Français pour tous

Une toute nouvelle fondation a été créée afin de susciter chez les immigrants allophones établis au Québec l’envie d’apprendre le français.

Photo : D.R.

Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et lancée en octobre sous la présidence d’honneur de l’écrivain Dany Laferrière, la Fondation pour la langue française veut promouvoir le français auprès des immigrants allophones installés au Québec. Francine Séguin, professeure émérite à HEC Montréal et membre du conseil d’administration de la Fondation, répond aux questions de L’actualité.

Pourquoi vouloir faire la promotion du français auprès des allophones ?

L’idée est de promouvoir la fierté de parler français au moyen d’activités ludiques qui encourageront le rapprochement des allophones et de la communauté québécoise. Nous souhaitons rendre l’apprentissage du français plus attrayant que dans un cours traditionnel donné dans une salle de classe.

Comment comptez-vous procéder ?

Trois programmes phares sont prévus. Le premier, appelé Carrefour interculturel de francisation, finance des ateliers et des sorties culturelles pour les travailleurs allophones de l’industrie numérique, de la culture et des communications ainsi que du tourisme. Que ce soit en allant aux pommes, à la cabane à sucre ou au cinéma, on veut rassembler des gens qui parlent déjà minimalement le français afin qu’ils puissent socialiser davantage dans cette langue.

Pourquoi viser ces secteurs en particulier ?

Parce qu’il faut bien commencer quelque part ! Et que ce sont des secteurs où des entreprises nous ont manifesté leur intérêt à participer. C’est le cas d’Ubisoft, par exemple, dont bien des employés ont une langue première autre que le français. Nous avons donc démarré le Carrefour avec cette entreprise, qui fait aussi une contribution financière à la Fondation.

Qui d’autre sera visé par les activités de la Fondation ?

Le programme Le français, c’est AUSSI la langue des affaires fera connaître les bons coups d’entreprises d’ici en matière de langue française par des capsules Web, des conférences dans les chambres de commerce, les incubateurs d’entreprises et les universités.

Finalement, Le français, c’est du sport veut promouvoir la francisation auprès des athlètes de haut niveau et des joueurs des grands clubs que sont l’Impact, les Alouettes et le Canadien. Comme ces personnes sont souvent des modèles pour les jeunes, nous croyons qu’il est important de les encourager à s’exprimer fièrement en français, notamment lorsqu’elles s’adressent aux médias.

Dans la même catégorie
7 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Quelle belle initiative ! Comment y contribuer, à notre façon, soit culturellement et linguistiquement ?

Jean-Claude Gémar
Prof. émérite
Linguistique et traduction
Université de Montréal

Tres bonne idée.Je suis persuadé que d’être fier de bien parler le français sera beaucoup plus gagnant que n’importe quelle loi.

Félicitations pour ce programme facilitant l’intégration de nouveaux arrivants.
Un tel programme existe-t-il dans la ville de Québec?

La Fondation pour la langue française aimerait étendre ce programme à d’autres villes, dont la Ville de Québec.