Journal des temps inédits : Les régions et Montréal, la suite

Nous, Montréalais et habitants des régions, devrions travailler à vaincre notre méfiance-indifférence mutuelle. Car c’est ensemble, partout, que nous ferons société.

Photo : Daphné Caron

J’ai écrit samedi le billet « Détester Montréal », qui a fait énormément réagir à l’extérieur du grand Montréal. J’y parlais du schisme révélé par la crise de la COVID entre Montréal et les régions, de la peur de ces dernières à l’idée de recevoir les Montréalais cet été, et d’une détestation de la métropole qui avait toujours existé mais qui avait pris de l’ampleur. Oui, j’étais fâchée noir en écrivant, et j’y suis allée un peu fort. Je m’en excuse. Je déteste la méfiance quand elle vire à la pétition mesquine, à la délation et au repli sur soi.

Mais, oui, je vous ai lus, j’ai eu des conversations avec certains d’entre vous, et voudrais revenir sur certains points. Et non, le confinement ne me rend pas amère : il se passe idéalement, dans d’excellentes conditions, et j’aime ma vie de ville et de quartier. Oui, je crois avoir mis le doigt sur « la » ligne de fracture la plus sensible au Québec en ce moment : la disparité MTL et régions. Il y en a d’autres : riches et pauvres, nationalistes et mondialistes, mais celle-ci est la plus douloureuse et j’ai fouillé dedans samedi. Il est clair que le bobo est hyper sensible depuis toujours, mais particulièrement enflammé ces temps-ci.

Dans vos commentaires et nos discussions, j’ai bien compris la peur et sa raison d’être. Plusieurs régions du Québec ont échappé à la pandémie et veulent s’en protéger. C’est tout à fait légitime. Vous me disiez : « Nous sommes accueillants, c’est dans notre ADN. Les touristes montréalais représentent 40 à 60 % de notre économie. Mais prenons notre temps… » Je l’ai bien entendu, je trouve aussi que nous déconfinons parfois trop allègrement, par bout. Il y a eu aussi ce point de vue d’André St-Pierre, du Bic, qui me remettait en pleine face ce que vivent quotidiennement les régions : « C’est déplaisant d’avoir l’impression que les décisions se prennent loin de vous, par des gens déconnectés car trop loin de la réalité du terrain ? Bienvenue dans nos vies ! » Touché. À travers ma discussion avec Michel-Félix Tremblay de Matane, j’ai bien perçu ce sentiment de fierté d’être de quelque part, fierté qui anime une nouvelle génération qui a choisi de rester et d’embrasser son territoire.

Ces points de vue sont riches et viennent tempérer les pétitions haineuses, la méfiance atavique de certains. Car cela aussi existe, il serait absurde de le nier. Il y a toujours eu un fossé entre Montréal et le reste du Québec ; c’est même le pain et le beurre de certains. La ville est perçue comme extérieure au Québec. La pandémie est venue donner un prétexte supplémentaire à nourrir ce clivage. Certes, Montréal est aussi à blâmer, elle ne se prend pas pour un 7Up flatte, et tourne le dos au reste du Québec, ne serait-ce que par sa démographie et ses comportements politiques.

MAIS. Montréal est aussi le Québec, un Québec que vous n’aimez pas toujours, dans lequel vous ne vous reconnaissez pas, mais qui est aussi le Québec.

MAIS. Montréal ne s’intéresse pas assez au territoire, à l’ensemble du Québec, au risque de s’en déconnecter de plus en plus, de méconnaître les initiatives excitantes et sincères qui jaillissent un peu partout.

MAIS. Une fois la peur actuelle légitime résorbée, nous devrions travailler à vaincre notre méfiance-indifférence mutuelle. Car c’est ensemble, partout, que nous ferons société.

Le Québec est vaste, mal connu et mal habité par la plupart d’entre nous, et je ne parle pas que des Montréalais. Nous peinons à situer les villages sur la carte, nous le parcourons fort peu. Nous nous aimons mal. Nous n’avons pas de vraie politique du territoire. À défaut de marcher ensemble dans la même direction, nous nous regardons de part et d’autre d’une faille qui nous divise. Il faut absolument réduire la distance entre nos réalités si diverses. Apprendre à nous connaître. Cette blessure nous empêche de devenir plus forts. Merci de m’avoir fait faire un bout de chemin. Le Québec est beau de partout, il éclate de talents. Il a besoin de tout son monde, de tous ses paysages, du plus reculé à ses plus cosmopolites. Tout ça, c’est NOUS.

Je comprends mieux votre peur. J’espère que vous comprenez mieux mon inquiétude face à la faille…

Vous avez aimé cet article ? Pendant cette crise, L’actualité propose gratuitement tous ses contenus pour informer le plus grand nombre. Plus que jamais, il est important de nous soutenir en vous abonnant (cliquez ici). Merci !

Les commentaires sont fermés.

Bonjour Mme Bazzo

Contente de vous lire ce matin. Votre évolution me fait plaisir. Oui il nous faut tendre à mieux se connaître pour mieux vivre ensemble. Je pense sincèrement que la majorité des Québécois se respectent d’une région à l’autre. Malheureusement, comme dans tout il y a des exceptions et ce sont souvent ces personnes qui parlent « le plus fort ».

J’apprécie ce changement de perspective beaucoup plus nuancé. Effectivement, madame Bazzo met le doigt sur une politique du territoire qui n’est pas vraie. Comme néo-québécois depuis presque 30 ans maintenant, j’ai toujours estimé que nous ne mettions pas bien en valeur cet immense territoire, quoiqu’on dise, quoique nous fassions, nous n’avons pas les villes, les villages, les aménagements que nous devrions.

De la même façon, nous ne pouvons que constater que les villes, ce qui inclut Montréal, qu’elles restent l’émanation de la Province. Il y a nécessité d’une plus grande décentralisation et l’urgence de réviser la fiscalité qui n’est ni réellement à l’avantage de tous les habitants des grandes villes, ni à l’avantage des collectivités territoriales éloignées qui dans de nombreux cas devraient obtenir plus de financement et/ou de facilités de prêts pour assurer leur développement.

C’est dans l’équilibre et par des métropoles d’équilibre qu’il est possible de favoriser un futur sain et agréable pour tous. C’est par l’élimination progressive des clivages métropole/région, par une mobilité bien faite que nous devrions pouvoir parvenir à faire finalement entrer le Québec dans le 21ième siècle.

L’usage démontre que le dialogue est toujours plus profitable que la loi du silence (qui ne profite qu’à un petit nombre), il faudrait comme dans toute période de renaissance une éclosion prolifique et protéiforme de projets communs.

Cette capacité de nous mobiliser sur de belles choses, contribue au partage de toutes richesses : morales, spirituelles, financières ; pose les jalons, puis les fondations d’un retour à une vie normale dans la paix et dans l’harmonie.

Bonjour
Incapable de lire de nouveau cette personne. La pseudo guerre Montréal-quebec et les médias de Québec. Supposé tj contre Montréal ? Jamais d’extrait toujours des suppositions. Terminé. C’est assez … Je vie a Québec et rIen contre Montréal. Pourquoi alimenter cette pseudo haine malsaine qui existe pas ???

Les régions et Montréal, la suite
C’est bien de vouloir nous réunir.
De faire du Québec UN SEUL Québec.
Malheureusement, je crois les Montréalais Canadiens… et non Québécois.
Dans ces conditions, difficile de former UNE SEULE nation…
Malheureusement!

Bonjour Marie-France, je pensais écrire Mme Bazzo, mais comme je vous lis dans l’Actualité depuis quelque temps, que je vous écoute à la radio et vous regarde, parfois, à la télé, c’est Marie-France. Je suis une Abitibienne de 2e génération par mon père, je vais régulièrement à Montréal et dans les environs, et je suis toujours agacée par le nombre de montréalais qui n’ont jamais traversé le parc de La Vérendrye… Et c’est similaire pour celles et ceux qui habitent le »Centre » du Québec. On devrait plutôt parler de la bande Valleyfield – Trois-Rivières – Sherbrooke – Québec là où habite la très grande majorité des Québécoises et Québécois, qui si ils ont les moyens sont allés dans le Sud, ou en Europe mais qui ne connaissent pas leur province.
Merci pour ce bel article.

J’ai fait le tour du Québec, je ne sais combien de fois. J’ai aussi participé pendant plusieurs années à faire le répertoire de ses municipalités. J’aurai vécu à la fin de ma vie , un tiers au Saguenay Lac Saint Jean, un tiers à Québec et sa région et le dernier bout à Longueuil dans la grande région de Montréal. Il est tout à fait exact de dire qu’il y a des différences. Plus la densité de population est petite, plus on se rapproche de la nature, de ses pairs. Plus la densité est grande, plus on se concentre sur soi. Montréal est le lieu de tous les espoirs mais aussi de tous les désespoirs. Je n’ai jamais bien compris pourquoi il devait exister une rivalité entre Québec et Montréal, voire des régions. C’est probablement de bonne guerre d’alimenter la rivalité au hockey. Par contre, la Covid n’a rien de sportif, elle fait peur. Enfin, il faut considérer que Montréal est aussi une vaste courtepointe dont plusieurs bouts de tissus ont des liens étroits avec les autres parties du Québec. En ce sens, il est normal de les voir retourner dans leurs bouts de pays. Ils sauront très bien ce qu’ils ont à faire. En faisant de la généalogie, on apprend rapidement que les anciens avaient la bougeotte. Mes ancêtres étaient parmi ceux et celles qui ont fondé Détroit vers 1700. Quant à moi, je retournerai à Chambord, pas en France, pour mon dernier repos en espérant simplement que ce ne sera pas la Covid qui m’y aura amenée.

En fait, votre article aurait pu s’intituler: Le Québec et la région de Montréal.
Montréal est l’une des régions du Québec et dans cette situation-ci c’est la région de Montréal qui est différente de ce qui se passe au Québec.
À moins que vous considériez que le terme région est trop péjoratif pour le 514, mais un terme acceptable pour les 16 autres régions administratives du Québec.
Mais, ce qui est encore mieux, c’est de parler du Québec dans son ensemble comme vous le faite aujourd’hui, La beauté de toutes ses régions y compris de celle de la région de Montréal.

Une chose qui explique la peur des gens des régions envers les Montréalais c’est la panique engendrée par le gouvernement Legault et l’apocalypse prévu. Or, je vis en Estrie et les Montréalais sont revenus les fins de semaine depuis il y a environ 1 mois, à Pâques, et on se porte bien, il n’y a pas de hausse de cas d’infection dans la région. Est-ce que le gouvernement a fait peur au point où la raison nous a abandonnée? Je ne sais pas mais ce que je sais c’est qu’il semble que la panique engendrée est mauvaise conseillère et que la « horde » de Montréalais qui vont en villégiature n’est pas une invasion de zombies mais des gens bien sympathiques qui n’apportent pas le lot d’infection que l’on craint. On pourrait peut-être respirer un peu, avec ou sans masque?

J’aimerais qu’on arrête de penser que tout le monde en dehors de Montréal ne veut pas de la visite des Montréalais. Et qu’on arrête de mettre toutes les régions dans un même paquet comme si elles étaient et pensaient toutes pareilles.
Par exemple, ce n’est pas parce qu’une région a demandé un délai de une ou deux semaines avant de lever un barrage, que celle-ci ne veut pas que les Montréalais viennent en visite ou en vacances… Les gens qui vivent en régions ont tous un garçon, une fille, un cousin, une cousine, un oncle, une tante, des amis, et même des parents qui vivent à Montréal. Ils ont hâte de pouvoir les revoir.
Ériger Montréal en soi-disante victime persécutée par le reste de la province ne fait que braquer celle-ci contre les autres. Tout le monde y perd. Et moi qui ai un pied dans chacun des deux; ça me déchire le cœur en deux.

Note; Marie-France, j’ai aussi étudié en journalisme à l’UQAM. J’ai travaillé et été une fière résidente du Plateau pendant 30 ans. Je me suis installée depuis au Bas-Saint-Laurent sur le bord du fleuve. Un retour puisque j’y suis née. J’ai deux ports d’attache. Et je fais la navette souvent et régulièrement. Je me sens aussi bien dans l’un comme dans l’autre. Et je considère que toutes les régions sans exception forment le Québec, incluant celle Montréal.

Mme Bazzo
Les gens des régions sont dans une situation paradoxale,
S’il est approprié de laisser entrer des gens provenant d’une zone chaude (Montréal) vers une zone froide ( Bas-Saint-Laurent) la logique voudrait qu’on ouvre le couloir New-york (Zone chaude) et Montréal (zone chaude)!
Quand on écoute la ministre de la santé on comprend bien le chaud-froid!
Si on insinue que Les gens du Bas saint Laurent auraient peur des gens de Montréal… de quoi auraient peur les gens de Montréal??? Serait ils dans une logique particulière?
L’économie va mal pour tout le monde n’est ce pas. Ouvrez vos frontières! Pourrait on dire, mais ce ne serait pas bien. Ce serait chiquer la guenille…
Le problème c’est qu’on arrange la logique à son profit, selon.
La santé est importante pour tous, et je dis souvent à la blague que mon village est un foyer pour vieillard à ciel ouvert, dommage qu’il pourrait être à risque de devenir un ghost town. On se sent concerné par l’hécatombe des CHSLD de Montréal et qu’il y sorte encore plus ou moins 50 sacs de … chaque jour nous est sensible, pas vous?
Quant à la super équipe du dr Arruda aurait-elle besoin de prothèses auditives? Tous les directeurs régionaux de santé publique passés Quebec ont demandé de laisser les barrières à Lapocatiere Présentes pour encore deux semaines!!!! Ce n’est pas la fin du monde. Dommage de voir la logique aussi illogique dans la belle province…serions nous dans une nouvelle dictature édulcorée de danses et d’arc en ciels? La province (ou les parties nobles intellectuelles) nous accable d’incompréhension et d’égoïsme est c’est difficile. Nous sommes là pour nos aînés, on cherche des solutions. Notre direction de santé publique ne semble pas faire partie de l’équipe des anges gardiens qui ont droit aux recommandations, serait-elle si pourrie?
Quand les conditions de de déconfinement de l’OMS seront respectées et que nos nombreuses personnes âgées seront encadrées de façon sécuritaire, nous accueillerons les personnes de ces régions redevenues froides avec chaleur!! Comme on l’a toujours fait.
Réfléchissez et soyez logique SVP.
Comme on aimerait revenir à la normale?

Merci de votre attention.
Denise Levesque

Mme Bazzo, vous avez l’amende honorable trop facile. Relisez votre premier texte: vous n’y parliez pas de détestation mais bien de haine de Montréal. Sortez un peu de votre cocon! Plusieurs, qui ont l’indulgence facile, semblent apprécier la nuance dont vous faites preuve aujourd’hui. Pour ma part, j’estime que L’Actualité n’aurait jamais dû publier le premier texte, car la haine venait de vous.

Montréal… le seule endroit dans cette province ou on fait croire aux gens des régions qu’il n’y a que la- bas que l’on peut être ¨riche et prospère¨, après on se demande pourquoi les régions se vident de leurs jeunes, deux référendum sur l’indépendance du Québec perdu grâce aux résultats venant de Montréal…le centre financier du Québec qui nous prouve en cette période de pandémie que notre avenir financier ne devrait pas être concentrer uniquement a Montréal… désolé Montréal tu ne nous a pas fait de cadeaux depuis Jean Drapeau, je n’ai plus rien a t’offrir…

Merci de votre humilité dans cette ère de polarisation. Cessons la division contagieuse autant sinon plus que la covid. Lorsque la crise passera j’espère qu’on aura au moins appris à comprendre mieux les autres. Pas juste les régions et Montréal mais humain à humain. J’espère qu’ on aura appris à prendre un peu plus de perspective. N’ayons pas honte d’avoir de l’espoir.

J’ai lu tous les commentaires avant d’écrire, et j’ai senti un amour pour leur beau pays du Québec des personnes ayant vécu ou vivant dans les belles et grandes régions du Québec. Ayant moi même vécu dans 5 de ces régions pendant plusieurs années chacune, Matapédia, Côte-Nord, Abitibi, Bas St-Laurent et maintenant Québec en passant 1 an par Jonquière (maintenant Chicoutimi) , j’ai la conviction que les québécois aiment leur coin de pays, y compris la grande Montréalaise qui leur est si chère en même temps que si distante. Il faudra bien qu’un jour ces deux entités, Montréal… et les autres, se rendent compte qu’elles sont solidairement dépendantes les unes des autres et qu’elles ne forment qu’un tout indissociable. Le Québec dépend de son centre économique qu’est Montréal, et Montréal dépend du reste du Québec pour ses ressources naturelles et son énergie électrique.
Quand on aura compris ça, la relation amour-haine n’aura plus de raison d’exister… sauf au hockey, bien sûr !

Bonjour madame, ce que vous appelez Montréal ou « La ville », c’est en majeure partie les gens des régions qui l’ont peuplée et qui l’enrichissent de leur talent. Nos 4 filles sont parties étudier en ville. Nous avons chèrement financé leurs études universitaires au profit $ de la ville. Parmi les 4, une seule est revenue.
La région a fourni ces 3 cerveaux à la ville, mais pour la région, c’est une double perte : non seulement nous ne profitons pas de leur talent, mais non plus de leur apport économique.
Nous sommes bien fiers de leur accomplissement, mais pour notre milieu c’est une énorme perte.
Sans compter que les rapports affectifs nous manquent (enfants et petits-enfants).
Alors que le défi du Québec est l’occupation de son territoire, nous allons exactement dans la direction inverse. Nous sommes bien d’accord qu’il ne faut pas laisser se creuser davantage le fossé et accepter qu’il y a plusieurs façons de vivre le Québec et qu’à ce titre un dialogue constructif doit naître pour notre épanouissement mutuel.
Décider ce qui est bon nous est essentiel. L’hypercentralisation actuelle nous tue !

Madame Bazzo,

Je m’étais pourtant dit que je ne donnerais pas suite à votre écrit méprisant du 16 mai dernier (Journal des temps inédits : Détester Montréal), laissant à d’autres l’opportunité de le faire. Mais c’est plus fort que moi. Vos excuses subséquentes (Les régions et Montréal, la suite) n’ont pas réussi à le faire oublier et à adoucir ma blessure. Vous avez pris soin de ressasser vos complaintes et de renommer les préjugés incorrigibles vis-à-vis Montréal vs les régions, enlevant ainsi toute crédibilité à votre repentir.

Je gagerais fort, qu’au Québec, vous vous êtes rarement éloignée de votre 514/450. Peut-être jamais. Sinon, vous parleriez autrement. De mon côté, pour me nourrir de ce que la vie montréalaise trépidante nous offre, je vous écoute sur toutes les tribunes où votre assurance est manifeste. Depuis votre article Détester Montréal, je ne vous écouterai plus de la même manière. J’aurai un regard circonspect.

C’est un tort immense et grave que font les intellectuels bien nantis, choyés, charismatiques, dont vous faites partie, avec des propos incendiaires et haineux, apparentés à un discours digne d’une radio poubelle quelconque. Une belle tache d’huile dans la revue L’Actualité.

Celle ou celui qui souhaite sincèrement une reconstruction solidaire du Québec tient un propos rassembleur, utilise un autre ton que le vôtre et choisit le champ lexical approprié. Surtout quand celle ou celui qui parle jouit d’un pouvoir médiatique reconnu.

Montréal est une région magnifique où j’ai vécu quelques années comme étudiante et où mes trois enfants ont élu domicile.

Diane Chevrier
23 mai 2020
Rimouski, au Bas-Saint-Laurent, qui saurait combler vos besoins de paysages « reculés ».

J’ai toujours cru que, malgré sa très grande culture Marie-France est resté une personne humble. L’humilité est une grande qualité qui se fait de plus en plus rare. Avoir pris le temps de reconsidérer son opinion , c’est tout a son honneur. Montréal est le cœur du Québec , mais un corps avec un seul organe ne peut pas survivre. Nous devons tous travailler ensemble pour que ça aille bien. C’est en se parlant qu’on fini par comprendre la réalité de chacun.

Les plus populaires