Faut-il avoir peur… de l’intelligence artificielle?

Avec des techniques aussi puissantes que l’apprentissage profond, l’intelligence artificielle pourrait-elle devenir incontrôlable, ou nuire à l’humanité plutôt que de la servir?

FIAP-intelligence-artificielle-en-tete
(Photo: C. Baker / Getty Images)

La lettre ouverte publiée début 2015 par de nombreuses personnalités du monde de la science et de la technologie, dont le physicien Stephen Hawking et l’entrepreneur Elon Musk, a fait grand bruit. Maintenant que la recherche est sortie des laboratoires et a commencé à se traduire en produits commerciaux, il est temps de mettre des balises pour que l’intelligence artificielle serve vraiment le bien commun, disent-ils. On doit mieux étudier les effets pernicieux que pourraient avoir des algorithmes capables de remplacer l’humain dans de nombreuses circonstances.

De quoi, par exemple, vivrons-nous si les machines prennent nos emplois? Un algorithme peut-il vraiment remplacer le jugement d’un médecin? Peut-on seulement insuffler le sens de la morale à des robots capables de tuer? «Nous en sommes seulement aux premiers petits pas de ces techniques, mais nous savons déjà que nous pourrions nous laisser dépasser par leurs répercussions», explique Wendell Wallach, spécialiste de l’éthique de l’intelligence artificielle à l’Université Yale, aux États-Unis.


À lire aussi:

Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Dans son dernier livre, A Dangerous Master (un maître dangereux), l’éthicien propose des moyens d’éviter que la maîtrise de ces technologies ne nous échappe. «Il faut d’abord constituer un front commun de spécialistes en sciences humaines, sociales et en technologies pour mieux repérer les dangers potentiels, en consacrant au moins 10 % de la recherche en intelligence artificielle à ces questions», explique-t-il. Mais des actions concrètes doivent aussi être accomplies dès maintenant, comme l’interdiction des robots tueurs. «Le Canada serait bien placé aujourd’hui, avec Justin Trudeau, pour prendre l’initiative d’une convention mondiale pour l’interdiction de ces armes autonomes», croit le chercheur, qui vient de passer un an à Ottawa.

Plusieurs groupes de réflexion se sont mis en place dans les dernières années pour étudier les possibles dérives de l’intelligence artificielle et sensibiliser les gouvernements. En 2015, Elon Musk a donné 10 millions de dollars à la recherche en éthique au Future of Life Institute, qui compte des personnalités comme le physicien Stephen Hawking ou l’acteur Morgan Freeman dans son comité consultatif.


À lire aussi:

Les nouvelles intelligences


Dans le camp d’en face, le mouvement transhumaniste, pour sa part, voit dans l’intelligence artificielle le Graal qui permettra enfin l’émergence de posthumains immortels, avec les progrès en nanotechnologies, en neurosciences et en biologie. Le pape de ce mouvement, l’ingénieur et futurologue Ray Kurzweil, prédit que la machine dépassera l’humain en 2045, une singularité technologique dont nos cerveaux d’aujourd’hui ne peuvent comprendre les conséquences. Même si cette théorie est considérée comme farfelue par la plupart des scientifiques, elle inspirerait largement Google dans ses projets. En 2012, l’entreprise a engagé Ray Kurzweil pour travailler en intelligence artificielle, et elle finance la Singularity University, qui répand sa vision.

Les commentaires sont fermés.

Le scientifique Jean Rostand avait déjà résumé notre situation dans les années 60 avec sa citation: « La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes ». Sans une plus grande sagesse , toute notre technologie n’est qu’une arme de destruction massive entre nos mains habiles et nos cerveaux dysfonctionnels.

Il y a longtemps que l’homme possède toutes les armes nécessaires pour assurer sa propre « destruction massive » et pourtant, il continue de vivre et de croître. Et il continuera encore longtemps.

Ne vous en déplaise, la période dans laquelle nous vivons est l’une des plus pacifiques que l’homme ait connu depuis son apparition sur Terre.

Personnellement, je suis de nature optimiste et je fais confiance dans le gros bon sens de l’homme et le fait qu’il soit encore vibrant et actif me prouve que je ne me suis pas trompé. je me souviens très clairement des prophètes de malheur qui prédisaient la fin proche et certaine de l’humanité lors de la guerre froide et…nous sommes toujours là!

À force de dépenser des centaines de milliards par année, nous avons créé depuis les années 60, une dépendance envers les technologies qui ne font que diminuer le bagage intellectuel de la masse humaine. Internet et les téléphones soi-disant intelligents ne font que diminuer notre esprit critique, ce que les médias détenaient le monopole depuis plus d’un siècle.

La publicité rattachée à ces deux services est essentiellement mercantile et absorbe beaucoup de temps à téter de la publicité inutile. De nombreuses recherches en psychologie comportementale démontre qu’à travers les quarante dernières années, cette publicité n’a eu que des effets pervers tel que la mal bouffe, la surconsommation et conséquemment le surendettement et biens d’autres sujets qui ont collectivement acheminé nos sociétés vers un narcissisme fondamental, produit de comportements sociaux et non historique qu’il fut au début du siècle dernier.

Les achats “cool” dont Apple fait partie ou toute cette gamme de vêtements griffés pour en augmenter les prix et ne sont que du “tape à l’oeil” et du “regarder moi passer” qui s’arroge de fausses popularités d’un moment font de nos citoyens de véritables “sans cervelle”.

Hors nous en sommes à la deuxième génération de ce mode de penser collective, la troisième, celle des enfants qui sont nés depuis 2005 vivent sous le couvert du “sommeil au gaz hallucinogène” des dettes déjà au-delà de toute considération raisonnable que les deux générations précédentes ont accumulée de façon irrationnelle, illogique, inconsciente et certes sous un aveuglement volontaire qui n’a plus de borne.

Au moins, la génération débutant lors des années 50 a contribué à l’épanouissement d’un grand nombre de celle des années 70, en payant leurs études, souvent sous le couvert de l’endettement. Il n’y aura plus dans quelques années “cette manne de bonbons scolaire que sont les prêts étudiants et bourses” car les dettes nationales et provinciales ne permettra plus aux gouvernements de tout continent d’y acquiescer étant aux prises avec bien d’autres dépenses qui auront dépassé le stade de l’urgence.

S’instruire n’est plus ce considérable mouvement d’apprentissage qu’il fut durant les années 55 à 75 où il s’agissait d’apprendre à apprendre par nous même, avec toute la rigueur que cela impose. Le nombre d’heures scolaire annuel a diminué, au Québec, il y eut la disparition de la septième année et l’obtention d’un doctorat en seulement cinq années au lieu de sept.

En bout de ligne un doctorat représente aujourd’hui que 18 années d’étude alors qu’il représentait 21 années en 1967. Et encore, nous n’incluons pas la qualité de l’enseignement telle que livrée aujourd’hui.

Ce que nous daignons attribuer à “l’intelligence artificielle” pour mieux cacher ce qui se prépare “la pensé artificielle” pourtant déjà bien ancrée chez plusieurs d’entre nous représente une transgression de l’inviolabilité de la personne humaine, laissé entre les mains d’une poignée de personnes de grandes entreprises

Celle-ci ne laissera pas 1% de dérogation à qui que se soit si ce n’est qu’un petit groupe “d’éveillés”

C’est une force sans précédent vers l’oppression mentale, sociale et morale à grand déploiement.

Bonsoir,
J`abonde dans le même sens que les deux premiers commentaires, et je mets en lien un article récent sur cette même problématique de l`intelligence artificielle dans notre vie de tous les jours, et en lisant ce texte, je pense que les buts recherchés par ces grands de l`information et des médias sont tout autre, car tous ont un dénominateur commun… la maximation du profit ! http://techno.lapresse.ca/nouvelles/201609/29/01-5025745-des-poids-lourds-de-la-technologie-sallient-sur-lintelligence-artificielle.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Ohhhh le gros méchant mot: PROFIT!!!

Je vous rappelle que le profit a été le moteur de TOUTES les découvertes dont vous bénéficiez aujourd’hui, incluant l’ordinateur que vous utilisez pour écrire ici.

Si le profit n’existait pas, nous vivrions dans un monde communiste dont les désolants résultats ont coûté la vie à des dizaines de millions d’individus où ce système barbare a été appliqué et est même encore en fonction dans 2 ou 3 états dans le monde.

Le profit engendre la compétition qui, elle, engendre des découvertes de plus en plus performantes et efficaces ce qui fait diminuer les coûts et ainsi facilite l’accès des produits à la population. Les premiers ordinateurs ou téléviseurs coûtaient une véritable petite fortune. Aujourd’hui, on peut avoir accès à des bidules électroniques autrement plus performants pour une petite fraction des coûts originaux.

L’intelligence artificielle est là pour rester et comme le disent si bien les Anglais: If you can’t beat them, join them!

Ceux à qui l’intelligence donne de l’urticaire me font penser à la réaction copistes face à l’imprimerie, ou à celle des tisserands devant l’apparition des premiers métiers à tisser. Ou `;a celui des chauffeurs de taxis face à Uber. Leur combat est illusoire et déjà perdu, voire insignifiant.

L’homme a toujours progressé et continuera de le faire nonobstant la résistance des quelques fossiles qui voudraient que le monde s’arrête « drette-là », sans qu’aucun autre changement ne s’opère.

Bienvenue dans la grand monde des aveugles, au moins s’il s’agissait d’aveugles volontaires, mais non !

La perte de l’esclavage s’accélère à grands pas, vous croyez ? L’exemple de la Chine en est une des meilleures des quatre dernières décennies. Les grandes entreprises ont de plus en plus de difficulté à trouver des terres où ils pourraient trouver un sol fertile en esclaves, il y a l’Afrique qui selon moi sera la dernière à y être confronté, il ne s’agit au plus que de 30 ans.

Il faut cependant entretenir une nouvelle définition du mot “esclave” sous une forme différente que nous l’avons connu aux États-Unis au début du siècle dernier et du siècle précédent. Les esclaves d’aujourd’hui sont des personnes qui travaillent pour un salaire de famine sans avantages sociaux. Ils finiront conséquemment leurs vieux jours dans une pauvreté la plus absolue.

Pendant ce temps, c’est l’Amérique du nord qui devient une terre fertile pour les salaires minables. L’exportation des emplois payants vers des pays où les compétences sont aussi bonnes, souvent meilleures existent depuis la fin des années 70 et s’est accentué à travers les quatre dernières décennies au point où une proportion de plus en plus grande des nord-américains ne font que vivoter par des emplois à temps partiel mal rémunérés … et ce n’est pas terminé, en fait cela ne fait que commencer.

Depuis l’an 2000, les gouvernements et entreprises nous font croire que la proportion des employés dans les domaines des services remplaceront les emplois dits de cols-bleus telles que les mines et les industries où les technologies emploient 14 fois moins de personnes qu’en 1960 (par tonne métrique pour les mines et 9 fois moins pour les industries) et continue d’augmenter grâce à la robotisation.

Le Québec qui ne vit que de la foresterie et les mines sont particulièrement un exemple de décrépitude de son économie basée que sur deux seuls champs d’action dont elle est devenue dépendante.

Ce que ces mêmes gouvernements et entreprises cachent avec brio est le fait que les emplois dans les domaines des services disparaîtront encore plus rapidement. Vous n’avez qu’à constater le nombre de personnes mises à pieds dans les banques durant les années 70 et 80 alors qu’il s’agissait que d’une amorce provenant des technologies informatiques ainsi qu’auprès des gouvernements où presque 60% des tâches soient actuellement informatisées selon les recherches du Gartner Group.

Il y a présentement un projet au gouvernement fédéral pour rationaliser les rapports d’impôts. En bref, les citoyens ne feront que remplir une page d’information générale concernant la composition de la famille et un petit nombre de question de type “carte de chômage”. Tout le reste sera effectué par le centre fiscal à partir des feuillets (tels que les T4). La saisie des rapports d’impôt s’effectuera par lecture laser. Il s’agit d’une économie de plusieurs centaines de millions par année.

Internet est ce grand malheur qui nous a été servis comme étant un outil d’apprentissage, vrai mais seulement que pour moins de 10% (mon opinion), le reste étant voué aux films xxx, le jeu (pour les 35 ans et moins qui accaparent plus de 48% de la bande passante (selon le rapport annuel de l’ICANN de 2004) ce pourcentage n’inclue aucune autre fonction tels que les le jeu les achats effectués en ligne qui permettent aux entreprises de diminuer le nombre de leurs magasins et ainsi donc le nombre d’employés.

Les données du recensement de 2011 nous dresse un portrait peu enviable. 17% sont des enfants de moins de 15 ans et 19% sont des personnes de plus de 65 ans, un total de 36% des citoyens canadiens qui ne travaillent pas. Pour ce qui est de la catégorie des 65 ans et plus, seulement 27% ont une pension privée (d’entreprise ou des gouvernements). Ce pourcentage augmentera de 2.0% par année durant les 15 prochaines années si la population croît d’au moins 1% par année. En plus des 65 ans et plus, il y a 10% des citoyens de 55 à 59 ans qui sont sous pension alors que seulement 46% travaillent à temps plein alors qu’ils représentaient 74% au recensement de 2006, une diminution de 28% en seulement cinq années.

Dans la catégorie des travailleurs, 19% des hommes et 17% des femmes ont touché des prestations d’assurance chômage durant 20 semaines et plus (il s’agit des 25 à 40 ans), en fait, il s’agit d’une moyenne de 31 semaines pour 18% des travailleurs de 16 à 65 ans.

Lorsque nous ajoutons les bénéficiaires d’aide sociale et CSST (6.62%, le nombre de citoyens qui vivent sous le seuil de la pauvreté est de beaucoup plus élevé que ce que Statistiques Canada veut bien nous faire croire (15% en mars 2016).

Le problème concernant les statistiques est celui du calcul du nombre de chèques émis et non le nombre de personnes qui dépendent des chèques émis. Tous les prestataires d’assurance chômage, de bien être social, de CSST, de pensionnés ne sont pas tous des célibataires. Avec une composition de 2.8 personnes par famille il s’agit plutôt de 42%.

Compte tenu d’un endettement de plus en plus élevé et des perturbations économiques mondiales, les citoyens foncent vers un mur. Ce sont les soi disant de la classe moyenne qui en seront les plus déstabiliser, voir troubler puisque les plus pauvres sont plus ou moins habituer de vivre dans la pauvreté alors que ceux qui travaillent et se sont permis une maison trois fois trop grande et des bolides de haute gamme sans compter l’ensemble de leurs dépenses farfelues, il est temps d’acheter des titres boursier dans les entreprises pharmaceutiques.

À suivre…