passe sous silence que plusieurs de ces femmes ont des comportements violents et/ou n’ont aucune respect pour leur conjoint. Elles ne sont souvent victimes que de leur propre comportements et de leurs choix, comme par exemple fréquenter un homme violent ou l’envoyer carrément promener (et je suis poli ici).

Peut-être que la vraie réhabilitation devrait passée par la réparation. Les sentences devraient être centrées sur les victimes, que le voleur répare les dommages causées, le meurtrier laisse après son meurtre des enfants, des parents remplis de douleurs alors qu’il fasse en sorte d’amoindrir leurs souffrances.
Personne n’est responsable de rien, les conséquences des gestes posés sont tout à fait ignorer.
Comment une personne peut se sentir réhabilité s’il n’a fait cette réparation?

Bonjour !
À Hélène, Mike, Claude, Gilles, Liliane, Isabelle, Marie-Michelle, Christian, Marie de Montréal, Yves, Jacqueline, Marie V., Michel B. et Monique, je vous ai lus(es). Je suis Gaston Bourdages. J’ai longuement hésité à «laisser un commentaire», me demandant s’il était indécent que je le fasse? En 1989, j’ai plaidé coupable à une accusation d’homicide involontaire. J’ai effectivement «souffert» de trois psychoses réactionnelles brèves: psychose émotionnelle, rationnelle et spirituelle. Celles-ci composées de schizophrénie, de paranoïa, de narcissisme et de plus encore. Nous, ««mon» avocat et moi, n’avons pas plaidé la folie….même passagère. Madame Dubé, dans l’article, le mentionne de façons évidentes. Pour ces trois psychoses, je porte ma part (non quantifiée ni qualifiée) de responsabilités. Vous connaissez l’expression…«mener une vie de c..» ? Ce fût aussi «mon» cas…Vous connaissez aussi ces expressions bien québécoises pour qualifier soit un homme soit une femme? «C’est un beau tabarnak!» et/ou : «C’est une belle p’tite crisse» ? J’étais ce «beau tabarnak» et…..Nous étions, Lorraine et moi, ce couple. Certaines gens diraient, à fort juste titre: «Un couple maudit» En 2005, dans le cadre de La semaine Nationale de Justice réparatrice, je m’y suis investi de toute ma personne. J’ai eu le très exigeant privilège de pouvoir m’asseoir et d’échanger avec deux différentes mamans dont un enfant a été assassiné. J’ai touché à leurs souffrances. J’avais à le faire encore que j’y ai été totalement libre. Rien ne ramènera Lorraine à la vie. Si, dans cette perspective, une seule personne me garantissait que ma propre mort ramènerait Lorraine à la vie…je me porte volontaire à mourir. Je ne suis pas une victime si ce n’est celle d’être resté dans une relation amoureuse pourrie….nous y étions deux. En 2009, j’ai offert à la fille unique de ma victime de la rencontrer suite à une communication qu’elle m’avait fait parvenir.. Offre refusée. Concernant les livres…j’ai une petite armoire toute garnie de ceux-ci. Volumes que j’ai payés. Concernant mes études post-carcérales, il est vrai que j’ai étudié «sur le bras» de tous les payeurs(euses) de taxes et d’impôts du Québec pour la partie «Bourses» reçues. Je suis à rembourser la partie «Prêts»…une dette longue de 20 ans qui s’éteindra lorsque j’aurai 78 ans si je m’y rends. Je m’arrête ici en vous partageant que la violence a sa propre histoire. Cette dernière, je l’ai nourrie. Je vous fais grâce des détails…mes respects à chacune et à chacun d’entre vous.

Psychose, schizophrénie, de paranoïa, de narcissisme … en bout de compte .. J’en ai surement 2 sur 4 ou meme 3 …mais je n’ai jamais achevé personne, Je comprends pas. Comprendrais jamais. Je reviens au point de départ .. Allons nous permettre à tous de perdre la tete pour toutes sortes de raisons …Moi je dis non. Plein le *** de pardonner à n’importe qui et pour n’importe quoi. Moi, et je vous fais grace des difficultées et probleme que j’ai vecu mais a quelque part … personne n’a payé le prix de sa vie parce que moi … pauvre de moi .. ai traversé une vie tumultueuse … Sorry but … no. C’a reste innexcusable et peut etre republicains pour certains ..mais oui .. pas de pardon pour toi mon homme. Je ne peux pas. C’a ne devrait cependant pas t’empecher d’aller ;a la banque et encaisser les benefices de ton outrage … Et je m’abstient d’etre grossier .. et compte toi chanceux que je n’etait pas le juge.