Êtes-vous dans le 40 % qui croient que les immigrants «visibles» sont trop nombreux ?

Le sujet qui menace de bouleverser les intentions de vote au scrutin fédéral de l’automne est un enjeu qu’ils croyaient réservé au Québec : l’immigration et les accommodements religieux.

En Grande-Bretagne, des voix s’élèvent, notamment avec la campagne Movement Against Xenophobia, pour faire contrepoids aux 70 % qui veulent une réduction de l’immigration. (Photo tirée de Facebook)
En Grande-Bretagne, des voix s’élèvent, notamment avec la campagne Movement Against Xenophobia, pour faire contrepoids aux 70 % qui veulent une réduction de l’immigration. (Photo tirée de Facebook)

Un récent sondage pancanadien a surpris bien des politiciens fédéraux. Le grand débat politique qui fait rage dans les chaumières et chamboule la donne n’est pas celui qu’ils croyaient. L’économie ? L’environnement ?

Eh non ! Le sujet qui menace de bouleverser les intentions de vote au scrutin fédéral de l’automne est un enjeu qu’ils croyaient réservé au Québec : l’immigration et les accommodements religieux.

Dans toutes les provinces, la résistance à l’immigration frôle des sommets qu’on n’a pas atteints depuis belle lurette. Le niqab est devenu l’enjeu qui polarise l’opinion, tous partis confondus. Plus de 64 % des Canadiens s’opposent à l’idée de permettre à des femmes de porter ce voile — qui ne laisse entrevoir que les yeux — lors de la prestation du serment de citoyenneté. «C’est le premier débat politique concernant les valeurs que nous voyons au Canada depuis un certain temps», écrit Frank Graves, de la maison Ekos.

Selon le coup de sonde d’Ekos, 46 % des Cana-diens estiment aujourd’hui que les nouveaux arrivants sont trop nombreux. C’est 57 % au Manitoba. À peine 40 % au Québec.

Les immigrants issus de minorités dites «visibles» doivent faire face à des vents tout aussi contraires. Quelque 40 % des Canadiens les considèrent comme trop nombreux. Même chez ceux dont les parents sont nés à l’étranger. Et même chez les moins de 35 ans, souvent décrits comme la génération la plus ouverte à la diversité.

Au-delà de 40 %, affirme Graves, on est en territoire raciste. La peur du terrorisme, des guerres étrangères et de l’insécurité économique n’explique pas tout.

Ce qu’il y a dans la tête des gens qui répondent à une question sur les minorités visibles est toutefois bien incertain. Le sondage n’explore pas le territoire tout neuf, au Québec du moins, où l’immigrant jugé «visible» n’inquiète peut-être pas à cause de la couleur de sa peau, mais de ses pratiques religieuses. Et des Québécois seront peut-être rassurés de découvrir que, contrairement au préjugé en vogue, la Cour suprême ne donne pas toujours raison aux croyants — loin de là.

Reste que si le premier ministre Harper parle de «valeurs canadiennes» et dit que le niqab est «enraciné dans une culture antifemme», ce n’est pas par hasard. Les cyniques diront qu’il lit les sondages. D’autres estimeront qu’il pense ce qu’il dit. Quoi qu’il en soit, les femmes portant le niqab ont beau être rarissimes au pays, leur fantôme va hanter la prochaine élection. Libéraux et néo-démocrates accusent déjà Stephen Harper de mener une politique de peur, d’encourager l’ignorance, de stigmatiser une religion. Des bloquistes se sont demandé, eux, s’il ne venait pas de trouver une prise pour arracher des votes dans un Québec sensible à tout ce qui touche à l’émancipation des femmes !

Les politiciens canadiens ne sont pas seuls dans cette tourmente. Les médias canadiens-anglais suivent avec attention la campagne britannique (élections le 7 mai), qui se cristallise autour de questions d’immigration. La coalition de centre droit du premier ministre David Cameron pourrait perdre le pouvoir, coincée entre des électeurs qui la trouvent trop anti-immigrant et une formation émergente (le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) qui plaide pour «la reprise du contrôle de l’immigration».

Des organismes de défense des droits des immigrants ont mené une campagne de sociofinancement et, avec les 100 000 dollars recueillis, ont placardé un peu partout des affiches montrant des immigrants — médecins, entrepreneurs en construction — qui contribuent au bien-être des Britanniques. Une idée que des Canadiens songeront peut-être à recycler…

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TENTATIVE DE MISE AU POINT

Ce que je m’apprête à dire ne change strictement rien, hélas, aux chauvinismes « nationaux » tant québécois que canadien. Ça ne change rien non plus à la xénophobie, à l’anticléricalisme ou l’anti-religiosité mal tempérés, à l’intolérance, ni même à la haine : car toutes ces choses existent, hélas, toutes ces choses continuent d’exister même en l’absence totale de racisme au sens strict.

Mais j’en ai marre des approximations et de l’imprécision sur cette question cruciale, qui « met en jeu l’humanité même de l’Homme », comme écrivait fort justement le philosophe Emmanuel Levinas, dans un article de 1934 terriblement prémonitoire et pour une fois compréhensible au commun des mortels car il fut publié dans la revue Esprit et non dans un cadre universitaire. (Facile à trouver en ligne: « Réflexions sur la philosophie de l’hitlérisme »).

Cité dans l’article «Au-delà de 40 %, affirme Graves, on est en territoire raciste.»

Non, non, non, ce n’est pas une question de seuils ou de pourcentages. Fédéraliste moi-même, je comprends que columnists et militants du gentil Canada ont toujours eu avantage à galvauder et slacker le plus possible le sens du mot « racisme » afin d’en trouver le plus possible et de lancer le plus d’accusations possible contre les séparatistes québécois (ou contre les French, car les deux sont souvent mélangés dans une sorte de bouillie).

Mais en fait, on est en territoire raciste si et quand il y a DÉTERMINISME BIOLOGIQUE, c’est-à-dire la croyance délirante que la culture (fait immatériel, fait non-physique) est transmise par le sang (fait matériel, fait physique), la croyance débile que les peuples sont héréditaires, la croyance loufdingue selon laquelle on serait DÉJÀ canadien-anglais à la naissance, ou déjà canadien-français à la naissance, ou déjà juif ou déjà arabe ou déjà haïtien ou déjà serbe ou déjà african-american ou déjà japonais, ou déjà plusieurs de ces choses À LA NAISSANCE – comme si les peuples, les nationalités étaient l’équivalent humain des espèces et sous-espèces du règne animal ! Alors que les peuples, les nationalités sont AU CONTRAIRE des faits de civilisation que chaque individu DEVIENT de son vivant au gré des influences et n’était pas le moins du monde à la naissance ; des faits, donc qui ne sauraient donc être vissés dans des traits PHYSIQUES (« complexion », « features »), quelles que soient par ailleurs ce qu’on peut certainement appeler les apparences. Il suffit de tomber sur une dame haïtienne à la peau blanche ou un monsieur canadien-français à la peau noire pour comprendre – si ce n’était déjà fait ! – que l’haïtianità n’est pas un fait racial, que la francesità n’est pas un fait racial. Il suffit de tomber sur une dame canadienne-anglaise qui s’appelle Laframboise ou un monsieur canadien-français qui s’appelle Harper pour tout de suite comprendre – si ce n’était déjà fait ! – que le fait d’être canadien-anglais, canadien-français ou les deux n’a jamais rien eu d’héréditaire et ne saurait donc être expliqué par la génétique, ou par l’hérédité collective : car la culture ou civilisation étant par définition immatérielle, elle ne saurait être déterminée biologiquement. La génétique des populations est une branche fort utile de la médecine, mais elle traite de sous-groupes physiques qui ne correspondent plus aux peuples depuis que nous marchons debout (ou pour le dire autrement, depuis notre « échappée hors de la nature », comme disait si bien l’antinazi Vercors dans son vigoureux ‘Discours aux Allemands’ de 1949). De même, l’anthropologie physique est bien utile… dès lors que je suis mort, afin de faire mon autopsie et de classifier mon corps : mais elle n’a rien à foutre dans le monde des vivants, car la vie des peuples, la vie des nationalités, des civilisations concerne ce que Hannah Arendt appelle si justement « la vie au sens non biologique du terme ».

Le racisme, bien avant d’en arriver au délire supplémentaire des prétendues « races » supérieures et inférieures, consiste d’abord à prendre les peuples pour des races, autant dire des lanternes pour des vessies. C’est ce que comprenait parfaitement Benedetto Croce, antifasciste seulement à partir de 1925 mais antiraciste de toujours – puisque dès ses travaux de jeunesse, à la fin du 19e siècle, il luttait déjà «contre la tendance des sciences de la nature à inclure l’histoire dans leurs schémas». Car comme il l’écrira plus tard:

«La nationalité est un concept spirituel et historique, en devenir donc, et non pas un concept naturaliste et immobile comme celui de race.»

La tendance typique du positivisme scientiste à la fin du 19ème siècle à «inclure l’histoire dans ses schémas» se déroule sur fond d’une malencontreuse rencontre Hegel-Darwin (rencontre que ni Darwin, ni Hegel n’avaient voulue ni même imaginée) qui engendre, selon l’angle sous lequel on regarde la chose, la naturalisation de l’histoire ou l’historicisation de la nature. C’est sur ce fond malencontreux et très dangereux que se produit la terrifiante et mortifère catastrophe humaine que Hannah Arendt, appelle si justement, si parfaitement «la transformation des peuples en races».

Or, dans la mesure où Croce, dans sa bataille contre le positivisme naturaliste-scientiste. refusait et réfutait «la tendance des sciences de la nature à inclure l’histoire dans leurs schémas», il combattait déjà le racisme. «En tant qu’historien, je constatais à quel point arbitraires, fantastiques et improbables sont les théories de la race.» (‘Histoire de l’Italie de 1871 à 1915’).

Et en 1938, dans ‘L’histoire comme pensée et comme action’, selon moi son ouvrage le plus lucide, le plus abouti, ce penseur aussi napolitain qu’universel et vice-versa nous livre cet avertissement :

«La division en races de l’humanité, aussitôt qu’elle cesse d’être une simple classification et devient une réalité, est une cause de troubles pour cette humanité et, si elle en avait le pouvoir, elle la détruirait, en raison de la scission inguérissable qu’elle produit entre les peuples, qu’elle rend étrangers les uns aux autres.»

Notez l’usage du conditionnel (« si elle en avait le pouvoir, elle la détruirait [l’humanité] »), compréhensible du fait qu’on est en 1938, c’est-à-dire avant la Shoah.

Dans le même ouvrage de 1938, Croce nous fournit aussi au passage une excellente définition du racisme:

«Le racisme», écrit-il, «…traite les groupements géographiques ou linguistiques de peuples en les transformant par une imagination fantaisiste en races pures, constantes en leur être propre et permanentes ; puis il distingue des races supérieures et inférieures».

Pour prendre un exemple complètement au hasard ;), quand les faux antiracistes à la canadienne prennent le fait français pour un fait racial (« french descent », « french ancestry » et autres délicats euphémismes de race) on est en plein dans « traite les groupements linguistiques de peuples en les transformant par une imagination fantaisiste en race. » Eh oui.

Pour savoir si on est ou non « en territoire raciste », il faut d’abord savoir s’il y a ou non pensée raciale. C’est ce qu’il y a de plus dangereux . Car si la xénophobie est la peur de l’inconnu, la pensée raciale transforme l’inconnu en inconnaissable, étant donné qu’elle présuppose entre les peuples l’existence de parois PHYSIQUES (héréditaires) qui si elles existaient, seraient infranchissables – c’est la « scission inguérissable entre les peuples » dont Croce parle plus haut – alors qu’en réalité, les peuples, les nationalités ne sont séparés les uns des autres que par leur ignorance mutuelle, qui elle est franchissable.

Désolé de la longueur de ce message, mais cette histoire de races et de racisme n’est vraiment pas de la petite bière. La prochaine fois, je vous parle « ethnie » et « ethnicity ». Vous allez voir qu’on n’est pas sortis du bois.

Mise au point: Dans votre argumentaire vous glissez ce qui suit: « …de lancer le plus d’accusations possible contre les séparatistes québécois (ou contre les French, car les deux sont souvent mélangés dans une sorte de bouillie) ». Il est faux de prétendre qu’au Canada hors Québec on mélange séparatisme québécois avec le fait français. On est pas si stupide, les gens faisant la différence et le fait français est traité comme tel, non pas en relation avec le séparatisme québécois. D’ailleurs en Colombie-Britannique par exemple, on s’arrache les places dans les classes d’immersion française et les organismes francophones sont respectés. Certes il y a des gens qui trouvent que le bilinguisme va trop loin mais c’est une minorité ou encore des gouvernements provinciaux qui coupent les coins ronds en matière de droits des francophones mais ça n’a rien à voir avec le séparatisme québécois.

Merci monsieur Provencher pour les éclaircissements sur le racisme. Mais qu’est-ce donc qui me fait si mal lorsque je croise ces femmes portant ces foulards, niqabs et burkas? C’est mon être humain féminin qui a mal. Cette femme qui depuis sa vingtaine d’année s’efforce de s’émanciper. Cette femme qui a cheminé à travers notre évolution tranquille jusqu’à devenir aujourd’hui moderne, renseignée, autonome, mère et bientôt grand-mère. Cette femme qui reçoit en plein visage ce retour en arrière et À QUI ON VEUT ENFONCER DANS LA GORGE LE JOUG PORTÉ PAR CES PERSONNES. NON! Je ne peux pas accepter ce joug ni pour moi ni pour elles non plus. Tout mon être humain a mal et je dis non. Non à ces préceptes d’un autre âge établis pour en faire des règles de vie communautaire mais qu’on a transformés au fil du temps… et cela ne fait pas de moi une raciste selon les informations de monsieur Provencher.
Par ailleurs, à force d’entendre les obscurantistes et autres sbires, prêchés, contestés, comparés et ridiculisés aussi, ce que ce pays leur offre comme vie, je suis fâchée… je m’interroge… je ne suis pas dupe… et non je ne suis pas raciste ici non plus parce que je m’inquiète de l’avenir et du vivre ensemble de ce pays.

Vous dites que les femmes portant le « niqab sont rarissimes au pays ». Alors changez de pays et venez à ville Saint-Laurent, vous en verrez tous les jours.

Trop est trop utilisé dans les sondages. Surtout lorsqu’il est question de minorités.
C’est assez que les sondeurs devraient utiliser.
Et c’est la question qu’on devrait poser à nos politiciens genre: «M. Couillard, le Québec compte 4 fois plus d’immigrants que le Maine (14%vs 3%) et 3 fois plus que l’Ohio (14% vs 4%). Est-ce qu’on a maintenant assez d’immigrants?»

Accrochez-vous à vos tuques….

Avec l’imminence de l’émigration climatique et la précarité de l’économie, la tendance au repli national et à la fermeture des frontières de TOUS les pays développés est hautement probable…

C’est TROP facile d’exacerber ce vieux réflexe chez la population et nos gouvernements de plus en plus de droite radicale n’y manqueront pas.

Actuellement il est comique de voir certains « DRETTISTES » s’indiqner de ce réflexe pour tenter d’accabler ceux qui s’inquiètent pour la langue francaise, mais qui crieront bientôt le contraire pour se protéger d’un » envahissement » de réfugiés pauvres, non-blancs et pas assez « rentables » à leur goût….

Pour la droite évangiliste conservatrice de Harper ou la républicaine du clan Bush, il sera très facile d’exciter le racisme de leur troupe sous le prétexte du danger pour leur Foi….

Une Foi, d’ailleurs, qui pousse ce gouvernement conservateur à se considérer au dessus des règles démocratiques et au dessus des vérités scientifiques.

Ce gouvernement a mutilé l’héritage enviable du Canada, en terme de Progressisme, de même que sa réputation de chef de file mondial en politiques environnementales.

A lire absolument: SCIENCE, ON COUPE ! par Chris Turner…

Il ne s’agit pas temps de racisme que de peur de tous ceux dont les comportements nous semblent déviants ou marginaux. C’est ainsi que l’on a, en Occident, fait tour à tour la chasse aux Cathares (ces méchants du XIIIe siècle traitaient la femme comme l’égale de l’homme, même en ce qui touche la liturgie), aux sorcières (le meunier qui empoisonne notre farine, le berger qui s’isole, le prêtre qui baragouine en latin de cuisine, la femme seule qui sort la nuit et fréquente les chats noirs), de même qu’aux juifs qui s’assemblent en secret et parlent en hébreu. Notre peur de la femme voilée, du sikh coiffé, du barbu ombrageux est de la même eau: Il nous faut, disait-on il y a très longtemps, prier « Pour conjurer des sorcières – L’œil malfaisant tourné vers nous». C’est pourquoi nos députés du Parlement canadien continuent de marmonner une prière à l’intention du Tout-Puissant et que l’Assemblée nationale brandit son crucifix. Nous ne sommes pas des racistes, mais des peureux incultes.

Si l’immigration est une préoccupation de plus en plus évidente au Canada c’est surtout pour 2 raisons. La plus évidente c’est le fait que bien des immigrants acceptent des emplois mal payés et que bien des Canadiens, à tort ou à raison, se retrouvent sur le chômage et cela a tendance à garder les salaires bas dans ce genre d’emplois. La tempête autour du programme d’immigration temporaire en est une illustration claire!

Deuxièmement, la non-intégration à la société d’accueil est aussi un problème « visible » avec les « ghettos » ethniques dans bien des grandes villes du pays où on peut vivre parfaitement bien sans parler un mot de français ou d’anglais, les langues officielles, ni faire partie prenante de la culture canadienne. Ce genre de ghettos peut entraîner la pauvreté et la violence comme on le voit en France, en particulier en banlieue de Paris. Il en découle un genre de « eux et nous », qui sépare les membres de ces groupes de la société canadienne et qui crée une illusion d’envahissement.

Ce n’est pas le racisme qui est à la base de ce genre de sondage mais une crainte d’érosion de sa propre culture et identité en partie alimentée par le laissez-faire des gouvernements en matière d’immigration et le défaut d’accompagner l’immigrant qui arrive ici pour l’aider à s’intégrer à la société canadienne. Évidemment, des déclarations du genre de celle du PM Harper contribuent aussi à alimenter cette frustration mais elles ont un but plus politique, ce qu’on appelle la politique du « wedge » où on crée une apparence de conflit pour que les fidèles se mobilisent et se souviennent d’aller voter pour eux le jour de l’élection qui s’en vient.

Le racisme implique qu’on fasse une différence entre les races (ou les ethnies). Avec le statut d’indiens donnés aux amérindiens, ainsi que des lois différents qui s’appliquent à eux, on peut soutenir que nos gouvernements sont racistes. Cependant, faire de ces amérindiens des citoyens canadiens comme les autres mènerait à une levée de bouclier énorme, de même que de nouvelles accusations de racisme. On est ici dans un cul-de-sac. Ce racisme est fait pour rester, et c’est bien dommage.

L’intégration des immigrants, comme celle des indiens, ne donne pas souvent des citoyens comme les autres. Ça n’a pas marché avec les indiens, même après quelques siècles, et ça ne marchera pas avec certaines ethnies. Je pense qu’on doit vraiment choisir les pays d’origines des immigrants pour éviter ceux qui ont des cultures et des croyances incompatibles avec celles de la majorité des canadiens. Parfois, le choc des cultures est trop grand et ces immigrants finissent en tôle. C’est bien beau de dire que la culture n’est pas génétique, mais elle est transmise par les parents, ce qui revient parfois au même, surtout s’il y a des mécanisme qui s’apparente au lavage de cerveau, comme des prières 5 fois par jour…

Autre exemple: les immigrants clandestins arrivés récemment en Italie, qui ont envoyé par-dessus bord les chrétiens qui étaient avec eux, et qui demande asile à un pays chrétien. Pensez-vous qu’il peuvent s’intégrer à l’Italie sans problèmes? Je pense qu’il faut être vraiment idéaliste pour y croire.

Quand on regarde la France, qui a accueilli beaucoup d’immigrants, et qu’on voit les problèmes qui y ont surgi, je pense qu’on doit conclure que le taux d’immigration doit être gardé à un niveau plus bas que celui actuellement au Canada. Si les immigrants étaient dispersé sur tout le territoire du Canada, ce serait moins problématique. Présentement, ils s’installent presque tous dans les grandes villes, et y crée parfois des petits ghettos dans lesquels certains membres n’apprennent pas les langues du peuple qui les a accueilli. Et ils y maintiennent leurs cultures et leurs religions.

La croyance en l’intégration n’est que ça, une croyance. Passer d’une culture canadienne-française à une culture canadienne-anglaise n’est qu’un petit pas facile à franchir comparé au passage d’un pays, mené par un gouvernement qui profite de la population sans offrir aucun service et où règne le désordre, à un pays démocratique où règne l’ordre et où bien des services sont offerts à la population. Quand la culture d’un pays n’accorde aucune importance à la vie de ses citoyens, il est difficile de prendre des habitants de ce pays et de les adapter ici où l’importance de la vie humaine est énorme, et où on est prêt à dépenser des millions pour soigner des gens ou les garder en tôle.

Oui les immigrants visibles sont trop nombreux car ces « visibles » ne s’intègrent pas…. ils veulent que ce soit nous qui changions…. ils se foutent bien de nous…. ils sont ici pour profiter de nos services (santé, éducation, bien-être social) qu’ils pensent gratuits. J’habite Saint-Laurent et parfois je me croirais en Afrique du Nord et non au Québec. Je blâme nos gouvernements de ne pas mettre leurs culottes pour les informer que nous sommes un peuple laïc dans l’espace public et qu’ils doivent tous et toutes s’habiller à l’occidental. Nous sommes vraiment dans une guerre de pouvoir des imans contre l’occident….. je n’ose dire que c’est une guerre de religion…. mais ce l’est presque!!!