Il est où le français, il est où ?

En cet été d’aéroports bondés, j’ai choisi de « sauter dans mon char » pour traverser le Canada vers l’ouest, en me demandant par ailleurs jusqu’où j’allais croiser la « francophonie » canadienne…

Photo : Christian Blais pour L’actualité

À l’heure où, au Québec, certains minimisent l’importance de protéger le français ou dénoncent l’atteinte aux droits des anglophones que causerait la loi 96 qui réforme la Charte de la langue française, on a l’impression d’un Canada à l’envers : la minorité menacée serait donc ici ?

Outre l’agrément, mon voyage dans l’Ouest m’a donné l’occasion de vérifier cette hypothèse…

Évidemment, circuler en touriste n’a rien d’une enquête sociologique. Reste que le décalage entre les prétentions et la réalité n’a jamais cessé de m’étonner pendant ces semaines où j’ai largement sillonné le territoire de cinq provinces.

Cela a commencé dès le nord de l’Ontario, où de nombreux panneaux publicitaires invitent fièrement les jeunes à s’inscrire à l’école française. Déduction du touriste devant ce signe tangible de vitalité linguistique : je peux donc entrer dans une station-service, un restaurant ou un hôtel en disant « bonjour » et on me rendra au moins la pareille…

Serions-nous mal tombés ? Pas une fois ce n’est arrivé ! Même pas à Sudbury, où pourtant le quart de la population est francophone. Dans cette ville, j’ai d’ailleurs insisté : « Vous parlez français ? » « Non. » Pas de « désolé », pas de « on va trouver quelqu’un », juste « non ». Sans hostilité (… que j’avais déjà ressentie lors de précédentes visites dans le Rest of Canada), plutôt une indifférence tranquille.

Cette scène s’est souvent répétée, même dans un hôtel ontarien qui annonçait ses services dans les deux langues officielles sur la porte d’entrée ! Cette fois-là, je n’ai pas renchéri : à quoi bon. Nous étions sur le chemin du retour et j’avais bien compris que le français, ça valait pour les apparences ou les initiés qui savent quelles adresses fréquenter et vous y guider.

On ne peut même pas se fier aux sites touristiques qui nous assurent de leur bilinguisme, tant l’offre en français y est inégale. Ainsi en va-t-il des parcs nationaux : accueil en français à Jasper et à Banff, mais pas dans les plus petits.

J’ai par ailleurs fini par mettre au rancart mon truc du « bonjour » qui restait sans réponse. Mais dans un supermarché de Kelowna, la caissière nous a d’elle-même parlé en français en nous entendant, mon mari et moi. C’était boiteux et elle s’en excusait : elle était pourtant francophone, fille d’une Montréalaise, élevée à Ottawa. Mais depuis le temps qu’elle était installée en Colombie-Britannique, elle vivait en anglais, comme tout le monde… Bien sûr.

J’ai néanmoins trouvé d’une infinie tristesse qu’au Musée de Saint-Boniface, lieu chargé de préserver la mémoire de ce bastion francophone, la jeune fille à l’accueil ce jour-là soit incapable de dire un mot de français. Une scène qui aurait été impensable il y a 10 ans, quand j’avais visité l’endroit pour la première fois…

Ce soir-là, nous avons longuement jasé avec la serveuse du resto où nous prolongions notre repas. Elle a fini par nous dire qu’elle avait étudié le français à Montréal et nous en a fait la démonstration (réussie !) avec une certaine gêne, expliquant n’avoir jamais l’occasion de le pratiquer à Winnipeg.

« Il suffit de fréquenter Saint-Boniface, non ? » avons-nous répondu. « Oh non, il n’y a presque plus de francophones là-bas ! » C’était en effet l’impression que nous avions eue en nous promenant dans le quartier : parmi les gens croisés, nous n’avions entendu personne parler en français…

J’ai éprouvé le même sentiment d’abandon dans les multiples villages aux noms français qui marquent le paysage du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, mais où la présence française se fait autrement très discrète, voire inexistante.

C’est le cas même dans les lieux mythiques de l’histoire canadienne-française.

À Batoche, par exemple, théâtre de la grande bataille de Louis Riel pour préserver les droits des Métis avec l’appui du Québec politique du XIXe siècle, le cimetière de l’endroit sert toujours. Mais sur les stèles funéraires des dernières années ne subsistent que les noms français : le reste des informations sur le défunt tout comme les prières sont écrites en anglais. Tout ça pour en arriver à ce renoncement…

D’ailleurs, dans les musées, les Métis sont dorénavant présentés comme les enfants d’une union entre une Autochtone et un Européen : l’épithète « canadien-français » est effacée, ou ramenée à la portion congrue de l’histoire de l’Ouest, au moment même où tout est fait pour valoriser la culture et l’histoire autochtones. Comme si les deux réalités ne pouvaient pas coexister…

Mon retour de voyage a coïncidé avec l’annonce du décès de Gisèle Lalonde, cette grande militante pour les droits des francophones en Ontario. J’en ai été touchée, me demandant si les francophones hors Québec pouvaient arriver à vivre sans avoir à constamment penser à leur identité… N’y a-t-il manière pour eux d’exister au quotidien qu’en se battant ou bien en développant leurs propres réseaux ? Se tenir à la marge, quoi, plutôt que de faire partie de la norme…

Ce questionnement ne se pose pas pour les anglophones du Québec, qui peuvent s’exprimer et être servis dans leur langue partout sur le territoire — il y a toujours quelqu’un pour les accommoder.

C’est un incident banal qui m’a fait pleinement prendre conscience de ce que cela implique dans la vie de tous les jours.

Nous visitions un musée de Winnipeg quand une alarme d’incendie s’est déclenchée. Fausse alerte ? Pendant un bon moment, les directives ont été confuses et données uniquement en anglais.

J’ai alors imaginé la même situation à Montréal, mais avec un message seulement en français : oh que quelqu’un aurait vite dénoncé sur les réseaux sociaux l’intolérable menace à la sécurité des gens !

On a finalement dû évacuer les lieux, beau prétexte pour jaser avec une sympathique bénévole en attendant l’arrivée des pompiers. La dame se pâmait sur Montréal, où sa fille était partie apprendre le français et où elle pourrait aussi l’utiliser, alors qu’ici, n’est-ce pas… Hé oui, hélas.

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Très triste constat. En tant qu’enseignante de français, j’essaie d’inculquer le goût de maîtriser sa langue maternelle au Québec et de la conserver. L’apprentissage d’une autre langue comme l’anglais ou l’espagnol ne devrait pas nuire. Il est temps de valoriser davantage le bilinguisme à la grandeur du Canada.

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Marie-Josée, oublie le bilinguisme dans le reste du Canada. Il est occupé par une autre culture, une autre civilisation, complètement imbibé de l’impérialisme anglo-saxon britannique qui n’a ménagé aucune énergie depuis 250 ans, ici, pour éliminer notre culture, notre civilisation et un millénaire dans l’empire.
Notre seule chance et notre meilleure garantie de survie résident dans notre Indépendance.
Puisse le témoignage de Josée Boileau s’ajouter à tous ceux des éveilleurs de conscience. Plus tôt que tard, ill nous faudra prendre la décision de nous affranchir de la haine et la guerre perpétuelles.
Les Anglais de souche du Qc vont nous suivre. ils savent qu’ils seront toujours chez eux chez nous. Ils se sentent tout aussi étrangers que nous ailleurs dans le Dominion. Ils auraient pu quitter. À l’exception de quelques extrémistes, ils aiment vivre au QC parce qu’ils aiment ce que nous avons fait de notre société avec eux.

J’ai grandi à Ottawa où le français a beaucoup reculé depuis 40 ans. J’ai déménagé au Québec parce que je ne voulais pas que ma fille perde sa langue, comme c’est arrivé aux membres de ma famille qui ont toujours travaillé et vécu en anglais. Je n’ai pas de sympathie pour la minorité anglophone du Québec qui n’en est pas une en Amérique du Nord, et je trouve malhonnêtes ou bien mal informés ceux qui osent la comparer aux communautés francophones moribondes du ROC.

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je reviens d’un sejour de deux sem. en Nouvelle-Écosse et Nouveau – Brunswick et à mon grand étonnement on m’a souvent répondu en français alors que moi je m’adressais en anglais.

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Ce mois-ci fera 40 ans que j’habite dans l’Ouest Canadien. De la rive sud de Montréal, je suis arrivée en 1982 pour travailler dans les écoles d’immersion comme monitrice français. Oui, hélas, outre avoir essayé d’élever mes deux enfants en français, je dois avouer que parler français se passe surtout dans ma tête. Seule la télé, la radio et mes lectures nourrissent mon appétit féroce et mon amour profond pour ma langue. Au fil des ans j’ai remarqué aussi que l’assimilation des francophones de l’Ouest Canadien continuait de faire son bout de chemin, grugeant ainsi toute chance de survie. De la jeune fille naïve qui s’inquiétait il y a 40 ans si elle pouvait apprendre l’anglais vue le « gros » 5 pourcent de francophones en Saskatchewan, à aujourd’hui où parler, voire vivre en français dans ce même endroit, n’apparait pour moi qu’une désolante chimère. Le ROC est tout simplement anglais. Le francophone y est une minorité culturelle au même titre que l’ ukrainien ou l’allemand. Souvent j’ai envié les anglophones du Québec les voyant vivre tout naturellement dans leur langue sans même se soucier de n’avoir parlé un seul mot de français dans une journée…voire même dans une année?
J’aime toujours vous lire madame Boileau. Je suis très heureuse de savoir que vous ayez visité l’Ouest du Canada malgré la presque invisibilité du français. Sachez que lorsque je vois une auto avec la plaque du Québec (pas très souvent), cela me donne une si grande joie. Mon coeur se gonfle et là, mon français se noue dans ma gorge jusqu’à ne plus pouvoir en dire mot.

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Écoutez-vous parfois La Semaine verte? C’est merveilleux comme les journalistes, recherchistes et réalisateurs nous donnent constamment une impression contraire à celle que vous avez eue dans les provinces où vous vous êtes arrêtée. J’imagine qu’ils font un effort pour trouver des fermiers et des savants qui parlent d’agriculture et d’écologie en français, mais ils y parviennent sans s’en vanter.
Mais minoritaires nous sommes et minoritaires nous resterons. Aussi bien s’y faire si on n’a pas l’âme d’un croisé!

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C’est vraiment désolant pour les communautés francophones dans le ROC.
Pourtant, je vois mal comment restreindre les opportunités des jeunes Québécois d’avoir une éducation en anglais, ajouter des cours en français aux anglophones et allophones, ou limiter les services fournis en anglais, va améliorer le sort des Franco-manitobains ou des Franco-ontariens. Personne dans le gouvernement n’a même pas démontré comment ces restrictions vont arrêter le déclin du français et encourager surtout les jeunes et les immigrants à utiliser davantage le français. Je ne comprends absolument pas comment la loi 96 fera du français une langue plus attirante pour tous.
Punir les gens pour qu’ils utilisent une langue ne va jamais marcher. Il faudrait plutôt mettre plus de ressources pour rendre cette langue plus utile dans le marché de l’emploi et plus attrayante dans la culture.
Le gouvernement peut commencer pour améliorer les ressources en francisation des immigrants. La plupart des enseignants en francisation n’ont pas de contrat permanent, par exemple. Puis, investir en éducation pour combler le déficit de professeurs et réduire le nombre d’écoles dont l’état est ruineux. Il y en a beaucoup qui n’ont plus de local pour la bibliothèque. Comment encourager nos plus jeunes à aimer la lecture en français, donc la langue même, s’ils n’ont pas de bibliothèque ?
En plus, Québec devrait augmenter son appui à la culture. Nos artistes sont souvent des leaders d’opinion, des « influenceurs » comme on dit maintenant. Si le français est « cool » est payant pour eux, leurs admirateurs suivront.
C’est un travail à long terme pour régler un problème qu’aucune loi n’effacera. Est-ce la CAQ prête à s’y mettre ? Pas sûr, car cela ne donne pas de résultats le lendemain, ne fait pas de beaux slogans, ni crée des chicanes avec les anglophones ou le gouvernement fédéral. Bref, ce n’est pas politiquement payant à court terme.
Tant et si longtemps que la survie du français sera un enjeu dont les politiciens se servent pour attirer des votes, notre langue commune continuera à décliner. On a besoin de vrais passionnés de la langue, pas de démagogues qui utilisent la langue de bois.

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Vraiment d’accord avec vous.En cet époque où la vie se passe sur les réseaux sociaux,il faut que nos « influenceurs » dégagent une fierté de parler français et non du franglais.Et que dire des concours où ils doivent forcer les concurents a chanter en français.Et les publicités,Hellofresh,Cook it, etc.Tant et aussi longtemps qu’on ne développera pas une fierté pour le français,on aura beau passer plein de lois, ça ne fonctionnera pas.Même nos compositeurs font des chansons en anglais.

En 1990, l’écrivain Yves Beauchemin avait employé l’expression «cadavres encore chauds» pour décrire les minorités francophones hors Québec. Maintenant, les cadavres sont froids.

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Quelques années plus tard M. Beauchemin est venu ici à Winnipeg pour promouvoir un de ses livres (Charles le téméraire, si je me souviens bien). Au moins 90 p. cent des gens présents étaient francophones et l’événement s’est déroulé plutôt en français. Il était visiblement ébranlé, sans doute d’être entouré de tous ces cadavres. Son commentaire était haineux et puéril et le vôtre l’est aussi.

Donc le respirateur artificiel fonctionne encore? Tant mieux, mais pour combien de temps fonctionnera-t-il?

Votre article est intéressant. Par contre un voyage touristique n’explique pas tout.
J’ai connu bcp de familles qui envoyaient leurs enfants en immersion française à l’école et il faudrait aussi en parler.

Si le français recule il faudrait-il se demander quelle est la qualité du français parlé au Qc!
Quand le Premier ministre s’exprime dans une langue autre que le français et que plusieurs de ses députés font de même!!! Que les artistes Qc chantent souvent en anglais … ou inclus de l’anglais… quand les pub faites pour parler français sont ridicules et que c’est du Québécois et non du franquisme est suggéré, il faudrait d’abord se poser des questions sur l’amour du français dès Qc et des Qcoises!

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Bonjour madame Boileau. Je vous lis et j’ai l’impression de me lire un peu aussi. Voici ce que j’écrivais au terme d’un voyage d’un mois à Terre-Neuve, à l’été 2019. Nous lisons, nos entendons, nous analysons le même réel. Merci d’exister.

« Pendant plus d’un mois, nos photos ont rendu compte, à notre manière, de cette «Terre-Neuve». […]
Dans la chronologie et dans notre appréciation, les humains, ici comme ailleurs, arrivent après. Leurs petites histoires de disputes, de jalousie et d’égoïsme pour l’installation et la nomination du territoire sont toujours méprisables. Hier, devoir de mémoire, c’était des Autochtones, des Basques, des Portugais, des Français, des Anglais, des Irlandais et des Écossais. C’était. Des peuples sont partis, d’autres sont restés, se sont imposés. À ce chapitre, rien de nouveau, il y a toujours des gagnants et des perdants. Aussi, à moins d’être béotien, insensible ou colonisé, explorer les terres d’ici, à titre de francophone, c’est toujours un peu vexant. Vous circulez, vous marchez, vous roulez à vélo ou en bateau, et vous égrenez des villages qui ont changé de nom: Toulinguet est devenu Twinlingate, Plaisance est devenu Placentia. C’est toujours vous qu’on efface. Et les Autochtones. Et c’est ainsi souvent dans la typologie, de haut en bas et d’est en ouest de la province. Des villages rebaptisés donc. Mais aussi des histoires remplacées. Et avec ça des peuples disparus (les Béothucs), oubliés ou réduits à quelques mots sur une devanture de petits musées et de magasins d’artisanats. Vous entrez dans la boutique ou le musée qui s’affichent en français, mais on ne parle pas la langue, la vôtre. Ça paraît bien sur la façade, la langue de l’assimilé, réduite à l’état de curiosité folklorique. Nombre de villages le long de la côte française de Terre-Neuve n’ont de français que le nom. On ne reçoit même pas le mot «bonjour». Ici, c’est anglais à plus de 98%. Oui, nous savons cela, comme bien d’autres choses d’ailleurs. Nous connaissons les faits. Et nous savons lire et comprendre, perspicaces, les enjeux d’exister comme minoritaires et quantité négligeable sur ce beau continent qu’est l’Amérique.

Un dernier mot à ce propos. Vous visitez des musées, des maisons de célébrités, de gardiens de phare, peu importe, vous lisez avec votre regard curieux et accueillant, ouvert et disposé à l’égard de l’autre que vous visitez. Vous lisez la même enseigne, dans les lieux touristiques, le même panneau que l’anglophone qui est à côté de vous. Vos yeux parcourent le texte, à côté de l’anglophone, et vous accrochez sur un détail: dans les événements qui sont racontés, vous êtes toujours celui qui a perdu la bataille, le territoire. Tel général a remporté ici une bataille épique contre des Français laissés à eux-mêmes. Ou alors vous lisez là les atrocités commises par des Français au cours de telle ou telle bataille, alors que les braves guerriers britanniques déployaient moult efforts pour vaincre un ennemi sans merci avant d’y parvenir pour le plus grand bien de l’humanité. Courage, stratégie, détermination, la même litanie pour les efforts grandioses des Britanniques face à des Français désorganisés, indignes ou cruels. L’Histoire s’écrit. Embarrassé, vous quittez le morceau à lire, la pièce, le musée. Vous abandonnez le personnage historique et ses succès. Et vous réfléchissez à tout cela, la mine basse et la honte au corps, car vous savez que les choses de l’histoire auraient pu être autrement. Le cas échéant, vous, comme l’anglophone d’à côté, sortiriez du musée, de l’événement, de l’histoire, instruit certes, mais aussi regaillardi, la tête haute. Envie? Jalousie? Insatisfaction? Frustration? Comme vous voulez. Mais assurément honteux d’un territoire, d’un pays, qui ne cesse de vous rappeler, comme voyageur, que vous êtes un restant d’échecs successifs, une portion congrue de l’Histoire. Vivement la Nature de Terre-Neuve qui ne réduit rien: vous, le voyageur, ainsi que l’Histoire et la diversité. »

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Excellente réflexion qui tient compte du contexte ethnologique et historique. La langue est ainsi un des nombreux éléments de la culture humaine.

Je demeure au Manitoba dpuis 1973 et j’y ai travailler dans les deux langues officielles pendant plusieurs annees. Mon epouse a appris le francais et peux s’exprimer tres bien dans cette troisieme langue pour elle.Mes enfants et petit-enfants parlent aussi le francais. Je suis d’accord avec vous que ce nest pas toujours facile d’etre servi en francais mais ca ne veux pas dire que l’on perd sa langue premiere non plus.
Allez a Vancouver dans le quartier de Richmond, non seulement vous ne trouverez pas d’annonces en francais, vous ne les trouverez pas en anglais non plus. C’est maintenant ca le Canada.

J’ai vécu 30 ans dans le ROC, surtout en Colombie-Britannique, et c’est évident que le français n’est qu’une langue comme les autres langues étrangères et est beaucoup moins parlé que le mandarin ou le punjabi, voire l’allemand ou l’ukrainien dans certaines régions. Ne perdez pas votre temps à aller chercher midi à quatorze heure, la francophonie canadienne dans le ROC est une affaire de famille, à la maison et, pour certains, à l’école, jamais dans l’espace public.

Quant aux Métis, si c’est vrai que la majorité étaient des couples mixes autochtones-français, il y avait quand même un proportion significative d’Écossais mais la langue commune n’était pas le français mais le michif, mélange surtout de cri et de français. Aujourd’hui les Métis sont en très grande majorité anglophones et le michif a presque disparu, tout comme le chinook sur la côte ouest.

Les anglophones ne sont pas minoritaires ici, ils sont majoritaires dans l’Amérique du Nord, sauf au Mexique, et les considérer comme une minorité au Québec est une manipulation éhontée de la réalité anglo-américaine. Mais, comme nous sommes un peuple bonasse, on se laisse facilement marcher sur les pieds et on a encore le complexe du colonisé qui veut plaire à son colonisateur (entre autres, en se liguant avec le colonisateur anglais dans sa tentative de faire disparaître les peuples autochtones).

Ne cherchez pas le coupable ailleurs, il est ici.

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Franco-ontarienne de naissance, j’ai quitté Ottawa il y a près de 40 ans pour m’installer au Québec afin de conserver ma langue. Ma belle-sœur francophone de l’époque m’avait demandé de lui rendre une traduction « par jeudi ». Récemment une autre belle-sœur francophone m’a suggéré de faire tout de suite quelque chose pour pouvoir « l’enjoyer ». Un de mes frères parle de « rèzources ». Un autre frère qualifie un meuble payé cher de « haute gamme ». Alouette.

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Il y a 50 ans, j’ai visité tout le Canada sauf Terre-Neuve Labrador. J’avais alors fait le même constat que madame Boileau. J’aurais pu écrire un texte semblable. J’étais l’étrangère dans ce Canada pas chez-moi. En passant là frontière du Québec, c’est avec bonheur que je rentrais chez-moi. Vivement, je demande à la jeune génération, de protéger notre langue française, elle est en danger.

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À lire les commentaires ici, j’aurais envie de m’affoler quant à l’avenir de ma langue maternelle. Par contre, votre texte me rappelle celui écrit par Denise Bombardier il y a quelques années et je me dis…bof. Ni l’une ni l’autre n’est en mesure de juger la vitalité de la langue française des communautés francophones du ROC quand elles ne se sont contentées de visiter le pays en style « drive-thru ». Baser ses observations sur une nuitée dans un hôtel où il n’y a pas de service en français au moment précis où on vous accueille n’est pas un indicateur de grande fiabilité.

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Si les lieux publics tels les hôtels, restaurants, bibliothèques, musées, bureaux du gouvernement, service de police, etc. ne sont pas bilingues dans un ¨pays bilingue¨, qu’est-ce alors que le bilinguisme pan-canadien à la Trudeau ???
C’est certain qu’on va trouver des francophones parlant encore le français dans leur maison à St-Boniface, tout comme on peut trouver des ukrainiens parlant leur langue dans leur maison au Québec. Cela ne montre pas que leur langue est ¨bien vivante¨ en dehors de ce milieu. Le Canada bilingue ¨A Mare Usque Ad Mare¨ est une fumisterie, une utopie, une chimère, rien de moins.

Malheureusement il y a du vrai dans cet article. Que l’accueil au Musée de Saint-Boniface soit unilingue anglophone est risible. Pourtant comme beaucoup de chroniqueurs québécois Mme Boileau semble avoir un talent particulier pour ne pas pouvoir trouver le français dans le ROC. Mme je vous assure qu’il y a encore des francophones à Saint-Boniface. S’il y en a moins qu’auparavant c’est en grande partie dû au fait que plusieurs ont quitté pour des quartiers plus aisés grâce à la réussite socio-économique des Franco-Manitobains depuis quelques décennies.

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Je suis franco-manitobaine. J’ai carrément décroché quand j’ai vu le mot francophonie en crochets. Vous n’avez aucune idée c’est quoi vivre dans un milieu minoritaire et les combats que nous faisons pour préserver notre langue. Le jour, j’enseigne dans une école immersion. Le soir, j’enseigne le français en ligne aux adultes qui souhaitent apprendre la langue. Il faut connaître l’historique des autres provinces, avant de régurgiter son opinion. Mon message aux Québécois qui partagent les sentiments de l’auteure de cet article : au lieu de critiquer, encourager.

Le constat que vous faites ici, Madame Boileau, ne m’étonne guère. Pendant des décennies, on a tenté de faire croire aux Québécois que grâce au bilinguisme officiel, ils pourraient notamment se sentir chez eux partout au Canada (c’est loin d’être le cas) et aux Canadiens des autres provinces que ce même bilinguisme allait dissuader le Québec d’accéder à son indépendance. Or, maintenant que l’appui à l’indépendance au Québec régresse, le Canada anglais ne ressent plus le besoin de promouvoir le bilinguisme, fût-ce même dans les services de base. Bref, un immense appât auquel bien des gens ont mordu. La réalité est tout autre, n’en déplaise aux jovialistes.

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Votre récit rappelle à quel point les expressions «les deux solitudes» et «the rest of Canada» s’appliquent bien à notre situation canadienne et québécoise. La protection du français au Québec s’en trouve encore plus prioritaire que jamais. Le sort de la francophonie dans les autres provinces et territoires ne nous appartient pas vraiment. Nous ne pouvons que nous désoler de constater ce qu’il en advient.

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Tes oignons, pis dans ta cour. C’est comme ça qu’on disait à quelqu’un de se mêler de ses affaires.
Les francophones hors Québec sont anglicisés à 100%. Ils savent vivre en paix. Bravo. Ils gèrent bien leur situation et ce n’est pas de l’affaire des franco québécois.

Les anglophones du Québec, hors Montréal sont très francisés et comme les francos hors Québec, ils savent vivre en paix.

Les Anglophones de l’ouest de l’île de Montréal on bâti un village gaulois et, à lire leurs commentaires dans The Montreal Gazette, ils sont bien malheureux que l’empire ne vienne pas à leur défense. Ils vivent la grande illusions des perdants qui leur fait croire qu’ils y a quelque chose à gagner avec une telle attitude. Ils sont bien aveuglés par leur illusion car s’il vivaient en Suède ils n’auraient pas de réticence à parler suédois. S’il vivaient en France ils n’auraient pas de réticence à parler français. Etc.

Les francophone du Québec sont les seuls à blamer pour leur attitude. L’attitude des francophones du Québec les encourage à se vautrer dans leur mentalité impériale néo-colonial. Cette situation est comparable à arroser de la mauvaise herbe en se plaignant de leur nuisance. Les lois et règlements n’auront jamais l’effet escompté sur la mentalité des perdants. Il faut les convaincre à l’usure en les heurtant dans leur portefeuille.

Lorsque qu’un commerce, une entreprise, une institution, un club, restaurant, bar, golf, spa, gym, épicerie, dépanneur, ne veut pas communiquer en français avec ses clients francophone, il faut qu’on le sache avant d’y aller, avant d’y entrer. Il faut que sur leur porte d’entrée, leur site web et tout autre info à leur égard on dise clairement: « Ici on ne parle pas français. » Il faut que ce soit loi et que cette loi soit appliquée à la lettre. Il faut que ce soit vérifié régulièrement et que les infractions à cette loi soient très dispendieuses.
Ainsi, les francophone seront avertis d’avance et auront le choix de choisir de dépenser leur argent là où on leur parlera français, ou pas. Ainsi, qu’on saura jusqu’à quel point les francophones du Québec tiennent à ce qu’on leur parle en français quand ils dépense leur argent.

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Madame Boileau aurait eu intérêt à prendre sea vacances alors que se déroule à Niagara les Jeux d’été 2022. Des membres de ma famille y sont en ce moment.
Lu dans « OnFr+ »: « Coup d’envoi des jeux du Canada 2022 à Niagara.. Quand le modèle franco-ontarien inspire. La représentativité de la francophonie et l’accès à ses services aux jeux de l’été qui se déroulent à Niagara du 6 au 21 août n’ont jamais été égalés dans l’histoire des Jeux… »
Voilà pour confondre ceux qui tentent de réduire « aux deux tondus et un pelé » les communautés francophones toujours bien vivantes au Canada..
En dehors du Québec on peut compter 1 million de francophones de souche ajoutés à un autre million de canadiens qui peuvent entretenir une conversation en français. Et, oui, une minorité aura toujours à défendre ses droits. Les franco ontariens ont tenu tête à Doug Ford et vont avoir leur université.
Quand on a réellement à coeur la survie de la langue française, le Québec ne peut se permettre le luxe de lever le nez sur les deux millions hors Québec.. Au contraire, on devrait encourager ce rayonnement.
Si je ne m’abuse, j’ai cru comprendre que c’était dans les plans de François Legault.

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Mme Beaulieu, en attendant de lire le récit de votre voyage dans le ROC, je vous offre le mien.
Durant ma longue carrière militaire (1968-2011), j’ai servi et voyagé dans toutes les provinces du ROC, sauf à l’Île-du-Prince-Edward. Je peux confirmer et dire à qui veut l’entendre que le Canada est de culture anglo-saxonne from coast to coast, à l’exception, bien sûr, du Québec.
Ayant servi à Ottawa durant les quinze dernières années de ma carrière, au QGDN ainsi qu’un détachement de deux années au Bureau du Conseil privé, j’ai pu constater de visu le niveau de bilinguisme de la fonction publique fédérale : c’est un bilinguisme de façade.
Cela s’explique facilement car une institution bilingue, ça n’existe pas. Elle peut donner des services à la population dans les deux langues officielles et ses employé(e)s peuvent utiliser de façon constante ou occasionnelle l’une ou l’autre des deux langues officielles. Mais le caractère, la façon de penser et les valeurs sont celles du groupe linguistique en majorité (ou dominant). Et dans le ROC, on sait lequel.
Heureusement, le groupe linguistique en majorité au Québec est celui de la langue française. C’est le seul endroit en Amérique qui possède la masse critique de francophones pour en préserver son caractère, sa façon de penser et ses valeurs. Et le gouvernement du Québec a le devoir moral de veiller à son intégrité et son épanouissement pour les décennies à venir.
En parlant de valeurs distinctes des deux groupes linguistiques, ça me rappelle une anecdote durant les années 90 à l’Université d’Ottawa. Une consœur de classe au programme MBA, elle aussi militaire, suivait également quelques cours dans le programme anglophone du MBA.
Elle a pu constater la différente mentalité qui existait dans les deux groupes. Alors que dans les classes francophones, c’était joie de vivre, coopération et entraide mutuelle, elle observait tout le contraire dans les classes anglophones – c’était une atmosphère froide et du chacun-pour-soi.
Une vingtaine d’années plus tard, le professeur Michael Valpy écrivait : « Les lignes de fracture sont profondes, et les Canadiens anglais doivent savoir que le Québec et le reste du pays dérivent de plus en plus loin l’un de l’autre. » https://lactualite.com/politique/bye-bye-canada/
Qu’en est-il de nos jours?

La chroniqueure lève-t-elle le nez sur les deux millions de francophones hors Québec? Je pense que non. Elle fait des constats. Elle analyse. Et, sauf erreur, ça ne semblait pas être seulement un »road-trip ». L’immersion touristique prolongée a tout de même sa valeur! Comme le disait un précédent lecteur, bien sûr que des francophones vont parler le français chez eux, dans les autres provinces. Mais la vitrine francophone de la province, dans ses lieux touristiques importants, sera-t-elle favorisée? Sera-t-elle mise de l’avant? Il semble que non. Imaginer la même chose ici, au Québec, côté anglophone, serait impensable. Ça donnerait lieu à des échanges (très) musclés.

En tant que francophone qui est né, a grandit et a étudié en français tout au long de sa vie à Winnipeg, je suis désolé d’entendre que vous n’avez pas été capable de ressortir de votre visite la conclusion qu’effectivement, le français au Manitoba il est partout. Votre recherche du français dans cette province était paresseuse et très malheureusement incomplète. Je vous encourage fortement de promouvoir le français en dehors du Québec, puisque les francophones et francophiles de ce pays ne doivent pas se rabaisser les uns et les autres, mais doivent plutôt travailler ensemble afin de préserver cette belle langue et sa diversité. Je suis déçu de voir que vous ressentiez le besoin de faire le contraire.

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Je ne comprends pas pourquoi une Québécoise s’attendrait à ce que le reste du pays soit aussi bilingue que le Québec. Le bilinguisme officiel n’oblige pas les restos à offrir un service bilingue. Elle nous donne l’impression qu’elle ne voulait rien savoir de la francophonie canadienne, car elle se manifeste de plusieurs façons, mais rarement dans les stations-service qui sont souvent exploitées par des immigrants non francophones. Si Mme Boileau veut vraiment connaître la francophonie canadienne, il va falloir que’elle apprenne à regarder plus loin que le bout de son nez.

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Monsieur Claude Perras, quand nous ne sommes que 8 millions de francophones dans une marée d’anglophones, on ne peut se passer du rayonnement des communautés francophones hors Québec,: de l’Ontario, du Nouveau Brunswick, du Manitoba et autres. Personnellement, je suis allée à quelques reprises à Lake Louise,, à Calgary, à Toronto, au Nouveau Brunswick. et j’ai été très souvent servie en français , Il y a beaucoup de
jeunes québécois qui y travaillent. Une anecdote récentes : en plein dimanche, dans une ville près de Toronto notre voiture nous a lâchés, un garagiste, comme il n’avait pas les pièces, avait réussi à rendre notre voiture sécuritaire pour le temps de notre retour à la maison. Hyper serviable. Nous baragouinons l’anglais et les anglophones ont toujours été très cordiaux avec nous . Mes enfants ont profité des programmes d’échanges d’étudiants pour apprendre l’anglais pendant les périodes estivales. Ils s’y sont faits des amis. Des membres de ma famille et des connaissances vivent au Nouveau Brunswick et d’autres en Ontario, Ils parlent français mieux encore que nombre de québécois et Ils sont parfaitement bilingues. Le sol canadien dans son ensemble a été foulé par nos ancêtres . Et on en abandonnerait la plus grande partie aux anglophones?? Les francophones de souche , qui sont dans une province autre que la
nôtre, y ont leurs racines et ils n’ont jamais baissé les bras pour garder leur culture vivante.. La loi touchant les droits consentis aux minorités sous PET n’avaient pas reçu l’appui du Québec car on craignait d’avoir aussi à s’y conformer envers nos propres minorités!!. Ce n’était pas à notre honneur. En 2022 on peut voir enfin le Québec montrer un peu plus de solidarité.. nos artistes vont régulièrement donner leurs spectacles dans les diverses communautés francophones, des acteurs québécois y tournent en français et en anglais., ça aussi ça contribue au rayonnement de notre culture . Et surtout quand on peut parcourir ce grand pays pacifique sans frontière, avec tous les services gouvernementaux auxquels on a accès et toutes ces occasions d’ouverture pour les jeunes, y renoncer, ce serait absurde et n’aiderait en rien à la survie de la langue française. Le voisin américain probablement en passe de devenir un état autoritaire ne ferait qu’une bouchée d’un Canada désagrégé et affaibli. Et un Québec isolé n’y échapperait pas.. L’avenir en ce moment n’a jamais été aussi incertain pour des enjeux beaucoup plus majeurs que les enjeux identitaires. On pourrait peut être les mettre sur pause, alors que tout laisse croire que la planète en ce moment se dirige vers un point de bascule.

Compatissons!
Tous les Québécois du NON référendaire devraient aller faire un tour vers le ROC, ils comprendraient peut-être comment on « les aime »…

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Merci Mme Beaulieu de partager vos anecdotes. Content de voir qu’en baragouinant l’anglais, vous avez pu vous tirer d’affaire avec la panne d’auto. D’ailleurs dans le ROC, il peut être utile de temps en temps de pouvoir parler l’anglais. Ou devrais-je dire, plus souvent qu’autrement, il est essentiel de pouvoir parler l’anglais pour se faire comprendre.
Je suis d’accord avec vous que le bilinguisme individuel est une excellente chose; mais il semble que cet avantage soit mieux compris par les francophones que par les anglophones. Je me demande bien pourquoi.
Que des Québécois soient servis en français à Banff par d’autres Québécois qui y sont venus apprendre l’anglais n’est peut-être pas un bon indicateur de la vitalité des communautés francophones dans le ROC. Oui, de valeureux Canadiens-français ont voulu planter leurs racines dans de nombreux endroits au Canada mais leur héritage francophone est en perte de vitesse partout. Et le Québec peine à garder sa majorité francophone.
Le récent mémoire (2021) de l’éminent professeur Charles Castonguay jette un regard lucide sur la situation deux langues officielles dans le « plus meilleur pays du monde » dixit Jean Chrétien. Triste à lire, mais c’est la réalité.
https://www.ourcommons.ca/Content/Committee/432/LANG/Brief/BR11249912/br-external/CastonguayCharles-f.pdf

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Il faut retourner jusqu’en 1999 pour trouver la seule et unique fois que le Québec a remporté la médaille d’or en improvisation aux Jeux de la Francophonie Canadienne. Depuis, la jeunesse francophone de l’Ontario, du Manitoba, et du Nouveau Brunswick dominent la « seule province francophone ». Je me demande si cette dominance linguistique Québequoise existent réellement, ou seulement dans la tête de ceux qui sentent le besoin d’abaisser le reste de la francophonie Canadienne. Le français reste et restera important dans chaque province Canadienne. Je suis fier d’être francophone, mais j’ai honte de partager une langue avec des gens si arrogants.

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Donc monsieur Mathieu, c’est la qualité qui compte et non la quantité. Peut-être que dans sa prochaine analyse, le professeur Charles Castonguay, que je cite plus haut, pour traiter de cet aspect…

C’est vrai,ce qui nuit a notre français, ce sont
les (ANGLOIIDES) un francais qui parle l’anglais par snobisme. Souvent leur anglais est aussi mauvais que leur français. Ce phénomène se rencontre souvent à la TV.

Mme Boileau est suffisamment crédule pour croire une personne qui lui dit qu’il n’y a presque plus de francophones à Saint-Boniface. Pourquoi donc y-a-t-il trois écoles francophones (deux primaires et une secondaire) dans le quartier? Aussi, beaucoup de francophones ont quitté Saint-Boniface pour s’installer ailleurs, par exemple la banlieue de Saint-Vital qui a vu la création de deux écoles francophones depuis l’an 2000.
Il y avait du français au Manitoba en 1968 quand René Levesque a dit que nous étions des « dead ducks ».
Il y avait du français au Manitoba en 1990 quand Yves Beauchemin a dit que nous étions des « cadavres encore chauds ». Il y a du français au Manitoba maintenant et il y en aura dans l’avenir, malgré les reportages erronés des journalistes comme mesdames Boileau et Bombardier.

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Est-ce que le professeur Charles Castonguay est dans l’erreur également? Quoi, vous n’avez pas lu son mémoire?

Ci-dessus vous avez cité le commentaire infâme d’Yves Beauchemin à propos des « cadavres encore chauds » et vous avez ajouté que les cadavres sont maintenant froids. Très charmant. Alors tous les élèves dans les écoles que j’ai mentionnées sont des cadavres froids selon vous?
Est-ce que vous auriez lâché un tel commentaire haineux à propos d’une minorité raciale ou réligieuse au Québec (j’espère que non).
Mon épouse et moi venons de rentrer d’un voyage au Québec. Partout quand nous avons dit que nous étions du Manitoba nous étions très bien reçus. Alors il parait que la plupart des Québécois ont plus de bon sens et de bonne volonté que vous.
Je ne répondrai plus a vos commentaires malsains et répugnants.

Monsieur Kroeker, je regrette d’avoir utiliser ces mots. En effet, il y a beaucoup de francophones qui survivent encore dans la mer, que dis-je, dans l’océan anglophone du continent. Je vous souhaite bon courage, ainsi qu’à vos descendants.

Lors de votre prochaine visite à Saint-Boniface, ne manquez pas de visiter la Maison Gabrielle-Roy, rue Deschambaullt. C’est un magnifique musée et le service en français est garanti!

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On pense, avec ce parcours décevant pour le français de Josée Bilodeau au Canada anglais, au problème récurrent et du même type chez Air Canada, quel est le sens pour eux du mot « Canada »? Quel est le sens de cette fédération canadienne? Est-ce une fédération qui évolue seulement selon une vision quantitative, basée sur des statistiques commerciales construites et utilisées dans leurs études de marché? On peut le croire en effet. Avez-vous vu le comportement de Michael Rousseau, le PDG d’Air Canada, ce dirigeant unilingue anglais qui s’obstine à refuser de parler français (sa mère et son épouse sont pourtant francophones!)? Le problème, c’est qu’on n’arrive pas à leur faire entendre raison. Depuis quarante ans que je voyage, j’ai constaté la même suffisance canadienne-anglaise, la même morgue éhontée. Ce type de Canadiens anglais est très tenace et très têtu et montre insolemment une sorte de refus glacial qui peut vraiment gâcher le voyage d’un francophone de bonne volonté qui croit encore, mais si peu, en cette fédération de provinces où le Québec va clopin-clopant vers sa disparition.

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