Fini la bougeotte!

Pourquoi les Québécois déménagent-ils moins d’une région à l’autre qu’il y a 15 ans?

(Photo: Nicolas Huk/Flickr)
(Photo: Nicolas Huk/Flickr)

À l’intérieur du Québec, les gens déménagent de moins en moins d’une région à l’autre, révèle une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Seuls 190 000 «migrants», soit un peu plus de 2 % de la population, se sont déplacés entre les régions du 1er juillet 2014 au 1er juillet 2015, le nombre le plus faible des 15 dernières années. Ils étaient 224 000 à faire de même en 2001-2002.

bougeotte tableau déménagement

Comment expliquer cette tendance à la baisse ? «Les facteurs sont multiples, explique Martine Saint-Amour, spécialiste des migrations interrégionales à l’ISQ. Si la tendance migratoire diminue dans toutes les tranches d’âge, le vieillissement de la population fait que les gens se déplacent moins. Les jeunes partent aussi plus tard de chez leurs parents», dit-elle, avant d’évoquer également la décentralisation du marché du travail et la multiplication des lieux d’enseignement à l’extérieur des grands centres.

Les régions éloignées continuent de perdre des habitants au profit des villes importantes, mais le pic de l’exode des années 1990 et 2000 est passé, assure la démographe.

À Montréal, le solde migratoire négatif se résorbe lentement ; il est passé de 23 600 personnes en 2009-2010 à 14 500 en 2014-2015. «Mais la population de Montréal augmente tout de même, notamment en raison des naissances et de l’immigration», souligne-t-elle.

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