Journal des temps inédits : L’inhumanité

Marie-France Bazzo, dont la mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer, est outrée par les conditions dans lesquelles se retrouvent trop d’aînés en ces temps de pandémie…

Photo : Daphné Caron

Depuis la fin de semaine, quelque chose de la confiance ravie que je mettais dans le trio gouvernemental de choc s’est cassé. L’incontournable « ça va bien aller » ne pogne plus sur moi. Des ballounes pis des arcs-en-ciel devant des CHSLD où les vieux crèvent à la dizaine, ça casse un peu le party.

Le Québec vit une crise dans la crise. Ce qui a été révélé, grâce aux journalistes, de l’horreur régnant à la résidence Herron a bouleversé quiconque a un cœur. Des aînés marinant dans leurs excréments, des employés déjà trop peu nombreux et mal payés s’étant enfuis de peur d’être contaminés. Un établissement déjà visé par un rapport accablant du Protecteur du citoyen en 2017, et où il y aura une enquête du coroner, de la police et de la Santé. Et un système bureaucratique, le CIUSSS, dont on ne sait encore précisément quel a été le rôle.

Calvaire.

Il est question ici de dignité humaine. D’humanité. Comment tous ont-ils pu ici en manquer à ce point ? Avec Herron, mais aussi Sainte-Dorothée, LaSalle, Eva en Estrie, nous sommes devant le laisser-aller d’un système qui devrait tous nous indigner. Certains CHSLD, des résidences privées ont commodément été reléguées dans les limbes de nos consciences avec les réformes hospitalo-centristes de 2003 et de 2015. Certains des employés qui s’occupent des soins des aînés sont mal formés, tous sont mal payés, et la COVID-19 s’attaque particulièrement violemment aux vieux maganés. La tempête était parfaite.

Nous détournions les yeux. Nous nous disions que nos parents et nos grands-parents étaient en sécurité, et nous ne posions pas de questions. Le système se dégradait, dérapait doucement, et parfois, l’humanité la plus minimale le quittait, et ce, à tous les étages. Ce qui est arrivé à Herron ne tombe pas du ciel. Ça s’est mis en place pendant des années. Oui, il y a des anges gardiens dans le système, oui, il y a des CHSLD et des résidences qui sont des milieux de vie décents, des gens qui font la différence. Mais ce qui nous pète aujourd’hui à la face est un système qu’il faut urgemment remettre en question. La ministre des Aînés a beau être pleine de bons sentiments, ça prend plus. Un grand ménage, des salaires décents en permanence, une revalorisation des établissements et des jobs de préposés, et un Protecteur des aînés. Au minimum.

Et la réelle préoccupation, de la part de tous, pour le bien-être des personnes âgées, nos pères, nos grand-mères à tous. Nous pratiquons tous l’âgisme, ce qui déjà dévalue les aînés. Collectivement, on commence par s’en foutre, à ne pas les voir, puis on les parque dans les marges du système, puis on les oublie.

Il a suffi d’un virus pour nous faire éclater cette dissimulation à la figure.

Désolée, mais au Québec, ce n’est pas vrai que nous aimons nos vieux.

Et les ballounes et les arcs-en-ciel ne sont pas un soin.

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TOUT est dit à l’avant-dernière phrase :
« Désolée, mais au Québec, ce n’est pas vrai que nous aimons nos
vieux. »
Au Québec, on n’«aime» ni vieux ni enfants. C’en est «remarquable».

Au mieux, ils/elles sont laissé.e.s pour compte. Au pire, martyrisé.e.s.

Merci Mme Bazzo pour cet article sur les CHSLD, il est plus que temps, qu’on fasse plus et mieux pour nos aînés

Puis…

Adviennent des moments où tout, ou presque, est en la manière.

Hier, par exemple, lors des toutes premières secondes de la première minute de la conférence de presse
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/activites-presse/AudioVideo-84941.html?support=video

le premier ministre annonce qu’il y a « 75 nouveaux décès », (assorti d’habituelles condoléances)
sans plus.

Or…

Jamais n’était-il arrivé qu’il y ait (eu) si forte augmentation de décès, constatés ou déclarés, en une seule journée.

Si bien que la moindre des choses, en l’occurrence, n’eût-elle pas été de faire une ‘pause’ à ce moment ?
Laisser quelque espace de ‘respiration’… ?

Ça fesse, ç’assomme, en effet, ‘déposé’ comme ç’a l’a été.

On avait pu voir, il y a quelques jours, un monsieur témoigner d’à quel point s’avère épouvantable d’avoir, pour des proches, à être absent.e.s d’auprès d’un.e proche trépassant, seul.e, en pareilles conditions; et, combien plus encore pour celui-ci ou celle-ci même, imaginez, d’avoir (eu) à s’en aller ainsi, seul.e…

🙁

La population vieillie donc il faudra encore plus de places en CHSLD et plus de personnel. Mais on va le prendre où ce personnel? Qui est intéressé à travailler à petit salaire comme préposée aux bénéficiaires? Les conditions de travail sont encore pires dans les résidences privées subventionnées. Je ne suis pas particulièrement optimiste quand à l’avenir de soins de santé au Québec. Il y aura un manque de personnel et d’argent qui va aller en augmentant jusqu’à ce que le cap du vieillissement de la population soit passé. C’est comme pour la pandémie il y a un cap qu’il faudra passé.

Ce qui se passe dans les CHSLD, ce qui se passe dans les résidences privées pour les vieux (j’utilise cette expression à dessein, j’en suis un) durant cette crise sanitaire qui les touche plus que les autres groupes d’âge, est à mes yeux le résultat d’une idéologie néolibérale mis en place au Québec par les Bouchard et les Charest, suivant en cela l’héritage des Reagan et Thatcher. Au Canada, Harper reste encore le plus bel exemple de cette idéologie de l’exclusion des pauvres, des sans diplômes et bien sûr des vieux. En somme de tous les non-productifs au sens des banques d’affaires et des hedge fund. Le néolibéralisme a démantibulé l’état providence et il a suffit d’un virus invisible à l’oeil nu pour voir clair. Dommage qu’il faille autant de morts.

Un jour, un « aîné » est décédé.

Le médecin de garde, las et fatigué, s’exclame à la famille : «On vit trop vieux!»

Quelques minutes plus tard, l’épouse du décédé, éplorée, à son tour s’exclame :
« On est trop vieux pour mourir ! »…

C’est en plein cela.

Arrive un moment où l’on serait rendu trop vieux.

«Meurs à temps», stipulait l’inédit Zarathoustra.

Toutes personnes se valent. Jeunes ou vieilles.

Ce qui diffère, c’est la valeur de la vie au cours
de la vie.

À l’enfance, à l’adolescence, débordant de vie
on n’a cure de perdre celle-ci.

À l’aube de la mort, vieux, les instants de vie
restant
décuplent de valeur.

Aussi, oui «c’est dur de mourir au printemps»

Il y a « le grand cercle de la vie » et y a-t-il la
« chaîne de la vie ».

Chez nous, la chaîne a été amputée au deux
bouts
aîné.e.s et enfants ne sont pas bienvenu.e.s

Bonjour,

Ce matin, mon meilleur ami, souffrant de dystrophie musculaire et étant en appartement supervisé m’a confirmé le déplacement de leurs ressources d’aide vers les CHSLD. Il est très inquiet de voir les préposés restants qui ne suffisent plus à la tâche.

Merci Mme Bazzo pour votre indignation! Le Québec tout entier et chacun de nous doivent porter la réflexion plus loin et en profondeur face à nos aînés.

Il fait peu de doutes que la société québécoise, comme bien des sociétés occidentales individualistes, méprise ses aînés et aimerait bien les voir disparaître, loin des yeux, loin du cœur. Dans d’autres sociétés, comme chez les peuples autochtones, on respecte les aînés et on les mets à contribution pour qu’ils partagent leurs expériences avec les plus jeunes. Ici, on préfère réinventer la roue et on en a que pour ceux qui sont productifs pour une société néo-libérale.

Le plus bizarre c’est que les autres provinces du Canada anglais traitent mieux leurs aînés, alors qu’on pourrait croire qu’elles seraient plus individualistes et moins portées sur le côté social. C’est vrai que ces autres provinces ont aussi leurs problèmes de résidences d’aînés mais pas de l’ampleur qu’on retrouve ici. Mais elles ont aussi plus de respect pour la contribution des aînés et on leur offre certains privilèges comme un réduction de taxes foncières, des impôts moins élevés, prix réduits sur les services provinciaux etc.

Pour en revenir aux résidences d’aînés, la santé d’un aîné peut se détériorer assez vite. Par exemple, mon père qui souffrait de la maladie d’Alzheimer a vu sa santé décliner rapidement au point où il ne pouvait plus vivre dans sa résidence pour gens autonomes et qu’il avait besoin de la sécurité d’un CHSLD. Or la période d’attente pour avoir une place dans le public était de 18 à 24 mois… pour une situation urgente. Il a donc fallu choisir le privé à 4 000 $ par mois avec des services rudimentaires. Les préposées faisaient des miracles avec rien et c’est à se demander où allait ce 48 000 $ par année !

Au Québec on se dit sociaux démocrates mais en fait on coupe dans la santé et sur les services aux citoyens pour prétendre ensuite baisser les impôts et les taxes. N’empêche que bien d’autres provinces s’en tirent bien quant aux services sans imposer leurs citoyens au niveau si élevé du Québec. À part les garderies, où va l’argent des contribuables québécois ? Comment se fait-il que notre société tolère une telle situation alors que les ressources sont là, à la disposition du gouvernement ?

À: M. Vincent Marissal, député de Rosemont et responsible en matière de justice fiscale et de services publics
M. Alexandre Boulerice, député de Rosemont-La Petite Patrie et Chef-adjoint du NPD

Mme Valérie Laplante, Mairesse de Montréal

M. François Legault, Premier Ministre du Québec
Mme Danielle McCann, Ministre de la santé du Québec
Mme Marguerite Blais, Ministre responsable des ainé-es et Proche aidants du Québec
Mme Manon Massé, co-porte-parole de Québec Solidaire

M. Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada
Ms Patty Hajdu, Health Minister of Canada
Dr. Theresa Tam, Chief Public Health Officer of Canada

De : Ms Grace Rostig
Fondatrice et seule employée de Moments de grâce, petite entreprise qui offre des services d’accompagnement et animation individuelle et en groupe aux ainé-es. .

CC: Le Devoir, The Gazette, The Globe and Mail, Le Journal de Montréal, La Presse

CC: The Mental Health Commission of Canada

CC: Ms. Jann Arden, Ms. Jane Fonda

Bonjour à vous toutes et tous, membres de nos gouvernments,

Avant tout et surtout, un gros merci pour tout ce que vous faites. Je suis fière d’être québécoise et canadienne.
Je ne peux qu’imaginer les heures supplémentaires que vous travaillez et le niveau de stress que vous, vos familles et ami-es subissez.
Sachez que vous êtes dans mes prières et que je vous envoie de l’énergie positive à tous les jours.
Sachez aussi que je fais ma part en restant autant que possible à la maison, en créant une belle atmosphère familiale pour moi et mes enfants, en restant en forme spirituellement, émotionnellement, mentalement et physiquement.

Et en pensant à la situation des ainé-es actuellement, qui n’est que beaucoup pire que l’horreur qu’il vivaient déjà, je préviens ma propre folie en vous écrivant pour vous haut et fort: c’est maintenant qu’il faut changer la situation horrifiante dans laquelle vivent nos ainé-es en CHSLD…

This letter is written in English because the petition I signed, which inspired the letter, was written in English…and because my first language is English. I would be happy to translate it for anyone who is interested. The petition I signed was circulated by an ad-hoc committee of concerned citizens, with family and friends working and living in long-term care across Canada –The long-term care crisis committee-Le comité de crise en CHSLD.

This is the comment I attached to the petition:

“I am signing this petition partly because the elderly are dying. One of my friends, one of the elderly people I loved the most on this earth died of the virus on April 9th and I am reeling with sadness, pain and guilt. He died, the system having failed him over and over and over again before he finally succumbed.

But I am mostly signing this petition because I have been working with the elderly for 10 years now and while I have seen how, probably more often than not, their physical needs have been taken care of, their mental, social, psychological and emotional needs have been tragically, brutally neglected.

Isolation is a disease from which a huge percentage of our elderly population has been suffering for as long as I have been working in the system. And now, isolation is the solution the medical establishment and governments found to keep them alive. Physically alive, as usual, I cannot help but add.

I have hesitated to complain for two reasons : On the one hand, I didn’t see the point, having unsuccessfully spent the past ten years attempting to change the system from within, trying to convince people that, while the elderly must stay, first and foremost, physically healthy, their minds, hearts and souls need attention too. Second, I have always had THE solution: train more people (and pay them better) as recreation facilitators (yes, old people NEED to have fun too!), spiritual animators, counsellors FOR the elderly because OF COURSE their needs are not always the same as younger people. Hire more nurses, PABs who, again, are both trained to work with the elderly AND who are doing so because they WANT to. That solution is no longer possible, and so I have hesitated to complain, but when a friend sent me the petition I mentioned above, it shook me out of my lethargy and reminded me that while I can’t think of a solution, there might be someone out there who can.

There must be some way for we who love the elderly, we who are dedicated to the elderly, we who enjoy and admire and cherish the elderly, to be permitted to continue to see them during the present crisis. Sure, we can talk to them on the phone, but a 20-minute phone call cannot replace a 3-hour visit, when we sit and eat and talk and laugh and reminisce together.

Also, I want to address the issue of inspections in CHSLDs (here in QC, since that is all I know), since these days, we’ve been hearing on the news that there have been too few inspections of our public long term care facilities. That is not the problem. I have been present in 4 different CHSLDs, both private and public, on the occasion of these inspections. They are announced months ahead of time, administrators delegate extra funds to the preparation for the visit, the inspectors are lead around like royalty…and the most important thing is to pass the inspection so that the CHSLD in question can hang a flag from their installation indicating they successfully passed the inspection. Then, everything goes back to “normal.”

No long term good for the elderly results from these inspections. These inspections are a sham!

Not to mention the collusion on the part of the chefs d’unités and other, more highly-placed, administrators, who too often, instead of hands-on experience with the elderly have MBAs—they do not inform the people with whom they are in contact in the government about the necessity to hire more people, to train them more extensively and pay them better. They don’t clearly explain that patient/employee ratios make it impossible for employees to spend any quality time with the people they take care of, and that in fact, they don’t even have time to feed people properly. They don’t mention that with the budget they are given for food, it is impossible to serve decent meals. They don’t say that with one technicienne en loisirs for a whole residence they can never hope to meet the recreational needs of all the residents. They hide the fact that the residents who are the best taken care of are the ones who have families who advocate, no, FIGHT, loudly and constantly, for them.

Instead, those administrators take the budget cuts forced on them by their governments and to force their employees to comply with them. That’s what they’re paid to do, isn’t? The best administrators and the best workers quit, leaving behind the ones who are the most desperate for their pay cheques…or to advance their careers .

Wouldn’t it be convenient to pretend that the buck stopped there, to say that it really was all the fault of the administrators, to forget that at least as much to blame are our elected officials, the very people who are elected to take care of all of us, not just the young and the wealthy and the vocal.

This crisis is showing us just how badly the elderly are being taken care of—they are dying in droves! Will you, as people in the government, hear the wake-up call? Hear the cries of the elderly begging for care that goes beyond their bodies? Or will you continue, like governments before you, to ignore the elderly? After all, though they built this country the elderly, especially the very elderly who live in long-term care facilities, can no longer speak for themselves and often have no one to speak for them. They have become redundant, easy to ignore, haven’t they?

Please see the comments of M. Pierre Malchelosse (récréologue et anciennement professeur dans le programme de Gérontologie au CÉGEP Marie-Victorin) below, in which he describes how the Liberal govt here in QC dismantled our elder care, one cruel and disastrous decision after another.

I wonder…the elderly are dying of Covid-19, but as both the most isolated population (before and since the crisis) and the most vulnerable, are they dying in such great numbers ONLY because of Covid-19, or are they dying from loneliness because they are not allowed the one thing that was keeping so many of them alive, contact with their loved ones? Who wants to bet that if we find a way to do go back to doing the latter, suddenly less elderly people will die….

Please see the comments of M. Pierre Malchelosse (récréologue et anciennement professeur dans le programme de Gérontologie au CÉGEP Marie-Victorin) below, in which he describes how the Liberal govt here in QC dismantled our elder care, one cruel and disastrous decision after another.

The letter could have been a lot longer, should probably have been peppered with real life examples to make it more convincing. But I feel the urgency of the moment, both because I cannot continue to feel the heart-break I am feeling and remain quiet. And because this question is FINALLY getting some attention and I feel it is essential to strike while the iron is hot. That said, please do not hesitate to contact me to hear about my CHSLD experience, and-or for ideas on how to improve the situation, not only for the present moment when things are at their most dire, but for the After Covid-19 Time when we will have a once-in-many-lifetimes opportunity to make the world our elderly friends and relatives live in, already often so confusing and difficult for many of them, better, kinder, more loving, more fun. Will you rise to the challenge?

Love in your hearts, presence in your minds, sharpness in your minds, joy in your activities…and health in your bodies.”

Comments of M. Pierre Malchelosse, published on FaceBook on April 18.:

“Le début de la fin en CHSLD, le triumvirat coupable, le cerbère Couillard-Charette-Barette. En 2003, le gouvernement libéral de Jean Charette avec en premier plan son ministre de la santé de l’époque P.Couillard crée un monstre bureaucratique les CSSS. Ceux-ci regroupaient des CLSC, des CHSLD et bien souvent un hôpital. Un conseil d’administration pour un CSSS. Ainsi, alors qu’auparavant les CHSLD avaient leur propre C.A. constitué de membres ayant à coeur le bien-être des aînés, les nouveaux C.A. priorisent, on le comprendra car beaucoup plus rentable politiquement, les hôpitaux et CLSC qui offrent des services à une population active. Cela semble aux yeux des dirigeants libéraux la voix à suivre pour assurer leur réélection. Plan machiavélique réussi, ces derniers conservant le pouvoir pour les 15 années suivantes hormis un court passage du P.Q. en 2012-2013. Ce plan démoniaque se fait en partie sur le dos des aînés les plus vulnérable vivant en CHSLD en diminuant l’enveloppe budgétaire globale qui leur est consacrée et surtout déplaçant les préoccupations de leur CA vers les soins de courte durée, je le répète. Qui plus est, les employés de ces CHSLD qui s’identifiaient à leur institutions, qui se faisait une fierté d’offrir des services de qualité aux aînés hébergés deviennent des pions, des numéros interchangeables au sein de ces CSSS. La dimension humaine perds de son sens. Alors que l’on allait aux services des achats prendre le matériel nécessaires tout en échangeant humainement avec ses collègues des requêtes en 5 copies sont maintenant nécessaires. Le personnel ne se sent plus partie prenante des soins prodigués, on applique des modèles de gestion basés sur la performance et non plus sur l’être humain, comprenons ici les aînés. Petit à petit le personnel quitte le navire en perdition, les gestionnaires ne savent plus où donner de la tête devant appliquer des réformes auxquelles eux mêmes ne croient pas. En juin 2008, Couillard lui-même quitte ce navire monstrueux qu’il a lui-même créer, enlevant l’adage que le capitaine est le dernier a quitté le navire qui coule toutes ces lettres de noblesses. Barbe noire lui-même, sanguinaire barbare n’a pas quitté son navire en perdition en novembre 1718. Vil qu’il était Barbe Noire, noble il fût dans sa folie. P. Couillard ne peut même pas s’enorgueillir de pareil fait d’arme. Non Philippe Couillard n’est pas un noble personnage. Plus tard, en 2014, G. Barette dans son égocentrisme sans borne ne se satisfait plus de ce monstrueux cerbères à trois têtes: CLSC-CHSLD-Hopital, il en crée un plus monstrueux encore, les CISSS ou CIUSSS. Avec on le constatera l’aval du premier ministre P, Couillard, ce vil personnage, l’histoire en témoigne. Comme tout être égocentrique, P. Barette n’écoute personne, ne laisse parler personne, sa capacité d’écoute est nulle, sa soif de pouvoir narcissique insatiable. Les aînés, encore une fois vont en payer le prix. Les CHSLD deviennent le dernier de ces soucis à l’intérieur de ces méga structures dont il veut tout contrôler en bon despote qu’il est. Là c’est la réelle débandade, les gestionnaires quittent le navire, on peine à les remplacer. Le personnel soignant prends sa retraite ou migre vers les hôpitaux de courte durée où leur travail est plus valorisé. Les CHSLD deviennent des portes tournantes, sauve qui peux, tant qu’à être un numéro aussi bien aller jouer au bingo! Le mal est fait, les coupables sont connus. Nous aurons beaucoup à faire pour réparer. M. Legault a bien peu à voir dans cet échec de société dirigé, nous le constatons, antérieurement par ces mégalomanes identifiés d’entrée de jeu. Honte à eux! Et svp M. Barette, abstenez vous de critiquer le travail effectué présentement, vous n’en êtes pas digne, cela est un affront à notre intelligence.”