Il neige sur les fraises

Je sors les poubelles, il me neige dessus. C’est non.

Photo : L'actualité

C’est non. Il neige sur les fraises que vend le marchand à côté de chez moi. Le mois de mai est avancé. Je sors les poubelles, il me neige dessus. C’est non. Je vous résume la situation : ces temps-ci, tout est de la merde. C’est ça qu’on devrait écrire dans nos fenêtres. Avec des arcs-en-ciel bruns. Tout est de la merde, mais comme je ne suis pas entièrement devenue le Schtroumpf grognon, je rajouterais tout de même : « Tout est de la merde… Mais on est ensemble ».

C’est tout ce que je trouve de positif dans ma vie ces jours-ci. Oui, l’odeur du pain, oui les coccinelles que ma fille trouve dans la cour, oui les jonquilles qui disent bonjour quand je passe… Mais la seule chose qui me console, c’est vous. Les gens. Et en particulièrement « mes gens ».

Les gens que j’ai choisis et qui peuplent ma vie. Mes voisins et les passants qui nous saluent en promenant le chien, mais surtout mes proches. Les gens directement impliqués dans ma vie, qui vivent la même chose que moi et à qui je parle très fréquemment. La spontanéité du contact avec mes enfants, mes parents, mes frères et sœurs et mes amis. Sans ça, je suis rien. Rien. Si j’ai pas rire avec mon mari le soir quand les enfants dorment et qu’on se raconte les conneries qu’ils ont faites pendant la journée, j’ai rien.

Si j’ai pas parler à mon père quand je vais moins bien, le faire rire au téléphone en lui disant que tout est de la merde, si j’ai pas la voix de ma mère qui me cherche des solutions, si j’ai pas ma copine Charlotte qui est enceinte et me rappelle par sa résilience comment on est fait fortes, j’ai rien.

Si j’ai pas l’amour de tous ces gens et leurs voix et leurs vies, si j’ai pas mes enfants qui sortent de nulle part avec une console vidéo portable et qui me racontent des niveaux de jeux et des monstres à battre que je ne comprends pas, j’ai rien. Si j’ai pas leurs petites voix, leur peau de poulet… Si j’ai pas papoter avec ma voisine pendant que je tiens une moppe sur mon perron et qu’on potine comme des concierges d’immeuble, j’ai rien.

Tout cela me maintient en vie. Même quand les mots ne veulent plus rien dire, même quand les conversations tournent en rond, même quand je parle deux secondes au facteur, à un livreur, à quelqu’un qui met mon épicerie dans un sac, si j’ai pas tout ça, j’ai rien.

C’est la seule chose que j’ai, les gens. Et vous, que ça aille ou que ça n’aille pas, je sais que vous êtes là.

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Le paradoxe c’est que la menace de contagion provient justement des autres, pas de la neige qui tombe en mai, ni des grands vents qui fouettent les érables, ni des oiseaux migrateurs qui reviennent pour faire naître une autre génération de ces magnifiques compagnons. Non, la seule menace vient des autres et c’est la raison derrière le confinement.

Toutefois ce que vous exprimez est justement là où le bât blesse : les impacts très sérieux de l’isolement et du confinement sur nos contacts avec les gens. La méfiance s’est installée et les gens des régions se méfient des gens de Montréal qui, malgré le confinement, ont quand même besoin de nature et se promènent allègrement dans les centres de villégiature. A-t-on exagéré le confinement ? Est-ce que les impacts de l’isolement valent vraiment la peine pour faire face à la pandémie ? Le jury est encore en train de délibérer car on ne le saura pas avant que la maladie soit maîtrisée par l’immunité générale. Mais vous illustrez fort bien le dilemme dans lequel nous sommes.

Bonne fête des mères !

Je n’aime pas l’écriture de cette femme, dans ses textes il n’a rien d’intéressante ni positive lire juste se plaigner il n’est pas plaisant Mme vous avez un outil très puissant dans vous mains utilise pour bien informer et communiquer qqch d’intéressant. Vraiment! La population n’est pas envie d’écouter une femme qui se plaint et qu’elle présume sa famille. Pour écrire il faut au moins savoir transmettre qqch d’intéressant.

Bonjour Mme, je vous lis régulièrement et j’aime bien votre plume. En ces gris matins, vous mettez un peu de soleil ☀️ dans nos vies. Bon voisinage.

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