Être un homme

Pour aider à changer les attitudes envers le harcèlement et les agressions sexuelles, l’homme doit comprendre qu’il a un rôle important à jouer auprès des femmes. 

Photo: Daphné Caron

Bien des gars ont tendance à l’oublier : le plus important pour définir un homme, ce n’est pas ce qu’il a entre les deux jambes, mais ce qu’il a entre les deux oreilles.

Comme le rappelle l’historien israélien Yuval Noah Harari dans son magistral livre Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas tant biologiques que culturelles. On naît certes avec les chromosomes du sexe mâle ou du sexe femelle, mais la suite est principalement définie par les mythes du moment sur les rôles, les droits et les devoirs des hommes et des femmes.

Ceux-ci n’ont rien d’immuable, fort heureusement, car le passage de l’ouragan #moiaussi montre qu’il y a un besoin de changement dans nos attitudes envers le harcèlement et les agressions sexuelles.

Déjà, des transformations sont en cours. Les victimes ne sont plus forcées de choisir entre se taire ou faire appel à un système judiciaire dans lequel à peine une plainte sur 10 débouche sur un verdict de culpabilité. Elles peuvent se rassembler derrière un mot-clic, nouvel emblème de solidarité et source de courage, qui aide à les délester du poids de la honte. Bien sûr, il faut chercher à minimiser les risques de dérapage bien réels de ce nouveau tribunal populaire, pour que la somme de ses torts n’excède pas celle de ses bienfaits.

À la lumière de cette vague d’accusations portées contre tant de ses congénères, un homme normalement constitué va se demander ce qui cloche par rapport à son sexe et ce qu’il peut faire pour aider. Le rôle de chevalier est après tout encore puissamment associé à son sexe.

Son premier défi, c’est de se taire et d’écouter. C’est une habitude qui lui fait souvent défaut lorsqu’il est en compagnie féminine, comme peuvent en témoigner bien des femmes qui ont des collègues masculins.

En écoutant, il prendra peut-être mieux la mesure de l’effet du harcèlement sur les femmes, ce qui n’est pas encore le cas, s’il faut en croire un sondage Léger réalisé en octobre. Les hommes québécois demeurent deux fois moins nombreux que les femmes à percevoir le harcèlement sexuel comme un problème très important. Peut-être même fera-t-il un petit examen de conscience.

Si l’homme finit par comprendre qu’il a un rôle concret à jouer aux côtés des femmes dans la recherche de solutions, on vient de faire un pas de géant. Le harcèlement et les agressions sexuelles ne sont pas plus un « problème de femmes » que l’Holocauste était un « problème de Juifs » ou la lutte pour les droits civiques « un problème de Noirs », comme le soulignait récemment le chroniqueur Nicholas Kristof dans le New York Times.

Rendu à ce stade, ce qu’un homme peut faire de très efficace, c’est de mettre lui-même de la pression sur ses confrères pour créer un environnement où leurs consœurs se sentiront pleinement respectées et traitées équitablement.

Est-ce faire preuve d’un optimisme démesuré que de croire possible une telle évolution des mentalités ?

À voir la quantité d’hommes aux mains baladeuses qui sévissent encore aujourd’hui, on peut certes désespérer devant la lenteur de l’évolution de l’espèce. Mais à l’échelle de l’histoire humaine, ce n’est pas une marche vers l’égalité des sexes qui se déroule depuis que les Québécoises ont obtenu le droit de vote, il y a trois quarts de siècle, mais un véritable sprint. D’immenses progrès ont été accomplis. Et quand un bon vent souffle de dos, comme actuellement, il n’est que plus facile de presser le pas.

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27 commentaires
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Merci monsieur Grandmont pour cette pertinente invitation à faire examen de conscience. Je m’y sens impliqué autant comme mâle que dans mon statut d’auteur. Je fais du pouce sur votre «…entre ce qu’il a entre les deux jambes, mais ce qu’il a entre les deux oreilles » en y ajoutant « et ce qu’il a au coeur voire même dans l’âme» J’y vais jusqu’à en faire une question de dignité. La dignité de l’homme dans sa relation avec la dignité de la femme. Vaste monde que celui de la sexualité autant féminine que masculine ! Un univers à découvrir ! Serais-je dans le champ si je mentionnais ici la Bête chez l’Homme ? À plusieurs reprises à l’émission « Plus on est de fous plus on lit » ( Société Radio-Canada ), il a été question du loup habitant l’Homme et y fais relation entre la Bête et le harcèlement.
Sans prétention, je signe : Gaston Bourdages – Aussi auteur de « Conscience… en santé ou malade ? »

Personnellement, je ne suis jamais témoin de mains baladeuses, ni de commentaires vraiment déplacés. Je veux bien faire ma part, mais en ce moment j’ai beaucoup plus l’impression qu’une infime partie de tous les hommes fait passer la majorité d’entre eux pour ce qu’ils ne sont pas. Et ça m’offusque au plus haut point. Il m’arrive de blaguer (dans la limite du bon goût), comme un peu tout le monde, et ces jours-ci je me sens brimé car il y a une tendance à la tolérance zéro et les susceptibilités sont au maximum. J’ai vraiment hâte que la poussière retombe.

Dommage. Ce refus d’écouter car apprendre à se taire et à écouter serait déjà un très grand pas dans la bonne direction. Peut-être seulement demander aux gens qui vous entourent si vos commentaires sont vraiment dans la limite du bon goût. Parce que ce n’est pas à vous de le juger.

À ma connaissance, le gros problème est le suivant: plusieurs hommes pensent que nous les femmes mettons tous les hommes dans le même plateau et ils sont indignés. Nous leur demandons seulement de ne pas se taire lorsqu’ils sont témoins. Ce serait vraiment un gros pas en avant.

Basé sur un récent sondage de la firme Léger, on apprendrait que les hommes québécois seraient deux fois moins nombreux que les femmes à percevoir le harcèlement sexuel.

Ici, tous les mots comptent : harcèlement (associé au mot sexuel) et perception.

Il n’y a pas de perception, s’il n’y a pas de conception. Combien de personnes hommes ou femmes peuvent-ils concevoir très précisément ce que c’est que le harcèlement ? Pourquoi ne pas faire un sondage sur cette question ?

Ici c’est plutôt la perception qui l’emporte sur la conception.

Peut-on parler de harcèlement sexuel si on ne parle pas de harcèlement psychologique ? Qu’est-ce que le harcèlement psychologique ? Le harcèlement psychologique est-il sexué ? Y’aurait-il un sexe en particulier qui l’emporterait en la matière ?

En quoi certaines formes de harcèlement seraient tolérables socialement et pourquoi une forme particulière de harcèlement serait plus intolérable qu’une autre forme de harcèlement ?

Prenons un exemple : si une mère passe son temps à rabrouer son enfant, surtout si c’est un enfant mâle ; n’est-ce pas une forme de harcèlement ? Est-il possible que cet enfant mâle rendu adulte puisse se rendre lui-même coupable de diverses formes de harcèlement, incluant le harcèlement sexuel ? N’a-t-il pas été à bonne école avec sa mère abusive ? — Techniquement un harceleur ou une harceleuse ne sont pas seulement harceleurs sexuellement. Ils ou elles agissent obligatoirement sur plusieurs tableaux.

Certaines formes de harcèlement peuvent être très subtiles. Y compris le harcèlement sexuel. N’oublions pas que le harcèlement vise à affaiblir ou renverser les barrières psychologiques. On peut donc aussi s’adonner à des formes subtiles de harcèlement « non sexuel » pour obtenir des faveurs sexuelles. Même une récompense peut être une forme de harcèlement.

À l’origine, il y a le harcèlement psychologique. Le harcèlement psychologique ne vient pas spontanément. Il est conditionné. Cela peut-être au sein de la famille, à l’école ou encore dans un emploi, même dans la société. Ne se vante-t-elle pas (la société) de briser toutes sortes de totems et des tabous, de fracasser des plafonds de verre ?

Si pour une raison ou pour une autre vous mettez un travailleur ou une travailleuse sous pression, si vous exigez des performances, si vous conditionnez ces performances à des bonis ou des contre-performances au licenciement. — N’est-ce pas une forme de harcèlement ?

En quoi ces diverses formes de harcèlement seraient-elles plus acceptables que du harcèlement sexuel ? Sous prétexte qu’il en va de notre compétitivité et donc de notre performance économique.

— Pour conclure : je pense que dans ces débats, nous oublions en parfaits égoïstes hommes et femmes que nous sommes socialement devenus, qu’il y a de « grands oubliés » ; ici je veux parler des enfants qui en plus d’être les vraies victimes, sont plus souvent qu’autrement les témoins muets de cette grande gabegie que peut être la vie. Le harcèlement et général et toutes formes d’agressions ne seraient-ils pas le corolaire indispensable de toutes formes bien faites de la société de consommation ?

D’un point de vue strictement éthique vous avez beaucoup plus de chance d’être pauvre et bon que l’inverse.

En accord avec votre propos sur toute la ligne M Serge, le Harcèlement en couvre grand dans les agissements l`être humain, et comme vous le dite si bien, il n`y a pas d`âge pour subir les coups bas du harcèlement, le jeune enfant est le premier à en subir les effets dans la manière d`éducation que leur donnent très souvent les parents tout en croyant bien faire…

Un peu d’accord, tout harcèlement est répréhensible, mais avec une nuance fondamentale.
En effet, il y a toutes sortes de harcèlements douloureux qui génèrent tous de l’angoisse, de la honte, un sentiment d’être dépossédés de son intégrité, de sa liberté et de sa paix intérieure chez les victimes, mais un seul est érigé en système et en culture à travers tous les peuples du monde, au profit d’un genre et aux dépens de l’autre, le harcèlement sexuel, dont l’effet est rendu encore plus insoutenable par la domination, la violence, le mépris, la dégradation, l’inégalité, ainsi que la menace de l’agression, de la «pénétration» révoltante jusqu’au plus profond de l’intimité. Il touche quasi uniquement les femmes, et trop souvent depuis leur enfance. Ce type de harcèlement s’attaque à un groupe humain selon un trait distinctif que ses membres n’ont pas choisi, être femme, ce qui les pénalise injustement sans aucune échappatoire.
Le seul harcèlement qui s’en approche serait celui fondé sur le racisme, qui fait par exemple qu’un noir ou un arabe va se faire contrôler par la police cent fois plus souvent qu’un blanc, et qu’il risque bien plus de subir un traitement « violant » ses droits fondamentaux, et ce même dans son pays d’origine. Cependant, il peut parfois y échapper par la fortune ou le pouvoir.
Tandis qu’un employé peut espérer trouver un autre emploi, un enfant se soustraire à sa mère une fois adulte, un LGBT cacher son orientation en public ou émigrer sous des cieux plus cléments, etc. Je ne dis pas que leur situation est moins grave ni moins douloureuse, ni qu’ils n’en conserveront pas des séquelles toute leur vie, mais simplement qu’ils ont la possibilité de trouver une échappatoire, leur situation n’est pas immuable.

Vous êtes en train d’ébranler le concept de la supériorité de l’homme sur la femme, pourtant encouragé dans notre sainte religion: (Paul aux Corinthiens)
11:7 L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
11:8 En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme

Pour rester sur le plan « religieux » ou des Écritures, dans ma réponse à votre affirmation ( qui aura sans aucun doute estomaqué bien des lecteurs de ce blogue ), je me permets de vous rappeler ceci : Jésus lui-même vous a déjà répondu, lorsqu’il a invité les Pharisiens à lancer eux-mêmes la première pierre, afin de lapider cette femme surprise en plein « délit d’adultère », par une foule de mâles incapables de percevoir leur propre responsabilité collective, dans le domaine de la prostitution et de ses conséquences plutôt « dérangeantes pour les bonnes moeurs » sur le comportement de ces femmes… ( qui n’étaient et ne sont toujours pas les seules responsables — autant que « bénéficiaires » d’un tel commerce… ).

Oui, c’est indéniable, certaines personnes ( femmes, enfants, jeunes hommes… ) ont pu parfois tenter d’obtenir des avantages ou privilèges, en acceptant de « jouer de leur corps » auprès de personnes « en autorité » ou en situation de pouvoir… Des années plus tard, leur « mémoire » a pu oublier ou « tenter de cacher » maintenant ces motifs « plus ou moins inavouables »… Voilà un des aspects les plus discutables de la saine opération de « décrassage » présentement en cours… Mais cela ne saurait minimiser, et encore moins faire oublier le côté déplorable, impardonnable, de toutes ces « libertés » que se sont permises tant de personnes ( majoritairement des hommes, mais pas uniquement… ), pour exercer leur « domination » sur des personnes plus faibles et vulnérables…. et pas seulement dans le domaine de la sexualité, c’est tellement évident ! Que dire du taxage, par exemple?

Abus de pouvoir, soif de domination, réflexes « revanchards », simple appât du gain… tout cela a également conduit à tellement de guerres, au cours de l’Histoire : le problème est bien réel, fortement ancré dans les moeurs de la race humaine, comme dans celles de tant d’espèces vivantes, hélas… Darwin doit continuer à en avoir des frissons !

De décider de combattre, tous ensemble, ce genre de « vieux réflexe déplorable », pour le remplacer par une meilleure empathie, une plus grande solidarité envers les plus faibles, ne peut qu’aider nos sociétés à « grandir » et à devenir plus « humaines ». Faisons tous notre part, dans ce processus, et nous contribuerons à un progrès certain.

Ne ne dites pas que vous croyez à ces balivernes ! Il est vrai, qu’en tant qu’homme, il est tentant d’y croire, ne serait-ce que pour se justifier de dire que l’homme est supérieur à la femme. À mon sens, la seule phrase importante dans la Bible, c’est : « Aimez-vous les uns, les autres ».

Malheureusement pour vous, nous avons chassé la religion de nos institutions et nos maisons. Respectez votre prochain et la femme à qui vous devez votre vie. Votre mère.

@ Céline Bouchard:

Ah…bon… Pourtant, la dernière fois où j’ai vérifié, les enfants se faisaient encore à deux.

Ceci étant, je respecte la femme…tout autant que l’homme.

Est-ce un argument en faveur du maintien de la situation actuelle? Siv oui, ébranler? C’est toujours bien un simple mortel qui a pris cette position. Je crois que 2000 ans plus tard, le temps est venu de faire une mise à jour.

Guy T:
Si tu crois encore en ces balivernes et contes de fée, ton chemin va être long à parcourir pour arriver en même temps que les autres à la ligne d’arrivée. Prendre la bible au pied de la lettre, c’est aussi croire que la terre est plate et qu’elle est le centre de l’univers, malgré toutes les preuves contraires. Pour moi, mon choix est fait et j’en conclus que les religions sont à 95% responsables de toutes les calamités commises sur terre.

Mme. Céline Bouchard, vous dites…
« L’homme est et sera toujours le produit de la femme.
Respectez la! » Cela est incontestable, mais c’est encore la semence de l’homme qui imprime le départ d’une vie, vrai ou faux ? Alors, pour moi, je respecte ce qui est respectable, non pas par obligation, mais par une mutualité. Et dans la période actuelle, je sens beaucoup d’irrespect envers la majorité des hommes (surtout blancs et hétéros…comme ils disent) parcequ’une poignée de ti-clins se font aller la quéquette, les mains et la langue un peu trop. Il faut être deux pour danser le Tango. L’homme respectera la femme quand il se sentira respecté lui aussi. Je n’ai pas à payer pour les erreurs de mes aïeux…

« Il est certes aberrant de constater que de tous les animaux sur la terre, l’homme demeure celui qui est le plus bête. » Yves Bertrand, thèse sur « genres humains, concept en évolution ou dépassé » 1974

Nous en sommes toujours sous le divin bon sens du « touttt dain bras, rien dans tête » de notre genre humain. Yves Bertrand, qu’il répétait depuis 1978 pour décrire la mentalité abrutissante de l’hommes dans leurs relations avec la femme.

« un homme normalement constitué va se demander ce qui cloche par rapport à son sexe »

Je ne crois pas que c’est faire bonne route que d’attribuer ces comportements innacceptables à l’identité masculine. Les hommes qui agissent ainsi sont selon moi une infime partie du genre masculin. Le nombre effarant d’agressions commises relève plutôt du fait que les agresseurs sont plus souvent qu’autrement des récidivistes en série qui profite de notre pudeur à dénoncer. Concentrons nos efforts sur une concertation de tous pour reconnaître et dénoncer sans hésitation les agissements innapropriés et laissons tombé les analyses sociologiques boîteuses qui n’amène que division.

Ne vous sentez pas offusqué par la libération de la parole des femmes…
En dénonçant des hommes et des comportements, cette parole dénonce les torts d’une culture. Une culture partagée par le plus grand nombre, et beaucoup de femmes participent aussi à sa transmission de génération en génération. Cette culture imprègne tout, et vous aussi.
Taisez-vous et écoutez!

Guillaume M; mon opinion va un peu dans le même sens que la vôtre. C’est plus pour répondre à Dominique que je me suis servi du « RÉPONDRE » encadré à la fin de votre texte,
Donc, Dominique, quand vous donnez cet ordre « Taisez-vous et écoutez », vous ne vous attirez pas une bonne écoute au départ. Qu’importe que vous soyez homme ou femme (car Dominique ne révèle rien), dire à quelqu’un de se taire, c’est lui dire de se la fermer. Ce dans quoi je ne marche pas. Ce n’est pas parcequ’une poignée de T…du C… salit la majorité des hommes que l’on doit se taire et écouter. J’ai assez de vécu pour dire que ça fait plus de cinquante ans que l’on écoute le discours féministe et que malgré toutes ces années, la situation n’est guère plus reluisante. Les familles se brisent plus que jamais avant, les hommes sont passés du « Cro Magnon » à l’homme rose, puis de père à « ami » de ses enfants sous le regard maternant de la femme au travail. Je crois qu’il est plus que temps que les hommes arrêtent de juste écouter et que les deux sexes (du moins ce qu’il en reste des sexes) se mettent à discuter ensembles au lieu de se « bitcher » chacun leur bord.

N’oublions pas de remettre les textes bibliques et autres dans leurs contextes socio-politiques d’une part et, d’autre part, maintenant notre sens critique, osons avancer au jour le jour avec tout ce qu’il y a de bon et d’humanisant dans nos traditions; partageons-les pour nous enrichir mutuellement de cet héritage qui nous est maintenant commun. Recevons-le non comme des abrutis, des répétiteurs mais des hommes et des femmes, des personnes intelligentes, capables de donner sens à notre vie d’aujourd’hui pour le plus grand bien de l’humanité entière.

Respect. Simplement la bonne conduite et le respect . Toute la société en sera plus heureuse et en paix.

Dans un monde d’hommes, les hommes sont perpétuellement mis sur un piédestal afin de faire la promotion “de leur pouvoir incontestable” dont la conception du “sexe fort” est intrinsèque à sa démarche mais ne répond absolument à rien en terme de valeurs puisque dans la réalité est tout à fait le contraire. Il s’agit tout simplement d’un besoin d’assouvissement sous une servilité de la femme qui avaient beaucoup plus d’étendue sur leur vie de tous les jours.

Le nombre de dépôts pour divorce lorsque la première loi fut introduite en 1968 engendra la plus grande demande en terme de ressources des annales judiciaires du Canada et de partout sur la planète lorsque pareille loi fut amorcée. La presque totalité des demandes provinrent de femmes aux prises avec des problèmes de violence conjugale à laquelle elles ont survécu durant des années, voire décennies mais étaient confrontées à l’époque à devoir prouver que leur époux pratiquait l’adultère.

Cette loi travestissait l’esprit même de ceux qui l’on rédigé et de ceux qui en la promulgua en Loi. Elle fut donc le mal qui fit apparaître la nécessité de la “séparation” non reconnue par les tribunaux et engendrèrent des problèmes que pour les femmes et leurs enfants. Pendant ce temps, plusieurs femmes sont revenues au bercail pour vivre encore plus de sévices. Faut-il rappeler qu’il s’agissait de femmes de 40, 50 ans qui n’avaient pas été scolarisé et ne pouvaient pas travailler, ce “privilège” étant donné qu’aux hommes, sauf pour très peu d’exception.

Cette dislocation de la notion “d’unité familiale” en fit ce que nous assistons aujourd’hui chez nombreux de nos jeunes dont le manque de respect est la souche même de ce qui s’annonce pour chacun de ceux-ci. L’image projetée par le père, les oncles, amis de ceux-ci (qui se ressemble, s’assemblent) vient contaminer la psyché (ensemble des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité) de ces jeunes mâles qui en sont les spectateurs et auditeurs depuis leur tendre enfance.

C’est grâce aux décisions de la Cour Suprême du milieu des années 80 et la refonte de la Loi sur le divorce que fit naître les fondations de ce que devrait et serait le droit de la famille par la suite mais tout particulièrement “l’intérêt suprême des enfants” qui devint impératif au coeur des décisions des tribunaux de première instance.

Il s’agissait notamment de la subjectivité entre le mal que l’homme, dans ses relations familiales, put commettre et le bien qu’il finit par accepter de faire, le cas échéant. Il fallait édifier un concept équitable des devoirs et responsabilités rattachées aux droits de chaque membre de la famille et non des relations des uns par rapport aux autres.

Durant des décennies un homme qui couchait avec la première venue était un “Don Juan” alors que pour la femme, elle était rapidement montrée du doigt comme étant “une pute”.

L’homme est présenté et représenté par un système d’idoles (la fameuse Star System).

On se croirait au temps de Rome, “donnez-leur du pain et des jeux”. Les gouvernements dépensent des sommes faramineuses pour permettre à cette “star system” de prendre de plus en plus d’importance dans une mentalité collective de violence véhiculée par des poignées “d’abrutis” qui se tapent sur la gueule pour faire plaisir à un autre gang “d’abrutis” appelé “spectateurs” qui amènent leurs progénitures assister à un spectacle dégradant, abject et certes méprisable que sont plusieurs sports professionnels de contact.

Il fut observé dernièrement que l’arrivée du hockey en territoire Inuit avait eu pour effet d’une augmentation substantielle de la violence à l’école et dans la vie de tous les jours par les enfants qui le pratiquait.

Une des nombreuses raisons pour mettre fin au programme de hockey tel qu’il existait sous Joé Juneau, un ancien joueur de hockey professionnel québécois, Makivik, gouvernement régional du territoire Inuit au Québec vient de sortir une réplique à celui-ci par le biais de la Société Radio Canada qui recommande une « plus grande participation des jeunes à l’échelle locale et pour de plus longues périodes » ainsi que l’« application du modèle de développement positif des jeunes »… http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066543/sport-nunavik-programme-hockey-mineur-juneau-makivik-replique

Le but poursuivit par Joé Juneau était de faire jouer certains joueurs avec des équipes du sud et devait donc s’assurer de former des “abrutis” pour se battre sur la glace.

Ce fut le même bordel (sans jeu de mots) avec l’arrivée des cassettes vidéo porno que les “hommes blancs” introduisirent en sol Inuit durant les années 80 et suivantes et dont les infirmiers et infirmières postés dans chaque village assistèrent à l’apparition de “viols collectifs” qui n’existait pas auparavant mais aussi de l’empreinte nocive qui s’imprima dans la tête des jeunes adolescents qui firent augmenter le nombre de viols et viols collectifs de façon tout aussi vertigineuse que les types de pratiques indécentes qui en découlent.

L’homme qui se devrait être le protecteur est devenu au vingtième siècle, un prédateur pour les femmes et jeunes filles. Cette prédation sexuelle des hommes est reconnue par les historiens concernant les femmes sous esclavage et du traitement des femmes durant les guerres, partout sur la planète depuis des centenaires.

En fin de compte c’est toujours la femme qui paye.

Les relations entre l’homme et la femme sont en tout point identiques au racisme car il s’agit d’une “identité” propre à un groupe d’humains que sont les hommes par rapport à un autre groupe que sont les femmes. C’est par cette “identité” que l’un, abuse de l’autre depuis si longtemps.

Vous mentionnez que “Son premier défi, c’est de se taire et d’écouter”, j’en suis mais faut-il surtout qu’il choisisse de “comprendre” car plusieurs se taies pour se renfermer dans leur petit “monde” qu’est leur “char” leur “moto” leur “garage”, leur travail etc. Un absentéisme social envers la “gère mène” du couple qui reste pour s’occuper des ses enfants. Ils sont aussi très nombreux à le faire car chez l’homme il n’y a pas seulement que des abrutis, c’est indéniable.

Ici on parle de harcèlement envers les femmes mais pour n’importe lequel sujet, un part de solution reste identique. Savoir que nos pairs n’acceptent pas les agissements et/ou les commentaires irrespectueux est une stratégie qui influence. Ça ne règle pas tout bien entendu mais c’est un comportement de société qui s’apprend. A titre d’exemple seulement; qui ose encore jeter ses détritus de voiture en roulant comme il y a 50 ans? Il se ferait montrer du doigt ou dénoncer. C’est pareil pour le harcèlement. On peut tous avoir une petite part de responsabilité, un événement à la fois, en affirmant notre désaccord, en isolant la personne qui ne sait pas vivre respectueusement plutôt qu’en fermant les yeux ou pire en riant. Et pour ceux qui ne savent pas où est la limite de l’acceptable eh bien soyez attentif à la réaction de la personne visé par votre commentaire….plutôt que de porter attention à ceux qui vont peut être encore rire de votre « joke ». Pour les personnes qui manquent assez de jugement pour ne pas sentir le malaise, les autres sauront vous le dire…enfin je le souhaite. Et enfin pour les incorruptibles il y a des lois. Alors n’ayons pas peur de réagir quand on a connaissance de harcèlement…on peut retourner le malaise à la personne qui s’est imaginé être au dessus du respect élémentaire…Mon commentaire s’applique autant aux hommes qu’aux femmes indépendamment de la situation qu’on veut corriger. Ensemble on va y arriver!

Un autre qui fait du virtue signalling sur le harcèlement sexuel et nous sert le narratif avec un amalgame boiteux ou chaque homme est sexiste et une partie du problème. Le féminisme, c’est un mouvement politique un peu sur le modèle du marxisme qui prétend que l’histoire c’est la lutte des classes ; là, il prétend que l’histoire c’est la lutte des sexes. Et qu’en fait le but de l’histoire, c’est de libérer les femmes de l’oppression qu’elles subissent de la part des hommes. Donc c’est une vision du monde, que j’appelle moi, un communautarisme victimaire.