Il fait aimer le hockey aux Normands

L’aventure du directeur-entraîneur Guy Fournier a mené son équipe à la victoire!

En France, cet autre Guy Fournier est une vedette. On retrouve sans cesse son nom dans les pages sportives, car il est depuis neuf ans à la barre des Dragons de Rouen, en Normandie. Cette formation est l’une des 14 équipes de la ligue Magnus — la plus importante en France. Le calibre de la ligue se situe entre le junior majeur et la Ligue américaine, explique le gérant de 44 ans, qui n’a rien perdu de son accent de Portneuf. «Les meilleurs joueurs touchent un salaire équivalant à celui d’un cadre d’usine.» Rien à voir avec la masse salariale du Canadien de Montréal, qui avoisine les 20 millions de dollars !

Après un passage chez les Cataractes de Shawinigan et les Jets de Sherbrooke, Guy Fournier accepte en 1984 l’invitation d’un ami québécois et se joint à l’équipe de Viry-Châtillon, en banlieue de Paris. «Au début, je pensais seulement vivre une aventure», dit-il. Mais voilà que Rouen lui offre un poste de gérant-instructeur. L’ancien attaquant ne fait pas mentir la réputation des Québécois sur la glace : sous sa houlette, les Dragons remportent à trois reprises la coupe Magnus — un trophée baptisé en l’honneur du fondateur français de la Fédération internationale de hockey sur glace. L’aréna de 3000 places est pratiquement toujours plein. Pas mal pour une équipe pratiquant un sport aussi marginal ! Modeste, Guy Fournier préfère que l’on braque les projecteurs sur ses 22 joueurs… dont cinq sont, comme lui, originaires du Québec.

Ironiquement, c’est en anglais que se déroulaient jusqu’ici les entraînements, histoire de ne pas laisser en plan les joueurs finlandais et suédois. «Et les joueurs français, qui rêvent de jouer ailleurs, voulaient pratiquer leurs anglais», explique le gérant des Dragons. Mais le nouveau coach Alain Vogin (ex-joueur des Patriotes de l’UQTR) a décidé que la lingua franca des Dragons serait désormais le français — une décision appuyée par Guy Fournier. Un coup de maître qui aurait de quoi inspirer une certaine équipe montréalaise… «Nous offrons des cours de français aux joueurs étrangers et les Scandinaves l’ont appris, dit le gérant. Ils sont aujourd’hui capables de communiquer avec leur fans.»

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