Faut-il parler de Lucie Laurier ?

En braquant les projecteurs sur la frange de la population qui résiste aux mesures de lutte contre la pandémie, risque-t-on d’amplifier ce qu’on cherche à prévenir ?

Photo : Daphné Caron

Le Québec est-il pris d’assaut par une horde de complotistes antimasques qui croient que la pandémie de COVID-19 a été orchestrée par des forces occultes cherchant à enchaîner la population ?

Si on se fie au nombre d’articles journalistiques et de publications sur les réseaux sociaux qui leur sont consacrés ces jours-ci, on pourrait penser que oui.

Pourtant, je rentre d’une virée qui m’a amenée à Québec, dans Charlevoix, au Saguenay, au Lac-Saint-Jean et en Gaspésie et, partout, dans tous les dépanneurs de village, dans chaque casse-croûte, dans le moindre kiosque à fruits de bord de route, le port du masque et la distanciation physique étaient de rigueur.

Le mouvement des conspirationnistes antimasques est aussi fascinant qu’effrayant, mais il demeure à ce jour marginal au pays. Or, à force de leur tendre le micro, de relayer leurs dérapages et de couvrir leurs rassemblements, est-on en train de leur donner un poids démesuré par rapport au nombre réel de leurs sympathisants ? En les mettant continuellement en lumière, ne craint-on pas de stimuler ce qu’on cherche à combattre ?

Les mêmes questions se sont posées, il y a quelques années, lorsque des groupes d’extrême droite ultranationalistes ont émergé sur la scène médiatique. L’attention qui leur était accordée était telle qu’un étranger fraîchement débarqué au Québec aurait pu croire que cette idéologie raciste avait sa place sur notre échiquier politique. Des médias relayaient même leurs prises de position sur des sujets comme l’immigration, comme si ces marchands de haine étaient devenus des interlocuteurs légitimes dans nos débats de société.

Aujourd’hui comme alors, il convient de s’intéresser aux mécanismes qui peuvent conduire une société à « normaliser » des propos extrémistes. Car il y a un risque que des discours qui, au départ, nous semblent inadmissibles finissent par se frayer un chemin dans l’arène des idées, au point où ça devient acceptable d’en débattre et raisonnable de les considérer.

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Un duo de chercheurs a profité de l’élection présidentielle de 2012, en France, pour examiner ce phénomène. Cette année-là, le Front national, parti d’extrême droite dirigé par Marine Le Pen, avait réussi une percée inattendue au premier tour en récoltant presque 20 % des voix.

L’étude s’est déroulée à l’Université Paris Nanterre, bastion de la gauche et berceau de la révolte étudiante de mai 1968. Les jeunes qui la fréquentent n’ont sans doute pas de gêne, ordinairement, à manifester leur hostilité envers l’extrême droite. Or, lorsqu’on les amenait à penser que le climat ambiant était plutôt favorable au Front national — en leur faisant lire un faux article —, ils souhaitaient moins s’exprimer publiquement sur le sujet.

En effet, parmi ceux à qui on avait laissé croire que la majorité des étudiants français sympathisaient avec Marine Le Pen, seulement 5 % se sont inscrits à un débat sur les politiques du parti. En revanche, lorsqu’ils avaient l’assurance que leurs propres camarades de classe demeuraient farouchement anti-Le Pen, ils étaient trois fois plus nombreux (17 %) à se porter volontaires pour la discussion.

Ce que cette étude montre, c’est la facilité avec laquelle on peut convaincre des jeunes que leurs semblables ont cédé à une idéologie qu’ils tenaient auparavant en horreur. Ce qu’elle illustre également, c’est l’influence qu’exerce sur nous une force quasi irrésistible : ce que les autres pensent, ou plutôt ce qu’on s’imagine qu’ils pensent.

Le conformisme est un aimant si puissant qu’il peut nous tirer dans une direction contraire à nos dispositions personnelles.

On ne compte plus les travaux de recherche, depuis les années 1950, qui ont exposé à quel point l’être humain est « suiveux ». Si on nous demande de dire notre opinion publiquement, dans un groupe d’inconnus, la plupart d’entre nous ajusterons notre réponse à celles que les autres ont données avant nous, quitte à aller à l’encontre de nos propres convictions — y compris sur des thèmes comme l’avortement, les droits des homosexuels, la discrimination positive ou l’immigration. Et après avoir épousé le point de vue d’autrui, nous en gardons une empreinte, car une semaine plus tard, quand on nous sonde à nouveau en privé, nos positions demeurent alignées sur celles du groupe. Ni les gens politiquement bien informés, ni ceux qui ont des opinions fortes ne sont entièrement à l’abri de cette influence.

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Dans la vraie vie, c’est en consultant les médias d’information, entre autres, qu’on parvient à glaner des renseignements sur ce que les autres pensent, à déchiffrer ce qui est considéré comme normal ou convenable par nos concitoyens. Le hic, c’est que les médias, avec leur prédilection pour le sensationnel, l’insolite, le discordant, nous renvoient bien souvent une image tordue de ce qui constitue la tendance. Avec pour conséquence que, sur certaines questions de société, nous sommes de très mauvais juges de ce que pense la majorité.

En France, par exemple, la majorité des gens sont favorables au multiculturalisme, tout en étant persuadés que la plupart de leurs compatriotes s’y opposent. Aux États-Unis, à la fin des années 1960, la vaste majorité des Blancs, y compris ceux du Sud, étaient contre la ségrégation raciale, mais ils étaient convaincus que la plupart des Blancs étaient pour. Les Australiens, les Chinois et les Américains sous-estiment systématiquement la proportion de leurs concitoyens qui croient en l’existence des changements climatiques — et qui forment, en fait, l’écrasante majorité de la population.

Le problème, c’est qu’on peut finir par obéir à ce qu’on croit être le courant dominant, même si, dans notre for intérieur, on n’est pas d’accord. Les étudiants d’université pensent à tort qu’ils sont les seuls à ne pas raffoler des beuveries, par exemple, alors qu’en vérité, la plupart de leurs camarades n’en sont pas amateurs non plus. Mais puisqu’ils se croient tous en minorité dans leur position, ils n’en disent rien, ils cèdent à cette pression imaginaire et, au bout de quelques mois, ils auront augmenté leur consommation d’alcool afin de se plier à une norme qu’ils ont eux-mêmes fabriquée.

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En braquant les projecteurs sur la bande de Lucie Laurier et sur la frange de la population qui rejette les consignes de santé publique, les médias sont-ils en train de magnifier leur importance, avec tous les risques que cela comporte ? Peut-être.

Selon de récents sondages, un Canadien sur sept pourrait refuser de se faire vacciner contre la COVID-19. Plusieurs journalistes ont mis cette donnée en évidence, l’accompagnant, comme il se doit, de témoignages de citoyens réfractaires à la vaccination et d’analyses d’experts. Si bien qu’on pourrait en venir à croire, à force de lire des articles sur le sujet, que le mouvement antivaccin se généralise.

Or, selon les mêmes enquêtes, plus des trois quarts des Canadiens prévoient bel et bien se faire vacciner éventuellement. Les trois quarts affirment aussi que le vaccin devrait être obligatoire pour le personnel du réseau de la santé et pour quiconque a affaire dans une résidence de soins de longue durée; plus de la moitié disent la même chose pour les écoles et les lieux de travail. Si ça se trouve, la norme en ce pays, c’est de vouloir imposer la vaccination, pas de chercher à s’y soustraire. Mais ce n’est pas ce que la couverture médiatique nous amène à conclure.

Alors, bien sûr que les médias doivent traiter des mouvements antimasque et antivaccin. Si des gens malveillants ou mal informés mettent des vies en danger en faisant échec aux mesures sanitaires, il faut les exposer et riposter à leurs discours. Des journalistes comme Camille Lopez, ceux des Décrypteurs ou de l’Agence Science-Presse font en ce sens un travail essentiel.

Je me demande néanmoins si, comme artisans de l’information, nous sommes suffisamment habiles pour parler de ces mouvements sans exagérer leur influence.

Plus largement, je me demande si nous choisissons avec assez de rigueur les personnes que nous présentons dans nos reportages comme étant représentatives d’une « tendance » ou de la « majorité » — des baromètres auxquels certains citoyens seront tentés de se conformer. Cette « opinion publique » est une fiction que nous contribuons à écrire, en choisissant d’amplifier certaines voix plutôt que d’autres. Une fiction qui, à force d’être répétée, pourrait devenir réalité.

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Félicitation pour votre article qui soulève les bonnes questions. Ce même questionnement pourrait également s’appliquer lorsque viennent le temps des campagnes électorales et la multiplication des sondages.

N’y a-t-il pas manipulation de masse en agissant comme on le fait lors de ces évènements en mettant l’emphase sur le sensationnalisme de qui est en avance et qui ne les pas, au lieu d’informer les contribuables sur les différents programmes politiques?

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C’est plate que les gens se posent des questions…. ils deviennent des complotistes… vous êtes pathétiques….

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Lucie Laurier, de par son comportement et son message, trahit une hystérie qui mérite d’être traitée.

Le mot « pathétique » est de trop, il n’apporte rien aux débats d’idées. Pour le reste, je suis d’accord avec vous. L’article semble vouloir culpabiliser ceux qui ne pensent pas comme la majorité prétendue. Les Québécois qui sont nationalistes ne sont pas des monstres sans coeur face à l’immigration. Ils veulent conserver et répandre leur culture majoritaire axée sur le français. Trop d’immigration submerge notre nation largement minoritaire en Amérique du Nord et à une anglicisation galopante et au multiculturalisme. Une immigration mal orientée a les mêmes effets, mais alors nous en sommes responsables.

Le problème n’est pas que vous posiez des questions, mais plutôt que vous inventez les réponses de toutes pièces. C’est ça le complotisme.

Très intéressante réflexion. Je ne sais pas si j’incarne ainsi la thèse à l’effet que nos opinions s’ajustent sur celles des autres, mais il m’a toujours semblé que nos médias avaient tendance à exagérer l’importance de ces petits groupes d’illuminés parce que leur démarche surprend, qu’elle sort de l’ordinaire et qu’elle a un aspect spectaculaire. Il y a des idées reçues parfois difficiles à dépasser…

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« En braquant les projecteurs sur la bande de Lucie Laurier et sur la frange de la population qui rejette les consignes de santé publique, les médias sont-ils en train de magnifier leur importance, avec tous les risques que cela comporte ? » se demande Noémi Mercier, qui répond « peut-être ». Pour ma part, je dirais plutôt « assurément ».

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D’où la très grande responsabilité des médias!

Excellent article de réflexion! merci!

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Je trouve que c’est le contraire, les médias on toujours la même ligne directrice et minimise ou discrédite les autres lignes de pensée afin d’être certain que tout le monde adhère à la même opinion.

Je pense que la contribution des médias à la diffusion des complotistes est marginale. Le véritable problème est plutôt que la désinformation a trouvé avec Internet un puissant moyen d’amplification : des idées fausses se propagent massivement et influencent l’opinion publique. Ce nouveau marché de l’information du Web et ses « réseaux sociaux » pose ainsi un défi majeur aux sociétés démocratiques, soit celui de leur régulation. Ce marché est devenu dérégulé, ce qui permet à tous les points de vue de s’exprimer sur la place publique. Les « coûts d’entrée » sur ce marché de l’information sont devenus quasi nuls, de sorte qu’aujourd’hui n’importe quel individu peut l’alimenter, et ce, pour le meilleur ou pour le pire. Le web et les réseaux sociaux permettent une accumulation d’argumentaires, alors que jadis la diffusion par le bouche-à-oreille limitait le volume d’arguments. Cela rend plus performantes les théories du complot et autres croyances infondées.

il faut réguler le marché de l’information, qu’Internet a déréglé. Il ne s’agit pas de censurer, ce qui serait liberticide, mais il faut rétablir une forme d’équilibre. Et pour ce faire, un point central est l’architecture des choix proposés aux internautes (les algorithmes sélectionnent en partie les infos qui parviennent à chaque internaute) point sur lequel les géants du Web sont à même d’intervenir.

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Pensez-vous que la désinformation provient seulement d’Internet ? Avant la supposée pandémie les grands médias s’en abreuvaient. Maintenant ils attaquent Facebook car leur gagne-pain est en jeu.

Lucie Laurier mérite tout mon respect car elle incite les gens à s’informer et à avoir un regard critique sur la dictature de Legault et le clown Arruda . Ce sont des criminels qui ont laissé faire un genocide des personnes âgées dans les chsld. Et les journalistes sont devenus des perroquets du gouvernement….on est rendu là.

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Legault…dictateur ,
Aruda…clown
Génocide…crimimel
Journaliste…perroquet .
Êtes-vous certain de ce que vous décrivez…Avez-vous déjà vécu dans une dictature ¿ …avez-vous connu le milieu criminel ¿

Faut-il parler de Lucie Laurier ?
Attention à ne pas tout mettre dans le même panier!
Je porte un masque, je garde mes distances, je me lave fréquemment les mains, je ne sors pas dans les bars.
Mais non, je ne me ferai pas vacciner.
Il y a plus de 40 ans, je n’ai pas fait vacciner mes enfants non plus.
Après m’être abondamment informée, après avoir lu des briques sur le sujet, après avoir longuement réfléchi et hésité. J’ai choisi et décidé. En mon âme et conscience. On me l’a beaucoup reproché. On m’a traitée de mère sans conscience.
Ça ne doit pas recommencer.
J’aime la science, ses avancées et ses reculs, ses hésitations et, parfois, ses erreurs.
Les vaccins, je n’y crois pas. Je crains leurs possibles et malheureux effets secondaires.
Alors de grâce, ne me mettez pas dans le même panier que ceux qui refusent de porter un masque en criant atteinte à ma liberté!

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Premièrement je n’ai aucun lien de parenté avec Lucie Laurier que je respecte pour son franc-parler

Le 22 avril dernier le porte-parole de la Santé Publique a dit dans la conférence de presse et je cite :
“ Je voudrais aussi vous rappeler qu’à chaque année, en temps ordinaire, il y a environ 1 000 personnes par mois qui meurent dans les CHSLD. Et, dans le fond, il faut comprendre que des décès actuels qu’on comptabilise, associés au COVID-19, seraient survenus malgré la situation.”.
Alors dites-moi Madame pourquoi ne sommes-nous pas les “gens ordinaires “ en droit de se poser des questions sur la “ Sainte Parole” du Gouvernement? Sommes-nous retournés dans la grande noirceur ? Vous trouvez normal et vous accepter tout ce qui se passe actuellement ? Quand le premier ministre et autres fonctionnaires à micro fermé après une conférence de presse rigole avec les journalistes et leurs demandes “avez-vous assez de photos avec “nos masques “ (https://youtu.be/m-8NiikKvao), je ne trouve rien de risible à la situation, le premier ministre nous traite comme de pauvre ignorants, quel manque de respect à sa fonction de premier ministre du Québec.
Est-ce que une citoyenne ordinaire a le droit de douter ? Il n’y a plus aucune discussion possible au Québec grâce à vous journalistes . Il n’y a plus d’opposition à Québec, c’est la dictature par la sacro-sainte santé publique.
La vie est belle, sortons de ce marasme.
Danielle Laurier

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Je suis vraiment d’accord avec vous. Depuis quand est-il interdit de se questionner et de remettre en doute la parole des politiciens ? Il y a beaucoup d’incohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font. N’importe qui d’un peu allumé le remarque.

Pour les personnes qui comme moi connaissent bien la politique française, la percée de Marine Le Pen (17,9%) au premier tour des élections présidentielles de 2012, n’était pas à proprement parler une surprise. À cet effet, je remarque que les médias canadiens ont une perspective des politiques internationales qui leur est propre. Parfois ce que je peux lire me surprend.

À l’intérieur d’une même communauté ou d’un même pays la vision de toutes choses peut aussi différer. Une conception à contre courant peut s’avérer plus juste que la tendance. C’est un des principes du bouddhisme.

Les proclamations de Lucie Laurier sont-elles à contre courant ou sont elles remarquables du fait qu’il ne peut y avoir de tendance sans réaction à la tendance ? La réaction à la tendance n’est-elle pas aussi une tendance dans la tendance ?

Comme l’écrit Noémi Mercier : « Le hic, c’est que les médias, avec leur prédilection pour le sensationnel, l’insolite, le discordant, nous renvoient bien souvent une image tordue de ce qui constitue la tendance ». Voilà qui est bien dit !

D’où nous vient cette curieuse tendance d’accorder plus d’importance à l’accessoire, de percevoir des tendances là où il n’en est point, au lieu de rechercher sans cesse ce qui devrait répondre à la quête intarissable de la vérité ?

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Encore une fois, votre rhétorique recèle deux facettes; les bonnes minorités… et, les mauvaises minorités.
Les mauvaises minorités sont celles que vous dénigrez dans votre présent texte, soit les anti-masques, anti-vaccins (et même les anti-Marine LePen) .
Les bonnes minorités sont celles qui font beaucoup de bruit comme les mouvements anti-sexe binaires ou non, genrés ou non, et toute cette panoplie de déconstruction-reconstruction aussi débiles les unes que les autres. (Un autre exemple frappant de cette débilité, lisez l’article de Sophie Durocher sur ¨La Musique Noire¨ dans le journal de Montréal d’hier le 9 septembre).
Je dirais donc que oui,¨Le Québec est-il pris d’assaut par une horde de complotistes…¨ de micro-minorités qui cherchent à tout déconstruire à l’encontre de ce que pense LA très grande majorité de la population qui conserve encore son gros bon sens malgré l’emphase que les médias officiels donnent à ces micro-bes .

N.B. Je ne partage pas nécessairement la vision de ces anti-masques ou autres, mais si vous voulez acculer au pied du mur ces ¨mauvaises minorités¨ , il vous faudra en faire autant avec les ¨bonnes minorités¨.
Bonne réflexion à vous.

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Madame, vous mélangez un peut tout finalement. Au lieu de chercher à comprendre et analyser les faits, vous vous lancer dans un campagne de propagande. Est-ce que l’on doit faire confiance à un gouvernement qui est, entre autre, incapable d’entretenir les routea ou de maintenir un système d’éducation digne de ce nom. Tenez vous en au fait plutôt que de vous lancer dans un délire que vous voulez dénoncer. Finalement qui sera imputable des morts, vous êtes vous poser la question. Qui est responsable du manque route médical, vous devriez chercher la réponse .

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Le problème avec COVID-19, c’est que personne ne sait rien de bien certain, ou si peu! Le monde médical se décarcasse pour trouver les réponses et on peut accorder aux scientifiques un minimum de confiance encore que leurs motivations ne soient pas toujours claires et un doute s’installe. Les labos pharmaceutiques, malgré leur main sur le cœur, ont, ce n’est un secret pour personne, le signe $$$ lové dans ce petit cœur et l’incertitude prend racine. La presse, pour survivre, doit être la première, la plus écoutée ou lue, quels que soient les moyens, mais on sait bien que pour les humains, le mauvais, le malsain est bien plus intéressant que la joie et le beau et, sachant cela, le doute prend toute son ampleur. Les gouvernants eux n’ont qu’un souci, pressuriser la vérité pour en extraire des votes et de là à ce que le doute devienne une certitude, il n’y a qu’un pas : on nous raconte des bobards! Et nous, qui n’avons pas la moindre idée de ce qu’est ce foutu COVID, perdus dans ce fatras de fausses vérités, assaillis par le sentiment qu’on se fait avoir ou, c’est selon, qu’on se fait contrôler, conscients tout de même que quelque chose se passe autour de nous, qu’un mystère se ballade, on a la trouille et quand on a la trouille on a besoin de réconfort, d’être rassurés et comme on n’arrive pas à croire «l’officiel», on se met à croire n’importe quoi qui nous exonère : si j’ai la trouille ce n’est pas parce que je suis un couard ou que je suis trop nul pour déchiffrer ce dont on nous abreuve, c’est parce que quelqu’un a intérêt à ce que nous ayons peur. Et ça, ça fait peur!!! Et la peur a une grande facilité à désactiver l’application «sens commun»! Mais ce mystère COVID est un mystère qui tue et, par une réaction elle aussi mystérieuse, au lieu de s’en tenir à une prudence élémentaire, on invoque le sacro-saint droit de «ne pas faire» et on s’expose et expose les autres. Ils sont fous ces humains!

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Ça rappelle l’époque où on devait metre les ceintures en voiture!« Ah mais, bon sang, on ne va pas m’obliger à me ficeler dans mon char, et d’abord cette foutue ceinture cause des tas de morts… On veut nous forcer, nous contrôler…» On en est où, maintenant? Certaines précautions valent la peine d’être prises. Avec du recul et bien des morts!

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Je trouve votre comparaison avec la ceinture de sécurité très boiteuse. La ceinture sauve VOTRE vie, pas celle des autres. Vous ne mettez pas la vie des autres en danger en ne la portant pas, seulement la vôtre. Donc, vous pouvez toujours ne pas la porter, c’est un libre choix, mais il faut vivre avec les conséquences… une amende ou votre vie.
Comparez plutôt avec la loi sur le tabac quand les fumeurs empoisonnaient l’air que les autres respiraient. Si les anti-masques ne veulent pas se plier à la loi, ils ont le choix de rester chez-eux ou à distance dehors. Qu’ils oublient les lieux publics, ouverts ou fermés.

Merci de m’avoir rappelé d’arrêter mon renouvellement automatique, si jamais vous avez envie de revenir à la neutralité journalistique, faites-moi signe, peut-être je serai intéressé à me réabonner.

Bonne journée !

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La question se pose. Je suis d’ailleurs depuis un certain temps en réflexion sur le sujet. Je considère que la venue des canaux dits d’information 24 heures sur 24 ont créé un besoin de nouvelles instantanées, un style action/réaction. La liberté d’expression a-t-elle une limite quand elle menace l’ordre ou la santé publique? Toutes les opinions se valent-elles? Le rôle des algorithmes dans les médias sociaux nuit-il à une information objective ou alimente-t-il la polarisation à laquelle on assiste? Le conseil de presse ne devrait-il pas jouer le rôle de chien de garde et rappeler à l’ordre ceux que je qualifie de journaleux? Les détails d’un fait divers, est-ce de l’information? Excellent papier.

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La réponse à votre question par une question: Est-ce que les médias 24h et multi-plates-formes peuvent se permettre de ne pas le faire ? À une époque révolue, les complotistes auraient été un entrefilet, une curiosité aux nouvelles de 18 heures ou de 22 heures. Il y a et aura toujours des gens qui « savent » qui posent les « vraies questions », qui sont « libres » et surtout pas « soumis ». Je suis en science, la science n’a que faire des complots. Je me réjouis toujours en pensant que dans 2 ans, les vrais experts vont commencer à étudier cette pandémie avec le vrai recul nécessaire, pour les 10 prochaines années et les autres « experts » seront déjà au prochain complot qui leur donneront de l’importance. Mais si vous voulez nourrir la Bête, pas le choix, il faut parler de Lucie Laurier. Ce que je demande à la journaliste en vous: soyez équilibrée dans votre approche, si on parle de complot, il faut expliquer les faits connus, inclure toutes les parties dans la discussion et et surtout, respecter toutes ces parties.

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L’humain est grégaire et c’est tout à fait normal qu’il soit suiveux. On sait fort bien qu’une foule a un âge mental d’environ sept ans et que n’importe quoi peut provoquer une émeute si la peur se répand et si elle le fait, c’est un feu de poudre. Les politiciens le savent et quand ils s’adressent à une foule, ils sont conscients qu’ils parlent à des enfants. Ne cherchez pas la science dans les « conversations » de Messieurs Legault et Arruda – ils jasent à la foule.

On sait aussi que l’humain est peureux de nature car il n’a pas beaucoup de défenses naturelles. Le cheval qui a peur peut se sauver au galop et la plupart des animaux peuvent se défendre naturellement mais pas l’humain. Instinctivement, l’humain va chercher à fuir et la question des pandémies et des vaccins en font partie.

Alors, à la question posée, je répond certainement ! Il faut avoir accès à toutes les opinions pour s’en former une, y compris celle de Madame Laurier. Si on se fie uniquement à la propagande des gouvernements, on risque de se retrouver comme les Américains avec un paquet de faussetés. Il est préférable de garder son esprit critique en tout temps. Toutefois, le gros bon sens (GBS) doit aussi faire partie de l’équation. On sait que les vaccins ont sauvé des millions de vies et que ce fut une avancée spectaculaire de la science. Nous devons au moins être conscients que si on lui tourne le dos, on tourne le dos à la possibilité d’éradiquer le virus et on fait courir un risque aux autres qui ont décidé de ne pas être vaccinés.

Il y a évidemment la question ancillaire de savoir si un tel vaccin va fonctionner contre la Covid 19 et c’est à nous à nous renseigner et de voir si le vaccin qui sera proposé a franchi toutes les étapes requises pour s’assurer qu’il est sécuritaire et répond véritablement à nos besoins.

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Pas besoin d’aller voir si loin, souvenons-nous de la crise des accommodements raisonnables, de la charte deS valeurs du maire d’Hérouxville qui avait fait rigoler tout le monde, qui ne se rappelle pas du sketch qu’en avait fait Rock et Belles Oreilles. C’était il y à peine une douzaine d’années
Ensuite le PQ présente la charte à Drainville et est battu, le Québec n’était pas encore prêt.
Mais à force de ligne ouverte et de chronique d’humeur le fruit a muri, la CAQ s’est fait élire sur le thème de l’immigration et de la laïcité.
Le phénomène s’est produit ici, sous nos yeux , le peuple qui s’autoproclame le plus accueillant et le plus ouvert au monde a voté et réélirait haut la main un parti dont la manière d’envisager l’immigration n’a pas grand chose à envier au Front National

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Quelque chose semble vous échapper. Vous oubliez volontairement que le Québec est la seule entité de langue française des Amériques et que, de plus, il n’a pas le plein pouvoir sur son programme d’immigration. Il dépend du fédéral ¨multiculturel¨ qui lui impose, contre son gré, une immigration qui ne favorise en rien sa souveraineté linguistique.
En noyant ainsi le Québec d’immigrants qui ne possèdent pas le français comme langue de base, il devient à toute fin pratique impossible pour le Québec de bien accueillir et intégrer ces nouveaux arrivant dans la langue ¨OFFICIELLE¨ de la nation québécoise.
C’est un des nombreux points qui démontre encore une fois l’incapacité d’une nation à s’autogérer parce que submergé dans une mer anglaise que vous semblez valoriser outre mesure.
Aux dernières nouvelles, le ¨Front National¨ n’existe plus depuis quelques années. C’est maintenant le ¨Rassemblement National¨. On dirait que le mot ¨Nation ¨ vous lève le coeur… êtes vous resté en 1940 ?
Vivement un Québec Nation PAYS.

Madame,
Ou avez vous voyage? Je dois me déplacer dans plusieurs régions au Québec et je vous assure que le port du masque n’est pas une priorité ou même la distanciation. Les gens se donnent la main ou se font des câlins sans gêne.

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Mais quelle est donc cette peur de la diversité des opinions, des débats, des propos qui ne suivent pas la ligne officielle ? Qui fait la promotion de cette pensée unique qui est en train de nous être entrée dans la gorge, même par des journalistes autrement respectables ?!

C’est à se demander si tous ces gens qui aimeraient mieux que les autres se taisent ont vraiment compris ce qu’implique la liberté d’expression. On dirait que c’est bon juste pour leurs opinions, leurs articles. Les débats, quand il y en a encore, se déroulent de manière presque consensuelle, surtout entre tenant de différentes nuances de la ligne du parti.

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Monsieur Veillette;
vous êtes chanceux de pouvoir encore voir certains débats ici au Québec; moi, je n’en vois plus du tout. Regardez en France, au Royaume Uni, en Australie…, là il y en a encore des débats. Que ce soit pour ou contre Trump, pour ou contre le réchauffement climatique, pour ou contre l’Union Européenne ou l’ONU et l’OMS ou l’OMI.
Ici au Québec, les débats… connais pas.
Par contre, on connaît la superficialité des émissions de Wauthier ou McQuade et autres du même genre. Il y a peut-être une exception avec Stéphane Bureau… peut-être.
J’ai vu pour la première fois à l’émission ¨Zone Franche¨ avec Isabelle Maréchal, un certain Alexandre Cormier Denis. Pas revu depuis, et nous ne le reverrons sans doute plus du tout: il est trop ¨solide¨ pour nos petits interviewers fragiles.
Quant à nos autres débatteurs solidement enracinée, Mathieu B. Côté, Gilles Proulx et autres, on les craint tellement qu’il ne paraissent rarement que pour dire deux ou trois mots quand on a un petit vide à remplir.
Ici au Québec, on aime les ¨Films de Filles… et de Gars¨ et les romans à l’eau de rose. Au diable la profondeur.
Bonne journée à vous.

Oui, en parler. Quand même. Mais pas tant que ça. Ç’a effet de ‘renforcement’, sinon.

Exclure totalement ne serait pas ‘fair’ non plus. Elle et d’autres (‘dissident.e.s’) sont certes surreprésenté.e.s. Mais ce, pas eu égard au faible pourcentage de gens dans la population en général partageant leur point de vue. Plutôt par rapport à la teneur même de leurs propos.

Il y a une différence, en effet, et toute une, entre opinions basées sur de simples croyances et arguments fondés sur des faits objectifs vérifiables (re)confirmés.

De telle sorte que quand bien même un « courant » s’avérerait fort peu populaire ou ‘partagé’, advenant qu’il soit bien étayé, il n’en pourrait pas moins, logiquement et rationnellement, se voir présenté, débattu et propagé abondamment en société ou par les médias.

En quête de « libération » ? C’est davantage de délibération qu’il faut. Pas moins.

Préservation de liberté ? Oui. Chez soi, d’abord. La police ‘veillera’, davantage, dorénavant. Par contre, il ne faudrait pas qu’elle entre à la maison… L’État n’ayant pas d’affaire dans les chambres à coucher, il ne l’a guère plus en cuisine ou au salon (privés). La « chasse », donc, s’il doit y en avoir, devra ‘se faire’ ailleurs.

Puis, le gouvernement n’est ni un gouvernem’man, maternant, ni un gouvernep’pa, pas plus qu’un gouverne-pas (laissant toutt’ faire).

Cela dit ayant trait au (trop) souvent entendu « comme un bon père de famille ». « La société n’est PAS une famille ». Et « L’État n’est PAS une famille » non plus.

Enfin, OK, là, y aura-t-il sanction, véritable, d’éventuel.le.s « contrevenant.e.s », au moyen d’amendes salées poivrées. Mais quid de s’ielles ne les paient pas – lesdites amendes? Sera[it]-ce l’emprisonnement s’ensuivant alors?… « WOW! »

D’aucun.e.s estiment que le gouvernement irait trop loin en restrictions de liberté. D’autres considèrent inversement qu’il serait trop mou; pas, mais vraiment pas assez ferme.

On ne peut plus ‘intéressant’ de constater la proximité ‘femme’/‘ferme’ (une seule lettre différente). Alors que d’une part, sait-on la femme avoir été désignée ‘mulier’ naguère en latin, signifiant ‘molle’; et d’autre part qu’il y a(ura eu) non seulement significativement plus de femmes victimes de covidixneuf, mais plus encore significativement plus de femmes que d’hommes s’opposant, fermement…, au port de masque obligatoire.

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Trop forte la dialectique de cet article qui pourrait aussi bien s’appliquer aux thèses opposées qu’elle dénonce !
Soyons vigilants et gardons notre faculté de discerner… Ciao!

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Ce que je trouve triste c’est la stigmatisation de complotistes ou de moutons, les extrêmes constamment sans nuances. Je considère que le plus grand conflit réside entre qui detient la verité ou la meilleure façon d’agir. Le problème c’est que la nuance entre les idéologies n’est pas là! C’est à savoir qui a raison qui a tort? Qui contrôle, qui est contrôlé. La faute à qui, à quoi? Par contre peu importe les croyances, la situation génère des questionnements, des émotions (anxiété, colère, sentiment d’impuissance et j’en passe). Il est nécessaire pour les gens d’avoir un jugement critique, se questionner, douter pour se faire sa propre opinion. Pour ma part, je crois avoir le droit d’avoir doutes sur le vaccin concernant la covid-19 non pas à cause de tout ce qui peut circuler comme info, mais plutôt parce que je veux pouvoir prendre une decision personnelle en fonction de l’analyse que je ferai par moi-même sur les recherche et les résultats. Je n’aime pas l’idée d’imposition d’un vaccin sans pouvoir me faire ma propre opinion et avoir le droit de choisir. Pour d’autres c’est rassurant et non aucune reticence parce qu’ils font confiance et c’est correct aussi. Considérant que chacun à droit à son point de vue, je pense que le gouvernement dans une optique de democratie ne devrait pas imposer mais plutôt prôner le volontariat à ceux qui le veulent.

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BONJOUR à tous, je constate que les problèmes évoqués au Québec, sont les mêmes que les nôtres en France. Les Médecins compétant et non corrompus affirment chez nous que l’épidémie est finie, vu le nombre de morts depuis fin juin 2020 (trés peu, pour ne pas dire point …), c’est difficile de les contredire alors notre gouvernement à changer de « jeux », maintenant ce sont les gens testés positifs qui augmentent (ce serait à mourir de rire, si tous les médias ne racontaient pas la même chose) Petites précisions, ils semblerait que les « tests » ne soient fiables qu’a 70%…Alors que de nombreux médecins nous disent que l’épidémie est finie, nos gouvernant continuent avec leurs mesures sanitaires hors de proportions ! Pour les masques c’est pire, la majorité des médecins honnêtes reconnaissent qu’ils ne sont pas efficaces…mais on continue à obliger les gens à les porter dans les commerces et même à l’extérieur dans les grandes villes ! HONTES à TOUS NOS GOUVERNANTS MALHONNETES ET CORRUMPUS !

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En parallèle ou prolongement – extension – « accompagnement »…

« La vieillesse n’est pas une maladie », s’exclame à raison une aînée en rapport avec covidixneuf. Celle-ci, oui, par contre, elle, en est une. Objectivement. Comme le sont aussi le déni qu’elle le soit, ainsi qu’inversement « abus d’excès » proposés ou imposés pour y pallier; ou encore l’« oubli », à nouveau, la concernant, des plus vulnérables d’entre nous, situé.e.s aux deux pôles de la chaîne sociale humaine – que sont les plus jeunes et les plus âgé.e.s.

Âgé.e.s? Après les avoir l o n g u e m e n t séquestré.e.s en leurs ‘parkings’, voilà qu’on s’obstine à leur parler visage voilé maintenant, de manière à être bien sûr.e.s de les exclure/isoler plus encore et qu’ielles (y) comprennent moins encore. La moindre des choses ayant été que, particulièrement à leur égard et à celui d’enfants, on (se) soit, pour ielles, idoinement muni.e.s de couvre-visages avec fenêtre.

Enfants? Eh bien, hier encore-à-nouveau, le PM/Q aura démontré s’en contreficher. Royalement. En ayant eu l’culot d’aller ne serait-ce qu’évoquer, obsessionnellement, sa loi 21 avec/auprès du PM d’Ontario. Non, mais c’en prend-tu de l’insensibilité, à votre goût, pour n’en avoir jamais fini d’en rajouter toujours et encore ainsi!

Présentement, en effet, on ne le voit que trop, n’est-ce pas, se voient agies d’innombrables exceptions afin d’atténuer effets-contrecoups négatifs contraires de covidixneuf. Or, eu égard aux enfants, pas question! L’an dernier, en effet, avait-on, déjà, soigneusement-délibérément ignoré, côté Éducation, leur besoin premier d’enseignantes (dont ielles manquaient déjà cruellement), en leur en enlevant d’autres encore par-dessus l’marché. Cette année, alors que ‘pour le reste’ on fait d’innombrables ‘exceptions’ (telle celle e.g. ‘ignorant’ pour l’occasion [l’impératif de] « l’à-visage-découvert » incidemment); eh bien, quand ç’arrive aux enfants, ben, là, ‘NO WAY!’. Vous autres, vous allez continuer d’être privé.e.s d’enseignante(s) [même disponible(s)]. On ne vous en laissera pas ‘passer’!, même qualifiées, avec ‘quelque chose sur la tête’. C’est dans ‘face et dans ‘face uniquement qu’est-on seulement « autorisée », chez nous, quand ce n’est pas obligée, d’« avoir quelque chose »… « Au Québec, c’est comme ça qu’on vit! ». Comme au Québec, c’est comme ça qu’on meurt — (davantage qu’où que ce soit ailleurs) — en CHSLD… (en la ‘Belle province’) – « distincte ».

« Morale » ? Obnubilation au sommet. Sourd aveuglement. Allergique au bon sens, à entendement, bonne foi ou bons sentiments d’«occasion»; lorsqu’entrent en jeu religion, aîné.e.s ou enfants au pays du Québec canadien-français.

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Prévenir quoi? Le réveil du peuple?
Si Lucie laurier dit autant de niaiseries que vous dites, le monde vont s’en rendre compte par eux mêmes.
Alors de quoi avez vous peur?

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