Gaspésie, la fin de l’hémorragie

Pour la première fois en 10 ans, la Gaspésie a connu un bilan migratoire positif en 2009-2010 : plus de nouveaux amoureux de la région y ont installé leurs pénates que d’amants déçus l’ont quittée.

Gaspésie, la fin de l’hémorragie
Photo : iStock

Et l’hémorragie a ralenti dans les autres régions éloignées, comme le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord ou le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, la Mauricie et l’Estrie attirent leur lot de nouveaux arrivants, mais les grandes gagnantes au jeu des migrations inter­régionales demeurent les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie, souligne Stève Dionne, de la Chaire de recherche du Canada en développement rural, à l’Univer­sité du Québec à Rimouski. « Les régions les plus attirantes pour les urbains qui veulent aller vivre à la campagne sont celles qui recèlent des lacs et des reliefs, où l’agriculture n’est pas trop intensive et où l’on n’est pas trop loin de la ville, question de passer remplir le coffre de sa voiture au marché Jean-Talon de temps à autre. »

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