Juré au procès Magnotta ?

La sélection du jury pour le procès de Luka Rocco Magnotta, accusé du meurtre du jeune Jun Lin, débute ce lundi. Un travail qui s’annonce difficile sur le plan émotif pour les jurés. Peut-on se faire exempter au nom de l’horreur ?

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Luka Rocco Magnotta. Crédit : Mike McLaughlin/La Presse Canadienne

Quiconque est inscrit sur la liste électorale peut être convoqué au palais de justice comme candidat juré. Et en ce qui a trait à ce « devoir de citoyen », pas question de se défiler, sinon on peut être accusé d’outrage au tribunal, ce qui peut entraîner une peine allant de l’amende à la détention.

Certaines catégories de personnes — et leurs conjoints — sont cependant automatiquement exemptées, tels les membres du Parlement et de l’Assemblée nationale, les avocats ou les policiers. D’autres peuvent demander au juge d’être exemptées, notamment les personnes âgées de 65 ans et plus, les fonctionnaires qui participent à l’administration de la justice ou tout candidat qui a un motif raisonnable à lui soumettre. Ainsi, un étudiant à temps plein, un travailleur autonome ou un propriétaire de microentreprise a de bonnes chances de convaincre le tribunal de le récuser.

Mais peut-on se faire exempter au nom de l’horreur ? Au Canada, « aucune évaluation psychologique » n’est entreprise lors de la sélection des 12 jurés conviés à un procès criminel, explique Dominique Bernier, professeure de droit pénal à l’UQAM. Mais si le juge estime que la fragilité d’un candidat est un motif raisonnable, ce dernier pourrait être écarté.

Isabelle Richer, journaliste aux affaires juridiques à Radio-Canada, rappelle qu’au procès de Guy Turcotte, accusé d’avoir tué ses deux enfants, le juge avait prévenu les candidats que le travail serait difficile sur le plan émotif et qu’il cherchait des jurés capables de remplir leurs fonctions.

Pour une accusation de meurtre au premier degré, les avocats de l’accusé et de la poursuite ont chacun le droit d’écarter 20 personnes sans donner de raison. « À la défense, on recherche des candidats ouverts d’esprit et sans parti pris sur l’affaire, qui sont au fait de la présomption d’innocence et du doute raisonnable », dit Me Joëlle Roy. Autrement dit, un candidat juré qui entretient des préjugés ou des idées préconçues ne sera pas retenu.

« On veut des gens ayant une certaine sérénité, une expérience de vie et qui sont prêts à écouter la preuve », note Me René Verret, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La loi prévoit aussi qu’il est interdit à un employeur de congédier, de suspendre ou de déplacer un employé si ce dernier est assigné ou a agi comme juré.

De l’aide pour les jurés

Une fois le procès terminé, de l’aide est parfois offerte aux membres du jury, comme ce fut le cas dans l’affaire du violeur et meurtrier Paul Bernardo, en 1995. Au Québec, un juge peut autoriser les jurés à se faire rembourser cinq séances de « traitement psychologique ».

Les chercheurs britanniques de l’Université de Leicester qui ont étudié le stress post-traumatique chez les jurés, eux, recommandent davantage de préparation et la possibilité de faire appel à des personnes pouvant leur fournir du soutien pendant le procès.

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Sous quel principe dilapide-t-on autant d’argent public pour se débarrasser d’un monstre?
Ça plait à qui finalement?

Il n’y a pas que notre système de santé qui coûte cher, celui de la justice aussi, qui est hyper-lent, en raison de sa lourdeur, procédures et réglementations. Seuls les bandits et avocats véreux ont le temps et les moyens de tirer profit de notre système de justice. Dans ce procès Magnotta, il y aurait moyen de trouver une autre formule que le jury pour s’assurer d’une certaine objectivité et d’un consensus social. En tous cas, ce ne serait pas pire que ce que nous avons et cela coûterait peut-être moins cher.

Ce sont les médias qui font que ce genre de procès deviennent la vedette du jour, les médias en mal de et on le voit très bien en écoutant les informations télévisés que les présentateurs ne sont que les marionnettes des »boss » de la nouvelles qui se cachent derrière eux pour engorger la nouvelle avec un cas de débile mental. Ces boss de l’information prennent le peuple pour des insignifiants et ils ont probablement raisons de le faire, en inondant les ondes avec un cas d’un individu qui de toute évidence est mentalement retardé . Faut pas avoir de morale ou être de parfaits imbéciles pour inonder nos ondes avec un cas comme celui la. M.Harper s.v.p continuer a couper dans les services et mettez a la porte ces faiseux de nouvelles.

Ayoye, votre seule réponse à cette nouvelle démontre que vous êtes friand de cegenre de nouvelle. Ayez au moins la peine de faire preuve d’un peu d’auto-critique. Nous avons les médias que l’on mérite. C’est parfois triste à constater, mais c’est comme ça!

Dommage que le fait de poséder un casier judiciaire élimine le candidat. Je crois que les détenus formeraient un jury idéal. Ils feraient une analyse beaucoup plus objective du crime qu’un citoyen ordinaire. De plus, leur tolérance à la nature des informations qui leur seraient transmise serait probablement plus grande. Il serait intéressant de former un jury pilote, dans une salle de détention, avec video-transmission du procès et voir leur verdict…

Il y a des criminels dangereux et des malades dangeureux, manifestement ce Magnota en est un. Il n’est peut-être pas responsable mentalement, mais on ne peut le laisser en liberté…. Récupérable? pour avoir atteint ce degré dans l’horreur on peut en douter.

Notre système de justice est fait par des avocats et ils e’en servent à satiété.
Les malades, les parsonnes agées etc, on s’en fout ce n’es pas assez payant.

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