[EN DIRECT sur Facebook] La révolution végane

Revisionnez notre direct de mercredi sur Facebook avec la journaliste Catherine Dubé et notre rédacteur en chef Charles Grandmont.

Les réactions sont nombreuses suite à la parution de notre dossier sur la révolution végane. Vous en avez pensé quoi? Venez en discuter ce midi, en direct de notre page Facebook, avec Catherine Dubé et Charles Grandmont.

Posted by L'actualité on Wednesday, January 16, 2019

Arrêter de consommer des produits d’origine animale semblait une hérésie il y a quelques années. Aujourd’hui, on trouve des livres de recettes véganes à l’épicerie. Les jours de la viande sont-ils comptés ? La journaliste Catherine Dubé, qui signe notre grand dossier sur le sujet, et notre rédacteur en chef Charles Grandmont, en ont discuté en direct sur Facebook !

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10 commentaires
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Faut-il vraiment croire que ce courant aura une longue vie sans embâcle ? Je ne crois pas. J’ai l’impression que cette ¨mode¨ s’adresse exclusivement à notre monde occidental qui, selon les nouveaux curés de la bienpensance, porte tous les péchés du monde et que son heure d’expiation est arrivée. À croire que la race humaine qui a depuis toujours eu de la viande (et souvent exclusivement de la viande) comme nourriture quotidienne depuis ses tout débuts cessera dans l’espace de quelques années d’en mettre sur sa table ? Personnellement, je mange de moins en moins de viande, surtout la rouge, mais jamais je ne me priverai d’un bon rôti de porc ou d’une belle poitrine de dinde et encore moins de poisson (dont on a toujours dit que ce n’était pas de la viande comme telle…). L’humain est un omnivore, et ce n’est pas le foin qui va le changer, même après des siècles de végétarisme. Calmons nous, ça va passer !

Ce n’est pas une révolution, mais une hérésie. Oui, il est très important de réduire notre consommation de viande (particulièrement les ruminants) et de garantir que les animaux sont bien traités. Mais les nouveaux gourous du véganisme renient toute l’histoire de l’humanité qui a toujours eu besoin des animaux pour se nourrir, se vêtir, comme moyen de transport, … Malheureusement, trop de personnes confondent l’approche végétarienne avec l’école végane et c’est dommage. Dommage qu’on leur donne une telle visibilité.

Notre histoire est riche de bien d’exemples et de tradition. Beaucoup d’entre elles ont été abandonnées. Je ne suis pas vegan mais je ne vois pas en quoi ce serait un mal historique de se passer de l’exploitation animale. On ne doit a l’histoire que le souvenir. Le choix de notre vie presente ne dépend que de nous et il y a bien des choses du passé historique qu’on doit mettre a la remise comme les énergies fossiles. Après tout selon votre argument, l’homme a toujours brûler des choses pour se fournir en énergie, pourquoi devrions-nous faire une transition écologique et cesser l’utiliser des énergies fossiles ?

Révolution végane ? Quelle enflure verbale ! Soyons francs,
à part la planète du Plateau Mont-Royal , de l’UQAM , de Concordia et de leur haut-parleur qu’est Radio-Canada ,
qui cela intéresse-t-il ?

Certains refusent tout changement quel qu’il soit. Les anciennes habitudes nous ont amenées à ce point de destruction de l’environnement entre autre. Et le sort réservé aux animaux est tellement effroyable! Il faut faire des efforts pour changer de vieilles habitudes, il y a un certain inconfort à modifier des habitudes mais toutes les excuses que l’on peut trouver pour ne pas le faire montrent une fermeture d’esprit et un désir de rester dans sont petit confort égoïste.

Je pense que votre vision du mouvement est parfaitement incomplète. C’est bien la consommation de viande de façon quotidienne qui est un privilège des pays riches. La majorité de l’humanité en consomme très peu a cause des coûts. Dans le même temps la production pour nourrir les animaux destinés à nos abbatoires affames ces mêmes personnes en les privant de leur terres et en transformant leur agriculture en agriculture d’exportation. Le végétarisme et le veganisme est loins d’être un mouvement des pays riches ou occidentaux. La plus grande population de végétariens est en Inde où il est de tradition de ne pas consommer de viande. Concernant l’argument ancestral et biologiste, nous sommes effectivement des omnivores. En tant que tel nous avons donc le choix de notre régime alimentaire. Cela nous permet donc de choisir entre un régime qui pollue, néfaste pour l’environnement et qui conduit au massacre de masse sans nécessité, car il n’est pas nécessaire de consommer de la viande. Concernant le fait d’en consommer depuis la nuit des temps, c’est en effet le cas. La seule différence étant qu’on produit maintenant des animaux pour les consommer en masse. C’est 100 milliards de créatures qui sont tuées chaque années. Ce n’est plus la consommation de la chasse qui prélevé un individus pour assurer la survie, c’est la débauche alimentaire et le gaspillage de masse qui se passe. Les chef de cuisine s’y mettent, les politiques de santé aussi, le lait a perdu son piédestal et est au même niveau que les laits de plantes dans le guide alimentaire. Croyez moi, ce n’est pas une mode mais bien une transition.

Le plus intéressant dans ce débat c’est surtout que les gens ne débattent pas. Les gens, d’un bord comme de l’autre sont fixés sur leur idées des choses. Les gens sont dans la réaction épidermique, dans l’instantaneité. Les réponses fusent au rythme des pages Facebook et alors que les discussions s’accélèrent, la réflexion ralentie ou s’efface. Les point de vue deviennent binaires, je suis pour, je suis contre !! Les nuances disparaissent et la richesse intellectuelle se perd. C’est vrais pour ce débats, c’est vrais pour le débat des genre, c’est vrais pour la politique (Les USA sont l’exemple parfait du clivage des masses). L’instantaneité conduit aussi a l’effacement instantané. On envoie, on oublie. C’est l’effet Trump. On lance et on passe a autre chose. Si on veut un vrais débat sur le végétarisme et le veganisme ou n’importe quel autre sujet et bien il va falloir revoir notre relation au temps , nos réactions instantanées et nos tweet. Concernant le veganisme, c’est un fait que de plus en plus de gens suivent. Probablement que très peu seront vegan mais leur action porte ses fruits. De plus en plus de gens diminuent leur consommation de viande. Certains cessent. Les chef cuisiniers proposent de nouveau plats, les restaurants deviennent végé-friendly, les politiques changent le guide alimentaire et les lobby de la viande perdent des bataille d’influence. C’est certes une problématique des pays qui ont le choix dans leur alimentation mais c’est bien au niveau global que cela va se propager. L’idée n’est pas de priver les gens de leur plaisir mais bien de ne pas les priver d’un air pur, de sources d’eau non-polluées, de nourriture pour les pays exportateurs de céréales distinées au cheptels, d’années de vie volées par les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Comme ils disent dans votre langue commune, get a life. Tellement de vrais chats a fouetté au lieu de s’auto-flageller.

Je retiens ceci du discours du Nobel de littérature de 1990 Octavio Paz .

«Nous sommes très probablement à la fin d’une période historique et au début d’une autre. La fin de l’âge moderne ou juste une mutation? C’est difficile à dire. En tout état de cause, l’effondrement des projets utopiques a laissé un grand vide, non pas dans les pays où cette idéologie s’est avérée vouée à l’échec, mais dans ceux où beaucoup l’ont adoptée avec enthousiasme et espoir. Pour la première fois de l’histoire, l’humanité vit dans une sorte de désert spirituel et non plus, comme auparavant, dans l’ombre de ces systèmes religieux et politiques qui nous ont consolé en même temps qu’ils nous ont opprimés. Bien que toutes les sociétés soient historiques, chacune d’elles a vécu sous la direction et l’inspiration d’un ensemble de croyances et d’idées métahistoriques. Notre âge est le premier âge qui est prêt à vivre sans une doctrine métahistorique; Qu’ils soient religieux ou philosophiques, moraux ou esthétiques, nos absolus ne sont pas collectifs mais privés. C’est une expérience dangereuse. Il est également impossible de savoir si les tensions et les conflits suscités par cette privatisation d’idées, de pratiques et de croyances qui appartenaient traditionnellement au domaine public ne finiront pas par détruire le tissu social. Les hommes pourraient alors redevenir possédés par une ancienne fureur religieuse ou par un nationalisme fanatique. Ce serait terrible si la chute de l’idole abstraite de l’idéologie préfigurait la résurrection des passions enfouies des tribus, des sectes et des églises. Les signes, malheureusement, sont inquiétants. Il est également impossible de savoir si les tensions et les conflits suscités par cette privatisation d’idées, de pratiques et de croyances qui appartenaient traditionnellement au domaine public ne finiront pas par détruire le tissu social.»

«Le déclin des idéologies que j’ai appelées métahistoriques, j’entends par celles qui assignent à l’histoire un but et une direction, implique d’abord l’abandon tacite de solutions globales. Avec bon sens, nous avons de plus en plus recours à des solutions limitées pour résoudre des problèmes concrets. Il est prudent de s’abstenir de légiférer sur l’avenir. Pourtant, le présent exige bien plus que l’attention portée à ses besoins immédiats: il exige une réflexion globale plus rigoureuse. J’ai longtemps cru fermement que le crépuscule de l’avenir annonçait l’avènement du présent. Penser à la situation actuelle implique d’abord de recouvrer la vision critique. Par exemple, le triomphe de l’économie de marché (triomphe dû au défaut de l’adversaire) ne peut être simplement un motif de joie. En tant que mécanisme, le marché est efficace, mais comme tous les mécanismes, il manque à la fois de conscience et de compassion. Nous devons trouver un moyen de l’intégrer dans la société afin qu’elle exprime le contrat social et devienne un instrument de justice et d’équité. Les sociétés démocratiques avancées ont atteint un niveau de prospérité enviable; en même temps, ce sont des îlots d’abondance dans l’océan de misère universelle. Le sujet du marché est étroitement lié à la détérioration de l’environnement. La pollution affecte non seulement l’air, les rivières et les forêts, mais aussi nos âmes. Une société possédée par le besoin effréné de produire plus afin de consommer davantage tend à réduire les idées, les sentiments, l’art, l’amour, l’amitié et les gens eux-mêmes aux produits de consommation. Tout devient une chose à acheter, à utiliser et à jeter à la poubelle. Aucune autre société n’a produit autant de déchets que la nôtre. Déchets matériels et moraux.»

«Réfléchir sur le présent ne signifie pas renoncer à l’avenir ni oublier le passé: le présent est le lieu de rencontre des trois directions du temps. Il ne peut pas non plus être confondu avec l’hédonisme facile. L’arbre de plaisir ne pousse pas dans le passé ou dans le futur mais en ce moment même. Pourtant, la mort est aussi un fruit du présent. Cela ne peut pas être rejeté, car cela fait partie de la vie. Bien vivre implique de bien mourir. Nous devons apprendre à regarder la mort en face. Le présent est alternativement lumineux et sombre, à la manière d’une sphère qui unit les deux moitiés de l’action et de la contemplation. Ainsi, tout comme nous avons eu des philosophies du passé et du futur, de l’éternité et du vide, nous aurons demain une philosophie du présent. L’expérience poétique pourrait être l’un de ses fondements. Que savons-nous du présent? Rien ou presque rien. Pourtant, les poètes savent une chose: le présent est la source des présences.»

Ce discours date de 28 ans et où en sommes-nous présentement.

https://www.nobelprize.org/prizes/literature/1990/paz/lecture/

Traduction fait avec google donc pas parfaite.

Le problème n’est pas de manger de la viande puisqu’en tant qu’omnivore, elle est nécessaire au niveau des apports en protéines. C’est d’ailleurs la consommation de viandes cuite qui a permis au cerveau humain de se développer. Et le le système digestif de l’humain n’est pas celui, par exemple, d’un ruminant.
Le problème c’est les mégas fermes et la production de masse.

Nous avons le LUXE dans certains pays de remplacer les protéines animales par des substituts; mais ça ne fait pas de l’homme un végétarien.
Bref, mangez dont ce que vous voulez et laisser les gens apprécier un steak si il le veulent.