Et la question nationale ?

L’objectif n’est ni l’État minceur ni l’État obèse, mais l’État fort, parce qu’efficace

Je n’ai pas parlé de la souveraineté du Québec. Même sans elle, je serais partisan d’un État vigoureux. Mais parce que les Québécois forment une minorité singulière en Amérique, la santé de son premier outil collectif, l’État, est doublement (oserais-je le dire ?) capitale. L’objectif n’est ni l’État minceur ni l’État obèse, mais l’État fort, parce qu’efficace. L’État respecté, parce qu’à l’écoute du citoyen et de ses salariés, ayant retrouvé le goût du service public. L’État crédible, parce que responsable et compétitif.

Richesse
L’objectif de la gauche efficace n’est pas la création de richesse, mais la qualité de vie, dont la prospérité est une variable essentielle. Donc, oui : créons et distribuons, simultanément, la richesse. Mais le gain social doit être tangible et immédiat. Fini les « lendemains qui chantent », soit le futur grand soir socialiste ou les illusoires retombées économiques positives pour les pauvres d’une augmentation des revenus des millionnaires.

Entrepreneuriat
Cette création de richesse passe, indubitablement, par un coup de pouce constant à nos entreprises privées, dont la compétitivité est le socle de notre prospérité collective. Leurs coûts de production doivent rester, au Québec, en dessous de celui de nos compétiteurs occidentaux. C’est un minimum dans le siècle sino-indien qui s’ouvre. C’est donc sans inhibition qu’on doit réduire leur fardeau réglementaire (sauf sur les plans environnemental et social). Et puisqu’il faut éliminer la taxe sur le capital, obtenons simultanément, en échange, un engagement pour le bien commun, que ce soit d’assurer la formation professionnelle, de promouvoir des minorités dans l’emploi, d’être ouvert à la réduction du temps de travail pour les parents et les aidants naturels. Ce doit être donnant-donnant, gagnant-gagnant. Voilà ce que c’est que d’être efficace, mais de gauche. Le Québec souffre d’un manque de nouveaux entrepreneurs. Il faut faire éclore les créateurs d’entreprises privées, d’économie sociale, d’entreprises publiques, d’entrepreneuriat syndical, en instaurant le programme de démarrage le plus « détaxé », « dénormé » et profitable qui soit.

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