Étudier à l’étranger : 5 jeunes globe-trotteurs témoignent

Ils sont nés ici mais ont choisi d’aller faire des études universitaires au Mexique, en France, à Singapour et à La Réunion. Voici les témoignages tout en nuances de cinq jeunes qui ont tenté l’aventure du savoir à l’autre bout du monde.

 


Étudier à l'étranger : 5 jeunes globe-trotteurs témoignent

Ils sont nés ici mais ont choisi d’aller faire des études universitaires au Mexique, en France, à Singapour et à La Réunion. Voici les témoignages tout en nuances de cinq jeunes qui ont tenté l’aventure du savoir à l’autre bout du monde.

 



melanie-deslauriers-etudiants-etrangersMélanie Deslauriers, 29 ans

HEC Montréal : MBA intensif. Une session à l’Université nationale de Singapour, avril-juin 2010.

« Je m’attendais à subir un gros choc à Singapour, mais tout est très occidentalisé là-bas ! Les profs étaient excellents. J’ai toutefois été déçue des cours, similaires à ceux de HEC Montréal. Un seul était vraiment différent, et c’est celui que j’ai préféré : « Stratégies de marketing concurrentielles », basé sur L’art de la guerre, de Sun Tzu. L’Université de Singapour a une excellente réputation dans le monde des affaires, et c’était mon premier choix ; je ne voulais pas être entourée de Québécois, comme c’est souvent le cas en France. J’ai eu de très bonnes notes et j’ai pu partir de longues fins de semaine en Malaisie, en Thaïlande, aux Philippines… Le choc culturel, je l’ai eu à mon retour : au Québec, les gens ont tout, mais se plaignent ! Je suis plus convaincue que jamais de vouloir travailler à l’étranger. »

 

lea-noemi-plourde-archer-etudiants-etrangersLéa Noémi Plourde-Archer, 23 ans

UQAM : bac en communication. Séjour d’échange de quatre mois à l’Université Nice Sophia Antipolis, France, 2010.

« Mon université était vieillotte, les couloirs mal éclairés, sales… La France est un des pires exemples du sous-financement des universités. Je ne suis pas contre la gratuité, mais j’ai vu là-bas un modèle à ne pas reproduire ! Les étudiants français semblaient peu motivés et guère impliqués dans leurs études. Comme s’ils pouvaient se permettre de perdre leur temps parce que les droits de scolarité sont minimes. Et tout était mal organisé. Impossible, par exemple, de connaître les dates des examens finaux : personne ne pouvait me répondre, et j’ai été obligée d’acheter un autre billet d’avion pour rentrer à Montréal ! »

 

Sophie Nahas, 21 ans

UQAM : majeure en communication, mineure en espagnol. Séjour d’échange à l’Institut de technologie de Monterrey, campus de Querétaro, Mexique, 2010.

« C’est la plus belle expérience de ma vie ! Rencontrer des étudiants de 20 pays, maîtriser une troisième langue, faire des découvertes culinaires et culturelles à l’occasion de courts voyages. Dès l’arrivée, mes craintes ont disparu. C’est avant le départ que j’étais stressée : j’avais quatre mois pour apprendre la langue et préparer mon voyage. J’ai failli laisser tomber ! Ce que j’ai moins apprécié : la place restreinte des femmes dans la société. Quant aux cours, ils étaient beaucoup moins exigeants qu’au Québec. »

 

marianne-ricard-etudiants-etrangersMarianne Ricard, 23 ans

Université Laval : bac en biologie. Université de Sherbrooke : maîtrise en écologie internationale. Dernière session du bac à l’Université de La Réunion, 2009. Stage de six mois en Argentine prévu pour l’hiver 2011.

« J’ai choisi La Réunion pour sa culture, sa biodiversité, ses écosystèmes et ses paysages. Y suivre des cours en écologie ne pouvait être qu’enrichissant pour une future biologiste ! Mes travaux sur le terrain – échantillonnage dans un lagon, sortie en forêt – m’ont permis de mieux connaître la faune marine et la flore de l’île. J’ai aussi suivi le cours « Environnement, culture et société réunionnaises », qui m’a appris beaucoup sur différents aspects de la culture créole, ce qui est crucial lorsqu’on séjourne dans un pays où le mode de vie est différent du nôtre. »

 

ive-bastrach-etudiants-etrangersÏve Bastrash, 22 ans
(portrait ci-contre réalisé par lui-même !)

Université du Québec en Outaouais : bac en bande dessinée. Séjour d’échange de cinq mois, BD et animation 3D, à l’École de communication visuelle Aquitaine, France, 2009.

« Mon objectif était de découvrir un autre style de vie. J’ai aimé la dynamique des cours, beaucoup plus pratiques qu’à l’UQO. Et puis, comme il y a beaucoup d’engouement pour la BD en Europe, j’ai pu participer à des festivals, rencontrer des auteurs… Je me suis senti très bien accueilli. C’est facile de se faire des amis : les Français sont fascinés par notre accent, et comme peu d’étudiants ont un boulot, cela rend la vie sociale plus facile. Un hic : l’administration française, désorganisée, et les délais d’obtention du visa, très longs ! »

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