Go home, les défaitistes !

« Si on ne mène pas le combat pour le français à Montréal, on est cuits. »

Photo : Daphné Caron

J’aime Montréal d’amour. Mais parfois, elle me fait mal. Quand il est question du français, qu’on y parle de moins en moins, par exemple. Inexorablement, comme un long fleuve tranquille, la langue de Tremblay s’érode ; on serait même passés sous le seuil critique de 50 % de locuteurs francophones dans l’île. Pour me rassurer, je me dis que Montréal n’est pas le Québec, où le français se porte bien. Mais la seconde d’après, cette comparaison avec le reste du Québec me désespère : ma ville s’isole de plus en plus de l’État, du tissu social dont elle est la métropole.

Il y a parfois des remous sur ce fleuve, ce qui est arrivé au début de l’hiver, avec les cas Adidas, bonjour-hi et le rapport de Statistique Canada. Que nous racontent ces trois histoires ?

Adidas, c’est l’erreur d’un gérant francophone de magasin qui, prononçant deux mots de français dans son discours d’inauguration, a exprimé de manière étourdie et décomplexée ce que beaucoup pensent tout bas : le français est la deuxième langue à Montréal. Les francophones appartiennent à un folklore gossant.

Le bonjour-hi, salutation officielle au centre-ville, n’est pas une marque de courtoisie : c’est une autre façon de dire que le français n’est pas la langue officielle, mais une langue sur deux. C’est l’esprit de la loi 101 qui est bafoué. Hi n’est pas de la politesse envers les visiteurs, mais un salut de colonisés. À Tokyo, on vous dira konnichiwa, et à Rome, buongiorno sans complexe. Bonjour est un joli mot qui marque la différence, la personnalité et la couleur de Montréal.

Quant à Statistique Canada, son rapport sur le recensement de 2016 montre que l’usage du français comme langue de travail recule sensiblement à Montréal, que le bilinguisme en emploi progresse. Parler plusieurs langues est un atout, tous en conviennent… Mais cessons de faire l’autruche en niant le fait qu’ici, cela affecte le tissu linguistique et accélère l’affaiblissement du français.

Ces trois anecdotes sont un symptôme. En qualité, en quantité, en vigueur, le français va mal à Montréal. Il y a une direction, un sens.

L’anglicisation actuelle est banalisée et consentie. Aussi bien de la part de francos trop contents d’être bilingues que d’enfants de la loi 101 au travail, que des nouveaux arrivants.

Le premier ministre Couillard s’est empressé d’entonner son refrain habituel devant la population inquiète : « C’est du repli. » Non ! La crainte est justifiée. Depuis près de 15 ans, les gouvernements libéraux ont sabré la loi 101. M. Couillard pratique le déni identitaire. Quant à la mairesse Valérie Plante, le bilinguisme de la ville ne semble pas l’inquiéter.

Or, si on ne mène pas le combat pour le français à Montréal, on est cuits. La bilinguisation avance, à partir de louables intentions, par de bonnes personnes, certes, mais les effets sont pervers. La dynamique a changé. Nous ne sommes plus dans une logique de domination de classe de la part des anglos, comme en 1960-1970. L’anglicisation actuelle est banalisée et consentie. Aussi bien de la part de francos trop contents d’être bilingues que d’enfants de la loi 101 au travail, que des nouveaux arrivants. Nous ne sommes plus dans la position du combattant, mais dans celle de l’assimilé aimable. Merci-thanks.

C’est pourquoi il faut se retrousser les manches. Comment ? Individuellement, collectivement, avec les gouvernements et la société civile, et avec joie !

Il faut cesser de chialer. D’être alarmistes, maussades, défaitistes. On les connaît, les arguments. Oui, les commentateurs pessimistes n’ont pas tort, mais on ne se laissera pas mourir, que diable ! Défendons-nous par l’exemple, disséminons notre originalité, notre force vitale !

Un ami me rappelait la campagne « Bonjour » des années 1980, avec sa belle typo fleur de lys sur de grands panneaux d’affichage et dans des publicités imprimées. Signe que nous croyions au bien-fondé du caractère francophone de la métropole, que nous étions convaincus qu’il y avait un plus à servir les gens en français, et que si les touristes venaient ici, c’est qu’ils trouvaient intéressant de visiter une ville différente du reste de l’Amérique du Nord. Reprenons cette inspiration. Soyons contagieux de fierté.

Appuyés par des lois solides, mettons en avant notre différence. La campagne qui présente un beau « Bonjour » sur les taxis est exemplaire. Allons plus loin. Que les chambres de commerce, les universités, les entreprises que nous soutenons par nos subventions s’unissent pour des actions spectaculaires : par exemple, partout en ville, des banderoles flottant au vent, rue Sherbrooke, McGill, Sainte-Catherine, affichant les mots de nos poètes et auteurs. On défendrait notre langue, notre culture, notre identité, les trois à la fois !

Soyons créatifs. Soyons contagieux. Par des initiatives positives, joyeuses, percutantes, faisons valoir notre différence et notre culture. Rendons le français irrésistible, sexy. Cessons de nous excuser.

Que la fierté devienne une impulsion, une évidence.

 

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L’amour d’une langue commence d’abord et avant tout à la maison, par les parents, et en complément, l’école devrait continuer cet enseignement de l’amour de la langue dans toutes les matières, sciences, math, histoire, etc. Si au départ on n’a pas ça, ce n’est pas une société multiculturelle qui va prendre la relève. La tour de Babel, vous connaissez ? Alors, qu’on mette les bons outils aux bonnes places, qu’on finance les projets efficaces et attrayants pour tous. Ainsi, ceux qui veulent se joindre à nous sentiraient la fierté d’être ce que nous sommes, vivants et fiers d’être français.

Je suis tout à fait d’accord que le français commence à la maison. C’est là qu’on commence à l’apprendre, à lui donner de l’importance et en tirer une fierté de bien le parler, de bien structurer et de bien exprimer notre pensée. L’école vient consolider cela et pas seulement dans les cours de français, dans toutes les matières. La langue est beaucoup plus que l’ortographe, ce sont les mots qui décrivent notre pensée, la structure qui organise notre pensée defaçon cohérente et la logique. La langue est la base de tout ce qui traverse notre esprit, toute la journée. On doit apprendre à y faire attention toute la journée, pas seulement pendant le cours de français. Et si on y fait attention assez longtemps, on développe des automatismes et ça devient de plus en plus facile.

…ou nous deviendrons comme le Nouveau-Brunswick, où j’habite ces jours-ci. A part dans quelques petites enclaves acadiennes, n’essayez pas de vous adresser en français à Jerry LeBlanc ou Louise Boudreau, car il y a belle lurette qu’ils ont renié la langue de leurs ancêtres. Pathétique.

Le problème du français à Montréal est aussi démographique. Avec la décroissance continue de la population de souche francophone, attribuable à notre faible taux de natalité, on n’a le choix que de céder la place aux autres (je dis depuis longtemps à mes ami-e-s souverainistes, vous voulez vous donner un pays, mais ne voulez pas le peupler). De plus, j’observe depuis longtemps, dans mon quartier de Rosemont, les nombreuses jeunes familles francophones qui quittent l’île pour aller vivre en banlieue où les maisons sont moins chères (bien qu’il leur faut acheter et entretenir une deuxième voiture). Il y a un prix à payer, un engagement à prendre, si nous voulons assurer l’avenir du français à Montréal. On ne peut dépendre que sur la lettre de la loi.

Je ne suis pas sûr que que le faible taux de natalité des francophones soit la principale raison. Je pense que les francophones boudent Montréal. On le voit avec la croissance des banlieues à l’extérieur de l’île. Aussi longtemps que durera le coût élevé à la propriété sur l’île, le français à Montréal va diminuer. Il faut favoriser le retour des banlieusards à Montréal, ce qui n’est pas évident.

Le problème à Montréal est l’intégration. Si nous ne réussissons pas à intégrer nos arrivants, alors il faut les répartirs partout au Québec selon les besoins, ou baisser le taux d’immigration en fonction de Montréal et sa banlieu. Essayer de faire ça dans le fédéralisme multiculturaliste est une utopie.

@ André Bareil; tu touches un des principaux points, la répartition des immigrants sur tout le territoire avec obligation de travailler en région pendant une période de temps déterminé (ex: 5 ans). Il va se trouver des chialeux multiculturalistes (comme d’habitude, toujours les mêmes) pour dénoncer ça, mais il suffit de se rappeler que nos parents ont vécu ça depuis des décennies pour pouvoir gagner leur vie. Il est fort possible qu’après ces 5 ans, les gens ainsi éloignés des grands centres finissent pas s’adapter et aimer le milieu qui leur fournit de quoi vivre .
L’autre problème, c’est que nos familles modernes de 1,5 enfant fait en sorte que les québécois de souche vont continuer de diminuer, et ça, c’est pas la faute des autres. Ça devient un problème de conscience collective.

Tant qu’on aura au pouvoir des Charest, Couillard et cie, rien ne sera fait pour ramener le train sur les rails! Vivement le 1et octobre pour leur faire savoir…

La preuve est faite que ce ne sont pas des lois qui protégeront la langue française.Mais plutôt la fierté de parler cette langue.Il est désespérant de voir toutes les fautes d’ortographe commises dans les journaux.Et que dire de nos séries québécoises…..

Je suis bien d’accord avec Michel. Quand je lis les commentaires en pseudo français dans les médias sociaux cela me décourage. Et puis les fautes dans les nouvelles écrites au bas de l’écran à RDI. Et puis la promotion de la musique en anglais à Radio-Canada. Et puis le fait que personne ne veut payer pour sa musique alors qu’ils peuvent l’obtenir gratuitement sur Internet; en conséquence nos artistes sont de plus en plus pauvres, seront de moins en moins nombreux j’imagine etc… (la liste pourrait être longue). Si on cessait en premier de blâmer les autres, anglophones et immigrants, peut-être qu’on pourrait sauver notre langue. Un petit examen de conscience serait extrêmement bénéfique!

Pour quelqu’un qui vit hors Québec l’anglicisation de Montréal est évidente. Il faut cependant prendre du recul pour le voir et pour nous c’est plus facile car on va à Montréal une fois de temps en temps avec 1 an ou 2 d’intervalle. Ce qui est aussi évident c’est l’érosion de la fierté des Montréalais francophones de leur langue. Il y a 40 ans, les gens étaient fiers de parler français, maintenant il est évident que la plupart des gens sont fiers d’être bilingues.

Autrefois il y avait des cités-états et Montréal semble justement en être devenue une, complètement différente et plutôt déconnectée du reste du Québec. D’ailleurs sa masse est démesurée par rapport au reste de la province, la population de l’agglomération de Montréal comptant la moitié de la population du Québec, soit plus de 4 millions d’habitants.

Le Québec français, oui! Mais le cas de Montréal est très différent et on ne peut parler de Montréal française mais plutôt d’une Montréal cosmopolite, multilingue et officiellement bilingue. Faudra peut-être que Montréal forme sa propre province!!!

Très bien dit NPierre
Le Québec français, oui! Mais le cas de Montréal est très différent et on ne peut parler de Montréal française mais plutôt d’une Montréal cosmopolite, multilingue et officiellement bilingue. Faudra peut-être que Montréal forme sa propre province!!!

Si Montréal devait devenir une province, ce serait la fin « finale » du Canada pour la simple raison que les autres peuples (autochtones, québécois français et régions frontalières de l’Ontario ) voudront aussi se retirer à leurs avantages. Montréal deviendrait un îlot enclavé dans une province qui ne voudrait plus rien savoir du Canada et qui deviendrait le « VRAI » Québec francophone. Il faudrait alors penser que Montréal pourrait avoir d’amers regrets de ne plus être dans un Québec autonome. Les richesses naturelles et les ressources énergétiques ne poussent pas sur l’île. On nous fait croire que le Québec dépend de Montréal alors que c’est tout le contraire. Mtl profite des richesses naturelles de tout le Québec gratuitement aujourd’hui; il en serait tout autrement si jamais elle voulait nous balancer par dessus bord. Les Manic V, Outardes, Romaine et Churchill ne jaillissent pas sur l’île, ni le fer, l’aluminium, le bois et, surtout » L’EAU POTABLE ».
C’est un pensez-y bien!

Dans une société bien ordonnée il faut répéter de plus en plus que la langue des affaires est la langue du « client » et que le client au Québec est francophone.

Les gens ou les entreprises qui apprennent une deuxième langue dans le cas du Québec le font (ou devraient le faire) dans le but d’avoir accès aux clients à l’extérieur du Québec et non pas pour anglaiser le Québec.

Les Québecois n’ont pas de leçon à recevoir de personne à propos du bilinguisme, nous sommes plus bilingues que le ROC mais il faut que ce soit pour les bonnes raisons.

À l’extérieur du Québec il y a plusieurs marchés mondiaux; oui il y a le Commonwealth mais au Québec nous avons la chance d’être familier avec la Francophonie qui n’est pas négligeable comme marché pour nos produits et services.

Quand je vois Anne-Marie Dussault bêler en anglais en plein face de ses spectateurs francophones de RC lors d’une entrevue à un anglophone je trouve ça très méprisant, d’abord pour les spectateurs puis le métier de traducteur et quel message veut-elle donner?

94% de la population québécoise parle français. Le français est nullement menacé au Québec. C’est notre peuple qui lui est descendu à moins de 75% (8% d’Anglos, 14% d’allophones, 13% de minorités visibles, 1% d’autochtones) qui est en train de fondre sous nos yeux dans l’indifférence totale.
Selon une étude publiée dernièrement, la moitié des enfants qui vont naitre en 2030 au Québec, n’auront pas deux parents d’origine québécoise!!

La pratique édulcorée et l’usage inapproprié de la langue n’est pas spécifiquement montréalaise, c’est une réalité qui est devenue internationale. Nous assistons à l’émergence de la « nov-langue » ou « no(v)-lang », une création de l’imaginaire de George Orwell ou peut-être une vision prophétique.

Pour soutenir cette « no(v)-kultur », nous avons des réseaux sociaux comme Tweeter où les onomatopées et autres abréviations prennent le dessus sur toute articulation langagière ou grammaticale, ce qui fait l’affaire du bien du monde qui en arrache avec les imparfaits du subjonctif.

D’ailleurs, y-a-t-il encore une seul politicien au Québec qui décline correctement l’imparfait ? Sommes-nous devenus tous si parfaits ? Tout autant que tous ou presque se gourent avec les auxiliaires « être » ou « avoir » qui sont utilisés dans la jungle urbaine à tort et à travers.

En musique, le « rap », « hip-hop » et autres sous-produits culturels du genre font des ravages en mélangeant les rythmes et les langues dans la recherche d’un « high » sans fin qui t’éclate dans la tête comme après une trainée de poudre blanche.

Ceci est la « no(v)-sociéty », elle nous laminera plus raides qu’une ordre sauvage de rouleaux compresseurs en rut.

Je ne crois pas qu’il y ait la moindre volonté politique pour que cela change (toutes formations politiques confondues) — le mal est fait -, puisque le premier moteur de la croissance, c’est d’abord la consommation qui passe d’ailleurs par toutes formes de crypto-consommation qui ne laisse pratiquement aucune trace mémorielle, donc pas le moindre déchet et on peut en redemander à souhait…. Moyennant un abonnement $$$, il s’entend….

— Bonjour ! Please let me introduce myself: Whattacan « I » do-far-U-nao ?

Pourquoi ne pas reprendre l’ancien nom du site web du ministère du tourisme BONJOUR QUÉBEC?
Les Libéraux l’ont change pour le plus bilingue QUÉBEC ORIGINAL….

Je me suis fait la même réflexion que vous mais au fil du temps, j’y ai apporté une nuance.

Bien sûr, j’entends parler l’Anglais de plus en plus à Montréal mais lorsque je m’adresse en Français aux personnes en question (oui…oui…même dans l’Ouest!), elles me répondent à 99% du temps en Français et je me suis dit mais il est où le problème? Doit-on envoyer des agents de l’OQLF dans les chambres à coucher pour s’assurer qu’ils font l’amour en Français? Est-ce que je me sens vraiment fragilisé dans mon identité par le simple mot « Hi »? Un pauvre gérant de magasin m’empêche-t-il de vivre ma vie? Et si c’est le cas, n’est pas plutôt d’un psychiatre que j’aurais besoin et non d’une loi infantilisante?

Nos ancêtres ont réussi à défendre durant des siècles et à nous transmettre le Français SANS lois, sans règlements et sans et autres patentes à gosse qui ne servent au final qu’aux politiciens nationaleux à acheter des votes. D’ailleurs, la très mauvaise qualité du Français parlé et écrit au Québec nous prouve hors de tout doute que la défense étatique de cette langue est un fiasco complet. À force de la chouchouter et de la dorloter, nous avons créé un faux sentiment de sécurité qui a fait en sorte que nous la prenons pour acquise.

Plus sournois…dans le west island, c’est avec Hi -Bonjour qu’on se fait acceuillir… anglais d’abord, francais ensuite ! et ca semble generalisé dans plusieurs commerces … Grrrr…

Cessons de faire les autruches, RÉVEILLONS-NOUS le français est en déclin. Les québécois sont une espèce en voie de disparition qu’on se le dise et avec eux, notre belle langue française. L’autre jour au bureau d’emploi Québec, quel n’a pas été mon étonnement d’entendre les gens être servis en arabe? Je me suis dit: Suis-je bien à Laval? à Tunis ou encore à Beyrout?? Au centre commercial, je n’entends plus les gens parler français, c’est inquiétant. Cela m’attriste profondément, d’ici peu vous saurez me le dire, les gens qui viennent d’ailleurs imposeront leur langues. Les québécois n’auront plus qu’à se soumettre. Ce n’est malheureusement qu’une question de temps, cela semble irréversible.

Je suis français et ça a fait plus de 60 ans que je suis arrivé au Canada. Au cours des années, j’ai constaté la dégradation constante du français parlé, non seulement dans la rue, mais même à la radio et à la télévision. Ce fut un réel plaisir d’entendre des voix comme celles de Henri Bergeron, René Lecavalier, Richard Garneau, Michèle Tisseyre, ainsi que son fils de nos jours pour ne nommer que ceux-là. Toutes ces personnes démontraient et démontrent encore vraiment leur grand Amour et un profond respect de la langue française. C’est cet exemple qui devrait être perpétué.

Vers les années ’50, un chanteur, dont j’ignore le nom, commettait, volontairement ou pas, un grave pataquès dans sa chanson en prononçant : « je suis-t-allé au lieu du je suis-z-allé ». Si bien qu’aujourd’hui la majorité des gens ont enregistré cette erreur que l’on entend même chez les jeunes enfants. Donc, à l’école, les professeurs de français ne semblent pas avoir de pouvoir pour leur faire corriger ce défaut qui semble bien ancré dans le subconscient de la majorité.

Aussi, il est triste de constater jusqu’à quel point, même les reporters à la radio et à la télévision d’ici, et même en France, font un mauvais usage des auxiliaires avoir et être. Lorsque j’entends ces expressions erronées, ça “écorche” littéralement mes chastes oreilles. Ça démontre bien que l’enseignement et la pratique de la langue française se dégradent partout.

De nos jours, les jeunes lisent de moins en moins, accaparés qu’ils sont par l’accès aux réseaux sociaux avec les divers moyens de communication, en envoyant des messages abrégés ce qui leur fait oublier l’art de bien écrire en français.

Je parle et j’écris 4 langues et quand j’envoie des courriels, par exemple, je m’efforce de bien écrire dans le respect de chacune de ces langues pour mon plaisir et, je l’espère, pour le plaisir de la personne qui le reçoit. Pouvoir communiquer dans différentes langues est une richesse qui apporte son lot de satisfaction en particulier sur le plan relationnel surtout lorsqu’on voyage.

La langue anglaise est un outil indispensable dans le monde ouvert d’aujourd’hui.. Privez nos jeunes générations de l’apprentissage de l’anglais amènerait le Québec à se ratatiner comme peau de chagrin..
Dans une récente émission « Kiosque », sur TV5, qui traitait de la francophonie, Christian Rioux se démarquait par son intransigeance alors que les autres panellistes européens analysaient la réalité sans se laisser emporter par l’émotion. Un commentaire entre autres « C’est l’anglais qui est la langue passe-partout que ce soit en Chine, en Inde, etc.. à Bruxelles c’est la langue anglaise qui est utilisée. »
Moi je suis d’avis que la normalisation d’un langage québécois a retardé la maîtrise de la langue française chez les Québécois.. Malgré cela, le Québécois moyen s’exprime mieux en français que ce n’était le cas pour les générations précédentes..
L’enseignement de la langue française a été malmené par des réformes inappropriées. C’est là que le bât blesse.. Il faudrait d’abord enseigner un français international de façon adéquate quitte à engager des profs de France..
Quand on maîtrise sa première langue, une langue seconde ne constitue pas une menace mais plutôt donne un ascendant sur les unilingues. Jacques Parizeau a dit un jour que ne pas parler la langue anglaise pour un Québécois dans le contexte américain c’est une infirmité.

Et que dire de l’horrible « Bon matin! » qui nous arrache les tympans depuis un certain temps que ce soit à la radio ou à la télé. Plus laid que ça…

« Soyons créatifs. Soyons contagieux. Par des initiatives positives, joyeuses, percutantes, faisons valoir notre différence et notre culture. Rendons le français irrésistible, sexy. Cessons de nous excuser. »

Pour ma part, c’est déjà débuté :
De Montréal : https://www.facebook.com/laruedelapoesie

À Tadoussac : https://www.facebook.com/pg/La-Biblio-plage-de-Mme-Chose-1595776320714942/photos/?tab=album&album_id=1655284814764092

En passant par devant chez-moi (Mtl.) : https://www.facebook.com/mmechose.raconte/photos/a.170137583173806.1073741830.138146143039617/531758083678419/?type=3&theater

Vous avez raison Mme Bazzo, notre créativité a toujours été notre plus grande force pour faire valoir et aimer ce qu’on a de plus précieux. Soyons vivants.

Au sujet de la langue d’enseignement les pires ennemis des Québécois sont les Québécois eux-mêmes et les politiciens eunuques qui les représente et les garde dans l’ombre!
Je m’explique, le fameux Libre Choix de l’éducation au niveau du Cégep et de l’Université prôné par les biens-pensants libertaires de tous les parties politiques confondus au Québec est directement responsable du sous financement chronique du secteur Francophone de l’éducation au Québec. On parle Ici d’un déficit annuel de 3.4 milliards de dollars par année et les centaines de milliers d’emplois de qualité dans le secteur Francophone de l’éducation reliés à cette masse d’argent.
Pop. Anglo au Québec = 11% et reçoivent 30% du budget du ministère de l’éducation du Québec!
Pop. Franco au Québec = 89% et reçoivent 70% du budget du ministère de l’éducation au Québec qui est de 18 milliards!
Ce déficit annuel de 19% = 3.4 milliards en moins au secteur Francophone de l’éducation au profit du secteur Anglophone de l’éducation et est la cause direct du Libre Choix défendu par tous les partis politiques et de plus en plus par les Québécois Francophones eux mêmes! Beau suicide linguistique collectif!
De surcroît les Francophones se plaignent de la piètre qualité de leurs institutions d’enseignement sans être conscient qu’en agissant de la sorte ils en sont les premiers responsables!
Voilà comment on se comporte quand on veut absolument détruire ses institutions et Disparaître!
Voici des chiffres qui prouvent hors de tous doutes la duperie de la Majorité des partis politiques en matière de protection de la langue française au Québec car ils sont tous contre étendre les dispositions de la loi 101 au nIveau du CÉGEP et Universitaire ce qui transférerait immédiatement 3.4 milliards de dollars annuellement au secteur francophone de l’éducation au pro-rata de sa population francophone,et les centaines de milliers d’emplois de qualité relier à cette masse d’argent! Cela cesserai aussi la bilinguisation croisante de la majorité des enfants des immigrants que le Québec reçoit sur son territoire et une proportion grandissante de jeunes Québécois francophones et ce à grand frais pour la Majorité francophone!
Dans le fond ce que tous les partis politiques vous disent aux Québécois est de continuez comme des idiots de payer le gros prix pour angliciser la majorité des enfants immigrants et financer les Universités et les CEGEP anglophones juste qu’à temps de devenir minoritaire chez vous!

Comme dans la chanson de Fredericton Pèlerin « Faut se tenir debout » respectons nous exigeons de parler Français Et cessons de nous excuser.

J’enseigne à Montréal depuis 26 ans et mes ados de toutes origines choisissent l’anglais d’abord! C’est une guerre de tous les jours que de leur faire comprendre que le français est la langue commune à tous au Québec. Une langue précise, poétique et qui nous distingue… »Mais l’anglais est tellement plus facile et pas besoin de faire des efforts puisque tout le monde nous comprend! » Voilà ce que j’entends tous les jours dans le sud-ouest et probablement partout à Montréal. Je tente de la rendre attirante et positive pour mes classes d’accueil (nouveaux arrivants) qui, de leur plus beau sourire me salue et me dise merci madame à chaque fin de cours! Je crois qu’il y a de l’espoir…

Mon expérience avec les jeunes du primaire et du secondaire de Montréal me prouve le contraire de ce que vous dites. Ces jeunes parlent un français absolument ravissant qui ferait rougir bien du monde soi-disant « de souche ». En plus de parler 2 ou 3 autres langues apprises à la maison ou dans leurs pays d’origine.

Montréal est plus francophone aujourd’hui qu’il y a 100 ans. C’est le visage des locuteurs qui a changé et C’EST ÇA QUI DÉRANGE nos identitaires !

Merci Aimée Rose… Ma mère, originaire du bas du fleuve, disait «fleure» pour farine, «winbraker» pour coupe-vent, «pennetré» pour le comptoir de cuisine, etc… Il m’a fallu des années pour comprendre que ces mots étaient de l’anglais car prononcés comme si c’était du français. Ainsi, pour une recette de colle j’hésitais entre «fleure» ou farine pensant que c’étaient deux ingrédients différents.

« J’enseigne à Montréal depuis 26 ans et mes ados de toutes origines choisissent l’anglais d’abord! »

…et…???

S’ils parlent également le Français, il est où le problème? Vous voudriez policier leur « mental »?

Marie-France Bazzo connaîtrait-elle mal son Montréal ou aurait-elle un agenda politique caché pour ressortir l’épouvantail à moineaux?

Les Montréalais parlent français comme jamais depuis 200 ans. Je me fais répondre en français partout et je vis surtout dans l’Ouest! À part une infime minorité, les jeunes du primaire, secondaire et collégial parlent tous français. Vous ne les entendez pas à la télé? AH oui, ils sont invisibles à la télé les jeunes Montréalais d’origines « autres ». Le jour où on les verra en grand nombre dans les médias, la vérité se saura et c’est ce qu’on cherche à camoufler au ROQ.

Vous n’aimez pas la vérité n’est pas juste un titre de film…

Il n’y a pas seulement ce problème, écouter les annonces à la télé.
De plus en plus il y a des chansons en anglais, pourquoi? ne me dites pas qu’une chanson française ne se trouve pas.

Il faut ajouter à cette question les documents et magasines publiés en français et en anglais : dans ces publications le français côtoie l’anglais à part égale car ce n’est pas de l’affichage! Pour moi c’est un signe indéniable que le français recule partout.

Ce qui me dérange c’est qu’elle confond bilinguisme et anglicisation. C’est faux de penser que le bilinguisme affecte la langue utilisée à la maison ou dans les autres sphères sociales de la vie.

Une langue peut disparaître pour deux raisons. 1) Les locuteurs sont tous morts. 2) Il n’y a plus moyen d’être heureux ou de perspectives d’avenir avec cette langue.

La loi 101 a stoppé la vague de francophones qui inscrivaient leurs enfants à l’école anglophone pour qu’ils puissent avoir un avenir prometteur. C’était la langue de l’élite. Aujourd’hui c’est un autre contexte. C’est un pré requis pour travailler à Montréal, car on considère l’unilinguisme anglais comme quelque chose de répandu et de légitime.

C’est une question d’aménagement linguistique, au même titre que la loi 101. Il faut valoriser le bilinguisme autant du côté des anglophones que des francophones. Il faut aussi empêcher les employeurs de bloquer l’accès au marché du travail aux unilingues francophones. Ça fait de l’anglais une langue convoitée pour la réussite dans une province du Canada où un francophone devrait pouvoir réussir en français.

Plusieurs semblent croire qu’on n’est plus francophone si on peut parler une autre langue en plus du français. On avait peur des anglais. Maintenant c’est du bilinguisme dont on a peur?

Et pourquoi le français est passé sous les 50 % ?

Pourquoi appeler un chat, un chat ? Dénatalité et immigration massive.

Que proposent les partis dans le domaine ? RIEN.

Voilà. C’est tabou (cela dérange les bobos, ça les met mal à l’aise, faut donc mourir en silence).

C’est triste de voir que les gens ont du mal à accepter la diversité et le changement, ainsi que l’histoire de Montréal qui à toujours été bilingue. Le fait que vous ayez encore besoin d’écrire à ce sujet montre une résistance à autrui et perpétue la séparation, ce qui mène au jugement, à la haine. Vous battez-vous encore à ce sujet?? À Rome et à Tokyo ils ne se battent pas, ils n’ont pas besoin de lois et d’articles d’encouragement. Tout le monde est d’accord. Une personne bien centrée sait qu’elle ne peut jamais convaincre ou même forcer les gens à faire quoique ce soit. Je trouve que vous vous accrochez au passé et ce n’est jamais une bonne stratégie. Mais ne vous découragez pas, les anglophones quittent encore Montréal car ils ont du mal à trouver du travail 😉
Je crois qu’il faut lâcher prise et accepter la charmante évolution de la ville, continuer d’apprendre aux enfants un bon français, afin d’encourager la société à jouir des deux langues nationales. Quelle chance nous avons!

Sur papier Montréal est une ville française. Mais en réalité Montréal est une ville bilingue et même une ville multilingue. Avec tout respect, <> est une excellente salutation pour Montréal et ses environs et pourquoi pas. Vous devez être très incertain de votre langue pour penser pour une seconde que le français est une langue sur deux. Oui, à Tokyo, ont vous dira <> et à Rome <> sans complexe. Mais la dernière fois que j’ai vérifié, le Québec est une province dans le Canada et le Canada a deux langues officielles. Alors, le <> est vraiment et sans aucun doute des jolis mots qui marquent la différence, la personnalité et la couleur de Montréal et ses environs.

Mme Bazzo…Si vous ne pourriez pas parler ou écrire le français pendant 25 ans, perderiez vous votre français? Vous allez dire bien sure….et vous feriez erreur, car on ne perd jamais sa langue maternelle…La preuve est la mienne, car j’ai oeuvré à Vancouver et Toronto pendant un vingtaine d’années. En revenant à Montreal, j’ai été choquée d’observer que les francophones vivaient dans la peur de disparaître. J’ai entendu leader après leader répéter et répeter que le français était en danger et qu’il fallait enlever des droits aux anglophones pour protéger le français. J’étais horrifiée de voir ces leaders se servir d’abattre l’anglais comme étant le coupable et se servir de la loi 101 pour effacer le plus d’anglais possible. J’étais dégoutée de voir le lavage de cerveau et de manipulation issu des partis politiques jouant avec le truc de la langue pour s’assurer qu’ils amassent des votes en surplus. J’étais enragée. Çela fait 30 ans que je suis revenue au Québec et devinez quoi, les topiques de la langue continuent sans arrêt. Ça tape vraiment sur les nerfs, année après année. Les politiciens ont fait un bon lavage de cerveau, un succes extraordinaire. J’ai espéré que le Québec devienne cette grand province totalement bilingue avec no bambins français et anglais allant tous à la même école. Mais l’éducation de nos petits francophones vers le bilinguisme s’est avérée manquante. Les petits anglos sont devenus a 80% bilingue et nospetits francos à 37%. Quelle désapointement. J’ai honte de nos leaders politiques qui continuent à laver les cerveaux. Depuis 300,000 anglos et 85, 000 allos ont quitté le Qc et payent des taxes en Alberta ou en Ontario.

Il nous faut arrêter de parler et de radoter que nous allons disparaître. C’est un truc de lavage de cerveau de nos politiciens de tout les partis pour amasser des votes. Plus de 90% de la province peut converser en français, ou est le sacré problème? Il est temps que le Québec devienne une province totalement bilingue. C’est honteux de voir que dans un grand continent anglophone nos enfants ne sont pas mieux éduqués . Vraiment honteux. Plus de 300,000 anglos et 85,000 ont quitté le Québec et plus de 60% de nos jeunes anglos s’apprêtent à partir. Il faudra capter le message un jour?
Quel sera le chef qui annoncera que tout nos enfants soient bilingues losrsqu’ils gradueront du secondaire. En plus quel chef de parti, annoncera que le Québec aura très bientôt des écoles bilingues pour que tous aient le choix qu’ils soient francos ou anglos. Lequel des chefs?

Il est grand temps de remplacer ces liberaux qui ne parlent que capitaliste, soyons fiers du PQ et de sa démocratie.

Ça me surprend beaucoup de voir que ce soit Marie-France Bazzo qui se porte soudainement à la défense du français. Pourtant, à l’émission qu’elle anime à l’antenne de Radio-Canada, elle accueille des chroniqueurs et chroniqueuses qui se font une fierté de massacrer le français en le parsemant généreusement d’anglicisme et de calques de l’anglais. À titre d’exemple, il n’y a pas si longtemps, j’ai entendu une chroniqueuse dire qu’elle était « flabergasté ». N’aurait-elle pas pu dire qu’elle était abasourdie ou estomaquée? Ce sont ces mots que nous n’utilisons plus que nos jeunes vont vite oublier.

Il fut un temps lorsque notre radio-diffuseur national se faisait une fierté de la qualité du français parlé sur les ondes. Où sont donc ceux qui auraient dû prendre la relève des Henri Bergeron, Jacques Fauteux, Richard Garneau, René Lecavalier pour n’en nommer que quelques-uns. Ils se faisait tous une fierté de parler français et ceux de ma génération (60 ans et plus) ont beaucoup appris de ces professionnels de la radio.

Marie-France pourrait facilement donner le ton en donnant des instructions à ses collaborateurs et collaboratrices pour qu’ils soignent le français qu’ils parlent à l’antenne. Ça semble pourtant si simple.

@Claude Bertrand:
Bien non voyons, elle ne peut pas faire ça, elle offusquerait ses invités ou collaborateurs, il faut les laisser s’expliquer à leur façon, dans leur langage plus ou moins étriqué, pourvu qu’on les comprenne. C’est comme ça aussi qu’on laisse les jeunes du secondaire et du Cégep s’exprimer, et qu’on n’ose pas les reprendre, les corriger; alors, comme on disait dans le temps, « ils parlent comme ils marchent », et de nos jours, avec leur cellulaire sous les yeux, c’est « tout croche ». Et nos politiciens ne sont pas des icônes du bon langage non plus. Les Labaume, Couillard et autres « chefs » sont loin d’être les exemples à suivre avec leurs « On pourrait-TU… » et leurs « Y a pas personne… ». Les colonnes vertébrales commencent à manquer dangereusement au Québec.

Pourquoi pleurer sur le sort de notre langue, quand au fond des choses, on sait que la tribu des Quebs (c’est le surnom qui est donné avec mépris aux québécois francophones maintenant) ne fait pratiquement plus d’enfants. Ce serait comme se lamenter sur la fermeture des presbytères alors qu’il n’y a plus de religieux pour les habiter! Il n’y a plus grand monde pour habiter notre langue, alors elle disparaît, par la force des choses! J’en porte le deuil comme bien d’autres, mais en élevant 12 enfants (la plus jeune a 9 ans), j’aurai fait ma part!

Oh boy ! À quatre enfants, je savais que je faisais ma part pour augmenter la population française du Québec, mais à 12, vous battez les records des temps modernes. Bravo.
Et je ne peux que vous donner raison. Nos femmes ne veulent plus avoir d’enfants; leur carrière d’abord, au diable le perpétuation de la race, bienvenue à l’immigration qui va nous remplacer en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Pour ce qui est des « Quebs » de la part des anglos, il ne faut pas se surprendre, la majorité d’entre eux ne blairent pas les francos, ça toujours été comme ça, sauf quelques exceptions qui ont un esprit plus ouvert, plus « intelligent ». Je n’en connais hélas que quelques uns.