Garderies: inquiétant virage

Le virage anti-CPE et procommercial de l’État est inquiétant pour le développement futur des enfants du Québec.

garderie
Chaque dollar investi dans des services de garde de qualité permet d’économiser jusqu’à 13 dollars en services publics, estime le Workplace Center du Massachusetts Institute of Technology. Aucun investissement fait au nom du développement économique n’est aussi rentable. (Photo: iStockPhoto)

Depuis sept ans, le gouvernement du Québec cherche à détourner les jeunes familles des garderies éducatives à tarif réduit, comme les CPE, et à les pousser vers les garderies commerciales à plein tarif. Tout d’abord, en 2009, il a considérablement augmenté le crédit d’impôt accordé aux parents qui ont recours aux garderies commerciales. Puis, en avril 2015, il a décrété une augmentation modulée du tarif quotidien dans les garderies éducatives.


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Cette politique a permis aux garderies commerciales de se multiplier et d’augmenter leur tarif moyen, qui est passé de 25 dollars en 2008 à 40 dollars en 2015. L’État fait des économies en subventions, car le crédit d’impôt moyen accordé pour un enfant en garderie commerciale lui coûte moins cher que la subvention versée pour un enfant en CPE.

La nouvelle politique familiale de l’État a un fondement économique et éducatif douteux. Premièrement, ce n’est pas vrai que les subventions aux CPE et autres garderies éducatives grèvent les finances du Québec. Elles font, au contraire, faire de l’argent au provincial, au fédéral et aux municipalités. En 2015, le Québec a certes déboursé en subventions environ 1,6 milliard de dollars de plus que ce qu’il aurait consacré au système de garde à l’enfance qui existait avant 1997. Mais les 70 000 mères que l’actuel système a incitées à venir grossir les rangs de la population active et leurs employeurs paient quelque 2,5 milliards de dollars en impôts et taxes. Donc, gain net de 900 millions pour les autorités publiques.

Deuxièmement, on a fait courir le bruit que la croissance du coût des garderies éducatives, comme les CPE, devenait incontrôlable. Cela est faux. Depuis 2002, le coût de la subvention à ces établissements par enfant a progressé à un rythme très modéré, soit 2,5 % par année en moyenne. Ce qui a surtout fait augmenter le coût du programme, c’est la progression du nombre d’enfants placés en service de garde, qui reflète la confiance des parents dans le système. L’insoutenabilité financière à long terme des garderies éducatives à tarif réduit est un mythe.

Troisièmement, la politique de l’État a des conséquences pour les enfants eux-mêmes. On sait que pour leur développement, la période de 0 à 4 ans est la plus importante. En observant le comportement d’un enfant à la maternelle, on peut déjà prédire avec une quasi-certitude s’il va réussir ou non à terminer son cours secondaire. Au point que le professeur James Heckman, de l’Université de Chicago, Prix Nobel d’économie 2000, affirme que l’éducation préscolaire est sans conteste le plus important maillon de toute la chaîne éducative.

Les résultats de l’enquête Grandir en qualité, menée en 2014 dans tout le Québec, et ceux de l’Enquête montréalaise sur l’expérience préscolaire des enfants de maternelle, réalisée en 2012, sont particulièrement éclairants à ce sujet. La première étude a montré qu’en moyenne la qualité des services de garde était beaucoup moins bonne dans le secteur commercial que dans le secteur sans but lucratif. Le même constat a été fait partout ailleurs au Canada. La deuxième enquête en a mesuré les conséquences : les enfants de maternelle issus de familles à faible revenu qui ont fréquenté un CPE sont de deux à trois fois moins vulnérables dans leur développement, à la maternelle, que ceux qui ont fréquenté une garderie autre qu’un CPE ou qui n’en ont fréquenté aucune.

Inquiétant : détourner les enfants des CPE et les pousser vers les garderies commerciales risque de constituer un recul important pour le développement futur des enfants du Québec.

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Je vis en Ontario et durant la période de 1991 à 1995, je payais $ 55 par jour pour la garde de deux enfants en milieu familial. Chaque $ 2 que je gagnais, $1 allait à ma gardienne. J’ai fait des sacrifices, car j’avais une sécurité d’emploi alors que mon mari n’en avait pas. Les familles québécoises ont été très gâtées pour avoir des places en garderie à un prix très dérisoire. Les familles québécoises ont eu de belles années de garderie pas chère

On sert aussi une dette qui accote le 300 milliards, pas sûr qu’on sera aussi «gâtés» quand forcément viendra le temps de vivre selon nos moyens…

Plusieurs point à ce propos, d’une part, nous avons au taux d’imposition plus élevé…et donc ce n’est pas un cadeau, toute la population paie pour cela… de plus, nous n’avons pas de crédit d’impot pour service de garde…. pour certain, entre la garderie privé et les CPE, au niveau purement fiscale (cout de l’un vs cout de l’autre-le crédit d’impot) il était plus économique d’aller en service privé… juste se baser sur le cout payer directement chaque semaine ou jour par les parents est réducteur et ne prend en compte les autres facteurs clés.

Pauvre madame qui vit en Ontario. Avez-vous bien lu et compris le texte de Monsieur Fortin ? Les familles du Québec n’ont pas été gâtées, comme vous l’écrivez. Nous avons payé des taxes pour avoir ce service, il est vrai… Mais, l’État du Québec a fait de l’argent. Relisez le texte de Monsieur Fortin: « En 2015, le Québec a certes déboursé en subventions environ 1,6 milliard de dollars de plus que ce qu’il aurait consacré au système de garde à l’enfance qui existait avant 1997. Mais les 70 000 mères que l’actuel système a incitées à venir grossir les rangs de la population active et leurs employeurs paient quelque 2,5 milliards de dollars en impôts et taxes. Donc, gain net de 900 millions pour les autorités publiques. » Est-ce assez clair ?

Affirmer comme le fait Monsieur Fortin que 70,000 mères de famille ont décidé d’aller travailler à l’extérieur de la maison basé seulement sur les CPE est pour le moins tendancieux et ça frise la propagande. Comme si ces 70,000 femmes se retireraient du marché du travail si les CPE disparaissaient.

D’ailleurs, si cette affirmation était vraie, les autres provinces nous auraient imités depuis belle lurette, or, PERSONNE AU MONDE ne nous a imités. PERSONNE!!!

Serions-nous les seuls à savoir compter?

Inquiétant? C’est plutôt rassurant, voire réconfortant.

Il est grand temps de revoir nos façons de faire au Québec et de déconstruire ce modèle que PERSONNE au monde n’imite. PERSONNE!!!

Les CPE sont des créatures péquistes qui n’apportent rien de positif mais qui nous coûtent une petite fortune tout en réjouissant les grosses centrales syndicales qui y ont vu une autre façon de faire le plein de nouveaux membres.

Nous sommes une des provinces les plus pauvres du Canada et nous devons agir pour remonter la pente abrupte dans laquelle nous ont entraînés les socialistes.

« Les CPE sont des créatures péquistes qui n’apportent rien de positif »
Et voilà, il fallait bien s’y attendre : c’est la faute du PQ et des syndicats.
Partant de là, pour vous tout est dit, tout est conclu.

Peut-être devriez-vous consulter les femmes, les jeunes familles
avant de conclure à l’inutilité des CPE.
Sachez, qu’à l’époque où j’avais une jeune famille, les CPE n’existaient pas.
Peut-être pour vous aussi.
Mais pour moi, les CPE font partie de la réalité économique des jeunes familles.

Tu as raison…personne ne fait comme nous… la majorité font mieux^^ (pays comparable en terme d’objectifs socials) https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/SG_portrait_servicesdegarde_neuf_pays.pdf
Et quand tu étudie au lieu de critiquer tout ce qui est avancement social, tu sais comment fonctionne la productivité et donc tu sais que cela commence par l’éducation qui est la pièce maitresse….donc si tu veux finir dans un cCHSLD a manger pour 2,50$ par jour….on a juste a suivre tes sperbes idées…. Moi je préfère donner le maximum d’éducation à nos enfant afin que ceux-ci puissent s’occupper correctement de la population vieillissante….. Ha oui …et les 6 meilleur pays au monde (dont nous faisons parti) sont tous des pays socialiste… danemark, suede, finlande, norvege, allemagne et oui oui …nous….. et nous sommes la 10ieme économie mondiale…. sur quoi? 193 pays reconnu par l’Onu? et savais-tu que le Quebec s’est classer 5ieme au classement du pisa? vs 10ieme avec l’ensemble du Canada? (premier pays occidental) il semble donc que notre modèle ne soit pas si mauvais…. (mais bon c’est un héritage PQ donc c’est mauvais….tu as raison, c’est mieux les magouilles politique^^ combien d’anée de service de garde aurons-nous pu nous payer sans les petits accotés des amis libéraux?^^) ha et aurais-tu oublié que les femmes représentent 50% du marché du travail? et que c’est majoritairement elles qui s’occupent des enfants? ton idées c’est quoi? remettre les femmes à la maison? Je suis désolée de te décevoir et décevoir tous les penseur rétrogrades de ton accabit… mais l’économie n’y survivrait pas…. et puis comme les femmes sont maintenant majoritairement plus éduqué que les hommes…tu perds une force plus grande que la proportion réelle de son poid statistique

Pour le classement Pisa, vous avez oublié de remercier (à genoux!) les écoles PRIVÉES pour ce résultat.

Ben oui… L’éducation publique fonctionne tellement bien au Québec.

On « investi » ces centaines de Millions de beaux $ PAR ANNÉE dans ce puits sans fond et toujours avec les mêmes misérables résultats: notre taux de décrochage scolaire est faramineux, particulièrement chez les garçons (merci aux féministes!!!) et près de la moitié de notre population est analphabète fonctionnelle.

Qui dit mieux?

Oh…et nous avons perdu plus de 2,000 de nos enseignants au profit de l’Ontario…

«Le virage anti-CPE et procommercial de l’État est inquiétant pour le développement futur des enfants du Québec»

Ben oui, comment seulement imaginer qu’on puisse élever des enfants au Québec sans l’aide des syndiqués de l’état…

Pendant ce temps, pour la première fois, l’investissement public dépasse l’investissement privé (en chute libre) au Québec, faut le faire! Mais qui a besoin des entreprises quand on a l’état? Faut croire que notre réputation de Cuba du nord n’est pas usurpée, j’espère au moins qu’Obama viendra nous voir? Une partie de hockey peut-être 😉

Faudrait surtout pas que l’argent aille ailleurs que pour les ainés et quOn gouverne pour autre chose que l' »élite »…

Mais bon, quand on demande à une gang de ti-joe-connaissant d’avoir une vision de société, c’est ça que ça donne.

D’abord, quelques extraits peu nuancés qui frappent dans le tas: «virage anti-CPE et pro-commercial de l’État, détourner les jeunes familles des garderies éducatives à tarif réduit vers les garderies commerciales, fondement économique et éducatif douteux et enfin, risque d’un recul important pour le développement futur des enfants.»
C’est à mon avis une position idéologique de la gogauche; d’abord, un petit biais négatif: au lieu des places en garderie privée non subventionnée on dit des garderies «commerciales» et au lieu des places à contribution réduite (CPE, garderie privée subventionnée ou en milieu familial) on dit des garderies « éducatives». Donc, opposition réductrice entre la vilaine garderie commerciale à l’exemplaire garderie éducative.
Je suis cependant d’accord que l’éducation préscolaire est sans conteste le plus important maillon de toute la chaîne éducative et qu’il vaut mieux, généralement, que les enfants surtout de milieux défavorisés fréquentent une BONNE garderie qu’elle soit «privée», «publique» ou «familiale».
Notre système d’éducation primaire et secondaire «public» est-il meilleur qu’ailleurs au Canada?
C’est pas blanc et noir et à mon avis, les enquêtes citées comportent une bonne part de perceptions.
D’autre part, il ne faut pas nier qu’il cela implique un coût énorme sur les finances publiques de plus en plus déficitaire et qu’il est souhaitable de chercher à en contrôler l’évolution. Tout de même, depuis 2003, il s’est ajouté 64 000 places à contribution réduite et 50 000 places non subventionnées.

Si nous considérons que la création des toutes premières garderies sans but lucratif remontent au début des années 70 ; que la naissance officielle des CPE remonte à 1997. Il faudrait en conclure à la lecture de ce texte que la plupart des enfants qui sont nés avant 1997 et n’ont pas connu ce système, seraient ou auraient été deux à trois fois plus vulnérables que les enfants issus du CPE actuellement, lorsqu’ils fréquentèrent la maternelle.

— Bref il faudrait alors parler de multiples générations sacrifiées !

Ainsi — s’il faut se fier à Pierre Fortin -, les enfants nés après 1997 qui fréquenteraient les CPE ou les auraient fréquentés, formeraient une « super classe » de « super enfants »…. Mais pas ceux qui auraient fréquenté une garderie privée, ou une Centre non subventionné ou seraient restés pendant le même temps bien au chaud avec leurs parents.

Par la grâce de la politique familiale instituée par Pauline Marois, — puisque cette conception purement politique des CPE est unique au monde -, le poupon né après 1997 qui a fréquenté les CPE serait désormais taillé et formaté pour gouverner le monde ; tous les autres enfants d’où qu’ils viennent et d’où qu’ils soient devraient être désormais confinés dans une sorte d’état indiscutable économiquement-politique d’infériorité.

Bien que je n’ai pas lu le professeur James Heckman, je conçois qu’il aborde ici l’éducation préscolaire en général et non les CPE en particulier. Ses travaux à ma connaissance se concentrant essentiellement sur les inégalités. Sa conception de l’éducation préscolaire devrait être plus proche probablement de celle de l’UNESCO que de celle proprement dite du gouvernement du Québec.

— Si les CPE et seuls les CPE étaient la clef de l’abolition de toutes inégalités. Cela se saurait !

Quand nous considérons que pour l’UNESCO, il existe plus d’une dizaine de catégories différentes d’établissements dispensants une éducation préscolaire pour les seuls pays développés. Il devient difficile selon moi d’établir que tous les CPE du Québec (sans exceptions) seraient la référence absolue pour surpasser tout ce qui se fait en la matière dans le reste du monde tant sous une forme publique ou privée ou toute autres formes ni publiques, ni privées, reposant sur diverses formes de financements ou/et de contribution de la part des parents.

En outre, la question est de savoir si par leur fondation les établissements d’éducation préscolaires en général et les CPE en particulier ne relèvent que de considérations comptables au niveau des finances publiques ; donc destinés seulement et uniquement à accommoder les femmes expressément pour les inciter à aller sur le marché du travail. Ou si la mission est en premier lieu celle de l’éducation, soulager en partie les parents de leurs obligations et confier à l’État ou tout autre tierce parti le soin de veiller au développement harmonieux de tous les enfants, sans nulle distinction.

— Considérant que le premier combustible du développement étant l’amour des enfants. Ce privilège revient en tout lieu aux parents.

Ce sont donc les parents qui ont et doivent avoir le choix de la manière dont seront éduqués leurs enfants. Tout comme ils doivent avoir le choix à tous les stades de développement de leurs enfants de choisir entre des services publics ou des services privés en éducation.

— En conclusion : Circonscrire l’adaptation des enfants au milieu scolaire à la seule fréquentation du CPE est à proprement parler une aberration. Je ne vois réellement pas en quoi, le gouvernement chercherait absolument par des subterfuges fiscaux à détourner les parents des services de garde à tarif réduit. Alors que le nombre des places dans ces garderies (CPE, en milieu familial ou subventionnées) sont en constante progression, quand l’ensemble des subventions allouées restent en croissance également.

Le fait que les garderies privées aient accru leur nombre, signifie simplement que le nombre de parents qui choisissent des services de garde sont aussi en constante progression. À l’heure où l’on se parle quelques 280 000 enfants bénéficient de services de garderies et seulement 18% seraient pris en charge au privé par des garderies dites commerciales plus flexibles en termes de fréquentation.

L’argumentation qui nous est servie ici par Pierre Fortin n’est guère convaincante en tous points.

« L’argumentation qui nous est servie ici par Pierre Fortin n’est guère convaincante en tous points. »

Ce même argumentaire de Monsieur Fortin avait été taillé en pièces par Martin Coiteux du temps où il gérait son blogue. je crois qu’il était également prof aux HEC à l’époque.

Je ne retrouve plus la référence exacte mais voici tout de même un aperçu:

http://www.journaldemontreal.com/2014/06/01/martin-coiteux-ne-croit-pas-aux-benefices-economiques-des-cpe

@ François 1,

Effectivement on ne peut plus rejoindre le blogue de Martin Coiteux puisqu’il est désormais fermé au public. Quoiqu’il en soit, la question de la méthodologie évoquée par charles Lecavalier dans l’article que vous mentionnez est valable.

Quand les offres d’emploi sont au rendez-vous, plus de gens vont sur le marché du travail. Quand plus d’emplois sont offerts aux femmes, plus de femmes travaillent. C’est aussi simple que ça !

Quoiqu’il en soit, je ne suis pas contre le fait qu’on subventionne les garderies, mais on fait cela pour le bien des enfants. Pas pour mettre les femmes au travail systématiquement.

C’est curieux, cela ne m’étonne pas, mais vraiment pas, que Martin Coiteux soit PAS pro CPE.
Vous n’avez pas fait le lien entre Martin Coiteux, Philippe Couillard et notre bon gouvernement ?

Monsieur Coiteux a drôlement plus de crédibilité et de connaissances en économie que la plupart des gens qui commentent ici et il avait découpé en petites rondelles les arguments apportés ici par Monsieur Fortin, avec preuves et calculs à l’appui.

Dommage que son blogue ne soit plus accessible mais malheureusement, je doute fort que la logique cartésienne arrive à vous convaincre… Vous semblez carburer à l’émotion plutôt qu’à la lucidité.

Les Dites garderies commerciales ont moins de subventions que les CPE donc qualité moindre et employés moins stables… Les CPE eux, en ont trop ! J’ai même vue une garderie avec piscine intérieure! Et gestionnaire avec un gros salaire d’ingénieur. De plus dans les CPE les enfants sont trop stimulés comme s’il fallait toujours faire des activités et que rien faire c’est grave… L’argent devrait être versé aux parents sous preuves de fréquentation. Ce serait équitable et ferai aucune concurrence déloyal. D’une ancienne gestionnaire, recherchiste et mère de jumelles qui n’ont pas eut de place en garderie CPE.

« Les CPE eux, en ont trop ! J’ai même vue une garderie avec piscine intérieure! Et gestionnaire avec un gros salaire d’ingénieur. »
Les CPE sont des entités publiques. Aussi, il n’y a pas de problème à les identifier.
Aussi, je VOUS METS AU DÉFIT d’identifier le CPE avec la piscine intérieure et le CPE qui peut se permettre d’offrir à sa directrice un salaire équivalent à la rémunération d’un ingénieur.
Si c’est le cas, vous rendrez service.
Si vous ne relevez pas l’invitation, nous comprendrons que le modèle Donald Trump s’est peu-être infiltré dans votre esprit

Madame, vous n’avez jamais eu de place en CPE, mais vous affirmez que dans les CPE les enfants sont trop stimulés et ne peuvent pas rien faire. Ah bon! Je ne sais pas d’où viennent ces observations….Je suis éducatrice en CPE depuis tout près de 10 ans, étude en petite enfance au cegep et étude en éducation à l’université. L’apprentissage par le jeu est essentiel au développement des enfants et de bien savoir doser les journées par des moments de routines, de jeux extérieurs, jeux libres où l’enfant fait un choix de jeu, de livres ou bien se repose dans le coin doux. Il est important que l’enfant soit stimulé par des activités, chansons, jeux avec ses camarades, ateliers. En fait qu’on lui permette de se développer au niveau moteur, au niveau de son langage, au niveau social sans le submerger. C’est un travail que les éducatrices formées et passionnées par leur métier pratiquent tous les jours. J’aimerais bien vous inviter à venir constater par vous même le déroulement d’une journée en CPE et ainsi avoir un portrait juste de notre réalité. Voir également l’implication des directeurs et directrices dans la vie du personnel éducateur, auprès des enfants et des parents. Il y a une différence entre les différents milieux de garde, c’est important d’avoir de bonnes références justes lorsqu’on commente une réalité.

Quelques individus qui ne connaissent rien (mais ont des réponses sur tout) nous indiquaient il y a quelques semaines que les rates du système de santé sont dus » au système entièrement public » québécois et canadien (qu’on ne retrouvait semble t-il qu’en Corée du Nord, dixit francois1) alors que la proportion des dépenses privées en santé au Quebec et au Canada est parmi la plus élevée des pays de l’OCDE.

Les mêmes imbéciles viennent maintenant nous dire que le système de CPE mis en place au Quebec n’est imitée par personne au monde et qu’on est le Cuba du nord avec nos dépenses dans les garderies. Pour leur information, le Canada était en 2006 avant dernier (juste avant la Grèce) pour les dépenses publiques pour la petite enfance. Les données mises à jour en 2014 indiquent qu’on fait moins bien que le Mexique, les USA et la plupart des pays européens. Avant de dire n’importe quoi on regarde de quoi il en retourne… à moins bien sur que le but est de dire n’importe quoi. Afin de hausser le niveau de ce blogue, le modérateur devrait bloquer les commentaires quand les faits sont systématiquement niés. Parce que vraiment, c’est systématique: lorsque francois1 et quelques autres individus font un commentaire, on est certain que les faits seront tronqués.

« En 2006, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a souligné le retard du Canada en matière de politiques d’éducation à la petite enfance. Des 34 pays membres de l’OCDE, le Canada est celui qui a le pire bilan en ce qui concerne l’accessibilité à ces services. En 2014, nous continuons à accuser du retard par rapport aux autres pays de l’OCDE, étant au 31e rang sur 34, devant la Turquie, l’Indonésie et la Suisse. »
http://www.oecd.org/edu/school/44975840.pdf
http://www.fondationchagnon.org/fr/actualites/2014/rapport-sur-leducation-a-la-petite-enfance.aspx

@ Koldo,

Vouloir censurer l’opinion des internautes n’est pas selon moi une bonne idée, comme vous le proposez. Vous êtes dans un espace d’échange et votre opinion est aussi valable que celle de n’importe qui. D’autant que vous ne savez pas non plus, plus que qui que ce soit de quoi vous parlez.

Ici on ne compare pas les chiffres dépensés au Canada pour l’éducation préscolaire versus cde qui se fait dans le reste du monde. Il est plutôt question du modèle québécois des CPE versus le droit des parents de faire affaire avec des garderies privées.

Rien n’indique que le modèle québécois soit meilleur pour la petite enfance que le modèle Israélien ou que le modèle Danois ou que le modèle Suisse ou que le modèle Français ou que le modèle Suédois…. Rien n’indique de façon certaine que les CPE soit un facteur de création de richesse et d’emploi.

Les suisses, les suédois, les danois, les israéliens, les français payent en moyenne plus d’argent que ce que ne payent les québécois dans les CPE et ce malgré les subventions. Cela signifie-t-il qu’ils sont plus pauvres pour autant, qu’il y a moins d’emplois disponibles pour les femmes, que les gens ont un plus faible pouvoir d’achat que les québécois ?

De plus le graphique de l’OCDE que vous nous soumettez est tronqué. Puisqu’il prend en compte deux valeurs distinctes :
1_Les pourcentages de PIB dépensés pour les soins des enfants, (ce qui n’a rien à voir avec les dépenses en éducation préscolaire)
2_ Les pourcentages de PIB dépensés pour l’éducation préscolaire

Dans ce graphique l’OCDE ne prend en compte que les dépenses au niveau fédéral. Pas de ce qui est dépensé en plus par les provinces. Dans un pays centralisé comme la France, c’est le contraire, la comptabilité de toutes les dépenses sont centralisées.

Le graphique que vous soumettez ne prend pas en compte ces différences.

De plus il est ici question de %/PIB. Ainsi la Roumanie dépense en pourcentage de PIB plus que le Canada en enseignement préscolaire, si ce n’est que les PIB respectif du Canada et de celui de la Roumanie sont très différents : 1800 milliards US$ contre 199 milliards US$ en 2014. (Chiffres : Université de Sherbrooke)

Si vous prenez le PIB en parité de pouvoir d’achat, vous remarqueriez qu’en Roumanie le pouvoir d’achat était en 2014 de 19401 US$ contre 44089 US$ pour le Canada. (Chiffres : Université de Sherbrooke)

Finalement, l’OCDE en 2005 ne faisait état pour le Canada que des dépenses en éducation préscolaire et ne faisait pas état des dépenses en soins de santé pour les enfants. Cela signifierait-il que le Canada ne fait rien pour la santé des enfants ou que ces dépenses sont comptabilisées autrement ?

— En conclusion : Il faut être très prudent lorsqu’on veut s’adonner au jeu des comparaisons. Et disons-le franchement, vous parlez comme bien des gens de choses que vous ne comprenez pas plus ni mieux que qui que ce soit.

NB : Notez bien que le document le plus récent de l’OCDE (2014) sur cette question est le suivant :
https://www.oecd.org/els/soc/PF3_1_Public_spending_on_childcare_and_early_education.pdf

Il ne fait pas même mention du Canada « (Canada : no data presented here) », ceci pour la simple raison que la méthodologie de l’OCDE ne s’accorde pas avec les règles comptables en finances publiques en vigueur dans le Canada.

De la même façon pour mieux comprendre ce qui est dépensé en éducation tous âges confondus, vous devez vous référer au document suivant :
— Public spending on education
http://www.oecd.org/els/soc/PF1_2_Public_expenditure_education_Sep2014.pdf

Et pour bien comprendre la méthodologie, vous devriez vous référer aux normes établies par l’UNESCO :
— ISCED: International Standard Classification of Education, qui se trouvent ci-dessous
http://www.uis.unesco.org/Education/Pages/international-standard-classification-of-education.aspx

M. Drouginsky,

Je trouve beaucoup de vos commentaires non pertinents. Par exemple, oui les données de l’OCDE prennent en compte deux données distinctes et oui elles sont en % du PIB. Et alors ? Faut-il vous féliciter d’avoir décelé la chose alors que ça va de soi ?
Mais passons. En bref, les questions qui se posent sont les suivantes:
1. Souhaitons nous en tant que collectivité des services éducatifs a la petite enfance
2. Qui doit payer pour ces services et selon quel pourcentage
3. Qui doit rendre ces services

Plusieurs répondent non à la première question mais j’espère qu’on peut au moins s’entendre sur celle-ci. Pour la deuxième, vous semblez dire que les dépenses publiques sont actuellement suffisantes au pays alors que manifestement ce n’est pas le cas. Un rapport de l’OCDE datant du début des années 2000 (la situation n’a pas beaucoup évolué depuis à l’exception peut être de l’Ile-du-Prince-Édouard) mentionne ce qui suit: » Du point de vue de l’équipe d’examen de l’OCDE, le Canada présente d’importants points forts… Les progrès réalisés au Québec, qui a lancé une des politiques de services éducatifs et de garde à l’enfance les plus ambitieuses d’Amérique du Nord. À lui seul, le Québec représente quelque 40 % des places en garderie réglementée du Canada, et son expérience sera très utile lorsque le Canada élaborera un système de la petite enfance universel et géré publiquement »

(Je vous rappelle que le billet de M. Fortin traite du démantèlement de ce réseau – mais poursuivons)

» Recommandations : Augmenter sensiblement le financement public des services destinés aux jeunes enfants…
− Il n’y a pas eu, ailleurs qu’au Québec, d’expansion importante du système au Canada au cours de la dernière décennie. Moins de 20 % des enfants âgés de 0 à 6 ans trouvent une place dans un service réglementé (voir le tableau 6, Document de base sur le Canada), comparativement à, par exemple, la Belgique avec 63 %, le Danemark avec 78 %, la France avec 69 %, le Portugal avec 40 % et le Royaume-Uni avec 60 %.
− Une structure tarifaire déterminée par le marché (sauf au Manitoba et au Québec), qui aboutit à de fortes contributions parentales aux coûts de garde d’enfants allant de 34 % à 82 % des coûts. La moyenne pour l’ensemble du pays, lorsqu’on exclut le Québec, se situe tout juste à moins de 50% des coûts, comparativement à un maximum de contribution parentale de 15 % en Finlande ou environ 25 % dans l’ensemble de l’Europe
− Sous-financement généralisé dans le secteur de la garde d’enfants pour ce qui est des salaires, des milieux et des infrastructures d’apprentissage tant physiques (locaux, espaces
extérieurs) et non-physiques (infrastructure de planification, d’administration, de formation, de surveillance, d’évaluation, de collecte des données…). »

Voilà ce que disait l’OCDE au début des années 2000 . Vous croyez que la chose a évolué pour le mieux et que la contribution parentale a diminuée depuis ? Renseignez-vous la-dessus et vous me reviendrez. Vous croyez que la situation dans le reste du pays doit servir de modèle et que le réseau mis en place au Quebec doit être démantelé ? Faites vous partie M. Drouginsky de la clique libertarienne (à la francois1 ou Brasseur) pour qu’il « l’impôt c’est du vol » et pour qui le réseau de CPE est digne la Corée du Nord ou de Cuba ?

Pour la 3ème question, M. Fortin y répond dans l’avant dernier paragraphe de son texte. Vous pouvez ne pas être d’accord mais SVP ne faites comme d’autres et apportez des arguments parce qu’actuellement vous n’en avez pas, et ça votre texte le montre très bien. En fait, votre texte souffre des mêmes carences que d’habitude: une longue prose ou l’élégance du verbe sert a masquer le manque de contenu.

« Afin de hausser le niveau de ce blogue, le modérateur devrait bloquer les commentaires quand les faits sont systématiquement niés. Parce que vraiment, c’est systématique: lorsque francois1 et quelques autres individus font un commentaire, on est certain que les faits seront tronqués. » (sic)

Et PAF!!! la gogoche « ta yeule » en pleine action.

Une personne OSE remettre en question les préceptes de la pensée unique qui caractérise certains cercles au Québec? Allez hop…contre le mur! Ou directement au camp de rééducation comme dans les pays totalitaires. Et ça se prétend « démocratique »…

Je le répète: si notre « modèle » était si performant et génial et s’il générait autant de dividendes que vous le prétendez, le reste du monde civilisé s’empresserait de l’imiter non? Sont quand même pas tous si cons pour passer leur tour devant un exemple aussi probant et irrésistible. Or, qui nous imite? PERSONNE!!!

Les exemples abondent sur la misérable performance de notre « modèle »: province la plus endettée, l’une des plus pauvres, l’une de celles où le revenu est des plus bas, l’une des plus corrompues (du moins jusqu’à tout récemment), l’une où le taux de décrochage scolaire est des plus alarmants, l’une où les attentes pour avoir droit à un médecin de famille est des plus longs (voir les reportages des Québécois qui vont maintenant se faire soigner en Ontario et qui en reviennent émerveillés!), l’un des endroits où les infrastructures sont le plus désuètes, et j’en passe et de meilleures.

Vous tenez absolument à vivre la tête bien enfoncée dans la vase koldo? C’est VOTRE choix et je le respecte mais traiter d’imbécile un être humain seulement parce qu’il a le « culot »… »l’outrecuidance » de remettre en question votre jugement vous déshonore.

Merci à Serge Drouginsky le 30 mars 2016 à 13 h 18 min pour les précisions apportées au débat.

Ce n’est peut-être pas le moment de discuter de la valeur intrinsèque de la participation de l’un ou de lautre à ce blog.
Mais dans votre cas et depuis touours, tout est invariablement la faute du PQ ( au point ou, à son décès, d’avoir été le seul à qualifier la contribution de Jacques Parizeau d’insignifiante).
L’autre coupable est invariablement les syndicats, sans aucune nuance.
Finalement, les fonctionnaires.
Et là, vous y allez d’expressions teintées de mépris : gogauche, fonfons et autres.

Vous avez bien le droit à vos opinions.
Celles-ci sont souvent bien référencées.

Ce que je n’accepte pas, c’est l’argumentaire à saveur méprisante qui caractérisent vos opinions.

Ce texte de Pierre fortin parle par lui-même . Il s’ajoute à l’expérience de parents qui ont envoyés leurs enfants en CPE et ont été enchantés par l’évolution de leurs enfants dans leur apprentissage et dans leur sociabilité.
Dommage que le gouvernement libéral semble encore privilégier l’approche Tomassi qui privilégiait l’octroi de places en garderie privées à des donateurs du PLQ spécialistes en équarrissage!

Ah! Le fameux modèle québecois! Les CPE sont des organismes qui profitent aux syndicats de fonctionnaires accrochés à la mamelle gouvernementale qui est gouvernée par des invertébrés qui pensent le plus sérieusement du monde que les jeunes enfants de 0-4 sont mieux nantis lorsque gardées par des syndiqués avec une convention collective et des congés maladie et des avantages sociaux dans le béton! AH! AH!

C’ est bizarre la capacité de payer des contribuables n’ est jamais pris en compte! Allo les lunettes roses ; savez-vous ce que ça coûte les CPE chromés ?? Pourquoi on ne paye pas les parents directement ! Pour une plus grande qualité de FAMILLE! S’ il y a trop d’ exceptions qui proviennent de milieux à faible revenu attaquons-nous à ce problème plustôt que de toujours niveler vers le bas! À ce que je sache , il n’ y a pas des gens pauvres au Québec!!

Tiens, un autre qui ne sait pas lire… ( il a pas du aller dans un CPE quand il était petit)

Quand j’ étais petit, il n’ y avait pas de garderie et encore moins de garderie à 5 $ ! Les familles étaient nombreuses ( en moyenne 7-8 enfants ) L’ instruction commencait juste à s’ introduire dans l’ ensemble de la population!

Les fleurons québecois sont nés à ce moment-là ! Et aujourd’ hui le modèle québecois a tout détruit ce boum d’ entrepreneurs et nous avons comme résultat un fiasco en entrepreneurship et un grand succès en lologues, syndicaleux, et invétébrés dirigeants gouvernementaux ; enfin tout ce qui n’ est pas productif et qui coûte une fortune aux citoyens en congés parentaux, marentaux, congés maladie, jours fériés, retraite à prestation déterminées ect… Enfin tout ce qu’ une entreprise privée ne peut pas se payer !!

Je ne sais peut-être pas lire comme tu le laisse entendre koldo mais je vois clair !!

@françois

Comme ça c’est la tête bien enfoncée dans la vase que je vous conduis vers le peloton d’exécution. Qu’est ce qui faut pas lire…. Comme disait l’autre, c’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Je vous laisse bien sur le droit d’écrire toutes les niaiseries que vous voulez mais je continue à croire que le modérateur devrait réagir lorsque quelqu’un écrit tout le temps des choses contraires à la réalité. Et c’est votre cas. Les faits que vous avancez sont faux, et lorsque les gens sont libres d’écrire n’importe quelles faussetés dans un média « main stream » comme l’Actualité, on en arrive à des situations où 1 américain sur 4 croit que Barak Obama est musulman.

Vous avez écrit récemment : « Nous sommes les seuls au monde, à part la Corée-du-Nord et Cuba à nous entêter à monopoliser la Santé…» Faux – et ce n’est pas votre opinion que j’attaque parce que ce n’est pas une opinion que vous émettez mais une affirmation que vous faites. Ce que j’attaque c’est l’inexactitude de cette affirmation ( si vous pouvez prouver que j’ai tort, et bien allez-y)

Vous écrivez maintenant : «Les CPE … n’apportent rien de positif mais … nous coûtent une petite fortune». Faux – Pensez-vous ici que j’attaque une opinion ou une affirmation mensongère ? Une opinion n’implique généralement pas la présence d’un jugement rationnel ( on ne peut pas avoir l’opinion que l’eau coule du bas vers le haut). L’article de P. Fortin mentionne «Donc, gain net de 900 millions pour les autorités publiques.» Quand vous dites que les CPE nous coutent une petite fortune vous ne faites surement pas référence aux « autorités publiques». À qui le « nous » fait-il référence françois ? Aux hommes blancs, vieux, sous-éduqués et en colère ? Et pour ce qui est de l’apport positif inexistant, vous en êtes sur ? Si c’était le cas, je ne vois pas alors pourquoi une grande partie du monde civilisé pense le contraire et ont mis en place un système à peu près similaire, certains pays depuis 1947 (et pour plusieurs géré par les villes , aimeriez-vous ça françois ?) Personne ne nous imite au monde puisque c’est nous qui avons imité le reste du monde.

Bref, au lieu de crier à la vierge offensée (alors que vous n’arrêtez pas d’insulter une partie de la population) cessez de faire des affirmations mensongères sous le couvert « d’opinion qui sorte de la pensée unique». Si sortir de la pensée unique implique nier les faits, j’aime autant y rester. Donc avant d’écrire, demandez-vous si votre « opinion » (qui n’est généralement dans votre cas qu’une affirmation sans support argumentaire) peut supporter le test du réel. Si non, abstenez-vous.

Comme quoi on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres.Déçu de l’Actualité, en qui j’avais confiance.Si vraiment les 70000 meres paient 2.5 milliards en impots(environ 36000$/an), elles font vraiment de gros salaires. Et entre vous et moi, leurs impots ne devraient-ils pas payer aussi les congés parentaux, l’éducation,les soins de santé et les routes??? Faux débat, soyez donc un peu honnete, pas juste essayer de faire valoir votre point de vue.

Les chiffres transmis par P. Fortin relativement à l’impact du réseau des CPE sur les finances publiques viennent d’une étude publiée en 2012 ( Godbout – Fortin – St-Cerny). L’étude conclut ceci : « La
dépense nette de 1,6 G$ du Québec a engendré une rétroaction budgétaire favorable de 2,4 G$ pour les deux administrations, soit 1,7 G$ pour Québec et 0,7 G$ pour Ottawa. Autrement dit,
chaque tranche de subvention de 100 $ du gouvernement du Québec à la garde lui a procuré un retour fiscal de 104 $ et a fait cadeau de 43 $ au gouvernement fédéral.» (page 32)

http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/Etude_femmes_travail.pdf

Vous pouvez bien sur contester les résultats de cette étude mais il va falloir plus que les mots «ça se peut pas». Martin Coiteux s’est essayé en contestant l’impact sur le taux d’emploi. Il ne croyait pas que le réseau pouvait générer une hausse de 70 000 femmes ayant un emploi. Voici la réponse des auteurs de l’étude.

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201204/24/01-4518546-ni-magique-ni-surprenant.php

À mon avis, si on peut faire un reproche à cette étude c’est d’être plutôt conservatrice quant aux impacts sur les revenus générés pour l’état. La plupart des autres études réalisées sur le sujet vont beaucoup plus loin. Et ça Michel, même votre banquier peut vous le dire.

http://www.td.com/francais/document/PDF/economics/special/di1112_EarlyChildhoodEducation_fr.pdf

Qu’ ou donc koldo; P. Fortin est-ce le Bon Dieu en personne ? S’ il va se jeter au bout du quai , va-t’ us le suivre ? Non mais P. Fortin n’ est pas en possession de la science infuse! Et son étude n’ est certainement pas vérité absolue !!

Cher vous,

Je ne sais pas trop quoi vous répondre, sinon que même si mes semblables souvent me désespèrent, je les aime bien quand même. Votre commentaire c’est pas très fort, mais au moins vous êtes consistant dans la médiocrité. La cohérence, c’est au moins ça .

Pour les reste, vous pouvez aller voir du côté de l’université de Toronto mais vous allés âtre déçu.

Alors koldo…qu’attend le reste du monde pour nous imiter?

Monsieur Fortin aurait-il une réponse à nous fournir?

Si l’apport des CPE était aussi positif qu’il le prétend, où sont mes réductions de taxes et d’impôts? Où est la réduction de notre dette? Où sont les améliorations des services?

Aux dernières nouvelles, le flux migratoire interprovincial défavorisait le Québec, comme à chaque année.

Le reste de la planète ne sait-il pas compter?

M. Fortin persiste et signe avec son sophisme (dont il est très conscient): ce ne sont pas les CPE, ou le système des garderies syndiquées, comme il tente de nous faire croire, qui ont envoyé des milliers de femmes sur le marché du travail (ceci reste aussi à prouver, le lien n’étant pas si clair), mais bien la SUBVENTION. Et si cette subvention était donnée aux parents, dans un marché totalement privé, l’EFFET SERAIT LE MÊME. En tant qu’économiste, M. Fortin a le devoir de l’admettre. Le coauteur de son étude, Luc Godbout, avait lui au moins admis cette réalité à Paul Arcand.
http://www.tvanouvelles.ca/2012/04/16/le-jackpot-a-7

Les commentaires exprimés sont très intéressants. Pour ma part j’aimerais ajouter quelques réflexions.
Premièrement, sans vouloir dénigrer les CPE, je pense que le fait de payer 5$ ou 7$ ou de pouvoir déduire les frais de ses impôts ainsi que l’apparition des congés parentaux ont eu au moins autant d’impact sur le retour des femmes sur le marché du travail que la création des CPE comme tel.

Deuxièmement il faudrait être aveugle pour ne pas voir que le « modèle québécois » tel quel a atteint ses limites. Tout le monde se protège, la résistance au changement est énorme et les coûts explosent tandis que les services laissent à désirer (on a qu’à penser à la santé) et ne sont pas meilleurs qu’en Ontario. Je pense qu’il faut être plus pragmatique, enlever ses oeillères et accueillir toutes les offres de solutions qui nous permettraient de faire plus avec moins quitte à faire plus de place au privé comme ça se fait dans certains pays scandinaves souvent cités.

Troisièmement je pense qu’on aurait avantage à donner ce qu’on peut donner, selon notre capacité de payer comme société, comme subvention directement aux parents d’enfants de moins de 5 an. Ce sont eux qui choisiraient ce qui est le mieux pour leur enfant. Ils pourraient juger (pour x raisons) que c’est préférable de le garder à la maison, ou de le faire garder en milieu familial, en garderie privé ou en CPE. Ce serait plus démocratique, équitable et probablement plus économique.

Plein de faussetés.

1- Les 40 $ ne sont rien comparativement au montant versé par enfant aux CPE.
2- Les 70 000 mères n’ont pas toutes créé leur emploi. Si nous étions en situation de plein emploi, ce pourrait être vrai. Dans ce cas-ci, pourrait-on dire que les 70 000 mères ont participé à la hausse du chômage ?
3- Il est peut-être vrai que l’augmentation des coûts en CPE a été modéré à 2,5 %. Il n’en demeure pas moins que le coût par enfant est très élevé. Et ça, sans considéré les allocations pour toutes sortes de choses.
4- En ce qui a trait à la qualité des services de garde, on doit séparer les garderies privées non-subventionnés en installation pour plus de 6 enfants de celles en milieu familial. Une garderie privée non subventionnée doit respecter les mêmes normes et règlements que les CPE et garderie privée subventionnée. D’ailleurs, notre garderie privée non subventionnée est reconnue comme milieu de stage pour le CEGEP de St-Jérôme.
5- Les garderies privées non subventionnées sont efficaces, assurent le développement des jeunes enfants et tout ça à moindre coût pour la société. Reste au gouvernement à redonner aux parents les crédits requis pour une équité sociale.