Faut-il sauver tout le patrimoine ?

Le Québec compte des centaines de milliers de bâtiments jugés patrimoniaux. Pour continuer de témoigner de notre passé, ils devront être retapés, entretenus, protégés. Une tâche complexe et onéreuse, qui mène à une question délicate : faut-il tout préserver, coûte que coûte ?

Photo : Sebastien Lemyre / Getty Images

Un demi-million de maisons anciennes, de vieilles granges, de remises centenaires, d’antiques forges de village, de banques vénérables, d’écoles oubliées, d’églises séculaires, de couvents d’un autre âge, de gares de l’an 40, de fabriques obsolètes, de moulins perdus, de ponts couverts remontant au déluge… Le patrimoine, ce n’est pas ce qui manque au Québec, et dans toutes les régions ! Rien qu’à Sherbrooke, un préinventaire estime que la ville recèle 7 000 immeubles patrimoniaux. À Arvida, un quartier de Jonquière, on en dénombre 800, dont 733 maisons. Dans la localité de Saint-Michel-de-Bellechasse, le long de la rive sud du fleuve, c’est une maison sur deux qui est historique. Et juste en face, sur l’île d’Orléans, presque tout ce qui a été bâti est patrimonial — sauf la ligne à haute tension d’Hydro-Québec !

Environ 500 000 immeubles, c’est ce que devrait compter le Répertoire du patrimoine culturel du Québec en 2025, quand les rues et rangs qui restent auront été arpentés pour dresser l’inventaire, comme le requiert la Loi sur le patrimoine culturel, mise à jour en 2021. Ce sera 30 fois plus que les 16 074 immeubles recensés actuellement — en plus des plaques commémoratives, du patrimoine immatériel, tel que le fléché, et des objets patrimoniaux, allant de la vaisselle jusqu’aux anses de pots de chambre de l’Ancien Régime.

Une fois répertoriés, ces quelques centaines de milliers d’immeubles profiteront d’un statut juridique qui leur évitera, entre autres, un triste sort comme celui de la maison du patriote René Boileau, à Chambly, démolie en novembre 2018 à la pelle mécanique. Ou celui de combien d’autres, entretenues avec plus ou moins d’amour par leur propriétaire.

Avant la refonte de la Loi sur le patrimoine culturel, en avril 2021, « plus de la moitié des municipalités n’avaient de règlements ni pour la démolition ni pour l’entretien d’immeubles inoccupés », a découvert la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, à son entrée en fonction, quelques jours avant que la maison Boileau soit effacée du paysage. « N’importe qui pouvait demander un permis de démolition sans s’expliquer ou négliger impunément un bâtiment, même patrimonial. »

Désormais, non seulement les municipalités devront se doter d’inventaires patrimoniaux et de règlements, mais elles pourront imposer des amendes aux propriétaires négligents, y compris les entreprises. Les propriétaires profiteront quant à eux de mécanismes de révision et d’appel des décisions. 

Mais même si l’on fige tout dans le temps, le temps, lui, attaque tout — et il file : ce qui n’était pas patrimonial hier le sera demain. Sans compter le prix. Qui paiera la note pour entretenir tout ça ? Parce que le patrimoine, ça coûte cher.

Renée Genest, directrice générale d’Action patrimoine, un OSBL qui travaille depuis 1975 à protéger et à mettre en valeur le patrimoine bâti et les paysages culturels, a été la première à applaudir la refonte de la loi. « Mais la refonte ne change rien au problème de vision et surtout au fait que les propriétaires qui en ont la garde manquent de moyens, tout comme les municipalités et le gouvernement, qui tentent de les aider. » Par exemple, Québec réserve une enveloppe de 15 millions de dollars par an pour la rénovation des 2 200 églises du territoire, ce qui revient à 6 800 dollars par église. Cela représente presque le tiers des 41 millions de dollars consacrés au patrimoine immobilier. Depuis 2020, le ministère de la Culture et des Communications a également versé 52 millions de dollars par année dans le cadre d’ententes triennales avec les municipalités. « Il va falloir faire des choix, dit Renée Genest. On ne pourra pas tout sauver. »

Lucie K. Morisset, professeure au Département d’études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, abonde dans le même sens. « Ce n’est pas parce qu’un édifice est en péril qu’il faut le sauver à tout prix. » 

Le cas d’Arvida, à Saguenay, est selon elle l’illustration parfaite de ce qui devrait guider l’action gouvernementale en matière de patrimoine. 

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Le commun des mortels qui se planterait au milieu de la rue Powell, qui traverse le quartier Arvida, se croirait dans une banlieue un peu vieillotte avec ses maisons ordinaires et son asphalte craquelé. En réalité, il s’agit de l’un des 13 sites patrimoniaux déclarés du Québec.

Ici, aucune maison ne date d’avant 1925, mais les 800 bâtiments des 46 rues concernées ont acquis leur statut patrimonial officiel (et sont donc protégés par la Loi sur le patrimoine culturel) pour une série de bonnes raisons. D’abord, Arvida est l’exemple d’une ville industrielle planifiée — Arvida est un acronyme formé à partir du nom du président de l’aluminerie Alcoa (Arthur Vining Davis) ces années-là. En 1926, les 270 premières maisons ont été bâties en seulement 135 jours suivant 35 modèles. La cité de l’aluminium devait loger les ouvriers et les cadres dans une utopie égalitariste, progressiste, multiethnique et multireligieuse. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la ville a produit 90 % de l’aluminium ayant servi à construire les avions des forces alliées. Et elle compte le seul pont routier en aluminium au monde.

Mais ce qui importe dans la préservation du caractère des lieux, c’est surtout la fierté et la volonté d’affirmation des gens de la place. « Je vis à Chicoutimi, mais je suis d’Arvida », dit Carl Gaudreault, directeur du centre d’histoire logé dans l’église Sainte-Thérèse, au cœur du quartier. Même si Arvida a perdu son statut de ville pour être rattachée à Jonquière dès 1975, les ex-Arvidiens ont demandé et obtenu que leur quartier soit « cité » par la Ville en 2010 (ce qui confère aussi des protections au regard de la loi), puis que le gouvernement fédéral déclare Arvida lieu historique national en 2012, avant que le provincial en fasse son 13e site patrimonial en 2018. Et le prochain objectif du Comité pour la reconnaissance patrimoniale d’Arvida : son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO !

Le président du Comité, Carl Dufour, est aussi président de l’arrondissement de Jonquière. Il réside rue Powell, mais a grandi rue Castner — toutes les rues d’Arvida portent le nom d’un scientifique. En 2009, ce technicien en documentation du réseau scolaire s’est lancé en politique municipale en s’appuyant sur ce projet patrimonial. « Mes adversaires disaient que ça n’intéresserait personne, mais c’est devenu le plus gros dossier ici. »

« La qualité du projet et sa viabilité, c’est ce qui fait la différence entre un immeuble patrimonial qui survit et un autre qui disparaît, quels que soient son âge ou son intérêt formel. Ça ne sert à rien de classer ou de citer, ou même de dépenser des fonds publics, s’il n’y a pas de projet viable. »

Lucie K. Morisset, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Patrimoine ancien, patrimoine moderne, patrimoine québécois, patrimoine d’immigrants ; pour Lucie K. Morisset, « ce qui est déterminant, c’est la notion de projet ».

Dans 95 % des cas, ce projet peut être simplissime : des propriétaires qui entretiennent leur propriété par amour du patrimoine ou pour protéger leur investissement.

Dans d’autres cas plus complexes, le projet s’inscrit dans une démarche communautaire, identitaire, municipale, commerciale ou spéculative. « La qualité du projet et sa viabilité, c’est ce qui fait la différence entre un immeuble patrimonial qui survit et un autre qui disparaît, quels que soient son âge ou son intérêt formel, ajoute Lucie K. Morisset. Ça ne sert à rien de classer ou de citer, ou même de dépenser des fonds publics, s’il n’y a pas de projet viable. » 

Sans aller jusqu’à dire carrément qu’il ne faut pas tout préserver, la ministre Nathalie Roy convient que son ministère et les municipalités ont trop souvent procédé à l’envers, en donnant à des immeubles un statut censé les protéger sans savoir ce qu’on en ferait, pour les voir finalement oubliés, négligés puis abandonnés — prélude à ce que l’on appelle la « démolition par abandon », dans le jargon.

D’où l’insistance de la ministre, depuis son arrivée en poste en 2018, sur la « requalification » des immeubles patrimoniaux qui ont perdu leur vocation. « Il faut leur trouver un usage. » 

Nathalie Roy cite le cas de la maison Charbonneau, plus ancien immeuble à Laval et officiellement classé depuis 1977. En 2019, elle a amorcé des poursuites en vue de forcer le propriétaire à l’entretenir — une première. « On dépense beaucoup d’argent pour faire tenir les murs, mais ça ne donnera rien tant que la Municipalité ne lui trouvera pas une vocation, ne serait-ce que pour en faire une halte cycliste ! »

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Martin Dubois, président du cabinet de consultants Patri-Arch, qui a travaillé plusieurs mois sur l’inventaire patrimonial de Sherbrooke, cite le cas de deux immeubles bien connus des Sherbrookois, qui illustrent le contraste très net entre un « projet patrimonial viable » et son contraire. Au fond de la gorge de la rivière Magog, en plein centre-ville, se trouve une centrale hydroélectrique qui date de 1888, ce qui en fait la doyenne des centrales encore en exploitation au Québec. Des employés d’Hydro-Sherbrooke y travaillent et le site, aménagé, peut être visité. C’est le projet. 

Presque au-dessus, sur le plateau qui domine la gorge, la prison Winter, construite en 1865, est abandonnée depuis 1990. Il s’agit d’un exemple unique en son genre, avec ses vieux cachots et son mur d’enceinte original, mais on ne sait que faire de cet immeuble de style palladien, qui se délabre d’année en année. Patrimoine cherche projet.

Le cas de « la Winter » est exactement le même que celui du Silo no 5 du Vieux-Port de Montréal ou de l’ancienne usine Canada Malting dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, qui se déglinguent depuis des lustres. Pour le Silo no 5, la Société immobilière du Canada recherche encore un projet réaliste (certains ont parlé d’en faire un aquarium ou un hôtel). Quant au complexe de la Canada Malting, le propriétaire, Steven Quon, doit trancher entre deux projets concurrents : celui de Renwick Development, qui veut en faire un complexe résidentiel, et celui du collectif À nous la Malting, qui penche pour du logement social et de l’agriculture urbaine — les deux groupes bataillent ferme afin d’obtenir le soutien municipal. 

« J’ai 17 églises catholiques, unies et anglicanes ici à Gaspé. Quand on a déjà un centre communautaire et une salle de spectacle, on fait quoi avec une église abandonnée ? »

Daniel Côté, maire de Gaspé et président de l’Union des municipalités du Québec

La moitié des 2 200 églises patrimoniales du Québec sont aux prises avec le même problème. « Quand un immeuble perd sa vocation d’origine, il se dégrade vite, constate Martin Dubois. Un couvent ou un monastère va être plus facile à recycler du fait de sa vocation résidentielle. Pour une église, c’est plus compliqué. » C’est d’ailleurs pourquoi le ministère de la Culture et des Communications réserve une enveloppe de cinq millions de dollars pour les projets de requalification de vieilles églises désacralisées. 

À Gaspé, le maire Daniel Côté, aussi président de l’Union des municipalités du Québec, peut en témoigner. « J’ai 17 églises catholiques, unies et anglicanes ici à Gaspé. Quand on a déjà un centre communautaire et une salle de spectacle, on fait quoi avec une église abandonnée ? »

Trouver le projet, c’est le défi des habitants de Saint-Michel-de-Bellechasse, sur la rive sud du fleuve, pour revaloriser leur magnifique presbytère de 1739, propriété de la Municipalité. Situé en plein cœur du village et offrant une vue imprenable sur le Saint-Laurent et l’île d’Orléans juste en face, il forme un ensemble avec l’église, le cimetière et une grange aux dîmes. La Municipalité ayant expulsé les deux locataires du presbytère en 2017 sans les remplacer, le sort du bâtiment est devenu l’un des principaux enjeux aux élections municipales de l’automne 2021 dans le village de 1 800 habitants.

Maintenant que la ministre a signé l’avis d’intention de classement, prélude à son classement officiel au Répertoire du patrimoine culturel du Québec, le presbytère est « sauvé ». Et le nouveau maire, Stéphane Garneau, doit à présent s’attaquer à la tâche de décider quoi en faire. « On a créé un comité consultatif et on va lancer une consultation publique, dit-il. On veut que la population s’exprime sur la vocation à lui donner. »

La Municipalité devra trancher entre plusieurs projets, dont un café, un centre communautaire et la relocalisation de la mairie. « Le danger va être de tomber dans des trucs inapplicables, qui causeraient plus de problèmes qu’ils n’en régleraient », souligne Clermont Bourget, urbaniste et résidant de la localité, qui a travaillé plus de 40 ans dans le domaine de la protection patrimoniale. « Il va falloir une intention claire et un porteur de ballon. »

Le presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse (Photo : Fleurette Desrosiers).

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Quand Martin Dubois effectue ses inventaires patrimoniaux, il reçoit parfois des pressions de deux types de propriétaires : ceux qui tiennent à tout prix à ce qu’il trouve un caractère patrimonial à leur propriété, et ceux qui s’en passeraient. « Et les seconds sont plus nombreux que les premiers. »

Cela résume très bien les différences de perception quant au patrimoine. Pour les uns, cela représente une valeur et une richesse. Pour les autres, il s’agit d’un boulet.

Le patrimoine est, essentiellement, une valeur collective attribuée à une propriété dont le premier (et souvent le seul) responsable est son propriétaire. Qu’un immeuble soit classé par Québec, qu’il soit cité par une ville ou qu’il s’inscrive dans un plan d’implantation et d’intégration architecturale, cela vient avec des obligations d’entretien et de restauration qui suivent des critères d’époque en ce qui a trait, par exemple, aux matériaux, aux dimensions, au modèle des fenêtres ou des corniches. Cette inscription peut donner droit à des programmes de financement plus ou moins généreux. Certains programmes du Ministère remboursent 40 % des frais d’entretien, mais cela peut monter à plus de 75 % dans le cas où les villes viennent doubler la mise, voire 95 % dans le cas des églises. « C’est normal, parce qu’on ne met pas des fenêtres en PVC sur un immeuble patrimonial », explique Daniel Côté, dont la municipalité, Gaspé, comporte de nombreux bâtiments vieux de deux siècles. Entretenir et restaurer le patrimoine, ça coûte cher, en matériaux, en main-d’œuvre… et en travaux.

À Arvida, par exemple, le bureau des permis n’autorise plus le clin de vinyle. Les nouveaux revêtements extérieurs doivent désormais être en brique ou en bois, selon la conception originale de 1925. « Certains propriétaires ont renâclé au début. On a dû faire un travail de sensibilisation, raconte Carl Dufour. Mais ils ont droit à une subvention à hauteur de 55 % à 60 % de la valeur des travaux, et personne ne crache là-dessus, même ceux qui ne voulaient rien savoir. »

Noémie Nadeau, coordonnatrice aux communications et aux activités chez Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec, un OSBL voué à la protection du patrimoine résidentiel, se dit d’ailleurs plutôt optimiste. « Après la belle époque du patrimoine québécois dans les années 1970, l’intérêt pour le patrimoine a reculé pendant plus de 30 ans. Mais ça remonte depuis 15 ans. Et c’est ce qui explique que les démolitions suscitent tant de protestations. »

Actuellement, la grosse question qui occupe son organisme porte sur l’assurance. Depuis quelques années, les assureurs sont moins enclins à assurer le patrimoine, et beaucoup de propriétaires ont du mal à trouver un assureur. La majorité des propriétaires de maisons anciennes n’ont pas ce problème, mais ça en touche de plus en plus, selon Noémie Nadeau. « À vrai dire, on ne comprend pas trop ce qui se passe. Il semblerait que plusieurs s’inquiètent de devoir faire une remise à neuf identique à l’original en cas de sinistre, ce qui est absurde. » Avec le soutien du Ministère, l’organisme a lancé une campagne d’information auprès des assureurs, « qui ont les mêmes préjugés vis-à-vis du patrimoine que le reste de la population ».

L’urbaniste Clermont Bourget, qui vit dans une maison de 1822 à Saint-Michel-de-Bellechasse, sur la route 132, observe de près ce qui se passe un peu partout, à commencer par son patelin. « Je ne suis pas riche, pourtant je mets 5 000 dollars par an pour l’entretien. C’est beaucoup de peinture. Si je la négligeais cinq ans, elle se détériorerait. Pour moi, c’est une richesse. »

Il ne s’explique tout simplement pas la réaction quasi épidermique que certains propriétaires entretiennent avec le patrimoine. « Ils ne tolèrent pas qu’on leur dise quoi faire sur le style, par exemple, mais dépensent des milliers de dollars quand leur assureur exige qu’ils changent un garde-corps, leur toiture ou leur boîte électrique. »

Saint-Michel-de-Bellechasse est un des huit plus anciens villages de la province, mais contrairement à Arvida, ses habitants n’ont jamais voulu que leur localité ou leurs maisons soient étiquetées « patrimoniales » par la Municipalité ou par Québec. « Ils ne veulent pas de contraintes, poursuit Clermont Bourget. Ils disent : “Le patrimoine, on s’en occupe, mais on veut pouvoir faire ce qu’on veut.” Puis, on voit apparaître des revêtements de vinyle et disparaître des moulures, des barreaux. Comme il n’y a pas de politique, le patrimoine se banalise année après année, parce que personne n’y fait attention. »

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Vous devriez venir constater l’état de la Maison René Richard ici à Baie st Paul !
Sans René Richard, Baie st Paul ne serait pas la Ville d’art et de culture qu’elle se prétend être !

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Le problème de sauvegarde est complexe. Il peut mener à des conclusions contradictoires. Voici quelques exemples à Montréal: L’église des pères du Saint-Sacrement dans la rue Mont-Royal possède un extérieur terne et sans intérêt mais son vestibule et l’intérieur mérite une protection. La mission chrétienne dans le boulevard Henri-Bourassa n’est d’aucun intérêt pour le patrimoine religieux. Elle est construite dans un ancien cinéma. Mais l’immeble est une construction en dome de type Kwanset, type de construction popularisé pendant la 2e guerre mondiale. Il est donc très importante pour le patrimoine commercial et industriel. Malheureusement il a été démoli!! Comme le dit la chanson de Queen ‘Another one bite the dust ».

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